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dimanche 29 septembre 2013

This Man

Il existe un homme qui a été vu à plusieurs reprises dans les rêves de milliers de personnes, poussant certaines à la paranoïa, à des hallucinations, et dans le pire des cas, au suicide. Après plusieurs recherches voici quelques cas :



-Un jeune couple de 18 ans, Arthur et Léana, lui étudiant en architecture et elle écrivaine. Ils l’auraient vu un soir alors qu’ils dormaient ensemble, ils l’ont aperçu dans un rêve, au même moment.

Ils l’auraient vu assis, sur leur lit, les regardant fixement pendant plusieurs minutes. Le couple ne pouvait ni bouger, ni parler, ni crier, ils ne pouvaient que le laisser les regarder. Puis, il aurait souri et leur aurait dit « Je reviendrai bientôt » avant que le couple ne se réveille, terrorisé. 
Arthur n’eut aucun séquelle, il voyait un psychologue depuis plusieurs mois à cause de son travail qui l’avait rendu dépressif. 
Malheureusement, Léana n’eut pas cette chance, elle sombra petit à petit. Elle disait le revoir dans ses rêves, en ville, dans sa rue, devant sa fenêtre… elle ne supportait plus cette situation, elle se mit à boire, puis à la drogue et sombra dans une profonde paranoïa avant qu’Arthur ne la retrouve pendue dans sa chambre. Elle ne laissa qu’un sombre poème : 

« Je suis sobre, mais il est là 
C’est loin d’être un rêve crois moi 
Je suis désolée, je dois partir 
Je ne peux plus me cacher ou mentir 
Je pars avec peine. 
Adieu Arthi, je t’aime. »

L’étude révéla un suicide. Cependant, il y avait des taches noires sur la feuille et dans son dos. L’origine en est encore inconnue.



-Il y a aussi le jeune Arnold, 10 ans. Il aurait fait le même rêve qu’Arthur et Léana d’après ses parents. Il dessinait le visage qu’il avait vu dans son rêve un peu partout, sur chaque dessin, chaque feuille, les sols, les murs etc... 
Visage qui colle parfaitement avec la description d’Arthur et que les autres « survivants » ont donné. Un soir, les parents retrouvèrent le corps de leur fils en bas de leur immeuble, il aurait sauté du 5ème étage. Certaines pistes laissent penser qu’il aurait été poussé; cependant, aucun suspect « matériel » n’a été interpellé.  Il avait lui aussi des taches dans le dos, ainsi que sur plusieurs de ses dessins. 





Pour finir, je parlerai de Tyler. Le cas Tyler est celui qui a effacé mes doutes sur cette chose et a aussi été le plus violent. C’était un agent de sécurité dans une boîte de nuit, un « videur ». C’était le frère de Léana.  Sa sœur lui avait souvent parlé de  « ce mec ». Après son suicide plus qu’étrange, il a fait des recherches sur l’homme qui terrifiait Léana. Il a cherché de nombreux cas, il a même rencontré le jeune Arnold et avait été anéanti par sa mort, il n’avait pas pu le sauver lui aussi, alors il chercha à faire en sorte que plusieurs personnes prennent conscience de l'existence de cette chose et l'aident dans ses recherches. Il fonda un site: http://www.thisman.org/ et demanda aux parents d’Arnold s’ils pouvaient utiliser un de ses dessins pour mettre un visage sur « This man ». Il avait fait son possible pour aider certaines victimes, il en a sauvé plusieurs, mais certaines n’étaient pas assez résistantes pour résister à ce monstre. Tyler voulait le voir, il voulait l’affronter, venger le petit Arnold et Léana. Mais il ne venait pas. Tout le monde autour de lui devenait victime de cette chose, mais pas lui, et ça le rendait dingue. 
Mais un soir celui qu’il avait appelé « This man » a répondu à son appel désespéré. Tyler l’avait vu, mais cette fois-ci, cette chose ne lui souriait pas, elle était dans une rage folle, elle lui sauta à la gorge en lui criant « Pourquoi tu veux les sauver ? Laisse-les moi ! Laisse-les moi ! ». Il se réveilla à moitié étranglé, il avait du mal à respirer et il avait deux marques noires sur la gorge. Après ça, Tyler craqua. Il avait tenté 4 fois de se suicider, il était devenu dangereux, avait un comportement violent. 
On le retrouva allongé sur son lit, les artères des mains coupées, un tournevis dans la gorge. Il y avait des marques de lutte dans sa chambre, ainsi que de nombreuses marques noires sur sa gorge et le tournevis. 




Le site existe encore, il a été repris, peu de personnes était au courant de ces incidents. 
Je devais en parler... car moi aussi, je l’ai vu hier soir...





  
http://www.thisman.org/
 


samedi 28 septembre 2013

Sur la route humide.

Un homme, un soir de pluie, roulait pour rentrer chez lui. Il regarda la route et ses mains, restées collées sur son volant: il était seul sur cette autoroute. Au bout d'un moment, il reçut un message de sa femme: "Connard! Je te quitte toi et ton caractère de déprimé! Ah, aussi j'ai pris ton fric et tous les trucs de valeur comme ça je suis sûre que tu seras dans la merde!" il resta de marbre et changea de route.


Il roula sur la route 105, une route vide où jamais personne ne va; pas qu'elle soit maudite ou quoi que ce soit, mais on dit que l'on y trouve la mort facilement. L'homme se mit tout à coup à avoir une larme à l’œil, il commença à avoir une boule au ventre et se mit à hurler de tristesse, à hurler comme un maniaque, et commença à rouler encore plus vite, puis finit par faire un tonneau pour terminer sur le bord de la route.


Le lendemain, un homme passa par là et vit cette voiture. Il appela immédiatement les policiers. Les hommes eurent beau fouiller la voiture, ils ne trouvèrent rien. L’enquête dura un mois environ, mais aucun résultat. Une légende s'est créée autour de cet homme, selon laquelle il ère sur les routes en hurlant avec un cri si horrible qu'il pourrait rendre sourd toute une ville.


Peu d'informations existent à propos de cette légende, et pourtant j'ai trouvé quelques infos. L'homme s’appelait Bastien, Bastien Rou, il souffrait de dépression et était paranoïaque, on lui aurait apparemment fait croire que sa femme le détestait... Enfin, peu importe, ce n'est probablement qu'une légende, et personne n'a de temps à perdre avec ça. Mais juste pour vous donner une idée de ce à quoi il ressemble, voici une photo:





vendredi 27 septembre 2013

Drôle de monde (Eine lustige Welt)

“We stopped checking for monster under our bed, because we realized there were inside us”
- Le Joker


On voit toujours seulement les images sans y croire, jusqu’à ce qu’un jour on y soit soi-même confronté :


Quand les gens meurent, déchiquetés par des bombes ;


Et on en entend parler, de toutes ces personnes qui se font violer, assassiner et arnaquer ;


De comment les gens jouent des rôles entre eux, pour finalement se faire des coups fourrés juste pour le profit et la réussite personnelle.


C’est vraiment ridicule, quand on y pense.


Et souvent, on en entend beaucoup plus que ce que l’on cherche réellement à savoir.


En général, les médias brandissent ce genre de thèmes : « Attentat à Boston », « Un enfant assassiné par sa propre mère », « Femme violée en Inde », et on oublie à travers cela que les victimes de chacune de ces histoires étaient aussi des êtres humains de notre milieu.


Des gens comme nous, qui s’attendaient aussi peu que toi et moi à ce qu’il leur arrive quelque chose de grave.


Et maintenant, encore la même chose :


Ce matin, je n’avais pas vraiment considéré ça comme quelque chose de réel.


C’était d’ailleurs une journée tout ce qu’il y avait de plus normal.


Se lever le matin – boire du café – aller au boulot en métro.


Et finalement encore passer rapidement par la banque.


Et de nouveau, sur un de ces écrans géants qui parsèment toutes les grandes villes :


« Prise d’otages : un malade mental abat le personnel de sécurité d’une banque et prend 12 personnes en otage »


J’ai hoché la tête en regardant les images retransmises en live – s’il m’arrivait quelque chose de la sorte, honnêtement, je ne sais pas vraiment comment je devrais réagir.


Être un otage ou un membre de la sécurité… Et là un dégénéré entre avec son coup de folie et un fusil à pompe et tire dans le tas.


Je ne pouvais me retenir de sourire. Au final, je me trouvais aussi dans une banque, mais fort heureusement je ne me voyais pas dans une situation comparable.


Le reportage télévisé continuait :


Le stéréotype des femmes reporters se tenait directement devant le lieu pour retransmettre les toutes nouvelles informations en live.


L’homme de l’autre côté de l’écran demandait s’il y avait eu entre-temps des nouvelles de la police qui avaient encerclé le bâtiment pendant ce temps.


La femme lui répondait que les fonctionnaires de police ne pouvaient passer à l’action tant que les intentions du preneur d’otages n’avaient pas été tirées au clair – celui-ci ne bougeait manifestement pas, mais il semblait être en mesure d’abattre ses victimes.


Il n’aurait pas répondu à l’injonction de se rendre.


À travers cette discussion que je n’ai suivie que d’une oreille, j’ai remarqué à quel point notre société était incroyablement vulnérable :


« Ceux-là » ne pouvaient rien faire tant qu’une intervention non-planifiée risquait de mettre des innocents en danger – ils étaient absolument incapables de faire ce qui était nécessaire tant qu’il restait une seule chance de sauver tout le monde plutôt que personne.


Dois-je faire remarquer que c’est tout de même étrange que tout ce beau monde fasse comme s’ils étaient concernés, alors que pendant le même temps le triple du nombre des otages avait été tué à cause d’une attaque des pays de l’Ouest au Proche-Orient qui ne pouvaient éviter les "dommages collatéraux" ?


Eh oui, ne serait-ce pas mieux d’abattre simplement le criminel et d’accepter la mort éventuelle d’un seul des otages ?


Avec les moyens dont dispose la police, il est pourtant certainement possible de régler le compte du criminel de manière coordonnée et précise à distance – et de tels procédés inspireraient certainement bien plus la crainte que le standardisé « Pitié, ne nous faites pas de mal ! »…


Peu importe – Je ne tiens pas à me plaindre. Même s’il est évidemment regrettable, avec tout ce potentiel, que personne n’ait le courage nécessaire d’empêcher onze des douze victimes de se faire abattre à ce moment précis.


On entend distinctement onze coups de feu exploser et on voit onze personnes s’effondrer.


Et la police n’ose toujours pas intervenir – le preneur d’otages avait « apparemment été mis sous pression », du moins c’est comme ça que l’on dit dans les médias.


Rien qu’un mensonge afin de justifier l’approche hésitante ?


En tout cas, ce sont les mots que j’entends de la bouche de la femme sur place à la télévision.


Ce jour-là, j’ai vu à quel point il était facile de semer la panique dans cette société « civilisée », « éclairée », qui était indirectement responsable de la panique dans les sociétés « barbares » et « primitives », ailleurs dans le monde.


« Nous vivons dans un bien drôle de monde » me suis-je doucement chuchoté.


Et j’ai mis un terme à la vie du dernier des otages.
 
