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vendredi 30 août 2013

Le Taxidermiste

Nous allons donc pouvoir débuter.      
        

  
     

Nous avons attendu que Madame Auger, victime d’une tentative d’homicide, reprenne ses esprits, puis nous avons commencé allègrement.       
J’ai rencontré cet homme il y a plusieurs mois maintenant. Il était vraiment adorable, poli, charmant. Il passait pratiquement tous les soirs à mon bureau de tabac. On s’échangeait quelques mots mais rien de très intéressant. Je dois vous avouer que ce fut le moment que j’attendais le plus dans ma journée. Son sourire ainsi que son regard lorsqu’il me remarqua voulaient tout dire mais moi je le voyais différemment. Il avait un côté mystérieux, intrigant, ce qui m’obligeait à vouloir le connaître un peu plus, mais je n’osais jamais lui proposer un rendez-vous car timide comme je suis ce fut impossible.       
        
Un soir, alors qu’il n’était pas venu comme il en avait l’habitude, je m’apprêtais à fermer la boutique, quand il arriva. Il était habillé différemment ce soir-là. Il avait mis un magnifique costume, sans doute pour des occasions particulières. Je lui avais fait savoir d’un air gêné que je devais fermer vu l’heure qu’il était mais il répliqua aussitôt en me faisant comprendre qu’il n’était pas venu pour ça. Je ne vous cache pas que j’attendais ce moment avec impatience. Il m’avait proposé d’aller dîner avec lui dans l’un des plus beaux restaurant de la ville. Naïve comme j’étais, j’acceptai sans hésiter. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi… Heureuse. Moi qui m’inquiétais de ne pas le voir venir acheter son paquet de Camel comme à son quotidien.       
        
J’étais assez confuse de me voir dans une tenue pareille par rapport à lui, mais cela ne l’embarrassait vraiment pas, au contraire, tout ce qui comptait à ses yeux c’était de partager ce dîner avec moi. Il me confia lors du repas qu’il attendait ce moment depuis quelques temps. Je lui ai immédiatement retourné la remarque. Ce fut sans aucun doute le plus beau rendez-vous auquel j’eus la chance d’assister. Tout était parfait. Ses si belles paroles me comblaient, j’osais à peine dire un mot. A la fin de ce festin, il me proposa de me raccompagner chez moi. Je ne pouvais refuser. Il m’a ensuite révélé qu’il voulait me revoir le plus rapidement possible. Comment aurais-je pu lui dire non ?       
        
Le second rendez-vous se passa chez lui. Cette fois-ci j’avais pris soin de mettre ma plus belle robe. C’était magnifiquement romantique. Il y avait des bougies disposées un peu partout dans la salle à manger. Il avait préparé une playlist des plus belles musiques qu’il avait dans son répertoire. Nous avons appris à nous connaître en se racontant nos petites vies. Il m’a révélé qu’il était taxidermiste. Ne connaissant pas cette profession, je lui ai alors demandé de quoi il s’agissait.       
        
La Taxidermie a pour objectif de rendre l’apparence d’un animal vivant à un animal mort. D’après lui, ce métier est considéré comme un art à part entière. Il m’expliqua en détail d’un air à en être terrorisant la façon dont on procédait lorsqu’on le pratique. Le but est de retirer entièrement avec finesse la peau d’un animal. Pour cela, il faut retirer tous les organes situés à l’intérieur du corps de la bête, le vider entièrement. Une fois ceci terminé, on dépose délicatement la peau sur une structure, généralement faite de métal, représentant la forme de l’animal. Je trouvais ça particulièrement glauque. Le pire, c’est qu’il avait l’air de prendre un plaisir inouï en racontant la procédure d’un Taxidermiste. Il se vantait d’être un professionnel. L’ambiance de la soirée devenait insoutenable mais je n’osais partir, je ne voulais pas paraître impoli envers lui qui avait fait énormément d’efforts. Mais il avait remarqué que je n’étais pas rassurée face à cette description si oppressante.        
        
Tant pis, j’avais trouvé une excuse pour rentrer à la maison. Mais manque de chance, il comprit que j’éprouvais un dégoût face à lui, que je ne le voyais plus de la même façon. Il chuchota dans son coin en me raccompagnant à la porte que nous étions toutes les mêmes, mais je n’avais rien dit. Je me suis retournée pour lui dire au revoir mais son sourire me perturba l’esprit. Il n’était pas comme les premières fois que je le voyais. C’était un sourire bel et bien sadique qui me fit penser qu’il avait quelque chose derrière la tête. Avant de refermer la porte, il avait complètement changé d’expression de visage. Il avait un regarde vide mais dérangeant; puis il me dit de manière angoissante, sans me poser la question, que l’on se reverrait très bientôt.       
        
