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jeudi 3 mars 2016

Godzilla NES (3/5)

Ces chapitres ont été traduits par Clint et Tripoda. Bonne lecture !
Partie 1
Partie 2
Partie 4
Partie 5

Textes originaux :
Chapter 5 : Entropy (Part 1)


5/ Entropie
1/2

Dans le jeu original, le sixième monde était Pluton. Ironiquement, en dépit du fait que c'était la plus petite planète, Pluton était le plus grand et le plus diversifié des mondes du jeu. Entropie avait une disposition différente, mais était tout aussi grand et divers.


La musique sur la carte était jouée par un violon, une mélodie qui sonnait un peu triste au début et ensuite devenait plus... Je dirais, "distordue" ? Ça m'a fait me sentir déprimé, énervé. Pas le genre de musique que j'écouterais pour m'aider à m'endormir.

Bizarrement, aucun des types de niveaux précédents n'étaient présents sur cette map. À la place, il y avait huit nouvelles icônes. Cette fois-ci, les boss étaient Megalon, Battra et Mechagodzilla.



Comme d'habitude, la première chose que j'ai faite a été d'aller dans le niveau-quiz pour un autre questionnaire avec Visage. Mais quand je suis entré, j'ai remarqué quelque chose de différent ; à la place de la musique de Ghidorah, c'était celle du menu des mots de passe. Le changement de musique semblait intentionnel, parce qu'après les deux premières questions, le quiz a pris une tournure bien plus sombre.

Quiz n°3
1. Aimes-tu les crèmes glacées ?
Réponse : oui ; réaction : visage bizarre #1
2. Aimes-tu les clowns ?
Réponse : oui ; réaction : visage bizarre #10
3. Est-ce que le temps te file entre les doigts ?
Réponse : oui ; réaction : visage bizarre #2
4. As-tu des regrets ?
Réponse : oui ; réaction : honteux
5. Certaines personnes méritent-elles de mourir ?
Réponse : non ; réaction : visage bizarre #3
6. Est-ce sûr de sortir tard la nuit ?
Réponse : oui ; réaction : visage bizarre #5
7. Est-ce que c'est dur pour toi de dormir la nuit ?
Réponse : oui ; réaction : visage bizarre #9
8. As-tu déjà tué quelqu'un ?
Réponse : non ; réaction : visage bizarre #7
9. Veux-tu tuer quelqu'un ?
Réponse : non ; réaction : en colère
10. Accomplis-tu quoi que ce soit dans ta vie ?
Réponse : non ; réaction : visage bizarre #4
11. La vie a-t-elle une réelle signification ?
Réponse : non ; réaction : amoureux
12. Aimes-tu Mothra ?
Réponse : non ; réaction : psychopathe



Je savais que cette dernière question était en rapport avec le gameplay, mais je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer. J'ai répondu honnêtement, parce que comme je l'ai dit plus tôt, je n'ai jamais aimé Mothra.

Personne n'aimait jouer Mothra dans ce jeu. Il y avait une bonne raison à cela : chaque fois que Mothra recevait un coup, elle était renvoyée à gauche de l'écran, et elle était mauvaise au combat : ses attaques étaient trop faibles. Le seul avantage qu'avait Mothra était de pouvoir voler au-dessus des obstacles dans certains niveaux.

J'ai donc répondu "Non", et Visage m'a réellement répondu. Pas seulement avec cette réaction de psychopathe, mais avec un message.



J'ai été renvoyé sur la carte et je me suis aperçu que Godzilla et Anguirus avaient disparu de l'écran, laissant seulement Mothra. 

Visage m'avait bien baisé. Pas besoin de le dire, ça m'a bien énervé. Mais il n'y avait rien que je puisse faire, et j'étais prêt à parier que si j'avais dit "Oui", j'aurais tout de même été bloqué avec Mothra. Visage donnait, et visage reprenait.


J'ai pris une profonde inspiration et je me suis préparé à explorer. Il y avait deux chemins possibles sur l'écran, j'ai décidé de prendre celui du bas. Ça s'est révélé être un bon choix, pour des raisons que j'expliquerai plus tard.

Le premier niveau vers le bas était une forêt, j'ai donc commencé par là. Presque immédiatement, j'ai ressenti un sentiment étrange. Il y avait quelque chose dans ce niveau qui me paraissait vraiment "hors-sujet", plus même que les précédents.

Peut-être que c'était à cause du noir complet au fond du décor. J'ai toujours eu peur d'être en forêt en pleine nuit. Il y avait quelque chose dans ces arbres qui me faisait me sentir cerné, vulnérable.



Et le fait que j'étais bloqué en tant que Mothra n'aidait pas. Jouer les précédents niveaux du jeu avec Godzilla me donnait du courage, le sentiment d'avoir le contrôle du Roi des Monstres. J'étais à peu près sûr de pouvoir me débarrasser de tout ce qui se mettrait sur mon chemin. Mais ce n'était pas comme ça avec Mothra. Pas de sentiment de force, ou de sécurité. Je n'étais rien d'autre qu'un gros insecte, traversant l'inconnu, à la merci du moindre coup de tapette.

Retour au niveau. La musique avait de nouveaux instruments qui sonnaient comme des instruments à vent, suivis par des percussions lentes, rythmées et des carillons. Ça m'a donné le sentiment que j'entrais dans un endroit dangereux où je ne devrais pas être.