Traduction: Magnosa

Jusqu'à maintenant, la grande majorité de nos traductions venaient de l'anglais, mais Magnosa se trouve très bien maîtriser l'allemand, alors attendez-vous à du contenu un peu plus exotique dans les semaines qui viennent!

Creepypasta originale ici.

mardi 24 septembre 2013

L'ange pleureur

-Bonjour Monsieur Tenant. Vous êtes ponctuel ! Entrez je vous prie. 
-Merci Monsieur. 
-S'il vous plaît, pas de ça avec moi. Je suis peut-être votre psychiatre, mais appelez-moi Jean. 
-Comme vous voudrez, Jean. 
-Voilà qui est mieux. Maintenant, s'il vous plaît, allongez-vous sur ce canapé. Cela vous gêne-t-il si je prends des notes de votre récit ? 
-Absolument pas, Jean. 
-Bien. Installez-vous confortablement. Je ne veux pas que vous soyez intimidé. Vous ne passerez pas pour un menteur, et encore moins pour un fou. Je suis là pour vous aider. Prenez votre temps, et lorsque vous serez prêt, racontez-moi ce qui vous a amené ici. 
-Hum, alors... euh. Je ne sais pas par où commencer. 
-Prenez votre temps. Je ne suis pas là pour vous juger. Ne vous inquiétez pas. Je ne vous interromprai pas. Nous avons tout le temps qu'il nous faut. Qu'il vous faut. 
-Donc, ça s'est passé il y a quelques semaines... Je suis photographe amateur. J'aime prendre en photo tout ce qui représente la beauté, la mélancolie, la tristesse. Ce genre de choses. J'avais entendu parler d'une maison abandonnée, au 9 Avenue des Roses. Alors... 
-Pardonnez-moi, Alphonse... Mais je connais cette maison, et elle a été terminée l'année dernière. Comment pourrait-elle être abandonnée ? 
-J'y viendrai, si cela ne vous dérange pas. 
-Pas le moins du monde. Continuez je vous prie. 
-Donc... Ah, oui. J'ai alors décidé d'aller la voir. J'ai enquêté un peu sur cette maison, et j'ai découvert qu'une famille habitait là. Il aurait perdu la tête et tué sa femme et son enfant avant de se tuer. Personne ne sait pourquoi. La police a juste découvert du sang partout sur les murs, et le cadavre du père. Ceux de sa femme et de son enfant n'ont jamais été retrouvés. 


Donc j'ai décidé d'aller là-bas. La maison était sublime. Et son aspect abandonné lui donnait une touche de tristesse que je recherchais. Bien sûr, la maison était fermée. Mais j'ai grimpé par-dessus la clôture et je suis allé dans le jardin. Des fleurs et des herbes hautes avaient poussé un peu partout. J'ai pris quelques photos avant de remarquer quelque chose d'intéressant. Une magnifique statue d'un ange se tenait au fond de la cour. L'ange avait la tête dans les mains, comme si il pleurait le triste passé de cette maison. Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre plusieurs photos. 
Alors que je partais, je me suis retourné une dernière fois vers la maison. Et là, derrière une vitre, j'ai vu une inscription inscrite sur un mur. J'ai donc une nouvelle fois escaladé la clôture et je suis retourné dans le jardin. L'inscription était marquée en lettres rouges sur le papier peint défraîchi. J'ai mis quelques secondes avant de parvenir à déchiffrer ce qui y était écrit. "L'ange". Je me suis retourné vers la statue. Elle n'avait rien d'anormal. J'ai regardé une nouvelle fois à travers la fenêtre. Il n'y avait pas d'autre inscription. Seul "L'ange" était marqué. Je me suis alors dit que c'était le père de la famille qui habitait ici qui l'avait marqué. Mais pourquoi ? Que venait faire la statue d'un ange dans une histoire de meurtre ? 
Je sentis une goutte tomber sur ma joue. Il commençait à pleuvoir. J'ai donc couru jusqu'à ma voiture et je suis rentré chez moi. 


Arrivé chez moi, j'ai développé les photos. Et j'ai remarqué quelque chose d'anormal. Il y avait quatre photos qui représentaient la clôture en fer rouillé, ainsi qu'un peu d'herbe en bas. J'ai mis quelques instants à me rappeler que c'étaient les photos de l'ange. Pourquoi n'apparaissait-il pas ? 
Lorsque je suis allé me coucher, la maison de l'Avenue des Roses me trottait dans la tête. Je me posais des questions sur l'ange et sur l'histoire de cette maison. Cela avait tellement piqué ma curiosité que je décidai d'y retourner le lendemain. 


Le lendemain, donc, je suis retourné à cette maison, en apportant une lampe torche et un appareil photo numérique. Euh, excusez-moi. C'est un appareil photo munis d'un petit écran qui affiche les photos qu'on a pris. En fait il n'y a pas de pellicule, mais une carte mémoire... Bref. 
Je me suis garé devant la maison. La première chose que j'ai remarqué était que les grilles étaient ouvertes. C'était sûrement quelqu'un qui les avait ouvertes, mais pourtant j'avais la désagréable impression que quelqu'un... ou "quelque chose", m'invitait à entrer. J'ai sorti l'appareil photo de ma sacoche. J'ai pénétré à l'intérieur de la cour. Je me demandais si la porte d'entrée était ouverte, mais ma curiosité était plus forte et je suis allé vérifier la statue de l'ange. 


Je sais que ça a l'air fou, s'il vous plaît, ne vous moquez pas de moi... 
-Je n'en avait pas l'intention, Alphonse. Continuez. 
-Alors je suis allé voir la statue... Et je me suis rendu compte qu'elle avait bougé d'au moins deux mètres. En tout cas elle était plus à gauche de l'endroit où elle était la veille. Elle se couvrait toujours les yeux. J'ai pris une photo d'elle. J'ai regardé l'écran de l'appareil photo, il n'y avait pas l'ange, juste le jardin. Du coin de l’œil, j'ai cru que la statue avait changé. Je l'ai regardé, mais en réalité elle était toujours dans la même position. J'étais sûrement parano... 
En tout cas, je suis revenu sur mes pas, et j'ai poussé la porte d'entrée. Elle s'est ouverte, mais ça me surprenait pas vraiment. L'intérieur de la maison était poussiéreux et décrépit. Et il faisait sombre aussi. J'ai allumé ma lampe torche. Je me rappelle plus très bien de l'intérieur, mais c'était vraiment glauque. Il y avait des traces rouge sombre partout dans le salon. Quand je pense qu'une famille a vécu ici... Ça me fait encore frissonner.. Après quelques minutes à fouiller un peu partout, j'ai marché sur un petit journal. Je l'ai emporté avec moi, si vous voulez. 
-Bien sûr, allez-y. 
-Hum... Voilà, c'est là. Donc j'ai ouvert le journal, je l'ai feuilleté jusqu'à trouver un mot qui m'a interpellé. 
-Quel était ce mot ? 
-Ange. Encore une fois. Permettez-moi de vous lire ce passage. 


"Aujourd'hui, j'ai trouvé mon fils en train de jouer devant la fenêtre qui donne sur le jardin. Il se couvrait les yeux, attendait, puis regardait par la fenêtre. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait, il m'a répondu qu'il jouait avec la statue de l'ange qui pleure. J'ai regardé par la fenêtre : la statue de l'ange était bien là, dans le jardin, toujours au même endroit. Elle n'a pas bougé. Elle était déjà là lorsqu'on a acheté la maison. Je me demandais comment mon fils pouvait bien jouer avec ça. 
Et c'est alors que ça c'est produit. 
Enfin, je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé. J'ai à peine cligné des yeux pendant que mon fils se couvrait une nouvelle fois le visage. Mais dès que j'ai rouvert les yeux, l'ange me regardait. Il avait levé la tête ! La statue a bougée ! C'est impossible ! 
Mais pourtant ça c'est passé... J'ai encore cligné des yeux, et elle se remit le visage dans les mains.


À cet instant, je me suis arrêté de lire et je suis allé voir la statue par la fenêtre. Et là... Vous n'imaginez pas à quel point j'ai eu peur. La statue avait levé la tête et me regardait. J'ai reculé, j'ai failli trébucher, et j'ai tourné le dos à la fenêtre pour me précipiter dans la chambre. Je m'y suis enfermé du mieux que j'ai pu. J'ai attendu quelques minutes pour me calmer, puis j'ai continué ma lecture. 
Alors, où c'était... Ah, oui, voilà. 


"Ma femme et mon fils étaient dans le jardin. Elle lisait et il jouait au ballon, dos à la statue. Je les regardais à travers la fenêtre, j'étais heureux de les voir si joyeux... 
Et j'ai cligné des yeux. 
Ils avaient disparu. La balle rebondit jusqu'à la clôture, et le livre que Sylvie lisait était tombé sur le banc. C'était comme si... Ils n'avaient jamais existé. Et alors, avec stupeur, j'ai remarqué que l'ange me regardait. Ce qui me terrifia par-dessus tout était le fait qu'il souriait. 
J'ai couru me réfugier dans ma chambre et je n'en suis pas sorti de la journée. 


J'essaie de dormir. Mais je vois son visage. Partout. Dans ma tête, à travers la fenêtre... A travers toutes les fenêtres. Je suis allé dans la chambre d'invités, à l'étage. Là encore, l'ange m'observait à travers la fenêtre. Tout lâche que j'étais – et que je suis encore – je me suis réfugié une nouvelle fois sous les couvertures. Je suis sûr que l'ange n'est pas seul. Il doit y en avoir d'autres. Alors, vous qui lisez ceci, retenez bien : Les Anges Pleureurs sont partout. Évitez les moindres statues. Je ne sais pas ce qu'ils veulent, ni ce qu'ils ont fait à ma femme et mon fils, et encore moins pourquoi ils le font... Mais je m'en moque. Je veux revoir Sylvie... Et mon petit Valentin..."


Le journal s'arrête ici. Je pense qu'il s'est suicidé ensuite. Il voulait échapper à l'Ange Pleureur, puisque c'est ainsi qu'il le nomme. Pour l'écriture rouge sombre sur le mur, je crois que c'était de la peinture. J'en ai retrouvé un pot dans le salon, et en visitant la maison je me suis rendu compte qu'ils étaient en train de repeindre la chambre de l'enfant. 
Mon cœur s'est remis à battre à cent à l'heure après cette lecture. J'ai levé les yeux vers la fenêtre de la chambre. Les volets étaient fermés, mais pas complètement. Plutôt entrouverts, vous voyez? Et l'ange se tenait là, il me regardait à travers la fenêtre. 
J'ai paniqué. J'ai ouvert la porte à coup d'épaule et j'ai tenté de sortir. Mais la porte s'était fermée ! Vous ne comprenez pas, et je doit vous avouer que moi non plus. J'étais enfermé dans la maison. J'ai couru à l'étage, pour me réfugier dans la chambre de l'enfant. J'ai entendu la porte d'entrée claquer, comme si quelqu'un était rentré puis avait refermé la porte. Même paniqué, la curiosité dominait. Je suis allé sur le pallier. J'ai failli tomber à la renverse : la statue de l'Ange Pleureur était juste devant la porte, il tendait les bras comme si il voulait m’attraper. 
Et c'est là que j'ai fait une erreur. Je me suis retourné pour fermer la porte. Mais je n'en ai pas eu le temps. Je suis tombé sur le sol. J'ai senti une brise sur ma joue : j'étais à l'extérieur. J'ai ouvert les yeux et je me suis relevé. L'ange avait disparu, et la maison aussi. En fait, j'étais toujours au même endroit. Mais je me suis rendu compte que... ça me semble tellement absurde à dire.. Je me suis rendu compte que l'Ange m'avait envoyé dans le passé. 
Ça fait un an, désormais, monsieur... Euh, pardon, Jean. Ça fait un an. Il y a un an, j'étais en 2013, et désormais je suis en 1960. 


