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jeudi 31 octobre 2013

Le sculpteur de citrouille

Une douce nuit d'Halloween, une jeune fille marchait seule, devant quelques allées de maisons. Habillée en princesse, elle sonnait à la porte de chaque résidence et criait joyeusement "Des bonbons ou un sort !" ! Normalement, tout le monde lui offrait quelques confiseries, pour lui faire plaisir. Mais l'enfant ne devait pas aller plus loin. Elle était jeune et ne pouvait que sonner aux maisons qui étaient dans sa rue. Arrivée à la dernière maison, elle regarda son petit sac qui représentait une citrouille : la chasse avait été bonne. Elle fixa sa maison, tout au bout de la rue. Oh, après tout, une ou deux maisons de plus, ça n'allait pas lui faire du mal, et elle n'aura qu'à dire que les gens avaient été généreux avec elle sur les bonbons. Sans peur, elle traversa la route pour rejoindre l'autre rue au bout.

Mais ce qui devait être l'affaire de quelques maisons se transforma en plus d'une vingtaine, les minutes devenant des heures, les mètres devenant des kilomètres... Au bout du compte, après une autre porte refermée et quelques bonbons récoltés, la fille eut un sursaut. Elle était allée trop loin. Elle regarda à droite à gauche, elle ne savait plus où elle était. Cette rue ne lui disait absolument rien. Plus personne n'était dehors. Plus aucun bruit. L'enfant était d'un seul coup tétanisée. Mais elle prit son courage  à deux mains et longea doucement les bâtiments et maisons, essayant de retrouver son chemin en se basant sur les souvenirs qu'elle avait. Mais seulement, il arriva un moment où elle ne se souvenait plus par où elle était passé. La gamine s'était bel et bien perdue. Des larmes coulaient sur ses joues, et tombaient sur le sol. On pouvait même les entendre tant la nuit était calme ce soir-là. Elle criait, mais personne ne l'entendait.

Après quelques minutes, l'enfant sécha ses larmes. Il y avait une personne devant elle, à une vingtaine de mètres. C'était un homme extrêmement maigre, habillé d'une manière très classe: une chemise marron sombre avec des rayures grises, et un col violet. Son pantalon était assorti avec le haut. Mais ce qui surprit la fille était le fait que la tête de l'homme était cachée. A la place, il y avait une citrouille avec un horrible visage. La petite fille regarda cet étrange personnage pendant de longues secondes, quand il sortit lentement de sa chemise un couteau ensanglanté, et caressa doucement la lame avec ses gants. La fille écarquilla les yeux, avant de reculer, sans quitter l'homme du regard. Ce dernier commença à s'approcher lentement de la petite fille, avant d'adopter une marche plus rapide et beaucoup plus agressive. L'enfant se retourna brusquement et s'enfuit en courant. A chaque fois qu'elle se retournait, elle voyait l'homme qui la poursuivait en courant de plus en plus vite. Des larmes coulaient sur les joues de la petite fille.

La course-poursuite dura quelques minutes, au bout desquelles l'enfant s'arrêta net. Un cul de sac lui barrait la route. En se retournant, elle le vit. L'homme était devant elle, tenant toujours son couteau, et s'avançait doucement. En reculant, la fille percuta le mur. C'en était terminé, l'homme courut très brusquement vers la petite fille, et lui enfonça son couteau dans le ventre. Ce fut la dernière fois qu'on vit l'enfant.

Prenez garde, le soir d'Halloween, à ne pas vous perdre dans les rues. Sinon, le sculpteur de citrouille vous en fera payer le prix fort.

Le souffleur de bougies

Une douce nuit d'Halloween, un jeune garçon marchait seul dans quelques allées de maisons. Habillé en fantôme, il sonnait à la porte de chaque résidence et criait joyeusement "Des bonbons ou un sort !" ! Normalement, tout le monde lui offrait quelques confiseries, pour lui faire plaisir. Mais l'enfant ne devait pas aller plus loin. Il était jeune, et ne pouvait que sonner dans les maisons qui étaient dans sa rue. Arrivé à la dernière maison, il regarda son petit sac qui représentait une citrouille : La chasse avait été bonne. Il fixa sa maison, tout au bout de la rue. Oh, après tout, une ou deux maisons de plus, ça n'allait pas lui faire de mal, et il n'aurait qu'à dire que les gens avaient été généreux avec lui sur les bonbons. Sans peur, il traversa la route pour rejoindre l'autre rue au bout.

Mais ce qui devait être l'affaire de quelques maisons se transforma en plus d'une vingtaine, les minutes devenant des heures, les mètres devenant des kilomètres... Au bout du compte, après une autre porte se refermant et quelques bonbons récoltés, le garçon eut un sursaut. Il était allé trop loin. Il regarda à droite à gauche, il ne savait pas où il était. Cette rue ne lui disait absolument rien. Plus personne n'était dehors. Plus aucun bruit. L'enfant était d'un seul coup tétanisé. Mais il prit son courage à deux mains et longea doucement les bâtiments et maisons, essayant de retrouver son chemin en se basant sur les souvenirs qu'il avait. Mais seulement, il arriva un moment où il ne se souvenait plus par où il était passé. Le gamin s'était bel et bien perdu. Des larmes coulaient sur ses joues, et tombaient. On pouvait même les entendre tant la nuit était calme ce soir-là. Il criait, mais personne ne l'entendait.

Après quelques minutes, l'enfant sécha ses larmes. Il y avait une personne devant lui, à une vingtaine de mètres. Il ressemblait vaguement à un homme, très blanc. Il était chauve, et ses yeux n'avaient aucune couleur, enfin, ils étaient noirs. L'homme était vêtu d'une longue robe, blanche elle aussi, avec de longues manches, cachant ses bras et ses mains. Il leva le bras en direction de l'enfant. Il tenait une bougie allumée qui brillait dans la nuit noire. Il s'avança lentement vers l'enfant, ce dernier reculant petit à petit. Toujours la bougie au bout de sa main, l'homme mystérieux, fixant le gamin apeuré dans les yeux, s'avançait de plus en plus vite. Le garçon, une décharge d'adrénaline montant dans son corps, s'enfuit tout à coup, courant de toutes ses forces loin de l'étrange personnage, qui continuait à marcher lentement. Chaque fois qu'il tournait la tête pour regarder si l'homme le suivait, il était bien derrière, et semblait pourtant toujours marcher lentement.

La course-poursuite dura bien quelques minutes, au bout desquelles l'enfant s'arrêta net. Un cul-de-sac lui barrait la route. En se retournant, il le vit. L'homme était devant lui, tendant toujours sa bougie, et s'avançait doucement. En reculant, le garçon percuta le mur. C'en était terminé, l'homme s'abaissa pour le voir droit dans les yeux, leva sa bougie et souffla la flamme, qui s'éteignit. Ce fut la dernière fois qu'on vit l'enfant.

Prenez garde, le soir d'Halloween, à ne pas vous perdre dans les rues. Sinon, le souffleur de bougies vous en fera payer le prix fort.

Le buveur de potage

C'est vendredi soir, je viens de rentrer du boulot. J'ouvre la porte de mon petit appartement étroit et miteux, et je pénètre dans le petit hall plongé dans l'obscurité. Je tâtonne contre le mur pour trouver l'interrupteur. Le voilà. J'appuie dessus, et quelques secondes plus tard, l'ampoule s'allume avec difficulté et diffuse sa lueur jaunâtre sur le meuble à chaussures.


J'entre dans la cuisine, et ouvre le frigo. Sa lumière dessine un rectangle sur le sol dans lequel se découpe mon ombre déformée. Je me demande ce que je vais manger, ce soir. Super, y'a plus que les restes du potage d'hier. Je prends le bol, retire le cellophane qui le recouvre, et le met dans le micro-onde. Je le règle sur trois minutes, avant de le mettre en marche.


Pendant que le potage aux poireaux réchauffe tranquillement dans le micro-onde, je vais à la salle de bain pour me passer un coup de peigne et m'asperger d'eau. Alors que je regarde mon visage minable dans le miroir, un bruit me parvient depuis la cuisine. Un gloussement très léger, presque imperceptible. Mon cœur s'arrête de battre un instant, et je sens la chair de poule sur ma peau. Je me précipite à la cuisine. À première vue, il n'y a rien. Je cherche quand même dans les armoires et sous la table, mais la pièce est définitivement vide. Je me dis que je flippe pour rien, mais pourtant j'ai véritablement entendu un petit rire.


La sonnerie du micro-ondes me fait un peu sursauter. Je l'ouvre et m'empare du bol de potage. Comme je me brûle les doigts, je prends le vieux gant de cuisine taché. Je pose le récipient fumant sur la table, et m'assieds devant. Avant de commencer à manger, je regarde les légumes tournoyer paresseusement dans le bouillon, qui semble me scruter de ses dizaines d'yeux. Puis je me rends compte que je n'ai pas de cuillère. Je me lève, et me retourne vers le lave-vaisselle.