Après un moment, j'ai rencontré les premiers ennemis du niveau. Ou du moins je les considérais comme des ennemis. Ils étaient étranges, des sortes de cerfs avec de longues jambes. Au lieu d'attaquer, ils déambulaient paresseusement. Je me suis approché d'eux et ils se sont enfuis.



J'ai pensé à leur tirer dessus pour voir ce qui allait se passer, mais ça semblait être une mauvaise idée. Ces créatures étaient sans défense. Je les ai donc ignorées et j'ai continué à avancer dans le niveau.

Environ à la moitié du chemin, j'ai rencontré un groupe de ces espèces de cerfs mais aussi deux nouvelles créatures : une sorte de paresseux avec un bec qui grimpait à un arbre et des espèces de dinosaures poilus qui s'en prenaient aux cerfs.

C'était vraiment surréaliste de voir ces créatures interagir entre elles. Je n'avais pas l'impression de jouer à un jeu vidéo, c'était plutôt comme voyager à travers une forêt dans une autre dimension.

Les créatures m'ont ignoré pendant la plus grande partie du niveau, bien que les dinosaures m'attaquaient si je m'approchais trop, ou si je les attaquais en premier. À un moment j'ai tué l'un d'eux pour aider l'un des cerfs à s'échapper. Je me suis fait mordre mais j'ai facilement évité le combat en volant jusqu'en haut de l'écran.



Suite à ça, j'ai dû choisir entre jouer les niveaux avec le sablier, ou l'écran de télé. J'ai pris ce dernier. Ce que j'ai eu n'était pas vraiment ce à quoi je m'attendais.


Quand j'ai appuyé sur le bouton pour commencer le niveau avec l'écran de télé comme je l'aurais fait normalement, cette animation est apparue. Il y avait également de la musique en fond, qui était celle de Ghidorah et qui se jouait habituellement dans les niveaux quiz.

J'ai été quelque peu troublé par ça, c'était tellement étrange. J'ai aussi trouvé ça un peu effrayant, j'avais un t-shirt qui y ressemblait trait pour trait quand j'étais enfant. Après avoir commencé l'animation, il était possible de revenir sur la carte en cliquant sur n'importe quel bouton.

Après ça, je ne savais pas à quoi m'attendre avec le reste de ces icônes. J'ai essayé un niveau avec l'icône de sablier. J'ai été soulagé de voir qu'un vrai niveau se lançait.



C'était un niveau d'apparence peu orthodoxe. Tout marron, avec divers instruments de mesure du temps qui flottaient dans l'air et d'immenses horloges anciennes au fond. La musique était la même que celle de la carte.

Et très tôt dans le niveau, j'ai rencontré quelque chose d'autre que je ne m'attendais pas du tout à voir : des ennemis du jeu original !



Et pas seulement ceux que vous pouvez voir ici, il y en avait toute une flotte. Les tanks jaunes, qui étaient normalement immobiles, pouvaient ici se déplacer. J'ai pris quelques dégâts, mais ça allait. Mais le plus intéressant dans ce niveau, c'était les sabliers de couleur.


Il y en avait de trois types :

- Un sablier bleu, qui ralentissait le temps et amenait des ennemis du passé dans le niveau.
- Un sablier rouge, qui accélérait le temps et remplissait le niveau d'ennemis du futur.
- Un sablier vert, qui fixait le temps à une vitesse normale, et apportait les ennemis du jeu original.




J'ai eu le sablier bleu en premier. Comme indiqué plus haut, le jeu a commencé à ralentir et j'ai rencontré les "ennemis du passé", à savoir, divers types d'animaux préhistoriques. Je ne m'y connais pas vraiment en paléontologie, mais je suis certain que ces ennemis représentaient de vrais animaux.

Après avoir traversé cet essaim, je suis arrivé dans une nouvelle section du niveau, et c'est là que j'ai trouvé le sablier vert. J'ai ensuite, encore une fois, combattu les ennemis originaux. C'était les mêmes, je n'ai donc pas pris de captures d'écran. Dans la dernière partie, j'ai rencontré le sablier rouge et les ennemis qui lui étaient attribués : ceux du futur.

À ce moment, je me suis pris à me demander si le jeu me montrait réellement une version 8-bit de la faune terrestre telle qu'elle serait dans des millions d'années. Avec cette pensée à l'esprit, cette section du niveau me laissait une impression vraiment étrange, et c'était bien plus tendu étant donné que tout bougeait plus vite.



L'un des "ennemis du futur" avait une ressemblance frappante avec quelque chose que j'ai vu dans un livre, "Troodon man". Un autre ressemblait à une sorte de vaisseau spatial organique.


Il n'y avait qu'un seul représentant du cinquième type de créature du Futur, et quand il est apparu, tous les autres ont fui pour leur vie, me laissant seul pour l'affronter.

Il pouvait voler, mais son sprite ne bougeait pas et sa seule attaque était un jet d'éclairs qui venait de son "visage". Malgré ça, il était étonnamment puissant, aussi je suppose que je peux le considérer comme un mini-boss.



Après l'avoir vaincu, il a laissé un bonus qui m'a rendu toute la santé et l'énergie perdues en le combattant. Ce qui était la moindre des choses ! J'allais certainement avoir besoin de toute l'aide qu'on pourrait me fournir pour finir ce monde avec Mothra seule.

Après ce niveau que j'appellerais "Distorsion temporelle", la prochaine étape semblait être un dépotoir de déchets toxiques.