-Vous pensez donc venir du futur, Alphonse ? 
-Non ! Non, je viens du futur ! J'ai gardé l'appareil photo dans ma sacoche, si vous voulez voir. Le tout premier appareil photo numérique apparaîtra dans quinze ans ! 
-Soit. Mais et cet ange ? Qu'est-il devenu ? 
-Je ne sais pas, Jean. Je frissonne rien qu'à l'idée de savoir que cette maison est en train d'être construite, et que l'ange doit sûrement déjà y être... Et que lorsque je serais vieux, en 2013, au même moment, je serai aussi dans cette maison en train d'être pris au piège par l'ange. 
Le propriétaire du carnet a raison, Jean. Les anges sont partout. 
-Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? 
-Le buste de votre bureau, derrière vous, n'a pas arrêté de changer d'expression depuis que j'ai commencé à parler.

Son auteur précise qu'il ne plagie pas, même si ça rappellera sûrement quelque chose à certains.

lundi 23 septembre 2013

L'autre épisode perdu de "Nu, Pogodi!"

Avant de débuter ce récit, il convient de préciser quelques détails nécessaires à la compréhension de toutes les références. L’histoire s’est déroulée en Pologne, dans les environs d’Olsztyn, il n’y a pas si longtemps. Comme dans tous les pays anciennement sous la domination du Kominform, la culture n’est pas la même que dans les pays occidentaux, et cela vaut aussi pour les dessins animés.

 
Il y a eu notamment un cartoon créé en 1969, sur le même principe que Tom et Jerry, qui s’appelait Nu, pogodi! et avait un tel succès qu’il a été appelé la « réponse aux dessins animés made in US ». Dedans, un loup, nommé Volk, se démène afin d’attraper Zayats, un lapin, pour un but plus qu’évident. En tout, 20 épisodes ont été tournés, en plus de 3 séquences de 10 minutes appelées les « épisodes perdus », ces dernières étant trouvables seulement en cassette ou sur internet. Mais bien sûr, comme pour bon nombre de choses venant de l’ancien régime soviétique, certains détails ne sont connus que par certaines personnes.

 
 

 


 
La soirée se déroulait calmement. Les plus petits étaient devant la télévision, les plus grands autour d’une table à se raconter des histoires, dans une pièce à côté, et les adultes étaient de sortie. La petite pièce n’était éclairée que par des bougies, afin de rendre l’atmosphère volontairement plus glauque, bien que la porte restait ouverte afin de pouvoir surveiller les enfants. L’un des adolescents avait pris la parole, chuchotant et parlant d’une voix plus grave qu’à l’accoutumée, et tentait visiblement d’impressionner l’auditoire par son récit sur les morts d’un village voisin.

 


 
« - … ça n’avait aucun sens, le vieux Kraviec était mort depuis longtemps, Ludwik était allé à son enterrement, et pourtant il avait l’impression de reconnaître sa silhouette de dos, penché au-dessus de quelque chose qu’il n’arrivait pas à distinguer et produisant d’infâmes bruits de mastications… Et soudain, il marcha sur une branche qui craqua. La chose qu’il avait en face de lui était maintenant avisée de sa présence, elle se retourna vers lui et…

 


 
-BAAAAAAAAAAAAAH !!! »

 


 
Son voisin avait brusquement saisi la fille se trouvant à sa droite par les épaules en hurlant, ce qui l’avait fait hurler à son tour, de peur et de surprise. Elle se reprit et colla une gifle au farceur, tandis que le reste de l’assistance riait à gorge déployée. Lorsque tous se furent calmés, un autre garçon se manifesta. Il était le seul à avoir très peu réagi durant l’histoire précédente, qui n’avait pas l’air à son goût, ce qu’il indiqua d’ailleurs de manière précise :

 


 
« Si on oublie les incohérences du genre une branche qui se trouve comme par hasard dans le couloir du manoir hanté pour craquer sous le pied du héros, raconter tout ça pour finir par crier dans les oreilles du voisins, ça n’a franchement pas grand intérêt… »

 


 
Tous le regardèrent, le précédent conteur avec un air vexé, mais il ne changea pas d’expression. Il poursuivit :

 


 
« Maintenant, si vous le permettez, je vais aussi vous raconter une petite histoire, peut être certains d’entre vous la connaissent déjà. Vous vous rappelez tous de Nu, pogodi! ? »

 


 
Les autres acquiescèrent.

 


 
« - Vous vous rappelez aussi que dans les derniers épisodes, la voix de Volk avait changé ? Il se trouve que son doubleur, Anatoli Papanov, est mort d’une crise cardiaque…

 


 
- Les histoires de fantômes ou de mort-vivants, on a déjà fait ce soir, râla le précédent conteur, si tu démontes mon histoire juste pour…

 


 
- J’ai à peine commencé, imbécile, écoute au lieu de nous faire une scène ! Je disais donc, il est mort à cause d’une crise cardiaque en prenant une douche froide, l’eau chaude avait été coupée ce soir-là. Ça s’est produit entre l’épisode 16 et l’épisode 17, du coup ils on été plutôt embêtés, d’autant qu’ils avaient commencé à tourner le quatrième épisode perdu, vu que les trois premiers avaient été un succès. Mais changer la voix d’un personnage, c’est compliqué, encore plus en plein milieu d’un épisode, donc la décision a été prise deux jours après, ils ont préféré laisser tomber et réfléchir à une solution pour terminer la série régulière.

 


 
Sauf que le lendemain de cette décision, le producteur a reçu une lettre anonyme lui disant que cet épisode devait être terminé, et que Volk devait attraper Zayats, pour une fois. Pas de bol, l’écriture a très vite été reconnue, c’était un autre acteur et ami de Papanov, Andrei Mironov. On lui a envoyé quelqu’un pour vérifier sa santé mentale et découvrir comment il avait fait pour être au courant d’un truc qui ne le regardait pas aussi vite, les résultats ont pas du plaire parce qu’ils s’en sont occupé très vite, ni vu ni connu. La version officielle c’est qu’il est mort d’une rupture d’anévrisme, à peine 9 jours après la mort de son pote. Quelle coïncidence, devait-on se dire !

 


 
Dans les studios, on a vite oublié cette histoire, mais on a retrouvé une des caméramans pendue avec le scripte de cet épisode perdu à la main. Les infos sur la série ont été modifiées de sorte à ce que son nom n’apparaisse pas, cependant en interne on s’est posé des questions, la personne n’avait aucun antécédent, et la veille elle avait même l’air de bonne humeur. Le surlendemain, c’est un des directeurs artistiques qu’on a retrouvé vidé de son sang dans son bureau, un classeur à propos de la série était ouvert devant lui et il avait dessiné Volk avec la tête de Zayats dans la gueule avec son propre sang. C’est là que chez Soyuzmultifilm, il y a eu quelques dérapages. »

 


 
Il s’interrompit. Un des enfants se tenait à la porte et les regardait. Dés que le silence se fit, il dit que ce qu’il y avait à la télé était nul parce que les dessins animés étaient finis, faisant au passage sursauter ceux qui étaient dos à la porte et n’avaient pas remarqué sa présence. Le conteur lui sourit, ouvrit son sac et lui tendit une cassette, lui disant que si il voulait, il y avait d’autres dessins animés dessus. Le petit lui fit un grand sourire et repartit vers les autres avec sa nouvelle cassette. L’histoire reprit ensuite, captivant de nouveau l’auditoire comme s’il n’y avait pas eu d’interruption :

 


 
« Certains disaient que Papanov n’était pas satisfait parce qu’il n’avait pas pu terminer sa série, et qu’il voulait qu’un terme y soit mis. Les supérieurs trouvaient ça totalement délirant, au début, mais quand un autre caméraman s’est filmé en train de se flinguer devant un épisode de la série et qu’un scénariste s’est déguisé en lapin pour sauter par une fenêtre, ça a leur fait penser que cela ne coûtait rien d’essayer, de toute manière ce n’était qu’un épisode perdu, il n’avait pas de lien chronologique avec le reste de la série, il pourrait très bien la clore. On a mis une autre équipe que celle habituelle pour terminer l’épisode, afin de laisser l’originale s’occuper de la série régulière, et dés que le tournage a repris, les morts étranges ont cessé.

 


 
Cependant, l’équipe devint de plus en plus sombre à mesure que leur travail avançait. Certains déprimaient, d’autres arrêtaient tout contact avec les autres, on ne les voyait plus que pour entrer ou sortir de leurs bureaux. Les autres employés ont pensé que c’était probablement parce qu’ils ne trouvaient pas comment avancer, et par quel miracle ils pourraient faire aboutir un épisode inachevé sans même l’aide des voix originales, qui avaient refusé d’y participer et n’avaient laissé que des enregistrements déjà existant en guise de sons exploitables, mais en même temps des rumeurs ont commencé à se répandre comme quoi leur travail renfermait quelque chose de malsain et que leur œuvre n’apporterait rien de bon.

 


 
De plus, certain d’entre eux commençaient à avoir des comportements inhabituels, à faire des choses qu’ils n’auraient jamais fait en temps normal. Ce qui transparaissait le plus, c’était leur susceptibilité dés qu’on évoquait l’avancement de leur tâche, il n’était pas rare qu’une discussion sur ce thème parte rapidement en éclats de voix. Et ça, ce n’était que pour ceux qui semblaient le moins touchés, car d’autres perdaient complètement les pédales, après quelques temps, plusieurs ont été déclarés inapte au travail. Même sur leur corps ça se voyait que quelque chose ne tournait pas rond, ils perdaient du poids et les cernes s’agrandissaient sous leurs yeux.

 


 
Malgré ces difficultés, l’enregistrement a pu être mené à son terme, d’une manière ou d’une autre. Et comme les plus superstitieux pouvaient s’y attendre, il semblait cacher de lourds secrets. Après l’avoir terminé, les employés assignés à cette tâche ont continué à n’être que des fantômes au sein de l’entreprise, et les rares fois où on pouvait les croiser et les questionner à propos de l’épisode perdu, ils répondaient que cela ne valait pas la peine de le regarder et qu’on ferait mieux de s’occuper d’autre chose. Ils ont fini par tous rentrer un à un en dépression, et certains ont même complètement perdu la tête. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’un de leur supérieur, persuadé qu’ils jouaient tous la comédie et voulant prouver aux autres que les rumeurs qui couraient n’étaient que des racontars infondés, a pris l’enregistrement et est allé le regarder dans son bureau. »

 


 
Depuis l’autre pièce filtrait le son du générique de dessin animé que les enfants avaient lancé. Bien que sans raison apparente, des frissons parcoururent l’échine de ceux qui écoutaient l’histoire.