Alors que je fouille dedans en quête d'une cuillère à soupe, un bruit me fait hurler de surprise. En fait, ce sont très exactement trois bruits: d'abord, un petit rire moqueur, le même que tout à l'heure. Ensuite, le bruit du bol de céramique se fracassant contre le sol, et enfin des petits pas pressés s'enfuyant en martelant le carrelage.


Je me retourne vivement, ma cuillère à la main et le cœur battant la chamade. Au pied de la table, les débris du bol jonchent le sol. Je me penche, et constate avec horreur qu'ils sont parfaitement propres, aucune trace du potage. Je dois me rendre à l'évidence: il y a quelque chose dans mon appartement. Quelque chose qui glousse et qui boit mon potage. Je cours dans les pièces voisines, dans la direction où je crois avoir entendu les petits pas se diriger.


Je regarde partout: sous mon lit, derrière les meubles, dans la douche, il n'y a rien! Rien du tout, rien d'autre que de la poussière et des mouchoirs usagés traînant par terre! Je crois devenir fou, mais pourtant c'est indéniable, quelque chose a mangé mon potage.


Las, je pose ma cuillère sur la table de la cuisine. Je suis fatigué, j'en ai marre. Je ramasserai les débris de bol demain matin, je veux aller dormir.


Une fois dans ma chambre, je ferme soigneusement la porte derrière moi, avant de me déshabiller et de me glisser dans mes draps. J'essaye de dormir, mais cette idée qu'un petit être rôde dans ma maison m'obsède. Peut-être est-ce un simple esprit farceur? Je ne sais pas pourquoi, j'ai affreusement peur. Je me sens observé, comme si des dizaines d'yeux étaient posés sur moi. Je me retourne dans mon lit pour la énième fois, et je fixe l'obscurité qui règne dans ma chambre.


Quand un petit gloussement venu du coin, derrière mon armoire, se fait entendre. Mon cœur tombe dans ma poitrine. Je ne bouge pas. Je ne peux pas. Je voudrais, mais je suis tétanisé. J'entends des petits pas mous sur la moquette de ma chambre, accompagné d'un étrange bruit de succion mouillée. Lentement, je vois une chose émerger de l'obscurité. Un petit être, haut d'une dizaine de centimètres. C'est une sorte de masse gélatineuse, presque liquide, qui se déplace avec des appendices visqueux et en dégouttant sur la moquette. Elle me fixe de ses yeux trop nombreux pour pouvoir être comptés.


Alors qu'elle s'approche, je remarque un détail glaçant.
Ses tentacules qu'elle tortille en avançant.
Ce sont des poireaux.



mercredi 30 octobre 2013

La fin?

 
La mort... La grande faucheuse hein? Celle qui vient vous chercher pour ne plus jamais vous ramener, l'ultime voyage, comme on le surnomme si bien. Mais êtes-vous sûrs qu'il s'agisse bien du dernier?


Ne vous êtes-vous jamais posé la question? Il est parfois arrivé que certaines personnes soient déclarées mortes, puis reviennent à la vie quelques temps après, parfois même sous la présence de médecins qui eux-mêmes ne savent comment expliquer ce phénomène, qu'ils déclarent alors inexpliqué. Mais si ce phénomène était tout à fait normal, et qu'il devait en fait même durer plus longtemps. Imaginez-vous, vous mourez de mort naturelle, de vieillesse ou de maladie, votre corps est déclaré mort, comme vous l'imaginiez. Mais en fait, il se trouve que votre cerveau a volontairement décidé d'arrêter vos organes, le battement de votre cœur et a plongé votre corps dans un état de stase. Vous ressemblez en tout point à un mort, mais vous ne l'êtes pas. Et dites moi, généralement, qu'arrive-t'il après la mort? L'humain n'a-t'il pas pris l'habitude d'enterrer ou de brûler ses morts?


Eh oui, vous avez compris. Peut-être que des milliers de personnes "mortes" se retrouvent enterrées vivantes, sans moyen de signaler leur mort, ce qui pourrait expliquer le nombre important d'affaires d'enterrés vivants aux cours des derniers siècles, des personnes déclarées mortes qui sont sorties de leur état de stase six pieds sous terre, enfermées dans une boîte. Et pensez-vous aux personnes brûlées vivantes dans des crématoriums? Inconscientes peut-être, mais néanmoins vivantes.


Il existe des centaines de scénarios possibles et imaginables, peut-être serait-il temps de prendre quelques instants et de s'imaginer ce qu'il se passe lorsque l'on meurt.


N'oubliez pas: N'est pas mort ce qui à jamais dort.








mardi 29 octobre 2013

La danse

Au cours des siècles la peine de mort a fait couler beaucoup d'encre, de salive et de sang. Durant des siècles et des siècles, des personnes ont été exécutées, pour meurtres, sorcellerie, lycanthropie, pour piraterie ou encore parce qu'ils avaient déserté, et certains autres furent exécutés pour rien...

Toutes ces exécutions sont consignées dans les archives judiciaires de chaque ville, chaque région... Toutes ? Presque...

En 1999, un jeune étudiant en criminologie réussit à avoir accès aux archives secrètes du Vatican. Il retrouve un dossier, celui-ci contenant le récit de plusieurs exécutions, très peu ayant été faites en Italie et dont le nom des suppliciés ne lui dit absolument rien.

Après de nombreuses recherches, toutes vaines, le jeune étudiant se lance dans la traduction des documents: des anglais, des américains, des français, des espagnols, des allemands ...

Le plus récent datant de 1972, ce qui surprend le jeune étudiant. Il se lance bientôt dans la traduction des documents qu'il pourra traduire, un anglais, un français et un espagnol.

Le 23 avril 2000, le jeune homme est arrêté par les autorités internationales pour trafic de drogues. Il criera au complot jusqu'à son suicide le 25 décembre 2005 dans sa cellule de Guantanamo. Il sera retrouvé un sourire gravé au fer rouge sur son visage. Les causes de sa mort restent cependant floues.

Malgré tous cela le jeune homme a eu le temps de traduire les trois textes. Il a eu le temps de les cacher et nous avons pu nous les procurer. Trois textes qu'il avait rangés dans une pochette au titre mystérieux:


La Danse




Traduction du document américain

"État du Maine 7 juillet 1972

Phillip M. Cyrok dit "l'incendieur", accusé de 10 incendies volontaires ayant causé la mort d'une cinquantaine de personnes et condamné à la chaise électrique fut donc exécuté hier après-midi à 15h.

Les conséquences effroyables de son exécution me poussent à écrire ce rapport et à vous présenter ma démission.

Comme je le disais l'exécution s'est déroulée l'après-midi du 6 juillet 1972. Il faisait beau et pas un nuage ne pointait à l'horizon. Moi et mon coéquiper avons attaché le prisonnier devant une foule de curieux ou de parents de victimes. Son crâne fut rasé et humidifié, puis nous y avons ensuite déposé les électrodes. Tout se déroulait comme prévu jusqu'à l'envoi de l'électricité.

Une fumée noire a soudainement envahi la salle pendant que le condamné continuait à convulser et "s'enflammer" sur la chaise, criant à s'en déchirer la gorge. L'électricité fut coupée et la fumée s'est ensuite dissipée .

Le condamné a continué à convulser dans tous les sens, si violement que les gaines qui l'attachaient aux accoudoirs ont cédé. C'était la première fois que je voyais ça.

Les convulsions étaient si fortes que l'on pouvait entendre et voir tous les os de son corps se déboiter, voire se briser. Ses yeux devenaient blancs et un large sourire se dessinait du coin de ses lèvres jusqu'à ses oreilles, c'était comme si une lame invisible chauffée au fer rouge lui creusait la peau jusqu'à ce que l'on puisse voir toutes ses dents.

Le supplicié s'est ensuite levé devant la foule paralysée de terreur, et s'est mis à... à danser en agitant ses bras désarticulés et remuant sa tête dans tous les sens, tous les os de son corps ayant lâché.

Il s'est ensuite avancé avec ses jambes flasques vers la foule qui s'est immédiatement enfuie. Puis il s'est tourné vers le bourreau et s'est écroulé dans ses bras, le regardant avec ses yeux vitreux et son sourire surnaturel [...] Rapport de l'officier ****** ******* Chargé de l'escorte du prisonnier.




Traduction du document espagnol

Rapport de 1883, région Catalane.

Je tenais à relater les faits qui se sont déroulés la semaine dernière lors de l’exécution de M. Fabien Martinez Fernandez. Condamné à mort pour le meurtre de six femmes ainsi que nécrophilie sur leur personne, le verdict a été une condamnation à mort par Garrot [lacet étrangleur].