Comme vous pouvez le voir, l'endroit avait l'air crasseux et inhospitalier. La musique était une courte mélodie synthétique jouée en boucle. L'écouter me faisait me sentir comme si j'avais moi-même inhalé des fumées toxiques et ça m'embrouillait l'esprit la plupart du temps. Pour tout dire, j'en suffoquais presque.


Tous les ennemis semblaient avoir plus ou moins muté. Sur la capture d'écran ci-dessus, vous pouvez voir l'un d'entre eux. Ces espèces de momies sautent en dehors des fosses pour cracher des projectiles. Il y avait aussi un monstrueux squelette de vache marron avec des pattes d'araignée.


Arrivé à la moitié du niveau, j'ai même vu l'un des cerfs de la forêt. Il était seul, et quand je l'ai vu, il buvait des déchets toxiques dans un tonneau avec une sorte de langue de tamanoir.


Je lui volais autour pour essayer de l'arrêter, mais cet essaim d'oiseaux est sorti de nulle part et a commencé à l'attaquer.

Le cerf a pris peur et a fini par tomber dans les déchets toxiques. Je me sentais mal pour lui. L'un des trois oiseaux m'a mordu, mais j'ai rapidement regagné ma santé en les tuant tous, ils étaient plutôt faibles.

J'ai appuyé sur "avancer". De tous les niveaux du monde Entropie, c'était probablement le plus "normal", du fait qu'il y avait peu de différences avec la formule classique "avance droit devant toi et écrase tout ce qui se met devant" qui était celle du jeu original.



J'ai rencontré beaucoup d'autres types de monstres durant ce niveau, comme des masses sans forme de tentacules, et une sorte de chose distordue avec des dents humaines. Je devais toujours repousser des essaims d'oiseaux de temps à autre.


À la fin du niveau, je suis arrivé au-dessus d'un grand lac bleu verdâtre, et c'est là que j'ai fait la rencontre d'un nouveau mini-boss. Cette chose étrange avec un long cou et un crâne de baleine. Elle attaquait en crachant ou en chargeant, et pouvait également rentrer sous l'eau et émerger rapidement à un autre endroit.

Elle s'est révélée plus dure à battre que le mini-boss du précédent niveau, et devait avoir une grosse barre de vie, étant donné que j'ai dû la canarder pendant 3 bonnes minutes pour en venir à bout. Elle a produit un son assourdissant au moment d'être vaincue, et l'eau l'a engloutie alors que je quittais l'écran.

De retour sur la map, je me suis rendu sur l'icône inconnue la plus proche de moi, qui était représentée par un arbre blanc. Comme je m'y attendais, ce niveau n'était rien d'autre qu'un niveau de forêt aux couleurs de l'hiver.



Mais contrairement au premier niveau de forêt, celui-ci ne m'a pas mis mal à l'aise. Je pense que la musique y était pour beaucoup. C'était une musique douce, calme, qu'on aurait presque pu qualifier de romantique. C'était très apaisant, et la forêt semblait beaucoup moins menaçante, couverte de neige.

J'ai traversé la première section en profitant bien de l'atmosphère pendant 4 bonnes minutes, jusqu'à réaliser subitement que je n'avais croisé aucune créature depuis le début. Où étaient tous les animaux ? Peu après, j'ai quitté l'écran, et j'ai commencé la section suivante.

Dans la section suivante, j'étais toujours dans la forêt hivernale mais la musique s'était arrêtée. Je commençais à être méfiant mais je me suis souvenu qu'il y avait d'autres niveaux vides dans le jeu et il semblait que c'était l'un d'entre eux. Puis j'ai... entendu quelque chose de familier. C'était les douze secondes de musique qui se jouaient en boucle dans "Froid impitoyable". Je pouvais sentir mon coeur se serrer quand je suis arrivé devant ces choses :




Il y avait un troupeau de cerfs morts, recouverts par la neige. À en juger par la couleur noire de leur peau, ils avaient dû mourir de froid. En regardant de plus près, il manquait des membres à certains d'entre eux. J'étais un peu mal à l'aise devant ce spectacle, mais je me devais de continuer. Avant de sortir du niveau, j'espérais vraiment voir quelque chose de vivant, comme dans l'autre forêt. Et en effet, c'est arrivé.


Cette créature ressemblait au paresseux avec un bec, si ce n'est qu'elle avait un pelage blanc et avait plutôt la carrure d'un gorille. Il marchait très lentement quand je l'ai vu mais j'ai été ravi d'avoir pu voir quelque chose de vivant. Cependant, son calme a vite été troublé.




Un groupe de dinosaures, qui avait dû ressentir la présence de quelque chose d'autre de vivant, a violemment surgi à droite de l'écran. Le gorille n'avait aucune chance. Tout à coup l'un des prédateurs s'est jeté sur lui et lui a déchiqueté les pattes arrière.

Ces "dinosaures hivernaux" agissaient différemment de leurs semblables. Pendant que les autres dinosaures attaquaient seulement pour chasser des proies ou quand ils se sentaient menacés, les dinosaures hivernaux semblaient avoir perdu la raison. Ils attaquaient tout ce qu'ils voyaient ; l'un d'entre eux était reparti en arrière et donnait des coups de griffes dans le vide. Même les sons qu'ils produisaient étaient différents : plus aigus, presque enragés.