 


 
« Quand il a fini et est ressorti de son bureau, il n’a pas dit un mot. Il est rentré chez lui avec l’enregistrement après la fermeture des locaux, et il n’est pas revenu le lendemain. Après deux jours, on a envoyé des gens vérifier chez lui, et ils n’ont trouvé personne, lui et sa famille s’étaient simplement volatilisés. L’enregistrement aussi d’ailleurs. Imaginez les réactions quand la nouvelle est arrivée à Soyuzmultifilm, eux qui pensaient en avoir terminé avec ça, cela a provoqué de vives émotions. Certains ont été furieux d’apprendre cela, ils avaient l’impression que la pression morale dont ils avaient été victime n’avait plus aucune raison valable si l’enregistrement était volé au final.

 


 
Le pire, ça a été chez l’équipe de tournage, ceux qui n’étaient pas déjà devenu complètement fous. La nouvelle était trop dure à supporter pour leurs nerfs. Ils ont purement et simplement quitté les locaux sans rien dire et sans réagir à ce qu’on leur disait, et le lendemain ils sont revenus, l’air complètement hagard, et se sont fait exploser, dieu sait comment. Bien que personne n’en ait entendu parler à cause de la censure, la société a presque fait faillite à ce moment, le nombre de mort ajouté aux dégâts qu’avaient causé les derniers en date étaient une véritable catastrophe. C’est pour ça que la série a été mise en pause pendant plusieurs années. »

 


 
Il se tut. Les bruitages du dessin animé filtraient doucement derrière et empêchaient le silence de s’installer totalement. Une voix féminine s’éleva alors.

 


 
« Et l’enregistrement ? On sait ce qu’il est devenu ? »

 


 
Le narrateur lui adressa un étrange sourire.

 


 
« Plusieurs théories courent à ce sujet. La première dit que ce sont les services secrets russes qui ont eu vent de l’histoire et ont décidé de s’en emparer pour le tester, et peut être s’en servir, qui sait. Une autre raconte que la maison a tout simplement été cambriolée par quelqu’un qui savait qu’une séquence inédite de la série s’y trouvait et voulait la revendre au plus offrant, ce qui voudrait dire qu’il existe toujours, quelque part. Certains disent même que c’est le spectre du vieux Anatoli qui l’a récupéré, bien que ses supposées raisons soient diverses et variées. Une dernière théorie veut que l’enregistrement soit toujours en circulation, et qu’il ait même été copié pour être davantage vu, « comme l’aurait souhaité Papanov ». Quoiqu’il en soit, et c’est là que toutes ces théories convergent, on dit aussi que tous ne peuvent pas regarder cet épisode, et que ceux qui n’auraient pas du le regarder sont pris par quelque chose. Quand on y réfléchit, peut être bien que c’est comme ça qu’a fini la famille disparue… »

 


 
Il laissa la fin de sa phrase flotter, comme si elle appelait à une autre intervention. C’est le garçon qui habitait dans la maison où ils se trouvaient qui rompit le silence.

 


 
« Est-ce qu’on sait ce qu’il y a sur l’enregistrement ? Ce qui aurait pu causer tout ça ? »

 


 
Le narrateur le regarda dans les yeux silencieusement, sans rien dire. Il était plutôt flippant comme mec, en fin de compte. Certain d’entre eux commençaient à penser qu’ils n’auraient peut être pas du l’inviter, mais ils n’arrivaient plus à se souvenir qui l’avait fait venir, à la base. En fait, ils commençaient même à se demander d’où ils le connaissaient. Tandis que ces pensées envahissaient lentement l’auditoire, il se leva et répondit enfin :

 


 
« Le début serait absolument normal, c’est la séquence qu’ils ont tourné du vivant de Papanov, ça se passe dans le désert. Ensuite, ils empruntent un escalier sorti de nulle part et montent jusque dans les nuages, où la poursuite continue. Le plan s’assombrit à mesure qu’ils avancent parce que le temps devient orageux, et le loup crie « Je vais t’avoir, Zayats » au moment où un éclair traverse un nuage et le réduit en cendre. Là, la musique s’arrête, mais le lapin continue à avancer car il ne sait plus où il est, et on voit les nuages noirs autour de lui qui ont des formes distordues, certains prenant la forme de Volk. Au final, les nuages se mettent à rire, c’est toujours la voix de Papanov qu’on entend pour le loup, et un effet d’écho est utilisé pour donner l’impression qu’il vient de partout, le plan dure une minute entière, et ensuite il sort d’un des nuages et attrape le lapin. Il y a un gros plan sur son visage, et parmi les rires on entend la voix de Papanov qui dit « Je t’ai eu, Zayats » avant qu’il ne le dévore. Après la vidéo est censée devenir blanche, afficher les visages de ceux qui ont disparu après l’avoir regardé, puis couper. »

 


 
Il sourit de nouveau largement et ajouta :

 


 
« Du moins, c’est ce que l’on raconte. »

 


 
Les bougies s’éteignirent soudain, la mèche était arrivée au bout. Il était temps de rallumer la lumière. Les quelques instants nécessaires à l’accommodation suffirent pour se rendre compte que le narrateur n’était plus là. Dans la salle d’à côté, un des petits se mit à pleurer en disant que Volk avait mangé Zayats. Tous se regardèrent, affolés, et ils se précipitèrent dans l’autre pièce. Les enfants n’étaient plus là. Lorsque leurs yeux se posèrent sur le téléviseur qui affichait encore l’image de Volk, les babines ensanglantées et un sourire malveillant sur ses lèvres, ils entendirent tous cette même voix, celle qui leur avait conté cette maudite histoire : « Je t’ai eu, Zayats ! »

 
Auteur: Magnosa

Sur un thème particulièrement difficile (Cartoon, Disparitions), Magnosa, déjà à l'aise dans divers genres comme en atteste son blog, surpasse tous ses concurrents et devient vainqueur du neuvième concours creepypastique.

À titre personnel, et pour prévenir certaines remarques: l'immersion est sans doute plus difficile avec un cartoon soviétique qu'avec les cartoons américains, que l'on connaît tous mieux. Mais bon, citer des références plus exotiques, venant d'un pays à la politique opaque, ça ajoute beaucoup en vraisemblance, vous êtes pas d'accord?

dimanche 22 septembre 2013

Garry le clown

On parle peu des vrais psychopathes. Enfin, quand je parle de psychopathe, je parle vraiment des détraqués quoi, ceux qui n'ont rien d'autre dans le ciboulot que "Tuer, tuer, tuer" ! Souvent cataloguée comme monstre, la police fait toujours tout pour les trouver et arrêter leurs horreurs avant qu'ils en fassent d'autres. Mais je vais vous parler d'un en particulier (parce que c'est celui sur lequel je me suis renseigné le mieux dessus) : Garry. Garry le clown.

Il a fait surface en juin 1996. La police avait trouvé les corps de 2 femmes dans une ruelle. En fait, "corps" c'est un bien grand mot. Comment dire, oui, il y avait leurs jambes, leurs bras et leur tête. Non non, il y avait tout. Ah non désolé, il manquait quelque chose oui. Leur buste. Les parties du corps gisaient par terre, mais sans le buste pour les assembler. Alors, effectivement, ça a tout de suite fait une vague de stupeur dans le quartier où s'est passé le massacre. Mais seulement voilà, c'est bien beau tout ça, on imagine que la police allait trouver le monstre qui a fait ça, mais un petit problème survint : aucun indice n'a été trouvé pour avoir une quelconque piste. Eh oui, les histoires de psychopathe qui s'arrêtent dès le premier meurtre, ce n'est pas drôle non ?

Après quelques mois de recherches, et toujours avec aucune piste vraiment sérieuse pour le débusquer, la police décide d'arrêter les recherches, pensant que le tueur ne refera plus surface. Grave erreur! En janvier 1997, un second meurtre a eu lieu. Dans une grande villa près de la mer, le propriétaire a sauvagement été assassiné. Cette fois-ci, la police a eu une sorte d'indice. Une caméra a filmé le meurtre. Ils l'ont donc visionné, et ce qu'ils ont vu à dû leur couper l'appétit pendant au moins quelques semaines : le propriétaire était assis sur son canapé, quand le tueur brise une de ses fenêtres et le poignarde directement dans le ventre, le pauvre homme n'ayant pas pu faire le moindre geste. Suite à ça, on assiste à une scène ou le meurtrier coupe certaines parties du corps (les 2 bras et une jambe) et s'en va, les emportant dans un sac. Le plus effrayant dans cet extrait, c'est qu'ils n'ont pas pu totalement voir le tueur. Pour être plus précis, il était déguisé en clown.

Enfin bref, cela n'aide pas les policiers. Non seulement, il était très difficile de voir à quoi ressemblait vraiment le tueur, et de plus, un autre mystère : Qu'a-t-il fait des morceaux qu'il a amenés avec lui ? La police a cherché aux alentours, mais ils n'ont pas réussi à les retrouver. Et pourquoi découpait-il des morceaux de corps comme ça ? Qu'allait-il en faire ? Ne vous en faites pas, vous le saurez à la fin de cette histoire, mais laissez-moi vous raconter d'autres anecdotes bien croustillantes !

Après une série de meurtres toujours aussi dégueulasses (croyez-moi, j'ai vu certaines vidéos, et c'est bien répugnant), vient le crime jugé comme le plus horrible de toute l'histoire de ce psychopathe. Dans un hangar, la vidéo de surveillance a filmé le clown, transportant un gros sac. Il contenait certainement quelque chose de vivant, vu qu'il ne faisait que gigoter (le sac hein, pas le clown, huhu). En effet, le clown sortit de ce sac deux enfants, un garçon et une fille, qui essayaient de se débattre tant bien que mal. Ils ne pouvaient rien faire, ils étaient trop jeunes, je dirai 7-8 ans, pour espérer partir de ce hangar vivant. S'ensuivent les cris les plus affreux qu'on peut entendre. La fille était attachée, et pendant ce temps-là, le clown taillait lentement les bras du petit garçon (qui devait être son frère). Les cris du gamin étaient aussi insupportables à entendre. A la fin, il ne restait plus rien de l'enfant, et le corps tomba inerte sur le sol, dans un bain. Le clown se retourna soudain vers la petite fille qui lui supplia de l'épargner. Malheureusement, même chose pour elle, sauf qu'après l'avoir dépecé, il lui trancha ses deux bras, et mis tout ceci dans son sac. Avant de partir, il se retourna vers la caméra et afficha un sourire. Un horrible sourire à vous glacer le sang.