Je l’ai donc attaché sur la chaise, je lui ai mis la chaîne autour du cou et comme demandé, je me suis chargé de faire en sorte que la mort soit la plus lente possible. J'ai donc fait tourner lentement la manivelle, on pouvait entendre sa panique, puis l'entendre s'étouffer jusqu'à entendre sa nuque se briser. Je me suis arrêté à son dernier souffle.

J'ai alors défait ses liens, je me suis penché sur la dépouille, cependant j'aperçus le bord de ses lèvres se creuser. Je me suis alors reculé pour montrer ça à un officier, il m'assura que j'avais dû halluciner. Dans le doute, il jeta un coup d'œil par-dessus mon épaule. Il avait les yeux écarquillés face à la chose qui se tenait derrière moi.

La dépouille était debout avec un sourire inhumain comme taillé à vif dans la chair, le sang qui sortait de sa bouche était noirâtre. On entendit alors des craquements, chacun de ses os se brisait un à un. La peur me tenait en place, j'étais incapable de détourner les yeux de cette chose. Malgré sa nuque brisée, ses bras et ses jambes retournés et le sang foncé dégoulinant de ses plaies ouvertes, il nous faisait face avec son sourire abominable. Il se remit alors les bras, les jambes puis enfin la nuque en place et se mit à bouger, faire des petits pas de côté, on aurait dit une danse. En faite c'était cela, l'individu était en train de danser alors que ce n'était plus qu'un lambeau de chair dont les os étaient brisés.

Le corps du condamné s'approcha alors de l'officier et lui fit danser avec lui une sorte de valse macabre. L'officier ne bougeait que lorsque la dépouille l'obligeait, il ne contrôlait pas ses mouvements. Au bout de quelques minutes la dépouille s'écroula sur le sol avec l'officier, qui d'après les médecins serait simplement mort de peur; quant à la dépouille on m'a dit que c'était l'objet du diable et que nous avions tué un diable. On m’a ensuite fait promettre sous serment de ne jamais révéler ce qui s'était passé. Mais ce que j'ai vu dépasse l'œuvre de dieu, c'était l'œuvre du diable monsieur.



Document français

Article issu des archives de la rédaction du journal *******, jamais paru. Initialement prévu pour l'édition du 30 mai 1871.

La fin de la Commune: L'étrange cas de Dimitri Marquin, par Joseph Jocquart.

Dimitri Marquin a été parmi les derniers combattants actifs parmi les Communards et n'a rendu les armes qu'après avoir épuisé ses munitions, le 28 mai dernier au Père-Lachaise. Comme nombre de ses camarades, il devait attendre que les Versaillais décident de son sort, mais il serait très probablement fusillé. Le verdict, d'ailleurs, tomba moins d'une heure après, et il fut mis au poteau d'exécution en compagnie de deux de ses frères d'armes. L'honnête journaliste que je suis n'avait pas raté cette occasion d'assister à la mort de ces fauteurs de trouble; bientôt l'ordre renaîtrait à Paris.

Le peloton se mit en joue et, sur le signal du lieutenant, tira une salve mortelle. Les deux hommes à droite et à gauche s'effondrèrent immédiatement. Marquin toutefois, qui se trouvait au milieu, accueillit les projectiles sans broncher. Une gerbe de sang coula de sa bouche, mais il avait encaissé le coup: parfaitement droit et raide, comme si rien ne s'était passé.

Les personnalités présentes, un peu troublées, marquèrent un silence. Devant eux, l'homme commença à lever la main et ôta le bandeau qui masquait ses yeux. Son regard était mort, vide... mais ironique.

Survint alors cette vision d'horreur qui hante encore tous ceux qui y ont assisté. On vit s'élargir douloureusement la bouche du communard, comme si d'invisibles crochets tiraient les commissures de ses lèvres. Les chairs se déchirèrent et figèrent le visage de l'homme en un sourire sanglant. Et ce faisant, il desserrait les cordes qui le maintenaient au poteau et entamait une danse ivre, molle, désarticulée. Tout en offrant le spectacle horrible de son corps malmené agité d'une force inconnue, il commença à s'avancer vers le peloton d'exécution et le public pétrifié d'horreur.

Les soldats, pris de panique, armèrent leurs fusils et commencèrent à abattre sur l'être détruit un déluge de fer. Il recevait les balles sans mot dire, et approchait pas à pas, tranquillement, tout en poursuivant sa danse morbide. C'est alors qu'il n'était plus qu'à deux mètres des militaires -dont beaucoup avaient déjà pris la fuite avec une bonne partie du public- qu'il cessa de s'agiter et articula faiblement:

"Nous n'avons pas eu notre dernier mot..."

Puis comme si c'en était assez, le danseur s'effondra en étreignant sa poitrine ensanglantée. Pendant ce bref instant, son regard avait repris quelque chose d'humain.

L'autopsie pratiquée peu après par le Dr Cassand devait révéler que le condamné n'était pas mort lors de la fusillade, mais par suite d'un arrêt cardiaque qui avait suivi de peu. Comme si sa vie s'était maintenue contre vents et marées malgré les dizaines de projectiles qui le transperçaient, avant de cesser brutalement et sur sa propre initiative.

Nul doute qu'une étude plus poussée aurait pu receler des découvertes considérables pour la médecine, mais les autorités ont ordonné que le corps soit inhumé le plus rapidement possible, dans un lieu qui nous est tenu secret.


Trilogie de fin d'un auteur prolifique (2/3).

lundi 28 octobre 2013

L'autre monde

Nous étions arrivés en début de journée à la plage, située en France au bord de la mer Méditerranée. Tout ce que je peux savoir sur les hommes ayant participé à cette intervention a été classé comme étant confidentiel. Il m’est entièrement interdit de révéler leur véritable identité. Il est donc préférable que je leur donne de faux prénoms durant mon témoignage.       

  
     

  
     


 

  
     

  
     

Le photographe faisait lui aussi partie de ces commandos. L’objectif de cette opération devait être, soi-disant, une recherche de désinformation. Le dispositif qui avait été mis en place fut relativement simple, nous devions surveiller la mer. Moi et Thierry, avions été désignés pour être les deux seuls plongeurs. Je me souviens que notre responsable nous était inconnu, mais il avait pourtant bien pris connaissance de ce que nous devions réellement rechercher à cet emplacement exact.   
     

L’intention de cette mission consistait à appréhender un homme qui rôdait dernièrement aux alentours de la plage. Nous ne savions rien de plus sur cet individu. Aucune question n’avait le droit d’être posée sur la personne que nous devions rechercher. Seul le responsable pouvait prendre la parole et donner des ordres. C’était la première fois que je participais à une intervention dans laquelle nous ne savions pas dans quel genre de danger nous nous mettions. Deux de mes collègues, Paul et Michael, étaient chargés de préparer les bateaux qui avaient été mis en place avant notre arrivée. Deux autres s’occupaient d’analyser la mer comme le responsable leur avait ordonné. Tandis que moi et Thierry devions enfiler notre combinaison.  
     

Quelques minutes plus tard, nous étions tous prêts. Chacun de nous commençait à s’installer dans l’un des deux bateaux mis à disposition, quand nous avons aperçu l’homme pour la première fois. Il était en train de nager à environ 300m de la plage. La première question que je me suis posé, c’était: d’où sortait-il ? Mes deux collègues qui avaient été désignés pour s’assurer que personne se trouvait à la mer pendant les préparations l’auraient sans aucun doute remarqué, vous ne croyez pas ? Il ne nous quittait pas des yeux et n’avait pas du tout l’air anxieux à l’idée, je pense, qu’il savait très bien qu’on allait venir le chercher. Non, au lieu de ça, il nous dévisageait, nous narguait. C’est à ce moment précis que j’ai compris qu’on nous cachait quelque chose que n’importe qui aurait le droit de savoir. L’homme plongea au moment où nous avions démarré les bateaux afin de rejoindre sa position.        
 




 


 
     

  
     

       

  
Nous avons environ pris une minute pour atteindre sa dernière position, mais l’homme n’était toujours pas remonté à la surface. Nous avons tout de même éteint les moteurs. Tout était calme, nous étions tous concentrés sur cet homme qui savait très bien ce qu’il faisait. Les minutes passèrent mais il n’y avait toujours aucun signe du nageur. C’est alors que notre responsable ordonna à Thierry de plonger afin de commencer les recherches. Je trouvais cela étrange qu’il doive y aller seul. Le responsable savait-il exactement à quoi s’attendre ?       
        