Tandis que je quittais cette deuxième partie du niveau, j'ai pu voir deux dinosaures se battre à mort. Ils étaient tous les deux recouverts de blessures et l'un des deux avait perdu un œil. J'ai pris une capture d'écran mais je ne suis pas resté pour voir lequel avait gagné.J'ai dû traverser une dernière zone avant de pouvoir retourner sur la carte. Mais dans cette partie du niveau, je n'étais plus dans la forêt, à la place c'était une grande plaine verdoyante, une lune grise et brillante dans le ciel. L'agréable musique de la partie 1 de la forêt hivernale était de retour.






J'ai immédiatement commencé à ressentir quelque chose. Ça a sûrement l'air dingue mais c'était le cas : le jeu a fait ce niveau à partir de l'un de mes souvenirs. Après une longue étendue de vide, je suis arrivé à un lac. La lune a ensuite commencé à "tomber" du ciel et à éclore comme un oeuf. Quand c'est arrivé, une créature humanoïde recroquevillée sur elle-même est tombée dans le lac tandis que les deux moitiés de la lune se sont rapidement désintégrées.







J'ai entendu un "splash" quand elle est tombée dans l'eau, puis un moment de silence. L'écran a ensuite commencé à trembler et une nouvelle créature est sortie de l'eau :



C'est ainsi que j'ai fait la rencontre de ce que j'appelle "la bête de la lune". C'est la seule capture d'écran que j'ai prise, j'ai vraiment dû me concentrer pour gagner le combat. C'était l'un des combats les plus difficiles auxquels j'avais pu participer jusqu'ici. Plus fort que tous les boss précédents, cette créature aurait été dure à vaincre avec Godzilla, et avec Mothra, ça m'a semblé quasiment impossible.

Je pense que je peux m'estimer heureux que la bête n'ait pas possédé d'attaques aussi vicieuses que la scie de Gigan, parce que ç'aurait été impossible pour moi de l'emporter si c'était le cas. J'avais à peine trois barres de vie quand j'ai finalement tué cette abomination.

Mais ce qui s'est passé ensuite pourrait difficilement être considéré comme une récompense.

... Pendant des années, j'ai tenté de tenir ma promesse et d'oublier ce souvenir, mais il semblait que j'avais encore gros sur le coeur. C'était un souvenir douloureux pour moi, mais il semble que le jeu le savait déjà, et je pense que vous devriez aussi connaître la vérité. Je ne raconterai que les moments importants, parce que je n'aime pas vraiment me remémorer cette expérience, sauf si j'y suis obligé.

Quand j'étais au collège, j'avais une petite amie qui s'appelait Melissa. Elle souffrait d'une maladie mentale qui avait pour effet de provoquer chez elle des "crises".

Lorsqu'elle entrait en "crise", elle se mettait debout ou s'asseyait parfaitement droit sans bouger et son visage devenait immédiatement inexpressif. Elle parlait très clairement, sans une once d'émotion. Quand ça se terminait, elle commençait à trembler et parfois cachait son visage entre ses  mains et restait silencieuse pendant plusieurs minutes. Je ne peux pas vraiment dire ce que je ressentais dans ces moments-là, et je n'essaierai pas. Il faut le voir en vrai pour comprendre.

Mis à part ça, c'était une fille très gentille et je faisais très attention à elle. On aimait se promener dans les champs le soir pour regarder les étoiles. 

C'est durant une de ces nuits que c'est arrivé. Elle a refait une crise. Elle s'est soudainement figée, et elle s'est mise à fixer la lune, tremblante. J'ai essayé de lui parler, de la rassurer ; mais elle a soudainement repris ses esprits, et s'est précipitée sur la route. J'ai tenté de l'arrêter, mais c'était trop tard. Elle a été percutée par un camion et est morte sur le coup.

Je l'ai regardée droit dans les yeux quand les roues lui sont passées sur le cou. Cette vision m'a toujours hanté.

Je sais que le jeu connait cette histoire, car après avoir vaincu la bête de la lune... ceci s'est produit.















*********************************************




2/2



Après... ÇA, j'ai été renvoyé sur la carte. Je faisais ce que je pouvais pour éviter de me mettre à hurler. Et mes mains tremblaient tellement que je pouvais à peine tenir la manette.

Je savais déjà que le jeu me testait. Mais je n'avais pas idée qu'il puisse aller si loin. Ni qu'il était capable de faire ce qu'il venait de faire. Je pouvais sentir mon cerveau se détraquer au moment où je me suis demandé : "est-ce que ce jeu vient de lire dans mes pensées ?"

Ça semblait impossible. Mais comment expliquer autrement ce qui venait de se produire ?

Je ne pouvais plus réfuter ce qui semblait maintenant évident : ce jeu est vivant. Et pas seulement ça, il pouvait également établir une connexion mentale avec le joueur.

Et pourtant... Je ne pouvais pas me convaincre d'arrêter de jouer. Je ne sais pas si c'était le jeu qui m'embrouillait l'esprit ou simplement une curiosité morbide, mais même avec la révélation précédente, je voulais vraiment savoir ce qui se passait à la fin. Plus encore que quand je venais de finir Démence. Quand bien même je devais m'attendre à être terrifié, voire à me mettre en danger, je savais que si j'arrêtais de jouer, je ne pourrais pas m'arrêter d'y penser. Si j'essayais de recommencer le jeu, il aurait tout simplement pu redevenir "normal". Combien de personnes pourraient témoigner d'une expérience si rare, combien pourraient récolter toutes les preuves que j'ai récoltées ? Aussi horrible que ça puisse être, c'était l'expérience d'une vie.