Au fur à mesure que l’enquête sur lui avancée, plusieurs infos ont pu être récoltées : apparemment, c'est un homme d'une quarantaine d'années, qui s'appellerait Garry. On n'en sait pas plus, mais c'est déjà pas mal non ? Il était très difficile de le suivre, il se déplaçait tellement vite. Un jour, il était à Lyon, et le lendemain, il était à Marseille. Comme s'il se téléportait. C'est assez ridicule dit comme ça, heureusement que le ridicule ne tue pas ! Et, un bon matin, il fut arrêté. Il s'était caché dans un camion, le conducteur, inquiet des bruits qu'il entendait, s'est arrêté et a appelé la police. C'est là qu'ils ont trouvé ce monstre, dans un coin, caché entre quelques caisses. On a appris il y a peu qu'il s'était suicidé dans sa cellule, pourtant sous haute surveillance. Oh, vous vous demandez sûrement "mais qu'est-ce qu'il faisait des membres qu'il prenait ?" ? Eh bien, la police a trouvé son "lieu de travail" : C'était un boucher de Bordeaux, apparemment très apprécié de ses clients. Le rapport me dites-vous ?

Il vendait de la viande humaine.

 

mercredi 18 septembre 2013

Cette chose...

« Cette chose, je me souviens… La première fois que je l’ai vue, elle était devant le frigo, ses mains blanches, ses longs doigts maigres, sa tête sans yeux, et sa bouche comparable à celle d’un rat…J’étais resté figé devant cette atrocité…
J’étais venu dans la cuisine pour me remplir un verre d’eau, et je n’ai jamais été autant dégoûté de ma vie… Devant moi se trouvait une horrible créature, l’odeur de la cuisine était nauséabonde, j’avais envie de vomir…
Elle mangeait les aliments qui étaient rangés dans le frigo, et laissait tomber la moitié pour prendre quelque choses d’autre, quelque chose de visqueux et de puant s’échappait de sa bouche… Tout en elle était immonde : son apparence, son comportement bestial… Tout.




Elle était tellement occupée à saccager le frigo qu’elle ne m’avait pas vu, et continuait de se régaler. Mes mains étaient moites, j’ai fait tomber le verre que je tenais en main, et c’est là que la créature m’a remarqué… Elle s’est retournée vers moi, marchant sur la nourriture éparpillée partout dans la cuisine…
La créature a poussé un cri, ou plutôt une espèce de grognement… Elle a essayé de partir par la fenêtre, mais n’y est parvenue qu’après deux essais.




Ses pieds se collaient presque au sol, et y laissaient des traces blanches…
J’ai revu plusieurs fois la créature, après cette première « rencontre », à chaque fois qu’elle me voyait, elle s’enfuyait… Mais maintenant, elle n’a plus peur de moi, elle ne s’enfuit plus à chaque fois… J’entends désormais des bruits la nuit, je sais qu’elle est là, les bruits se rapprochent toujours de plus en plus de ma chambre, je ne sais pourquoi, mais elle reste chez moi, elle ne veut plus  partir…




Elle ne se nourrit plus de choses qu’elle trouve dans le frigo, elle se nourrit de viande humaine… Je le sais, car j’ai trouvé chez moi plusieurs fois des morceaux de membres, à moitié mangés et décomposés…
C’est pour cela que je commence à la craindre, cette « chose » a faim, et elle me veut… Je ne sors plus de ma chambre, mais je sais qu’à un moment ou un autre, elle viendra…


Je n'en peux plus, j'ai faim, cela fait trois jours que je n'ai pas mangé, ma bouteille d'eau vient de se vider, j'ai mal... Je ferais tout pour sortir d'ici, mais je ne peux pas, je suis condamné... J'ai mal, j'ai parfois de violentes convulsions, aidez-moi...


L’air chez moi est nauséabond ; tout est sale et poussiéreux... Je ne fais plus le ménage…
J’ai envie de partir, de m'échapper, mais je n’ose plus bouger… Pour trouver ses victimes, la créature utilise son ouïe, elle attend que je fasse du bruit…




En ce moment même, j’entends sa respiration, elle est rauque…» 




[cette note a été trouvée dans la maison de Mike XXXXXX, 25 ans. La maison était abandonnée, en désordre, et infestée d'insectes en tous genres.


Il n’y avait aucune trace du corps.


Un liquide visqueux et blanchâtre a été retrouvé un peu partout dans la maison, ce liquide n’a toujours pas été identifié.
Un virus contagieux a été retrouvé dans l’air de la maison, il semblerait que le virus s’attaque au cerveau, provoquant des hallucinations ainsi que des convulsions parfois mortelles.


La police Scientifique a interdit l’accès à la maison.]


dimanche 15 septembre 2013

Créature de cauchemar

Sans savoir pourquoi ou comment j'étais arrivé ici, j'étais dans un couloir. Un couloir froid et sombre, les murs et le sol en béton sale, sans portes, comme un cul de sac, le fond derrière moi. Juste un couloir vide d'environ cinq mètres, ouvert au fond à gauche, le peu de lumière venait de là-bas.

Soudain, j'entendis des pleurs d'enfants, puis une dizaine de petites filles d'à peine six ou sept ans entrèrent en pleurant et en criant, de peur sûrement. Leurs vêtements étaient sales et déchirés, mais normaux. Elles ne faisaient pas attention à moi. Ne sachant pas comment réagir, je sortis du couloir pour arriver dans un autre. Contre le mur de gauche je remarquai six garçons assis calmement à une vieille table en planches de bois pourries et poussiéreuses.

A ma droite, la sortie. Les pleurs des filles avaient cessé sans que je m'en rende compte. Comme ils ne faisaient pas attention à moi, je me précipitai vers la sortie... puis me retrouvais au fond du premier couloir. Les petites filles avaient disparu.

J'aurais dû être terrifié, pourtant je ne ressentais rien. Puis j'entendis les mêmes pleurs, les mêmes cris, puis les mêmes petites filles entrèrent. Étrange. Je sortis sans attendre dans le deuxième couloir et vis les mêmes garçons. Cette fois je piquai un sprint vers la porte, mais au moment même où je la franchis, je fus comme assommé, ma vue s'assombrit, je heurtai le sol et me retrouvais une fois de plus au fond du couloir des filles.
                  
Je commençais à flipper, de plus je me sentais observé. Il faisait vraiment sombre. J'entendis une nouvelle fois les pleurs, les petites filles entrèrent, je sortis. Les garçons étaient évidement là. Je remarquai une tache de sang sur le mur du fond qui n'était pas là avant. Je sprintai sans attendre vers la porte... et me retrouvais dehors.

Il faisait presque nuit, le coucher de soleil me semblais étrange. C'était sûrement une impression. J'étais dans un petit terrain mal entretenu, l'herbe était très haute et aplatie par endroits; au fond, des carcasses de voitures calcinées. A droite une forêt d'immenses sapins, à ma gauche, des montagnes... il n'y a pas de montagnes à moins de 400km de chez moi... mais où j'étais et qu'est-ce que je faisais là?? L'endroit était isolé, personne n'aurais pu nous trouver ici. Je me tournai vers la bâtisse que je venais de quitter. Elle était en béton, comme les murs des couloirs, et le toit était plat.

Je remarquai un abri en tôles, entre la bâtisse et la forêt. Je pris une décharge d'adrénaline: une silhouette humanoïde, très large, était tournée vers moi et m'observait d'un sourire sadique.

Dans la semi obscurité je ne pouvais voir que les derniers rayons du soleil se refléter sur ses dents tordues. Son sourire malsain remontait presque jusqu'à ses oreilles. Sans réfléchir je reculai le plus vite possible. J'étais terrorisé. La créature se jeta sur moi, et disparut à mi-chemin. A peine une seconde plus tard, quelque chose se posa sur mon épaule, je hurlais et la griffais.

Je me tournai et vis la chose, à peine un mètre derrière moi. Je hurlai d'horreur: ses yeux étaient immenses et totalement noirs. Je ne pouvais plus bouger d'un millimètre, et je gémissais de peur. Elle mesurais deux têtes de plus que moi, avait la peau extrêmement blanche, presque translucide, qui laissait voir des veines bleues. Ses mains étaient immenses, sa main droite était griffée et saignait. Je fus parcouru d'un frisson. Ses yeux contrastaient affreusement avec sa peau, son visage était d'une forme squelettique, son sourire plus méchant, sadique et flippant. Je remarquais une petite lame de cutter plantée dans son épaule gauche. Sa peau était cicatrisée autour.     

J'étais toujours paralysé. Il se pencha vers moi et me dit, d'une voix lente, inhumaine, grinçante: «Tu m'as fait perdre du temps et tu m'as blessé. Tu ne me laisse pas le choix.». Poussé par l'instinct de survie, je tentai de courir mais la créature me barra la route, m’asséna un coup de poing dans les côtes, d’une force inouïe. Je volai un mètre en arrière et m'écrasai au sol en criant: elle m'avait certainement brisé plusieurs côtes. Je pleurais.

La chose m'attrapa par les cheveux, me traîna sur quelques mètres et me roua de coups plusieurs minutes, je pouvais à peine bouger. La souffrance était pire que la terreur que je ressentais à chaque fois que je croisais le regard de cette chose. Je me sentais partir. Je voulais partir. Cette créature était ignoble. Elle était penchée au-dessus de moi et m'observait, elle savait sûrement que j'étais en train de mourir. Dans un dernier effort, sans prévenir, je lui attrapai la gorge. Elle cria, son sourire disparut l'espace d'une seconde, elle attrapa mon bras, sourit et me frappa violemment à la tête, une seule fois. Ma dernière vision furent ses yeux horribles.


J'ouvris les yeux et les refermai aussitôt, aveuglé par une lumière intense. Le paradis? Je rouvris les yeux lentement. Non, une chambre d'hosto. Là seulement je ressentis la douleur, et remarquais que j'étais sous morphine. Je regardai par la fenêtre et vit la montagne, sûrement le Mont-Blanc. Un médecin entra dans ma chambre. Il me demanda mon nom, mon prénom, le numéro de tel de mes parents, etc... Il fît la grimace quand je lui dis que je vivais dans les Ardennes et que je ne savais pas comment j'étais arrivé ici. Il m'annonça que j'avais quatre côtes et un bras cassé, et que c'était un randonneur qui m'avait trouvé au milieu d'un chemin. Je ne comprenais plus rien. Qu'est-ce que je faisais au milieu d'un chemin? Où était passée la chose? Et les gosses? Je ne voulais surtout pas en parler au médecin. Il me demanda si je voulais qu'il me laisse seul un moment, je répondis par l'affirmative. Avant qu'il parte, je lui demandai un stylo et un carnet, il alla me les chercher, puis il me laissa seule.
Et je suis là, couché dans mon lit d'hôpital, à 400km de chez moi sans savoir comment j'y suis arrivé, à écrire mon histoire. Ses yeux me hantent. Il y a à peine une minute, mon électrocardiographe s'est affolé subitement: il était là, collé à ma fenêtre, pourtant au 2ème étage, en train de m'observer de ses yeux d'un noir d'encre. Il est sûrement là pour moi. Ca fais 5 minutes que j'appuie comme un malade sur l'interrupteur pour qu'une infirmière vienne. Je crie mais personne ne m'entend. L'électrocardiographe bippe comme s'il était devenu fou. Je sais qu'il est là. Il y a comme un rire ressemblant à un grognement venant du couloir.