Nous commencions à nous inquiéter car cela faisait une dizaine de minutes et Thierry n’était toujours pas remonté à la surface. Je pris mon courage à deux mains et je demandai au responsable de plonger à mon tour, mais il refusa sans trop réfléchir. Je m’obstinais pourtant à tenter de voir quelque chose au fond de la mer. Il n’y avait aucune trace de lui ou de l’homme que nous recherchions. Par la suite, moi et l’équipage avons été surpris par un bruit strident accompagné d’ultrasons, ce qui donnait une espèce de hurlement qui nous était inconnu. Ce son ne s’arrêtait plus. C’est alors que Thierry remonta à la surface pour regagner le bateau. Il était affolé, paniqué, terrifié. Nous l’avons donc aidé à remonter à bord. Il voulait absolument retourner sur la plage. Thierry n’osa rien révéler sur ce qu’il avait vu dans l’eau. Mais nous avions quand même compris que ce qui l’avait terrifié n’avait rien d’ordinaire.       

  
     

  
     


 

  
     

  
     

       
     

  
En revanche, il n’y avait toujours aucun signe de l’homme qui était sans doute à l’origine de l’incident qui avait complètement paralysé Thierry de frayeur. Les hurlements, quant à eux, avaient cessé. Le responsable me regarda puis m’ordonna à mon tour de plonger. La peur de découvrir ce qui avait sinistrement tétanisé Thierry m’envahissait. Pourtant je n’avais pas le choix et je devais exécuter les ordres d’un inconnu.       
        
Avant de m’aventurer un peu plus au fond de la mer, je regardai attentivement autour de moi. Il n’y avait personne. Pourtant j’entendais de nouveau ces hurlements qui semblaient être très loin. Puis ces cris se rapprochèrent de plus en plus à une vitesse incroyable, comme si on augmentait le volume. J’ai donc compris que ça venait de derrière moi, et je me suis retourné. Je voyais cet homme nager à une allure hallucinante. C’était inhumain de le voir se déplacer avec une telle facilité. Il tournait autour de moi comme un prédateur prêt à chasser sa proie. Il m’était impossible d’attraper cet homme tout seul. Je savais très bien que je ne ferais pas le poids. Il s’approcha d’un seul coup en ma direction. Me sentant littéralement en danger, je suis remonté à la surface sans plus attendre. J’avais bien du mal à remonter dans le bateau sûrement dû à la panique, mais pourtant personne ne m’aidait. Ils se contentaient de me regarder. L’homme surgit derrière moi et me projeta à nouveau dans la mer. J’essayais de me débattre mais sa force était bien supérieure à la mienne. Il m’enfonça de plus en plus au fond de l’eau.        
        
Je me souviens, lorsqu’il m’emmenait au plus loin avec lui. Un flash m’avait radicalement aveuglé pendant de nombreuses minutes. Puis je distinguais des couleurs inimaginables dont personne ne connaît l’existence. Des couleurs qui nous sont totalement inconnues. Je ne pourrais même pas vous les décrire. J’entendais quelque chose d’incompréhensible qui me rendait malade à en devenir fou. L’homme avait disparu mais pourtant il y avait autre chose qui me transportait et qui m’empêchait de m’en aller. Je n’arrivais plus à distinguer les fonds marins à cause de ces étranges couleurs. J’ai, par la suite, sans doute perdu connaissance puisque je ne me rappelle de rien. À mon réveil, j’étais couché dans un camion de l’armée et l’un de mes collègues m’a précisé par l’intermédiaire d’un message que cela faisait cinq jours qu’il me recherchait depuis que l’homme m’avait remis à la mer. Depuis ce jour, je ne peux plus marcher, ni entendre quoi que ce soit. Je ne sais pas et je ne saurai jamais ce qu’il s’est vraiment passé ce jour-là.        
        
Je vous raconte cette histoire, qui certes, date de plusieurs années, alors que je ne le devrais pas, parce qu’un nombre important de disparition ont été signalées depuis ces vingt derniers mois aux alentours de la plage où avait eu lieu la recherche. Toutes concorderaient par l’agissement de cet homme. Des bateaux ont aussi été retrouvés vides en plein milieu de la mer.  Certaines personnes ont été victimes des mêmes handicaps que moi. Les membres de l’équipage qui avaient participé à cette opération n’en savent pas plus que moi sur l’identité de l’homme qui avait également attaqué Thierry. Tout ce qu’on sait maintenant, c’est que cette chose est particulièrement dangereuse.       




 

samedi 26 octobre 2013

Le voleur d'enfant


Dans une petite région de France, personne n'a jamais oublié et n'oubliera jamais ce qui est arrivé un soir d'hiver.
La région est de moins en moins fréquentée. Les enfants habitant dans cette région sont de plus en plus nombreux à être portés disparus.
La gendarmerie de l'époque n'avait découvert aucun indice. Ces enfants étaient des garçons, des filles. Ils ont subitement disparu durant leur sommeil, la fenêtre ouverte, sans aucune empreinte.
La gendarmerie cherchait sans relâche, en vain.
Mais moi... moi je connais l'auteur de tout ça. Tout le monde pense qu'il est mort aujourd'hui. Moi aussi j'avais un enfant, un garçon que j'aimais autant qu'un père aurait aimé son fils.
Ma version des faits m'a valu un séjour à l'asile... Les membres de ma famille ne me voient plus, me prenant pour un fou.
J'écris ceci afin de vous mettre en garde: Surveillez vos enfants. Je vais vous raconter ce qui s'est passé...

Un jour d'hiver, alors que les doux flocons tombaient lentement sur le sol, mon ami arriva.
J'ai été tellement bourré de médocs que j'ai oublié son nom. Appelons-le Charles.
Charles sonna à la porte. Mon épouse alla lui ouvrir. Ensuite il fit la bise à mon épouse, comme d'habitude, et moi je lui serrai la main.
Mon épouse et moi l'avons invité à entrer dans notre salle à manger. Mes deux jeunes fils étaient là, en train de jouer avec leurs traditionnelles petites voitures.
Le plus jeune n'était âgé que de 2 ans. Il s'appelait Lucas.
Le plus âgé lui s'appelait Mathéo et était âgé de 6 ans.

Lorsque Charles, inconnu aux yeux des deux jeunes garçons, entra, les enfants cessèrent subitement de jouer. Je fis les présentations de mes fils à mon ami et de mon ami à mes fils.
Ensuite le reste de l'après-midi s'écoula doucement, sous les rires et nos discussions ainsi que celles de nos deux jeunes évidemment.
Il était 23h45... Oui je me souviens parfaitement de l'heure... Faut dire que je n'oublierai jamais cette journée...
Charles était d'une humeur étrange. Il n'était pas comme d'habitude. Alors qu'il s'apprêtait à partir, la radio nous mit au courant d'un accident sur l'autoroute. Le bus qu'il devait prendre avait foncé droit sur un camion rempli d'un gaz hautement inflammable et bien évidemment, il y a eu explosion.
Ayant compris que je n'avais pas le choix, je me suis lancé:

- Reste avec nous, nous avons un lit pour les invités. Tu partiras demain quand tout sera réglé.

Charles ne se fit pas attendre. Il referma la porte, et retira son manteau. Mon épouse et moi nous étions mis à lire chacun notre livre pendant que notre invité regardait la télévision. Les films qu'il regardait étaient pour la plupart malsains, mais mon épouse et moi avions pris ça pour quelque chose de normal.
Charles se leva, puis nous regarda:

- Je vais me coucher. Je devrais partir tôt demain.
- D'accord, répondis-je, laisse-moi t'accompagner à ta chambre.
- Pas la peine, je connais le chemin ! dit-il avec un grand sourire.

À noter que j'ai trouvé ça bizarre car c'était la première fois qu'il venait chez nous. Comment pouvait-il connaître les lieux?
Il monta tranquillement les escaliers pendant que nous, ne nous rendant compte de rien, continuions à lire.
J'entendais des mouvements à l'étage et quand j'écoutais dans le baby-phone, j'entendais des gémissements.
"Mathéo doit encore bouger dans son lit, prisonnier dans un cauchemar comme presque tous les soirs", me suis-je dit, vu qu'ils dormaient tous les deux dans la même chambre.
Il faut dire que Mathéo m'avait raconté ses mauvais rêves. Ils sont presque toujours identiques, presque tous les soirs. Il voyait une forme sombre se diriger lentement vers lui, le prendre et après il se réveillait en pleurs ! Il avait toujours la sensation bizarre que quelqu'un l'observait... J'aurais dû y prêter attention... Si seulement...
Je posai mon livre et montai à l'étage.
Je suis passé devant la porte de la chambre de l'invité, et c'est là que des inquiétudes se sont mises en place: le lit de Charles était vide.
Je m'avançai dans le couloir sombre de l'étage de ma maison et arrivai enfin jusqu'à la porte des deux garçons. J'ouvris la porte et ce que j'y vis me glaça le sang: Charles était en train d'empoigner Mathéo qui, avec une main sur sa bouche, se débattait furieusement à ma vue.