Dans le pire des cas, je ne prenais aucun risque. J'avais la télécommande juste à côté de moi, prêt à éteindre la télé au moindre problème. Et si ça ne marchait pas, je pouvais toujours la débrancher ou quitter la pièce. Normalement ça devait suffire...

Quel que soit le pouvoir qu'avait ce "jeu", il semblait se limiter à ce qu'il pouvait afficher sur l'écran de télé, la "connexion mentale" mise à part. C'était cette dernière qui me préoccupait. Je ne savais toujours pas à quoi j'avais affaire, je ne pouvais pas me permettre de sous-estimer ce truc.

J'ai pris une pause de quelques minutes pour me calmer les nerfs, et j'ai repris le jeu.

En parlant de télévisions, il y avait une icône de cinématique juste à côté de la forêt hivernale que je venais de quitter. Je m'attendais à revoir la même animation, mais c'en est une totalement différente qui s'est affichée :


 
Étrange. La musique qui était jouée était celle de Neptune. Elle était adéquate je suppose, c'est un homme-poisson, tout ça. Je ne pouvais pas m'empêcher de me demander ce que ces trucs pouvaient bien vouloir dire. Il y avait une autre icône de télé plus loin sur la map, j'ai supposé qu'elle avait sa propre animation. Je voulais être sûr de savoir ce que c'était avant de quitter Entropie.

Il était temps d'aller dans un autre niveau. L'icône de brique dorée était la plus proche, j'y suis donc allé et un niveau que j'appellerais "labyrinthe doré" s'est lancé.



Ma santé et mon énergie étaient rechargées. Pas sûr de comprendre comment ou pourquoi, mais j'étais ravi de ne pas m'aventurer dans l'inconnu en étant presque mort. J'ai également remarqué que le sprite de Mothra avait été rétréci de moitié.

La musique était lente ; de sinistres battements de tambour, avec des voix de femmes qui sont apparues environ une minute après. C'était envoûtant.

Le labyrinthe doré
en lui-même était une anomalie. Je me demande comment j'aurais pu y jouer si j'avais choisi Godzilla ou Anguirus, parce que voler semblait nécessaire ici.


Une autre chose qui a capté mon attention était que quand on allait à gauche, notre monstre se tournait vers la gauche. Ça semble trivial dit comme ça, mais dans le jeu original, on était supposés toujours marcher vers la droite, donc quand on essayait de repartir vers la gauche, le monstre marchait/volait à l'envers.

Ce niveau était immense. À chaque fois que je croyais avoir atteint la fin, ou que je pensais revenir au début, je tombais sur quelque chose de nouveau. Des choses comme des coulées de lave, des nouveaux ennemis et des statues représentant des visages.








Et j'ai fini par tomber sur une statue dans une impasse avec de grands yeux ouverts. La nuit où Mélissa est morte, elle avait une expression qui ressemblait exactement à cette statue. Même quand elle a été percutée par le camion, elle affichait ce regard. Je ne peux pas m'empêcher de sentir que quelque chose m'observe depuis l'écran quand je regarde ça :



Je ne voulais vraiment pas me souvenir de cette nuit, je me suis donc éloigné de la statue presque immédiatement après l'avoir trouvée. Je devais trouver la sortie de toute manière, et ça avait pas l'air d'être une tâche facile. On aurait dit que ce niveau s'étirait à l'infini dans toutes les directions. J'ai dû errer dans le niveau pendant au moins cinquante minutes avant de finalement voir quelque chose.



Ce n'était pas une créature "en or". Apparemment la seule de son espèce dans ce niveau. Ne possédant aucun pouvoir de lévitation comme les autres créatures, elle faisait les cent pas sur la plateforme.

Peu de temps après, j'ai vu une machine volante lui fondre dessus et l'attraper. Elle s'est ensuite envolée avec lui. L'engin ne m'avait apparemment pas remarqué, j'ai donc décidé de le suivre pour voir où il emmenait la créature.




La machine s'est arrêtée dans une salle avec une sorte de grand chaudron au centre. Elle s'est ensuite positionnée au-dessus du chaudron et a laissé tomber la créature à l'intérieur.



La créature est ressortie d'une ouverture sur le bord du chaudron, teinte avec la même couleur dorée que tout ce qui était ici. La machine est partie juste après. Je ne sais pas vraiment quoi en penser, mais j'ai été content de tomber sur ça, parce que j'ai trouvé la sortie quelques temps après.



Quand je suis revenu sur la map, j'ai remarqué que les boss n'avaient pas bougé du tout. Un peu bizarre, mais ça ne m'a pas dérangé, planifier mon chemin serait plus simple. Il y avait encore deux icônes à explorer : des falaises bleues et une version noire du labyrinthe.

Voyant qu'il y avait trois icônes de labyrinthe (entourées par des boss), j'ai choisi de jouer les falaises bleus en premier.




Ça ressemblait fortement aux rochers bleus du monde de Pathos. Les graphismes avaient le même aspect "déchiqueté". La lune et les nuages, eux, étaient visiblement issus des niveaux dépotoir, mais avec de nouvelles couleurs. La musique - si on peut appeler ça comme ça - était réduite à un bruit sourd, continu.

Une des premières choses que j'ai rencontrées a été ces créatures multicolores à grosse tête, qui sortaient en file d'une petite caverne.