La théorie MLP (The MLP Theory)

Vous avez sûrement tous entendu parler de la nouvelle génération de My Little Pony, l’amitié c’est magique. C’est, pour une raison ou une autre, devenu un franc succès du jour au lendemain. Peu importe que vous aimiez ou pas le show, vous devez admettre que son succès est impressionnant.


Cependant, cela soulève des questions. Lauren Faust avait déjà travaillé sur d’autres dessins animés populaires et travaille sur ses propres jouets, les Galaxy Girls. Comment a-t-elle pu faire le remake de vieux jouets des années 80 au lieu d’exploiter ses propres idées ? Elle pourrait être une nostalgique des ses vieux jouets ?


J’ai lu ces histoires quelques années plus tôt. C’était à propos de 6 filles qui allaient toutes à la même école, et sont mortes le même jour, le 19 Janvier 1989. Un de mes amis de NYC m’a envoyé des articles du journal original. J’avais oublié que j’avais vu quelques épisodes de la série auparavant et j’ai réalisé après coup que les héroïnes étaient étrangement similaires aux 6 filles décédées. J’ai relu il y a peu les articles puis c’est apparu comme une évidence !


La première fille, nommée Samantha Gales, était l’inspiration évidente de Fluttershy. Une fille timide et introvertie, dont les camarades de classe ignoraient qu’elle était abusée chez elle par sa mère et son beau-père. Sa mère l’a conçue à l’âge de 15 ans, et blâmait sans cesse Samantha d’avoir ruiné sa vie. Ca a rendu Samantha terriblement embarrassée par elle-même. Quand son beau-père s’est installé, ça a rendu les choses encore pire. Son beau-père détestait prendre soin de Samantha quand sa mère était ailleurs, donc il l’enfermait dans un placard durant parfois une journée entière. Sa mère tolérait ceci, et en grandissant, elle la frappait même. Quand sa demi-sœur fut née, les mauvais traitements devinrent encore pires. Elle était affamée, forcée de dormir dehors, et parfois carrément battue. Parce qu’elle était mal habillée et avait une faible estime d’elle-même, ses camarades la harcelaient. Ses seuls amis étaient des animaux qu’elle sauvait, dont sa famille se débarrassait. Elle se suicida par overdose de valium.


La seconde, nommée Janice Walters, était une fille populaire. Elle était riche, intelligente, magnifique et semblait avoir une vie facile. Pourtant, ses parents se disputaient constamment et semblaient s’être mariés pour les apparences. Elle était élevée avec des idéaux, ce qui la rendit perfectionniste. Elle voulait devenir designer et vivre à Paris, mais ses parents voulaient la remarier avec un noble de l’Etat de la Caroline et avoir de nobles descendants. La plupart du temps, ses parents l’ignoraient. Leur seule préoccupation était d’être riches et d’être socialement bien placés, mais en réalité sa mère s’était mariée pour l’argent de son père. Ils accumulaient les dettes, et Janice voulait garder la face en se fabriquant elle-même des habits qu’elle prétendait chers. Elle est morte dans un accident de voiture, pendant que ses parents se disputaient au volant. Son cou fut tranché et elle mourut instantanément. Elle était l’inspiration pour Rarity.


Ensuite vint Alexandra Matthews. Alex était une fille compétitive. Elle voulait sans cesse être la meilleure, spécialement en sport, et surtout en course. Son père avait toujours voulu un garçon, et dès que sa mère fut déclarée incapable d’avoir un autre enfant, il décida de l’élever comme son fils. En fait, elle aimait ses parents, et elle adorait faire du sport avec son père. Elle les dépassait facilement. Cela la rendit populaire, et au lycée, elle était reconnue à travers le pays pour ses performances. Après ça, ses parents ne firent plus très attention à son succès, ce qui la détermina encore plus à mieux faire. Elle se tuait à la tâche, négligeait ses amis, ses cours, et même sa santé. A un point elle devint si désespérée qu’elle prit des stéroïdes. Ce qu’elle ne savait pas c’est qu’elle avait une déficience cardiaque mineure que les stéroïdes empirèrent. Pendant qu’elle se poussait à bout, elle s’écroula durant une course à cause d’une complication. Elle mourut à l’hôpital quelques jours plus tard. Dans le dessin animé, c’est  Rainbow Dash qui lui est associée.


La fille qui ressemble le plus à AppleJack, Jamie Sanders, était comme le personnage c’est-à-dire une fille de ferme. Ce que le show ne montre pas est le fait que sa ferme faisait faillite. Sa famille se battait pour l’argent, et parfois elle faisait des activités louches pour aider. Elle avait beaucoup de frères et sœurs, et elle était la seconde de la famille, ce qui signifiait qu’elle devait s’occuper des plus jeunes. Elle n’avait donc pas beaucoup de temps pour sortir avec ses amis, ou pratiquer des activités et bien souvent elle faisait ses devoirs vers minuit. Elle avait une tante, qui comme dans la série était de Manhattan, et qui envoyait souvent de l’argent pour soutenir sa famille mais ils étaient trop fiers pour accepter. Son père mourut d’une crise cardiaque en 1987. Sa mère le rejoignit peu de temps après, quand la pression pour s’occuper des enfants devint trop forte. Ils furent pris en charge par leur grand-mère sénile, qui était incapable de bien prendre soin de tout ce monde. Jamie elle-même s’est faite aidée de nombreuses fois par d’autres personnes, mais de fatigue un jour elle tomba dans la broyeuse à bois et mourut.


L’inspiration de Pinkie Pie est sûrement l’histoire la plus triste. Katherine Jackson était fille de forains et ne restait jamais au même endroit bien longtemps. Son père biologique tua sa mère et lui-même dans un accès de rage quand elle avait 5 ans, elle ne resta donc jamais vraiment dans un foyer stable. Les autres forains étaient moyennement intéressé par le fait d’adopter donc ils acceptèrent la rémunération pour  garder Katherine mais ne la nourrissaient pas correctement et l’habillaient mal. Même quand elle était dans une bonne maison avec une bonne famille, ses souvenirs la hantaient, et brisèrent sa santé mentale fragile en un million de petites pièces. Elle cauchemardait de sa mère qui hurlait, mourante et de son père qui criait qu’elle serait la prochaine. Quand elle arriva au lycée, elle était brisée. Elle commença à halluciner et à agir bizarrement en classe. Presque tous ses camarades et professeurs étaient convaincus qu’elle faisait ça car elle voulait être drôle et qu’elle était hyperactive de nature. Elle dessinait et peignait souvent des choses surréalistes et s’habillait de couleurs flashy. Après un temps sa condition se dégrada, les images et les voix devinrent encore plus réalistes et demandeuses. Elle mourut en sautant d’un immeuble, car une des voix lui disait qu’elle pouvait voler. Ce qui rend le fait encore plus troublant est que Lauren Faust dessinait au début Pinkie Pie en tant que pégase dans ses sketches de développement.


La dernière, l’inspiration de Twilight Sparkle, était une fille du nom de Cynthia Little. Elle était très forte à l’école pour son jeune âge. Son grand frère l’était également, et recevait des prix académiques, ce qui supposait que Cynthia se devait d’être aussi brillante. Elle négligeait tous les plaisirs pour être forte à l’école et travailler plus. Pendant un temps, ça marchait. Ses parents étaient fiers de ses travaux et se vantaient auprès de leurs amis de n’avoir pas un enfant surdoué, mais deux. C’est pour le concours d’une grande école qu’elle commença à devenir plus motivée que les autres étudiants. Elle savait que c’était la meilleure opportunité de sa vie, mais il y avait un concours d’entrée, ce qui la rendait nerveuse. Elle étudia au point de vouloir difficilement manger, et ne dormait pas. Plus le concours se rapprochait, plus elle paniquait, elle opta donc pour trouver la solution en trichant. Elle fut prise sur le fait, ses parents étaient horrifiés. Elle fit une sévère dépression, et se tira une balle de honte d’avoir été une fille imparfaite.


Vous devez vous demander maintenant pourquoi Lauren Faust voulait faire avec de tels évènements un dessin animé pour fillettes. Peut-être qu’elle se sentait obligée de leur rendre un hommage dans quelque domaine que ce soit. Dans un épisode, chaque poney décrit comment il obtient sa marque de beauté. Rainbow Dash fit le même jour une explosion en forme d’arc-en-ciel que toutes les filles virent malgré la distance, ce qui est une référence évidente à la mort qui frappa les filles le même jour. Dans le dessin animé, Fluttershy est capable de s’occuper des animaux qu’elle garde et adore, Rarity est une designer de talent avec des parents aimants, Rainbow Dash est une grande athlète, Applejack a une ferme à succès, Pinkie Pie est heureuse et sans soucis et Twilight Sparkle a été acceptée dans une grande école. Peut-être, juste peut-être a-t-elle voulu donner aux esprits de ces six filles ce qu’elles ont toujours voulu.


Et je crois qu’elles sont heureuses.


L'image de Pinkie pégase:

 
Traduction: Teru-Sama

Creepypasta originale ici.

samedi 14 septembre 2013

Le vieux monsieur

Le jour où je l'ai vu, j'ai failli mourir dans un accident de voiture. J'ai eu de la chance d'en réchapper, mais, le seul souvenir que j'ai est cette image de lui souriant gentiment alors que je galérais avec celle-ci, je n'ai jamais su ce qu'il avait à voir avec l'accident. J'ai eu un pincement au cœur quand j'ai vu son bras avec ses bracelets dépasser d'un sac mortuaire. Un jour, j'ai cherché son nom, mais le nombre de cadavres ce jour-là était énorme, je pense que je suis la seule à avoir réussi à m'échapper. Je n'ai rien eu à part une cicatrice en forme de croix dans le dos, séquelles de l'opération que j'ai subie pour m'enlever des morceaux de métal du dos. Son sourire m'a hantée longtemps, comment j'aurais pu savoir que deux minutes après, son cadavre sanglant s'encastrerait dans la carrosserie, comment aurais-je pu le savoir ? J'aurais fait attention à mes pneus et je n'aurais pas essayé de contourner ce camion.


Il avait les cheveux noir clair, presque gris, il avait une tête de papy, ses petits-enfants l'attendaient sûrement devant la porte, je voyais ce vieux monsieur arriver avec des cadeaux dans les bras pour ses descendants, leur bonheur partagé et leur maison s'allumaient de mille et une couleurs. J'ai pleuré en pensant qu'ils ne reverront plus jamais leur grand-père arriver à la maison, leurs yeux se remplir de larmes quand ils se rendront compte que c'était leur dernier Noël avec lui.


J'ai pensé pouvoir l'oublier, avec le recul, mais c'est la plus mauvaise idée que j'ai eue. Son sourire était partout: dès que je fermais les yeux, il était là, le sourire heureux d'un homme ayant rempli sa vie parfaitement, avec des personnes qu'il aimait, des amis, des petites manies avec sa femme. J'ai tellement pleuré que mon visage était boursouflé de partout, j'ai une peur de la voiture depuis ce jour-là. Où que j'aille, j'y allais à pied ou en vélo.