- Charles.... Que fais-tu ?

Il ne répondit pas. Ses yeux étaient cachés dans le noir. Je pouvais juste voir ses lèvres former un sourire malsain.
Je voyais mon fils remuer... Il avait l'air de souffrir.

- CHARLES, LÂCHE-LE IMMÉDIATEMENT, hurlai-je.

Cette fois-ci, Charles répondit:

- Ton enfant sera mien. 
Fuis, avant que je me fâche, 
Ton enfant ne sera plus tiens. 
Fuis, comme un lâche. 

Ayant compris qu'il s'apprêtait à kidnapper Mathéo je fonçai droit sur lui quand soudain, mes membres refusèrent de bouger... Je sentis d'un coup une vive douleur à tous mes membres. La douleur était insupportable. Je hurlais, hurlais à un point où mon épouse s'apprêtait à appeler la police, quand finalement elle pensa que ce n'était que moi qui m'étais encore une fois pris le petit orteil sur la table de leur chambre.

- Je t'en... prie... Charles... laisse... le..., arrivai-je à articuler.

Charles ne répondit pas. Il sourit, approcha la main qui maintenait Mathéo sur la tête de celui-ci et lui murmura une sombre comptine que je ne pus entendre.
Soudain, les yeux se vidèrent d'expression, il cessa de gémir. Charles retira la main de sa bouche.
Mathéo, toujours avec l'expression aussi vide, se leva hors de son lit.
Je vis les yeux rouges sang de Charles, avec un sourire atroce.
Le pauvre Mathéo, toujours en pyjama, me regardait avec ses yeux vides et récita un poème qui était semblable à celui de Charles:

- Je serai sien. 
Laisse-moi partir dans le monde du mal. 
Je ne serai plus tien. 
Laisse-moi partir, ou il me fera mal... 

J'ai reconnu sa voix, mais elle n'avait rien du petit garçon qui jouait avec son frère tout à l'heure. Elle était elle aussi nue d'expression et monotone.
Charles s'approcha de moi, si près que je pouvais sentir son haleine, puis murmura:

- J'en prendrai grand soin, 
Maintenant qu'il n'est plus tien. 

Il acheva sa phrase avec un sombre sourire et accompagna Mathéo à la fenêtre où il le prit dans ses bras et sauta dans les arbres. Lorsqu'il quitta la maison, mes membres retrouvèrent la vie et je courus vers la fenêtre.
Je ne vis plus aucune trace d'eux.
J'ai pleuré en silence la perte d'un de mes enfants... Heureusement qu'il n'avait pas pris Lucas...
Je pris tendrement le jeune garçon dans mes bras et le berçai...
J'ai trouvé ensuite un message dans son berceau:

"Un enfant ça ne tient pas longtemps... Plus tard, je viendrai chercher le second enfant."

Cette phrase me fit frissonner de terreur. Depuis ce jour, je me suis juré de le protéger au péril de ma vie.
Ma femme ne m'a pas cru. Me voyant bercer Lucas et ayant remarqué la disparition de Mathéo, elle m'a pris pour un pédophile qui faisait équipe avec Charles (qu'elle avait déjà trouvé suspect durant toute la soirée) pour enlever ses deux enfants. Elle appela la police qui m'interrogea et malgré le fait que je disais la vérité, ils ne m'ont pas cru. Ils se sont tout de suite mis à chercher Charles, qui restait introuvable. Les policiers ont, au début, décidé de me mettre la perpétuité pour ne pas avoir avoué l'endroit où était l'enfant. Mais après avoir vu un psychologue et raconté mon histoire une énième fois, ils ont jugé bon de m'emmener à l'asile...

Je n'ai plus de famille maintenant... Plus personne sur qui compter, à part VOUS cher lecteurs... Que devient mon pauvre Mathéo maintenant ? Est-il bien nourri ? A-t-il peur ? Quels supplices Charles lui fait-il subir ?
Tant de question sans réponses...
Je ne peux vivre avec ceci dans ma mémoire. J'ai entendu dans un de mes cauchemars l'affreuse comptine que Charles a chantée à Mathéo. Je l'ai notée pour vous mettre en garde, votre famille et votre entourage. J'espère ne plus jamais l'entendre....




- C'est tout ?
- Oui, répondit l'inspecteur. Il s'est suicidé après avoir terminé ce journal. Pendu.
- Autres choses ?
- Oui. Dans ses poches, nous avons trouvé une feuille ensanglantée. Il y est écrit quelque chose d'étrange. Je préfère vous le faire lire.

Le chef de police prit la feuille dans ses mains et se mit à lire:

"Doux petit garçon, viens, viens avec moi
Doux petit garçon, n'aie point peur. 
Doux petit garçon, je prendrais soin de toi. 
Doux petit garçon, comme tes précédents frères et sœurs

Laisse ton petit cœur
Pompant doucement ton sang, 
Te guider vers tes peurs, 
Avec le voleur d'enfants."


Les anges

Je les vois, ceux qui sont mauvais.
  
Ils sont partout, je le sais, on a tous un peu de mauvais en nous. Mais certains sont trop mauvais, beaucoup trop.
 
 Alors le mauvais émane d'eux.
 


Ceux-là, il faut absolument leur enlever le mal qui erre en eux.
 
Pour cela, une seule solution.
 
En faire des anges.
 

 
Moi-même, j'en suis presque un.
  
J'ai enlevé ce qui sert aux Hommes à se reproduire.
 
Je suis bientôt comme eux. 
 
Bientôt.
  
Bientôt je serai achevé.
 
  
 
Deux personnes passent.
 
Ils ont le mauvais en eux.
 
Il faut que je les purifie.
 
Il ne doit plus y avoir une seule trace de mauvais en eux.

 
C'est fini... Il n'y a plus de mauvais... Non... Plus aucun... Je peux m'endormir maintenant, les anges vont veiller sur moi.
 
 
Les humains ne sont qu'un amas de haine, de violence, et de péchés. Pour en faire des anges il suffit de les trancher.
 
   
 

            
 
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On a trouvé ce document tel quel sur les lieux du crime. Le faiseur d'anges est toujours en liberté. De plus, il semble plus violent qu'avant. Alors qu'auparavant il se contentait de tremper la victime dans la cire chaude et lui faire des ailes en plumes non identifiées, il découpe maintenant les ailes à même le dos de ses victimes. Il semble ne plus avoir de temps à consacrer à ses anges, même si son témoignage numérique nous montre le contraire.
 

 
Nous le soupçonnons d'avoir également commis d'autres crimes, il y a quelques années. Ci-joint, une photo d'un autre ange, découvert il y a un an dans une église. Le corps n'a jamais été identifié.   
  
 
 

 
       

Nous vous demandons d'étudier ce cas, pour pouvoir, si possible, attraper le tueur avant qu'il ne récidive.
 


Le gibier

Il fait nuit. Et par la même occasion, il pleut. Les éléments sont déchaînés ce soir de pleine lune, alors que tout était paisible il n'y a même pas deux heures...

La maison dans la forêt est éclairée. Une famille est à l'intérieur, la mère et ses deux enfants mâles. Ils attendaient que la tempête passe, le bruit des gouttes martelant le toit dans un fracas digne d'un titan.

Les enfants étaient effrayés... La mère vint les consoler, leur disant que dès le lendemain, toutes leurs peurs disparaîtraient...

C’était sans compter l'arrivée d'un homme... Vêtu d'un long imperméable noir et portant un sac sur son épaule, il s'approcha de l'habitat allumé d'une vive lumière réconfortante pour les membres de la famille, mais qui ne peut les protéger face au danger qui arrive à leur porte...

L'homme s'approcha de la maison, saisit la poignée de la porte, l'ouvrit entièrement, et entonna de sa voix grave:

"Chérie, je suis rentré!"

Le père, chasseur, rapportait un magnifique daim qui passait par là! La femme, folle d'inquiétude, se jeta dans ses bras, suivie par les enfants.

La créature était belle... tellement que la famille a décidé de la découper et de la déguster dès le lendemain. Il laissèrent donc l'animal dans le salon, comme une sorte de trophée, et allèrent se coucher après que le mari ait avalé sa délicieuse soupe aux tomates.



C'est dans le calme inquiétant que la créature posée sur la table se réveilla... Elle mit ses quatre pattes sur le sol et examina les alentours pour évaluer la situation... Après quelques secondes, elle comprit ce qui lui était arrivé: elle avait été tuée par un homme sans scrupule et s'apprêtait à être dévorée... Cette idée répugna l'animal... Et une idée lui traversa l'esprit: faire connaître le même sort au chasseur!

Le daim grimpa les escalier le plus délicatement du monde. Même si celui-ci grinçait sous ses pas, il ne réveilla aucun des membres de la petite famille.