Alors qu'elles marchaient droit devant elles d'un pas parfaitement synchronisé, elles émettaient à l'unisson une espèce de chevrotement. Elles ignoraient totalement ma présence.

N'ayant rien d'autre à faire, je me suis contenté de les suivre. D'autres continuaient à sortir de la grotte, et au bout du compte il devait y en avoir plus d'une centaine. Finalement, leur chemin s'interrompait sur une falaise. Arrivé là, j'ai été choqué de voir toutes les créatures sauter les unes après les autres dans l'abysse.



J'avais déjà vu des ennemis sauter dans des précipices avant, mais jamais un suicide de masse comme celui-là. Une drôle de façon de vous mettre dans l'ambiance en début de niveau...

J'ai poursuivi ma route, survolant diverses créatures dont vous voyez quelques-unes ici :



Plus loin, j'ai croisé un autre groupe des créatures du début. Elles sautaient sur place, se faisant parfois attraper au vol par d'énormes rapaces qui me rappelaient ceux de "Godzilla contre le monstre des mers".



J'ai abattu quelques-uns de ces condors, mais ça me dérangeait de voir à quel point ces créatures multicolores semblaient vouloir être tuées. Si le jeu lui-même était vivant... peut-être que les créatures qui l'habitent sont vivantes elles aussi ? Et certaines devaient mener une vie très malheureuse, si j'en juge par leur comportement...

Mais qu'est-ce qui pouvait les pousser si loin ? Au fond de moi, je suspectais cette lune éclatante d'en être à l'origine.

À la fin du niveau, je suis tombé sur une nouvelle file de créatures, faisant la queue devant un monstre hideux pour se faire dévorer.



Ça commençait à me dégoûter, alors sur un coup de colère, j'ai commencé à tirer sur le monstre, autant que sur ses victimes. J'ai détruit la caverne dans la foulée.



Le monstre, courroucé, a chargé à travers les créatures restantes pour engager le combat. Ce truc n'avait aucune attaque à distance, mais il s'est révélé plutôt opiniâtre. Cela dit, il ne faisait pas le poids contre Mothra.

J'étais dans la dernière ligne droite à présent, tout près des boss. Je prévoyais de me débarrasser de Battra d'abord, puis de Megalon. Après ça, je regarderais la cinématique restante, traverserais un niveau labyrinthe noir, puis j'engagerais le combat avec MechaGodzilla. Puis enfin, la poursuite avec la bête rouge. J'étais curieux de voir si elle adopterait là aussi une nouvelle forme.

Mais tout d'abord, je devais battre Battra. 

Comme je m'y attendais, il commençait le combat sous sa forme de larve. La musique était celle qu'on entendait normalement dans le combat contre Varan.



À chaque fois que le jeu introduisait un nouveau kaiju qui prend plusieurs formes dans le film où il apparait, cette nouvelle forme apparaissait tôt ou tard durant le combat. Pour un jeu aussi obscur, voire absurde, il était assez surprenant dans la cohérence et la précision de ses nouveaux boss. Tout était parfaitement fidèle aux films.

Le combat était plutôt simple au début. La larve de Battra se battait un peu comme Maguma, le kaiju morse ; il chargeait mon monstre, et parfois envoyait des jets de lumière avec sa corne.

Pendant le combat, j'ai remarqué que les capacité de Mothra avaient été changées en ma faveur :
- Les tirs faisaient deux fois plus de dégâts que d'ordinaire, ls étaient maintenant aussi puissants que les coups de patte de Godzilla. Le poison était également amélioré, vu qu'il arrivait enfin à VRAIMENT toucher un ennemi quand je l'utilisais.
- Dans le jeu original, bien que Mothra puisse voler, il lui est impossible de passer par dessus un adversaire : on prend des dégâts exactement comme si on lui avait directement foncé dessus, ce qui est, comme vous vous en doutez, vraiment énervant. Mais plus maintenant ! Je pouvais changer de direction quand je le voulais, ce qui m'a été d'une grande aide, car...



Combattre Battra sous sa forme d'imago était un peu comme combattre une autre Mothra, si ce n'est que Battra était sensiblement plus rapide, et plus puissant. N'étant plus freiné par les contraintes de sa forme larvaire, c'était un adversaire effroyable.



Il n'avait plus sa corne dans son arsenal, mais à la place, un faisceau de lumière, plus puissant. Il pouvait se déplacer aussi librement que moi, ce qui impliquait beaucoup de mouvements d'esquive. Pour être honnête, au milieu de tout ce que j'avais traversé, c'était plutôt amusant.

Aussi, après avoir battu Battra, un peu revigoré, j'étais très curieux de voir à quoi Megalon ressemblerait. Mais avant ça, j'ai pris le temps de faire un des niveaux sur les falaises bleues pour regagner de l'énergie.



Donc, au sujet de Megalon. La musique du combat était celle de Gigan, ce qui fait sens quand on pense que Gigan l'épaulait dans le premier (et jusqu'ici unique) film où il apparaissait.

Il était très semblable à Moguera, mais plus rapide, et avec un arsenal plus varié. Il a commencé par me charger toutes foreuses dehors.



Ma technique pour le battre a été de le survoler puis de tirer dans son dos, ce qui a eu l'air de l'agacer profondément. Après un court instant, il s'est retourné vers moi et a lâché un flot de grenades. Ces grenades étaient une plaie, les rebonds quand elles touchaient le sol les rendait difficiles à éviter.