Le jour où je l'ai revu, je l'ai regardé pendant longtemps pour être sûr que c'était lui. J'ai rechargé, puis j'ai hésité.
La pandémie durait depuis des mois, sept au total. J'ai réussi à m'échapper, mais mes amis sont tous morts, j'ai croisé la route d'une escouade anti-zombies. La fin du monde était survenue le 15 Août 2015, avec comme conséquence le retour des morts sur Terre. Un virus, ou une malédiction, un savant fou, ou bien dieu, on a jamais su d'où ça venait. Je regardais ce vieux monsieur, serrant mon fusil, fort.


Il n'avait pas fait de mal, il n'y avait pas de sang sur lui, mon compagnon m'a frappé l'épaule, a fait une blague à propos des pruneaux et des latrines des anciens, puis il a tiré, ne le touchant pas. Il s'énerva et me paria une ration que je n'y arriverais pas.
J'ai pleuré pour ce vieux monsieur revenu pour voir sa famille, mais ils étaient partout, il ne fallait pas faire de sentiment.


J'ai visé.


J'ai tiré.


Et je l'ai touché.


En pleine tête.



Le barbier des mourants

Ceci est un communiqué urgent à transmettre à tous les hôpitaux de France. Il est dans votre devoir de garder le silence le plus complet pour éviter toute psychose, il en va de la réputation des hôpitaux.


Nous avons eu rapport à de nombreux assassinats dans certains établissements hospitaliers toulousains, mais aussi strasbourgeois.


Depuis début Juillet, nous avons comptabilisé près d'une dizaine de meurtres qui avaient pour cible du personnel hospitalier, mais aussi des enfants atteints de cancer, ou d'autre maladies incurables. Les meurtres ont lieu le plus souvent de nuit, mais il est arrivé que certains se produisent dans la journée.


Le premier meurtre s'est déroulé dans la nuit du **/07.
Un aide-soignant de garde est tout d'abord retrouvé assassiné aux alentours de 23h, sa blouse lui a été dérobée et il porte une énorme entaille sur le menton, celle-ci n'étant évidemment pas mortelle, contrairement à l'entaille profonde sur le cou. Les médecins-légistes en ont conclu que son agresseur était plus petit que lui et qu'ils se sont battus quelques secondes. La taille de l'agresseur devait se situer entre 1m65 et 1m70.


Aux alentours de 23h10, l'alarme de la chambre 211 se met à clignoter, c'est à ce moment que l'infirmière Marie ******* découvre le cadavre éventré du jeune garçon qui y « séjournait » pour un cancer des poumons. Sur lui, elle découvre un mot où elle peut lire : « J'ai toujours considéré l'euthanasie comme une aide et non comme un crime; dans cette optique, je me considère plus comme une personne salvatrice, et... assez incomprise... »


Certains employés racontent avoir croisé un homme en blouse blanche qu'ils n'avaient, semble-t-il, jamais croisé. Le visage serein et souriant, il aurait « remonté » la foule qui commençait à s'amasser dans la chambre 211, certains racontent avoir remarqué une tache de rouge se répandant comme du sang sur sa poche droite, les caméras de surveillance corroborent ces témoignages.


Le second crime se déroule dans la région toulousaine une fois de plus. Sa particularité est d'avoir été commis en pleine journée, devant deux témoins. Ceux-ci, présents dans l'immeuble en face de celui où le crime a eu lieu, racontent :
« Il devait être 13h30 quand un docteur et une infirmière sont entrés dans la chambre pour s'occuper du jeune garçon paralysé, comme à l'accoutumée. Bientôt, j'ai remarqué l'arrivée d'une troisième personne en blouse. Malgré la distance, j'ai pu remarquer que cette personne semblait assez surprise de voir les deux médecins dans la chambre et a reculé. Son comportement douteux m'a incité à appeler mon mari.


Finalement, l'homme est entré dans la chambre et c'est à ce moment que les choses ont commencé à mal tourner. L'homme a fermé la porte doucement et a sorti une lame de sa poche, pas un couteau, mais peut-être une sorte de rasoir. Il s'est approché du docteur, lentement, et l'a égorgé, j'ai pas pu m'empêcher de crier. L'infirmière s'est retournée, elle a crié et s'est précipitée sur l'alarme. C'est alors que l'homme lui a asséné un coup sur la main avec son rasoir, il lui a ensuite attrapé le cou, sans doute pour l'empêcher de crier, et il l'a plaquée contre le mur. À ce moment, j'ai envoyé mon mari chercher de l'aide, mais une fois qu'il fut parti, c'était trop tard.


L'homme trancha la gorge de la pauvre femme et la déposa à terre délicatement. Après ça, il s'est tourné vers la fenêtre et a regardé dans ma direction, il s'est mis à sourire, ses dents étaient pointues, comme s'il les avait limées. J'ai soudainement été frappée de vertiges, ma vision s'est troublée, et je me suis évanouie. Pendant trois jours, j'ai été victime de terreurs nocturnes... »


Les trois cadavres ont ensuite été retrouvés, le jeune garçon avait été lui aussi éventré, son foie avait été retiré comme à toutes les autres victimes. Un message ici aussi avait été laissé sur les lieux du crime, gravé sur la peau du docteur et de l'infirmière, avec une précision quasi-impossible. La lame qui avait incisé la peau avait été maniée comme un stylo. Voilà ce qui était écrit, en italique.


« Je n'ai jamais aimé cette citation :
« seuls les artistes et les enfants voient la vie telle qu'elle est »
J'aurais préféré « seuls les artistes et les enfants voient la mort telle qu'elle est (réellement) »


Je vous cite maintenant le dernier meurtre en date, qui s'est déroulé le **/09, et qui a comme spécificité d'avoir eu un témoin direct présent lors du meurtre, un jeune garçon de 17 ans partageant la chambre avec la victime, une jeune fille de 10 ans.


« Il devait être une heure du mat' quand j'ai été réveillé par un bruit dans la chambre, j'ai ouvert un œil discrètement, et j'ai vu cet homme en blouse blanche, il était penché sur le lit de la petite fille et marmonnait quelque chose. Instinctivement, j'ai tenté d'appuyer sur l'alarme, ça aurait pu être n'importe qui, ce mec, j'ai pensé à un pédophile au départ, puis c'est là qu'il a stoppé mon geste en me disant « Je te le déconseille... »


Là, j'ai ouvert grand les yeux, l'homme avait tourné la tête vers moi, il avait les yeux d'un bleu incroyable, ils semblaient me sonder l'esprit. Je me suis redressé sur mon lit et lui ai demandé qui il était: la seule chose qu'il m'a répondu, c'est « Sûrement pas un pédophile... »


On a parlé pendant même pas trente secondes, il fut déçu de mon âge et s'est mis à rire silencieusement, je n'avais jamais été aussi mal à l'aise qu'à ce moment. J'ai eu un violent mal de tête et me suis étalé sur le lit, presque paralysé.


Puis, les derniers mots que j'ai entendu de lui, c'était « Certains aiment travailler avec la musique, moi, c'est le regard des gens », ou un truc du genre. N'empêche que mes yeux n'ont plus voulu se fermer, et que j'étais contraint de regarder le cauchemar qui allait se dérouler devant moi.


L'homme a sorti un vieux rasoir et s'est mis à siffloter un air que je ne connaissais pas. Puis, il a commencé à couper le ventre de la fille avec un calme chirurgical, en sifflotant, encore, et toujours cet air dont je n'arrive toujours pas à me débarrasser. Il a ensuite sorti un organe du ventre de la petite fille, je me souviens que mes yeux ont commencé à verser des larmes, il a regardé l'organe un instant en souriant et en rangeant son rasoir.


Finalement, mes yeux remplis de larmes et mon impossibilité de cligner des yeux m'ont rendu la vision si floue que je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite... »


Dans cette affaire, aucun message ne sera laissé, sauf un, qui nous a poussé à transmettre ce dossier (que la police semble déjà très bien connaître). Trois jours après ce « dernier » meurtre, l'hôpital ****** de Strasbourg, où le meurtre fut commis, reçut un message sans aucun doute envoyé par le meurtrier. Le voici, et n'oubliez pas que le silence doit être le maître mot sur cette affaire.


« Homère dans l’Iliade, X, 137, disait : leur sort à tous est sur le tranchant du rasoir... »  



Comme dirait l'autre, on achève bien les cheveux...

vendredi 13 septembre 2013

Le champ de Swanson (Swanson field)

Quelque part sur terre, il y a un endroit appelé le champ de Swanson. Je n’y suis pas allé depuis un moment, des années peut-être. Je passe devant tout le temps, mais cette fois pour quelque obscure raison, je m’y suis arrêté. Je me rappelle quand j’étais enfant, les gens disaient que le champ était hanté; personnellement je ne crois pas aux fantômes, mais c’en fut assez pour capter mon attention.
La chose bizarre avec ce champ, c’est que c’est juste un champ. Pas de maison abandonnée, ou de structures étranges ni rien. Tout ce qu’on voit est la grandeur vide du champ. Quand j’étais enfant, on y allait chaque nuit d’Halloween. C’est marrant que je m’en souvienne maintenant.


Tous les enfants dans mon école voulaient faire des masques le jour d’avant Halloween. Nous appelions ce jour le jour du couvre-chef. Nous faisions des masques pour aller au champ de Swanson le jour suivant. Je faisais toujours en sorte que mon masque ait l’air cool. Les professeurs voulaient à chaque fois que nous posions un faux diamant sur le dessus, ce qui ruinait tout le style du masque.


Nous n’allions jamais demander des bonbons, nous allions nous promener dans le champ de Swanson avec nos parents. Mais nous ne devions jamais parler du champ, ou y rester une autre nuit que celle d’Halloween. Mes parents et ceux des autres enfants ne nous surveillaient jamais quand nous marchions, peu importe les folles actions que nous pouvions faire. Nous ne nous regardions jamais dans les yeux et il était interdit d’enlever nos masques avant que nos parents nous le disent.


Il y avait aussi ces gens qui allaient dans les bois autour au lieu d’aller dans le champ. Je ne les reconnaissais jamais venant de mon village. Quand je les voyais, je trouvais qu’ils ne bougeaient pas comme des humains, mais comme des cerfs. C’était une sorte de sautillement dans les ombres des arbres, mais ils marchaient sur deux jambes. Ils avaient des super costumes, ils semblaient presque vrais. Ils étaient complètements noirs avec des bouches sur le dos, devant, derrière et les côtés de leurs têtes. La raison pour laquelle je peux affirmer que c’étaient des bouches étaient qu’elles étaient plus grises que le reste.


C’est drôle, je ne pouvais jamais me rappeler comment la nuit avait fini. Je me réveillais toujours dans mon lit, et mon seul souvenir était que j’enlevais mon masque ou que je quittais le champ, mes parents avaient dû me porter dans mon lit alors que j’étais endormi.


Ensuite, personne ne le rapportait plus. Les grands pouvaient devenir fous si vous parliez de fantômes ou d’enfants dans le champ, je me souviens même d’un enfant qui avait été emprisonné pour avoir dessiné lui-même le petit diamant sur le dessus du masque. Je me souviens avoir été assez ennuyé à cause du fait que s’ils la détestaient tant que ça, pourquoi ils nous la faisaient porter ?