Arrivé devant la chambre des parents, il entrouvrit la porte afin de savoir si l'une des armes du tueur était présente... ce qui fut le cas.

Le daim établit alors son plan d'action et après quelques minutes, se mit à refermer la porte, tant bien que mal en silence, et attendit le moment où il serait prêt...







Le père de famille endormi, rêvait que sa chance perdure des semaines entières, allant jusqu'à ramener trois cerfs, dix lapins et un castor... Cette vision lui plaisait: il partait le matin, habillé d'un costume qui le dissimulait dans les bois, armé de son fusil et d'un couteau de boucher, "au cas où" se disait-il chaque fois. Il partait la journée dans la forêt, parfois pendant des heures, jusqu'au moment où un animal croise sa route. Et le soir, il rentrait manger un festin, récompense d'une telle journée d'effort, autour de sa famille... Il aimait sa vie telle qu'elle était! Il se disait qu'il allait apprendre à ses fils l'art de chasser, un jour peut-être... Il sourit dans son sommeil, sourire qui ne dura pas...



Le daim enfonça la porte dans un vacarme assourdissant, ce qui réveilla toute la famille. Il fonça, les bois en avant, vers le père. Il esquiva de justesse.

Le lit partit en miettes. Heureusement, la femme réussit à en sortir.

L'animal recula et s'orienta vers l'homme, paniqué. Il battit du sabot et chargea une nouvelle fois. Le chasseur n'y a pas survécu... Il est à présent empalé sur les bois de la créature folle. Cependant, elle n'était satisfaite pour autant: il fallait qu'ils meurent tous!

Le daim se retourna: personne. La femme s'était enfuie en pleurant son mari. La bête se jeta alors sur les enfants, une chambre plus loin, et les frappa à coups de pattes sur un mur jusqu'à ce que mort s'en suive...

Même si la femme n'était plus là, le daim était satisfait... Il avait vaincu son tueur et détruit ce qui lui était cher...

Ne croyez jamais que, dès qu'un être meurt, c'est toujours définitif... Il se passe parfois des miracles que même la mort n'a pu prévoir...



Quoiqu'en disent certains (j'anticipe), je trouve qu'elle a son charme.

vendredi 25 octobre 2013

Le mannequin avec des dents



 



 


En juin 1972 , une femme apparaît à l'hôpital Cedar Senai, seulement vêtue d'une robe de chambre blanche couverte de sang. En soi, ce n'était pas vraiment surprenant car les gens avaient quelquefois des accidents dans les environs et arrivaient dans l'hôpital le plus proche pour des soins. Mais il y avait deux choses qui ont fait que les gens qui l'ont vu ont vomi et fui de terreur...

La première était qu'elle n'était pas exactement humaine. Elle ressemblait beaucoup à quelque chose comme un mannequin, mais elle avait la dexterité et la fluidité d'un humain normal. Sa figure était aussi parfaite que celle d'un mannequin, dépourvue de sourcils et sans trace de maquillage. C'était l'autre raison pour laquelle les gens vomissaient ou fuyaient de terreur.

On aurait dit qu'elle avait un chaton coincé entre ses dents, sa mâchoire était serrée tellement anormalement qu'on ne pouvait plus voir ses dents. Le sang sortait par jets sur sa robe de chambre et sur le sol. Elle l'a alors tirée puis lancée doucement sur le côté avant de s'effondrer.


À partir du moment où elle a posé un pied dans l'entrée jusqu'à ce qu'elle soit prise dans une salle de soin et nettoyée avant d'être endormie, elle était totalement calme, sans expression et immobile. Les docteurs ont pensé meilleur de la maîtriser jusqu'à ce que les autorités arrivent, et elle n'a pas protesté. Ils ont été incapables d'avoir une quelconque réponse de sa part et la plupart du personnel se sentait trop mal pour la regarder en face plus de quelques secondes.

Mais à la seconde où le personnel a essayé de l'endormir, elle s'est battue avec une force extrême. Deux membres du personnel l'ont tenue fermement alors que son corps se soulevait du lit avec cette même expression vide.

Elle tourna ses yeux vides d'émotion vers le docteur et fit quelque chose d'inhabituel. Elle sourit.
Dès qu'elle le fit, l'infirmière hurla et sortit à cause du choc. Dans la bouche de la femme, ce n'étaient pas des dents humaines, mais de longs pics aiguisés. Trop longs pour que sa bouche se ferme pleinement sans causer aucun dommage...

Le docteur la fixa pendant un moment  avant de demander: "Bon dieu, qu'est-ce que tu es?"
Elle craqua son cou jusqu'à son épaule pour l'observer, toujours souriante.
Il y eut un long silence. La sécurité avait été avertie et son arrivée pouvait s'entendre dans l'allée.
Dès qu'elle les entendit, elle se précipita sur lui, enfonçant ses dents dans sa gorge , déchirant sa jugulaire et le laissant tomber sur le sol, le souffle court alors qu'il s'étouffait dans son propre sang.

Elle se leva, et s'appuya au-dessus de lui. Sa figure s'approchait dangereusement de lui, comme la vie qui défilait devant ses yeux.

Elle se rapprocha et murmura au creux de son oreille.

"Je... suis... Dieu..."

Les yeux du docteur se remplirent de terreur alors qu'il la voyait marcher calmement pour accueillir les gars de la sécurité. Sa dernière vision fut de la voir festoyer d'eux, un par un.

L'infirmière qui a survécu la nomma "La Sans-Expression" (ou "Le mannequin avec des dents.")

On ne l'a jamais revu.
 

                                                                                                                             
                                                                                                                             Traduction : Meowski


Texte original ici.

Le ballet des algues

L'incident du sous-marin de recherche X-201 est passé inaperçu, comme de nombreuses (sinon toutes) affaires surnaturelles qui se déroulent sur notre chère planète. Moi-même je n'aurais sans doute pas eu vent de cette affaire si je n'avais pas fouillé dans les affaires de mon père, garde-côte.

L'affaire s'est déroulée il y a à peu près 2 semaines, dans la mer des Sargasses. Alors que le mini-sous marin X-201 entamait des recherches sur la prolifération d'anguilles dans ce coin du globe, leur descente atteignit les -2000 mètres au-dessous du niveau de la mer et fut suivie depuis la surface par un bateau appelé "Sybille". Deux chercheurs étaient aux commandes de l'appareil.

Le récit du commandant de bord et de l'équipage de surface reste les seuls témoignages du drame qui a coûté la vie aux deux chercheurs.

Le commandant raconte:
" Après la mise à l'eau, le sous-marin a entamé sa descente dans les profondeurs, traversant auparavant les Sargasses. Ces algues s'accrochaient au sous-marin et ralentissaient la descente. Après une dizaine de minutes, l'appareil parvint enfin à se libérer de leur emprise.

Arrivés à -700 m, l'obscurité commença à approcher, ce qui étonna les scientifiques, ceux-ci ne voyaient plus à plus de 20m.
Ce qui étonna encore plus les chercheurs, c'était qu'ils ne voyaient absolument aucuns poissons, aucune espèce vivante; de plus, les micros n'enregistrèrent aucun son à part le bruit des hélices du X-201.

Ils continuèrent à avancer dans le noir complet. La lumière des phares ne parvenait plus à percer l'obscurité, c'est comme s'ils avaient été recouverts d'un voile sombre et opaque.

Arrivés à 1200m les scientifiques ressentirent de légères secousses, comme si quelque chose avait frôlé l'appareil, mais rien n'apparaisait sur notre radar ni sur le leur. Juste après, un des scientifiques s'écria qu'il avait vu quelque chose à sa droite. Une pieuvre se mit subitement à passer devant le hublot. C'était le premier être vivant qu'ils apercevaient depuis le début de la plongée, mais ils ont préféré rire de la frayeur du scientifique.

Arrivé à -1700 m, les choses ont commencé à devenir plus étranges.
L'obscurité était si forte que le phare n'éclairait que jusqu'à 5 mètres. Ils ressentirent à nouveau une secousse, plus forte que la première fois. À nouveau le scientifique s'écria avoir vu quelque chose frôler l'appareil, puis le second confirma à son tour. Ce fut ensuite au tour du responsable de la 4 ème caméra à bord (derrière le sous-marin) de confirmer la présence de quelque chose à proximité du X-201, "quelque chose qui bouge".

Après quoi le plancher océanique fut atteint, -2000 m.
Les scientifiques venus là pour observer les anguilles seraient repartis bredouille, mais ils ne sont tout simplement pas revenus.

Une fois atteints les -2000m, les 2 chercheurs (et nous à bord) ont soudainement aperçu une sorte de lumière briller à près d'une cinquantaine de mètres de leurs position. Une boule lumineuse qui semblait bouger dans leur direction et réussissait à transpercer le voile opaque qui les recouvrait.