Vers la fin, il a commencé à me mitrailler de jets de lumière. Ceux-ci se limitaient à un tir en ligne droite, c'était donc facile pour moi de rester en dessous et d'en profiter pour le canarder.



Pour résumer, je le décrirais comme puissant, obstiné, mais stupide. 

J'approchais de la fin d'Entropie. Je venais de venir à bout de Megalon, et j'ai lancé la dernière cinématique, curieux de voir ce que le jeu me réservait cette fois.

Eh bien, c'était assez déplaisant.



La musique en fond de cette scène macabre était celle de l'écran des mots de passe. 

Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi cette animation était si violente et sinistre, en comparaison avec les deux précédentes. Tout le jeu semblait devenir de plus en plus... malveillant.

Alors que j'arrivais enfin à la fin d'Entropie, j'ai commencé à me sentir... vidé. C'est difficile à décrire. Comme un coup de fatigue qui vous tombe dessus sans prévenir. C'était probablement la tension que m'imposait le jeu qui commençait à avoir raison de ma résistance, mais comment en être sûr ?



Le dernier type de niveau dans Entropie était ce que j'appellerais le "labyrinthe des ombres". Le décor n'était qu'une version noire du labyrinthe doré. La musique donnait une ambiance menaçante, similaire à celle de "Froid impitoyable", mais distinctement différente.

Cette musique était le premier signe que ce niveau serait pénible à traverser. J'ai parcouru le labyrinthe pendant une minute environ, et je me suis rendu compte qu'il n'y avait aucune créature ici. C'était un contraste assez étrange avec le labyrinthe doré, qui était littéralement saturé d'ennemis. Mais après tout, c'était peut-être une bonne chose, je pourrais traverser ce niveau facilement et sans subir aucun dommage.

Et puis, l'écran a viré au noir.



Ça m'a immédiatement sorti de l'hébétude dans laquelle j'étais jusque là. Tout était assombri au point que je ne pouvais plus voir que Mothra au milieu des ténèbres. Je ne pouvais plus voir où j'allais, si bien que je passais mon temps à me cogner contre les murs. C'est là que j'ai entendu le bruit d'une foule qui courait dans un couloir.

Et avec le bruit des pas, il y avait des rugissements. Des grognements puissants, furieux, que je pourrais décrire comme ceux d'un chien enragé, mais gros comme un éléphant. Et je pouvais deviner que les choses qui produisaient ces rugissements étaient nombreuses.

Je savais qu'il y avait quelque chose derrière moi, mais ce n'est qu'après avoir éclairci mes captures d'écran que j'ai pu voir à quoi ressemblaient mes poursuivants :



Mais alors je ne pouvais pas voir où ils étaient, ni où j'allais. Je me déplaçais littéralement à l'aveugle, si bien que cette horde de monstres a fini par me rattraper. Je n'ai rien pu faire d'autre que regarder ma barre de vie dégringoler. Les monstres m'avaient retiré la moitié de ma vie, quand j'ai été sauvé. La lumière est revenue, et mes assaillants avaient disparu.



Et c'est ainsi que le but de ce niveau m'a été révélé : trouver la sortie le plus rapidement possible, avant que les lumières s'éteignent et qu'une horde de monstres me fonde dessus et me frappe à mort. 

J'étais en panique. Je parcourais les couloirs aussi vite que je pouvais, essayant tous les chemins. Pendant ce niveau, les lumières se sont éteintes trois fois au total. La deuxième fois, j'aurais fini en chair à pâtée s'il n'y avait pas eu une de ces statues aux yeux écarquillés :



Il semblait que tant que je restais près d'elle, les monstres m'évitaient jusqu'à ce que les lumières reviennent. D'une manière ou d'une autre, cette chose les repoussait. J'étais en lieu sûr tant que je ne bougeais pas, mais il fallait bien que je m'en éloigne pour trouver la sortie.

Le labyrinthe des ombres s'est révélé être beaucoup plus petit que le labyrinthe doré, je suis arrivé au bout en 6 minutes. Mais juste devant la sortie, il y avait une rangée de couloirs qui menaient vers le bas, sans issue. Des pièges pour me retarder. J'en ai réchappé de justesse. 

Plus qu'un boss : MechaGodzilla. J'ai commencé le combat, et j'ai eu une drôle de surprise.



Non seulement ma barre de vie était à nouveau restaurée à 100% (il semble que ça arrive aléatoirement), mais au lieu d'un boss remplaçant, je combattais Godzilla.

Mais tout fan de Godzilla qui se respecte aurait su ce que ça cachait. MechaGodzilla commençait avec l'apparence d'un clone de Godzilla, mais son déguisement était détruit après trois barres de vie. Aussi loin que je me souvienne, à l'origine, il fallait bien lui enlever la moitié de sa vie pour révéler sa vraie nature.



À ce moment, c'était juste comme combattre MechaGodzilla dans le jeu de base. C'était bon de pouvoir combattre un ennemi original, pour changer. Même s'il n'était pas tout à fait normal, son rayon était multicolore et ses doigts lançaient des missiles. Ça m'empêchait de tirer dans son dos comme je le faisais avant, mais c'était un peu faible comme technique de toutes façons.



Mais après lui avoir retiré la moitié de sa vie, quelque chose de bizarre s'est produit. Son sprite a bugué, un peu de la même manière que Gezora au tout début du jeu. Après quelques secondes, il a commencé à se reconstituer sous une nouvelle forme...