Avant les vacances de Noël, les professeurs voulaient nous raconter une histoire sur le champ de Swanson. Ils voulaient nous la raconter quand le soleil se levait très, très tard. L’histoire était que les gens pouvaient entendre les voix d’enfants dans le champ. Je ne savais pas trop pourquoi ils nous ont dit ça, mais personne n’a jamais demandé. C’était quelques jours avant Noël donc je n’avais aucune raison d’y penser. Le professeur disait que le champ était un endroit spécial, et que vous ne deviez jamais y aller tout seul. Et c’est la première fois que j’y suis allé depuis presque douze ans. C’est étrange, je veux dire, je n’entends rien. Et vous ?


 
Traduction: Teru-Sama

Creepypasta originale ici.

mardi 10 septembre 2013

Chasse ouverte

Perdu dans ses songes, l'homme ne remarqua pas les coups provenant de la porte. Ou peut-être les ignorait-ils. Les bruits secs et répétés de quelqu'un frappant la porte d'entrée résonnaient pourtant fort dans le petit appartement, qui tenait plus du studio qu'autre chose. Mais l'homme ne bougeait pas, allongé sur le sofa. Ce n'était pas dû à la bouteille de bière dans sa main gauche, celle-ci n'étant que sa première et dernière de la soirée, du moins, c'est ce qu'il se répétait. L'esprit embrumé, trouble, les idées et pensées parcouraient sa tête sans pour le moins du monde qu'il parvienne à les distinguer. Cet état singulier était peut-être dû à la tristesse, à la crainte, qu'en savait-il lui même ? Absolument rien. Toutefois, il eut la vague impression qu'ouvrir cette porte n'allait lui causer que du souci, le mettre en danger, elle tenait en lui le rôle d'une boîte de Pandore. Pourtant, instinctivement, presque contre son gré, il se leva tant bien que mal. On frappait à la porte depuis bien trois minutes : la majorité des démarcheurs auraient abandonné. Enfin, que pensait-il ? Les démarcheurs ne travaillent pas à une heure et demi du matin, heure qu'il confirma en jetant un regard vide sur le cadran de l'horloge, dont le tic-tac incessant avait en général la malheureuse habitude de lui donner des maux de tête fulgurants. Il approchait lentement de la porte en traînant les pieds, pas par pas. Il faillit poser le regard sur le cadre-photo qui lui causait tant de mal, mais tant de bien. Beaucoup de ses soirées avaient été consacrées à contempler cette photo en sirotant de l'alcool. Depuis qu'elle était partie.

Il arriva finalement à la porte.
« Je ne devrais pas ouvrir, pensa-t-il. »

Il enleva le loquet.
« Ça pourrait être dangereux. »

Il sortit la clé de sa poche, et peina à la rentrer dans la serrure, les mains tremblantes.
« J'ai des chances d'y laisser ma peau. »

Après quelques secondes, il y parvint.
« Je vais le regretter à coup sûr. »

Il tourna la clé.
« Je ne sais même pas qui c'est. »

Portant la main à la poignée, il ouvrit la porte dont le grincement lui fit monter le pouls. La lumière lointaine de la cuisine ne suffisait pas à éclairer le palier, qui n'était lui même pas doté d'éclairage. Aussi ne vit-il, se tenant devant lui, qu'une grande silhouette large et carrée. Il se passa quelques secondes avant que l'un des deux personnages ne prononça un mot. Ce fut notre protagoniste qui parla en premier.

« Bonjour, il y a un problème ? »

Il essayait tant bien que mal de calmer, ou du moins de masquer sa peur. Deux parties de son esprit, maintenant en éveil à cause de sa peur, luttaient pour décider le dessein de cet homme. Son côté rationnel le mettaient face aux faits démarquant la vérité, mais son imagination préférait, elle, croire que l'individu n'était là que pour une raison qui rendrait sa peur futile.
« Je suis de la maintenance. Les voisins du dessous se sont plaints de fuites provenant de chez vous, j'ai entendu que vous étiez réveillé, alors j'ai décidé de faire ça cette nuit, si ça ne vous dérange pas, affirma l'homme avec un faux ton concerné cachant quelque chose proche de l'imperceptible, quelque chose que l'homme au regard un peu hagard considéra comme de l'amusement.

Peut-être l'homme aurait-t-il pu croire à ce récit si il n'était pas une heure et demi du matin, peut-être l'aurait-il trouvée crédible si il y avait jamais eu des personnes habitant dans l'appartement à l'étage inférieur au sien, peut-être aurait-il été naïf si il n'était pas ensuqué depuis deux bonnes heures, silencieux. Il n'y avait plus de doutes sur le motif de la venue de cette homme, quel qu'il soit. Lentement, ses yeux s'étaient habitués à la pénombre au point de distinguer son interlocuteur : un bleu de travail, une casquette cachant la majeure partie de son visage, à l'exception d'un sourire carnassier plutôt mal caché. L'homme aux yeux toujours un peu vitreux fit quelque chose que notre antagoniste n'avait sûrement pas prévu. La porte se ferma dans un grand fracas, puis des petits cliquetis quand on remit le loquet et verrouilla la serrure. L'homme tituba en arrière avant de trébucher et de tomber. Il s'attendait à voir la porte être défoncée, car il n'avait aucun doute que son assaillant en était capable. Mais rien ne se passa pendant trente secondes. Ensuite, une voix provenant de l'autre côté de la porte retentit, solennelle mais toujours teintée d'amusement :
« Et croire que ça a failli être une chasse ennuyeuse. Je peux enfin m'amuser. »



samedi 7 septembre 2013

Insomnies chroniques (Chronic insomnia)

L'insomnie. L'impossibilité de dormir. Ce moment de transition entre conscience et inconscience.


LE STRESS CAUSE LA PERTE DE SOMMEIL, QUI CAUSE LE STRESS


Une très grande partie de l'insomnie vient du stress. Notre exemple sera un adolescent avec un déficit d'attention et un problème d'anxiété. Son traitement est de très haute dose, et les médicaments contre les déficits de l'attention, comme le Vyvanse et l'Adderall sont des stimulants, ce qui veut dire qu'ils vous tiennent éveillé. Il a souffert de perte du sommeil et d'insomnie par le passé, et a appris à vivre avec. Nous allons tester sur lui un stimulant et un dépresseur, et étudierons les effets sur son psyché.


PROCÉDURE


Pour le premier test, nous l'avons tenu éveillé de six heures du matin, jusqu'à minuit. Ses signes vitaux étaient normaux, et il se concentrait à ses dessins. Le dépresseur utilisé dans cette expérience est de l'alcool à 40 % (le sujet a pour habitude de boire en petites quantités), et le stimulant, du Vyvanse en 50mg. Tout à fait normal. Le sujet les prend ensemble, à minuit trois.


00h49 : Le sujet rapporte des vertiges légers, l'alcool prend effet.
01h32 : Les dessins du sujet deviennent plus abstraits, et il commence à éprouver des difficultés à la parole.
02h14 : Le sujet ressent une légère fatigue.
04h27 : Le sujet se rend compte de l'heure, et décide d'essayer de dormir.
04h42 : Le sujet éprouve des difficultés au sommeil, se retournant constamment.
04h58 : Le sujet se plaint de maux d'estomac, montre un état de frustration causé par son manque de sommeil. Il est aussi victime de migraines.
06h22 : Lever du soleil. Le sujet rapporte des vertiges, un déclin dans ses capacités motrices. Il devient verbalement agressif.
08h00 : Ses signes vitaux sont devenus fluctuants. Il lui est donné une autre pilule de Vyvanse en 50mg.
09h22 : Le sujet rapporte se sentir « comme neuf ». Prend une douche, fait un peu d'exercice, s'habille.
10h14 : Le sujet allume l'ordinateur.
10h23 : Le sujet rapporte que l'intensité des migraines augmente. Éteint l'ordinateur, ferme les yeux, se masse le front.
10h37 : Le sujet est en état d'irritation visible, sa colère augmente.
10h44 : Le sujet commence à trembler de façon incontrôlable, fait les cents-pas dans la pièce.
11h03 : Le sujet s'arrête, s'assoit. Il apparaît de nouveau relativement calme.
11h08 : Le sujet commence à marmonner incompréhensiblement en se frottant les mains.
11h26 : Le sujet est silencieux. Il retourne sur l'ordinateur.
11h31 : Le sujet éteint l'ordinateur à nouveau, rapporte la même augmentation de l'intensité des migraines.
11h47 : Le sujet essaye de dormir à nouveau. Le sujet échoue.
11h53 : Le sujet commence à pleurer. Les pleurs deviennent des sanglots. Tout essai pour le consoler rencontre des accès de violence.
12h00 : Le sujet subit de nouveaux tests de signes vitaux, lui est donné une autre pilule. Le sujet a dû être restreint pour les tests. Signes vitaux très fluctuants.
12h14 : Le sujet refuse d'ouvrir les yeux. Il respire et est conscient, mais dit, citation : « Si je ferme mes yeux, ils partent. Je ne veux pas les ouvrir. » Plusieurs essais à lui faire ouvrir les paupières ont été rejetés, a répondu avec hostilité.
12h36 : Le sujet commence à nouveau à sangloter. Le sujet ouvre les yeux et vomit immédiatement sur le sol. Il s'arrête, ne pleure plus, tombe à genoux, essayant de manger sa propre bile, l'étalant sur ses mains. Essais de le restreindre tous contrés par des cris et de violents balancements des bras. Nous avons battu en retraite.
12h42 : Le sujet a enlevé tous ses vêtements et a vomi à nouveau. Le sujet a étalé du vomi sur les murs de la cellule, son torse, ses bras, et ses organes reproducteurs.
12h44 : Le sujet a commencé à se masturber en silence, couvert de vomi. Nos collègues à l'estomac plus solide ont pu le restreindre. Nous avons essayé de le rendre inconscient, mais il lui a été donné trop de stimulants.
12h57 : Les poignets et chevilles du sujet ont été menottés à une table d'observation. Le sujet commence à hurler.
14h00 : Le sujet reçoit une autre pilule. Deux d'entre nous ont dû lui tenir la mâchoire ouverte pour lui enfoncer dans la gorge.
14h45 : Signes vitaux vérifiés. Le cœur du sujet bat trop rapidement, et il tremble. Ses cordes vocales commencent à lâcher. Le sujet est scanné à l’électroencéphalogramme.
15h00 : Lecture des scans ne montre rien d'autre que des ondes beta. Le sujet est proche de sa limite physique/mentale. Le sujet reçoit une autre pilule.
15h06 : Le sujet se débat violemment dans ses restreintes. Le sujet garde la mâchoire violemment fermée, et ses gencives commencent à saigner. Le sujet hurle à nouveau, et ses cordes vocales inférieures lâchent pour de bon.
15h15 : Le sujet ouvre les yeux. Le sujet reste parfaitement immobile, et sa mâchoire est relâchée. Aucun signe de pouls.
16h30 : Rapport officiel envoyé à la direction : « Sujet 917-95 confirmé mort. Envoyez le prochain. »
 
 
Traduction: Neko

Creepypasta originale ici.