La boule disparut soudainement et une secousse bien plus forte que les deux premières survint. La secousse fut si forte que de nombreux appareils furent endommagés, et notamment le phare. Cependant les petites lumières qui accompagnaient les caméras marchaient encore et nous permettaient de continuer à voir ce qui se passait. Mais subitement, deux caméras arrêtèrent de filmer (celle de droite et celle de derrière).

Effrayés par l'évènement les deux scientifiques entamèrent une remontée. La jauge d'oxygène indiquait un niveau faible et leur panique n'arrangeait pas les choses. Les deux chercheurs commençaient à suffoquer, quand quelque chose stoppa net le X-201. Les micros enregistrèrent comme un grognement, puis un second. La boule blanche apparut à nouveau, fonçant droit sur le sous-marin, une nouvelle secousse...

Finalement la "chose" lâcha le sous-marin, qui partit à toute vitesse. Mais ce n'était pas fini, à -1000m le premier scientifique s'écroula par manque d'oxygène et le sous-marin fut à nouveau retenu, mais cette fois par des sargasses. "Des algues à -1000m ?!" Personne ne fut tout d'abord choqué par ça tant la tension était palpable à bord.

La caméra de gauche filma quelque chose nageant à coté du sous-marin, avant que celle-ci ne soit arrachée par ce qui semblait être une main humaine mais qui n'en était sûrement pas une vu sa couleur grise et sa taille.

La boule blanche apparut à nouveau devant le hublot. Celle-ci bougeait de façon régulière, de droite à gauche. Le dernier scientifique s'évanouit à son tour.

C'est alors qu'un coup de patte (?) fit exploser le hublot du X-201, laissant les scientifiques à la pression sous-marine. La dernière chose que la caméra enregistra avant d'être détachée fut le sort des deux pauvres scientifiques, littéralement broyés par la pression sous-marine qui règne à -1000 m, et ce qui devait être l'œil d'une des "choses" qui a attaqué le X-201..."

Trilogie de fin d'un auteur prolifique (1/3).

Suicide Mouse (Vidéo d'origine ?)


Vidéo rare que j'ai trouvé sur normalpornfornormalpeople.com, le fameux site étant à l'origine de la mystérieuse vidéo " Useless.avi " qui a fait beaucoup parler d'elle un moment.

mardi 22 octobre 2013

La vieille maison de Markham (Old Markham House)



Markham, dans l’état de l’Ontario est l’une des cités majeures dans la plus grande zone de Toronto. C’est une ville étendue, qui se développe rapidement, qui connaît une augmentation des développements en banlieue, des gratte-ciels et des entreprises brillantes. Tout ceci est apparu seulement dans les trente dernières années. Avant cela, Markham était une ville tranquille. Ce n’était pas la capitale technologique du Canada, comme aujourd’hui. La plupart de ses quartiers ont été, peut-être si vous y aviez vécu vous en rappelleriez-vous,  des terres agricoles.


Ce sont toujours des terres agricoles autour de la ville. Cependant, dans les années 70, le gouvernement Canadien a acheté une grande partie de ces terres, avec pour projet de construire un nouvel aéroport et une ville autour. Beaucoup furent forcés de quitter leurs maisons, les affaires dans cette zone cessèrent. Par conséquent, des bâtiments abandonnés furent laissés en plan.


L’aéroport ne fut jamais construit. Les gens ne furent pas non plus autorisés à revenir chez eux. Leurs maisons, toujours debout des décennies plus tard, sont encore là, et certaines avec le mobilier inchangé.
Sur Reesor Road, à côté de quelques maisons qui sont occupées aujourd'hui, vous trouverez un chemin de terre qui mène à la forêt. Si vous le suivez, au bout d’un court moment cela conduira à une maison abandonnée, bien en vue. Allez dedans. La maison a été vandalisée par des adolescents, la peinture commence à s’écailler mais sinon elle est en de bonnes conditions.


Au milieu de la maison, vous verrez une cage d'escalier, menant à la cave. Dans l'entrée de la cage d'escalier, les mots "PARTEZ MAINTENANT" seront peints à la bombe sur le mur. Ne le faites pas. Descendez les escaliers. Ils sont assez bancals, donc assurez-vous que vous avez le matériel adéquat. Asseyez-vous sur le sol et attendez.


A 12 heures très exactement dans la matinée, si c’est la pleine lune, une vieille femme descendra les escaliers. Vous ne pouvez pas vous cacher d’elle, elle vous repérerait directement.
Elle vous dira : « Comme il est tard, aurais-tu besoin d’une maison ? »
Dites oui. Elle vous conduira en haut jusqu’à sa voiture, qui est garée sur le chemin de terre. Lorsque vous entrerez à l'intérieur, elle ne vous demandera pas où vous voulez aller, elle commencera tout simplement à conduire. Quand elle le fera, demandez-lui: «Pouvez-vous me déposer plus loin ? »


Elle répondra : « C’est une question courageuse, je vais voir ce que je peux faire. »


Elle va ensuite vous remettre un puzzle qu’elle tirera de l'intérieur de son sac à main. Il sera facile à résoudre, alors ne vous inquiétez pas. Mais une fois résolu, la moitié tombera, révélant une question écrite à l'intérieur du cube. Ce sera une question tout à fait aléatoire, avec une réponse, une que vous savez peut-être très bien, ou une qui nécessite beaucoup de réflexion, mais elle sera toujours très énigmatique, peut-être liée à un événement passé de votre vie. Elle se tournera vers vous lorsque vous lui direz la réponse, et vous devrez lui dire : «Eh bien? »


Si la réponse est correcte, elle vous tendra un large morceau de bonbon, mais lorsque vous  le déballerez, vous trouverez un diamant à l’intérieur. Pour une raison quelconque, cependant, après cela vous commencez à vous sentir un peu vide, comme si vous n'étiez pas au courant de quelque chose d'important. Ensuite, elle vous déposera en toute sécurité à votre domicile, mais le sentiment ne va pas disparaître.


Si la réponse est fausse, elle va percuter la prochaine voiture qu’elle verra. Vous ne mourrez pas dans l’accident, mais vos blessures seront graves. Les prochains jours seront très douloureux pour vous, mais vous serez tout à fait conscient, incapable de dormir. L’anesthésiant et l’antidouleur seront inefficaces sur vous. La vieille femme en sortira indemne. Elle vous rendra visite à l'hôpital de Markham-Stouffville et viendra placer sa main sur votre front. Quand elle le fera, vous vous évanouirez. Ce que vous verrez alors sera la plus belle chose à laquelle vous assisterez dans votre vie, et ce qui se passe après est inconnu. Elle vous dira, cependant: «Vous êtes prêt. »

 
Traduction: Teru-Sama

Creepypasta originale ici.

La Fille du Diable

Depuis que la police est tombée sur le corps de la victime qui avait été signalée comme étant perdue à l’intérieur de la bastille, pourtant formellement interdite d’accès comme ils l’ont précisé à plusieurs reprise, les autorités sont encore et toujours à la recherche du monstre à l’origine de cet acte des plus atroces. Cette nuit du 13 juillet 2013 au 14 à bel et bien choqué la population de la Meurthe-&-Moselle, puisque cette enquête avait fait rebondir celle de la prétendue disparition puis à la soudaine révélation d’un infanticide du père de la jeune Crystal, dont les autorités n'ont jamais retrouvé le corps jusqu’à ce jour. Cette histoire avait provoqué, à l’époque, le suicide de Virginie Roussel, la mère de Crystal. De nombreuses questions ce sont alors posées. Le père de la principale suspecte, quant à lui, a préféré garder le silence lorsqu’on lui avait confié que sa fille n’était pas morte comme il l’avait avoué en 1997.     


 
         
 

Nous sommes le 15 octobre 2013 lorsque je commence à rédiger à mon tour l’histoire qui a sans doute un rapport avec le cannibale toujours en liberté dans les rue de la ville où le meurtre de Fabian a eu lieu. Lors d’un week-end, quelques amis et moi avions décidé de faire une balade nocturne dans la ville. Cela nous semblait vraiment bizarre de ne croiser personne dans la rue malgré l’heure qu’il était. Mais ce n’était qu’un détail pour nous. Nous en avions profité pour nous faire de petites frayeurs en parlant de la légende devenue réalité du Fort de Crystal. Divers questions nous vinrent à l’esprit. Et si nous la croisions ? Que se passerait-il ensuite ? Comment réagirait-elle face à nous ? Ou inversement. La conversation avait duré une bonne demie-heure. C'est alors que nous avons décidé de visiter l’ancienne maison des Roussel qui fut abandonnée quelques semaines après le suicide.        
 