Et c'est comme ça que cette chose est apparue, et c'est là que j'ai compris que ce bug graphique était fortement lié aux moments où le jeu recréait quelque chose. Le visage humain sur ce boss lui donnait un air vraiment dérangeant.

De tous les boss remplaçants, c'était sûrement celui qui avait la meilleure puissance de feu. Vous voyez ici le rayon que je me suis pris de plein fouet.



Même s'il était un peu plus fort, il était aussi bien plus lent que ce qu'il remplaçait, et de fait, il bougeait à peine. J'ai gagné en restant hors de portée de son surpuissant rayon, le bombardant de venin en le survolant.

J'étais arrivé au bout. La dernière étape était la poursuite. Seigneur. "Après tout ce que j'ai fait, j'arriverai bien à ça", je me suis dit.




La poursuite d'Entropie était exactement ce que je redoutais qu'elle soit : un labyrinthe. Aussi difficiles qu'elles étaient, les précédentes poursuites avaient au moins l'avantage d'être très simples. Il n'y avait qu'à courir vers la droite et ne pas se faire prendre.

Mais ceci retirait la seule chose qui pouvait sembler facile précédemment. Je n'avais aucune idée de la taille de ce labyrinthe, ni où pouvait se trouver la sortie. Et maintenant, non seulement j'aurais à revenir régulièrement sur mes pas chaque fois que je ferais fausse route, mais j'aurais aussi à éviter de me faire tuer instantanément par cette abomination.

Les 30 premières secondes, elle ne s'est pas montrée. Mais je savais qu'elle ne tarderait pas à arriver. C'est un grand claquement d'ailes qui a annoncé sa présence.



Et elle était là, dans un nouveau corps. Elle volait grâce à des ailes de chauve-souris, et elle était plus rapide et tenace que jamais. C'était probablement la poursuite la plus stressante jusque là, et en tant que telle, j'avais trop à rester concentré pour m'embêter à prendre des captures d'écran. 

Cependant, j'en ai tout de même pris une au moment où la bête exécutait un mouvement horriblement inattendu. J'avais réussi à la distancer un peu en prenant un chemin à laquelle, visiblement, elle ne s'attendait pas, et elle était bloquée derrière un des murs organiques du labyrinthe rouge. Du moins, je croyais qu'elle était bloquée.



Elle a essayé pendant un court moment de me griffer à travers le mur, puis elle a ouvert la bouche, et elle a simplement déchiré cette section du mur en étendant son horrible tentacule.

Mais ce bref moment de répit est probablement la seule chose qui m'a permis de trouver la sortie avant de me faire prendre. Avec cette avance, j'ai pris, il me semble, d'abord vers le haut, puis vers la gauche. Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai choisi ce trajet en particulier. Un gros coup de chance, ou une bonne intuition peut-être.

J'étais en nage. Mais ma chance m'avait sauvé une fois de plus. J'espérais qu'elle ne me laisserait pas tomber avant la fin du jeu. Il ne restait que deux mondes à traverser.

J'étais arrivé à l'avant-dernier monde, "Extus".





15 commentaires:

  1. La suite!!!La suite!!!
    Ô,et je suis le premier aussi.

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  2. Et moi le deuxième !
    Non vraiment cette pasta gère. Vivement la suite :)

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  3. Et moi le troisième! xD
    Ouais, elle est vachement bien, cette pasta... quel suspens.

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  4. j'attends la suite avec impatience comme tous le monde ici je pense xD

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  5. Il y a tellement de suspens, vivement la suite ^^

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  6. J'attend tellement la suite , et j'adore cette pasta ! :D

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  7. tiens, j'ai trouver un youtuber americain qui explore le deep web et parle de creepypasta et tests des jeux en rapports avec les creepypastas il s'appelle someordinarygamers. Je suis sur que vous allez aimer ;)

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  8. Suis je vraiment le seul a la trouver beaucoup trop longue, je trouve que c'est vraiment pas intéréssant, mais bon apparement les gens aiment bien.

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    1. Je suis le mec qui aide à la traduction, oui oui le Clint cité en haut c'est moi, je suis célèbre.

      Bref, c'est vraiment fatigant à traduire, j'ai l'impression de réécrire plusieurs fois la même chose à chaque fois. J'avoue avoir vraiment pris mon temps (désolé pour ça), avoir abandonné à la fin et laissé le sale boulot à Tripoda.

      Je suis de ton avis pour ce qui est de la longueur du truc et qu'on finit par s'y désintéresser.

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    2. Je trouve pour ma part que ça aide vraiment à l'immersion. Je préfère qu'on plonge mon corps dans le bain centimètre par centimètre jusqu'à ce que j'en ai des frissons, l'effet que cette histoire me produit, que de juste y tremper un instant le bout de mon orteil, l'effet que 98% des Creepypastas de votre catalogue me communique. Des plus, comme l'a fait remarquer Tripoda, les sprites sont juste déments et je ne parlerais pas de toute la culture sur l'univers de Godzilla qui vient derrière et qui a été grandement développée ici. Alors, pour moi, pas de désintérêt, mais du respect pour l'auteur de cette histoire qui a su à quelques reprises me filer la chair de poule, chose qui ne m'était pas arrivé depuis belle lurette. Chapi chapeau !

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  9. j'en ai des frissons! excellente pasta, vivement la suite!!~

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  10. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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