         
 

Le jardin était plutôt vaste. De hautes herbes envahissaient le terrain. Quelques arbres occupaient le tour de la clôture. Voir cette demeure me donnait le sentiment qu’elle nous regardait. La nature commençait à prendre le dessus sur la façade. La maison ne comportait plus de porte d’entrée, n’importe qui pouvait squatter celle-ci. Le hall était en fait un couloir dans lequel se trouvait un escalier pour accéder à l’étage. Il y avait aussi une baignoire juste à l’entrée. A droite se trouvait une porte entrouverte menant à la pièce suivante.        
 

         
 

 

         
 

Il s’agissait sans doute de la cuisine. On pouvait constater que les meubles n’avaient jamais bougé depuis l’abandon. Une odeur insupportable me provoquait un mal de tête, ce qui me rendait mal à l’aise. C’était une odeur de moisissure. L’une de mes amies, Alison, n’était pas du tout rassurée sachant très bien que la mère de Crystal s’était suicidée dans son propre habitat. Elle décida alors de nous attendre dans le jardin. Nous lui avions promis de faire au plus vite afin de ne pas la laisser toute seule.        
 

         
         
 

Nous sommes ensuite montés à l’étage. Je me souviens qu’il faisait affreusement froid. Toutes les fenêtres avaient été ouvertes ou brisées. Le craquement du plancher nous faisait frissonner à chaque pas que nous entamions. Le couloir dans lequel nous nous trouvions nous donnait un vaste choix de pièces. À l’instant même où Julien m’avait prit en photo, nous avions entendu un bruit venant de la dernière pièce à visiter. En effet, un objet, sans doute fragile, s’était écrasé au sol et s'était brisé ensuite. La porte menant à cette pièce étant fermée, nous ne pouvions pas savoir de quoi il s’agissait. Ensuite, nous avons entendu des gémissements, ce qui nous a fait directement penser à un animal. Mais après avoir été plus attentifs, nous avons compris qu'une personne se situait en fait dans la pièce en question car nous avions perçu comme des chuchotements suivis de quelques sanglots.      
   


 
        
 

         
 

Je pris donc mon courage à deux mains afin d’ouvrir délicatement la porte. Mes amis se tenaient juste derrière moi, tout aussi effrayés que moi, mais curieux de voir ce qui avait provoqué la chute de cet objet.         
 

         
 

"Quelqu’un est dans le jardin, il se dirige vers la maison", dit Alison, ce qui nous fit sursauter car nous ne l’avions pas entendu arriver. J’ai tout de même ouvert la porte tout en m’éclairant à l’aide de l’appareil photo de Julien. Il y avait une femme se tenant debout face au mur. Elle gravait le mot « Maman » partout dans la pièce. Nous avons ensuite entendu un craquement du plancher venant de l’escalier. Crystal l’avait malheureusement entendu aussi. Elle se retourna en notre direction puis se précipita vers nous en hurlant d’une manière que personne n’aimerait entendre dans sa vie. La haine que dégageait sa voix nous fit comprendre qu’il ne fallait pas rester planté dans ce couloir. J’eus tout de même le temps de prendre cette créature en photo. Nous nous sommes ensuite précipités vers le rez-de-chaussée, mais un homme se tenait sur les marches et nous demanda ce que nous faisions ici. En descendant l’escalier, on lui avait ordonné de sortir d’ici mais il fut paralysé par la chose qui se tenait juste devant ce pauvre homme.        
 

         
 

Lorsque nous avons atteint le jardin, nous distinguions les horribles cris de douleur de ce vieux monsieur. J’ai par la suite contacté la police.        
 

         
 

Ils ont découvert l’homme qui avait malheureusement perdu la vie. Il avait été frappé violemment à de nombreuses reprises à la tête, ce qui avait provoqué sa mort. Quand à Crystal, elle avait sans doute pris la fuite avant l’arrivée de la police car ils ne l’ont pas trouvée sur les lieux. Je me pose encore la question, pourquoi n’ont-ils pas enquêté sur l’ancienne résidence des Roussel ? Ou au moins, pourquoi n’ont-ils pas condamné les entrées ? La femme du mari tué par ce monstre a déclaré à celui-ci nous avoir vu pénétrer dans l’enceinte de la maison. Le vieil homme a donc voulu voir sur place ce que nous faisions à l’intérieur. Nous n’aurions pas eu l’idée d’y aller, rien de tout ça ne se serait passé. Demain je dois me rendre à la gendarmerie pour raconter ma version des faits.        
 

         
 

S’il doit y avoir un vrai coupable dans cette histoire, c’est bien le père de la jeune femme devenu bien pire qu’un être humain. C’est alors que j’ai compris pourquoi elle inscrivait partout, dans ce qui devait être la chambre de ses parents, le mot « Maman ». En effet, elle ne doit pas être au courant que celle-ci s’est donné la mort juste après avoir appris que son enfant avait été sois-disant tué par son père. Toute cette haine que ressent Crystal vient de lui-même après l’avoir abandonné dans cette forteresse en 1997, je ne vois pas d’autre explication.        
 

         
 J’ai regardé la photo que j’avais prise de la créature. D’après mes souvenirs lorsque j’avais la chose en face de moi, elle était affreusement maigre. Crystal avait dévoré ses propres lèvres ce qui explique sur la photo qu’on pourrait croire à un sourire des plus malsains. Je comprends pourquoi maintenant personne n’ose se promener dans les rues tard le soir.



   
 

   

Cette Creepypasta est la suite de celle-là : http://creepypastafromthecrypt.blogspot.fr/2013/07/le-fort-de-crystal.html

lundi 21 octobre 2013

Les besogneux

Note: La vidéo qui suit n'est qu'un fond sonore qui me paraît approprié. Vous pouvez la lancer et poursuivre la lecture, il n'y a rien de particulier à voir dessus.




 Cette affaire remonte à quelques années.

Cela s'est produit quelque part dans le Nord, dans une friche industrielle. La cité au loin avait bien grandi, et on entreprenait de "réhabiliter" la zone - autrement dit, tout démolir. Entre les usines textiles, se tenait l'ancienne imprimerie d'un magazine depuis longtemps ruiné, un beau bâtiment de brique destiné à s'effondrer sous peu. Les deux experts que les promoteurs avaient envoyés pour exécuter les travaux préparatoires (entre autres, bref état des lieux et mesure de la parcelle) ne feraient que précipiter un peu la chose.

Une fois le terrain mesuré, ils se rendirent à l'intérieur afin de se faire une première idée du travail à fournir avant la démolition. La première salle, très vaste, comportait  tout le matériel; on apercevait, à l'arrière, l'escalier métallique conduisant au bureau du contremaître.
Étrangement, l'ensemble de la machinerie destinée à imprimer le journal était encore en place - en mauvais état, certes, mais bien en place. Des rouleaux et rouages un peu rouillés, des consoles, des masses de papier à peine jauni. Tout semblait avoir été laissé en l'état depuis l'abandon. Des exemplaires imprimés étaient encore en place au bout de la chaîne, affichant les derniers titres avant la faillite: d'après  ce qu'on pouvait encore lire sur certains d'entre eux, ils avaient plus de vingt ans.
Mais il y avait également d'autres textes encore enchâssés dans la machine, qui n'avaient pas eu le temps de sortir.

Par désœuvrement, l'un des employés fit jouer les rouages sur leurs gonds; la machine fonctionnait encore très bien. Une dizaine de grandes feuilles tomba sur le sommet de la pile.

"Je vais jeter un œil à côté, je reviens.

-Ok."

Négligeant son travail, celui qui était resté prit les feuillets et commença à les lire. L'écriture était serrée, densément répartie sur toute la page, et semblait n'avoir rien à voir avec des articles de presse. C'était un cycle répété de sentences obscures. En voici une retranscription:

Les besogneux travaillent, ils ne savent rien faire d'autre.
Les besogneux sont présents et éveillés.
Les besogneux aiment ce qu'ils font.
Les besogneux ne vivent que pour leur tâche.
Les besogneux sont courbés dans l'ombre.
Les besogneux chôment depuis bien longtemps.
Les besogneux veulent matière à travailler.
Les besogneux font feu de tout bois, pourvu que ce bois soit vivant.
Graisser les rouages d'une huile rouge.
Les besogneux travaillent, ils ne savent rien faire d'autre...

Comme l'employé achevait sa lecture, un faible râle se fit entendre dans la pièce attenante.

"Sylvain? Un problème?"


En réponse, les machines grincèrent et se mirent en marche. Des cliquetis résonnèrent dans toutes les pièces, le timbre était clair mais le fond humide... Les rouages suintaient d'un liquide sombre et gras.
Et tandis que l'employé tentait de contenir sa surprise et sa terreur, un nouveau texte venait de parvenir au bout de la chaîne d'impression.