Au départ je pensais qu’il me rejoindrait le lendemain au bureau de tabac mais ce fut plus rapide que je le pensais. J’étais affreusement fatiguée de cette soirée, qui fut pourtant assez courte. Je me suis par la suite dirigée dans ma salle de bain afin de prendre une douche, quand j’entendis mon portable sonner. C’était un message de lui.        
        
« Je t’ai menti. Je ne pratique pas la taxidermie sur des animaux. »       
        
Prise de peur, j’ai sans plus attendre fermé tous les volets et puis je me suis enfermée dans la chambre pour ainsi me plonger sous les couvertures. Je ne savais pas quoi faire d’autre, j’étais juste terrorisée. J’essayais tant bien que mal de me rassurer en me répétant qu’il m’avait envoyé ce message car il était en colère et qu’il n’avait pas aimé la façon dont je suis partie de chez lui. Je n’arrivais pas à m’endormir sachant très bien qu’il savait où j’habitais…       
        

  
     

Que s’est-il passé ensuite ? Demanda calmement mon collègue.        

        

  
     

Madame Auger soupira de tristesse puis reprit son témoignage.       
J’ai entendu un bruit surprenant venant du couloir menant à l’entrée. C’était lui, j’en étais certaine. J’eus à peine l’idée de vous contacter qu’il se tenait derrière la porte en chuchotant que la soirée était loin d’être terminée. Je lui ai hurlé de me laisser tranquille en menaçant d'appeler la police. C’est alors qu’il a commencé à tenter de défoncer la porte jusqu’à tant qu’il y arrive. Je vous ai ensuite appelé. Mais c’était trop tard car il avait déjà pénétré dans ma chambre pour ensuite me retirer le téléphone…       
        
Il m’a pris d’une force surhumaine, sûrement due à la colère qui l’envahissait, par la gorge et m'a directement plaquée contre le mur. Il plaça aussitôt un couteau de boucher sous ma gorge en me répétant que j’étais sa prochaine œuvre…       
  
 

        
Pouvez-vous nous le décrire ?       
        

  
     

Au bord des larmes, elle commença la description du suspect.       
Il est plutôt grand, dans les 1 m 80 je dirais. Il doit avoir dans la trentaine. Il n’est pas gros, non, je dirais qu’il est mince. Ses cheveux courts sont châtain clairs. Il a les yeux de couleur verte. Il porte la plupart du temps diverses chemises de différentes couleurs et des jeans, jamais de jogging. Il a une montre qui, étrangement, ne marche pas.       
        
S’il vous plaît… Ne me laissez pas toute seule dans cette chambre. Il va revenir j’en suis certaine.       
        

  
     

Des médecins vont prendre soin de vous et d’ici quelques jours vous pourrez sortir de cette chambre. Nous vous tiendrons au courant de nos recherches le plus rapidement possible, dit-il en essayant de la rassurer.        

  
 

        
_____________________________________________________________       




Martin CONSTANT, principal suspect de cette affaire, est activement recherché par les autorités. Il est potentiellement dangereux, je vous prie donc d’agir avec prudence tout le long de cette enquête.       
        
Nous avons retrouvé exactement 5 corps d’hommes et de femmes dans une ferme à proximité des Vosges. Tous ont été assassinés et taxidermisés. Ils ont également été soigneusement alignés par ordre alphabétique. Notez aussi qu'il y avait des dates gravées au scalpel sur le dos de chaque victime, et chacun d’entre eux avait une expression du visage différente:       

  
 

       
  
SEXE DE LA VICTIME  
  DATE
EXPRESSION DU VISAGE
Homme  
  15 avril 2012
Heureux
Femme  
  15 juin 2012
Souriante
 
Homme
15 août 2012 Neutre
 
Femme
15 octobre 2012 Triste
 
  Homme
15 décembre 2012 Dépressif
       
 

  
 

Après plusieurs recherches, nous avons pu constater que les victimes correspondaient à de nombreuses personnes qui furent signalées comme étant disparues. D’après les dates inscrites sur chacun des corps retrouvés, les meurtres tombent sans cesse le quinze d’un mois sur deux.   
 

Christine AUGER fut portée disparue deux jours après nous avoir fait partager son témoignage. Toutes les recherches ont été multipliées par deux et nous avons également élargi le périmètre de recherche. Nous avons bien entendu interrogé pratiquement toutes les personnes présentes à l’hôpital le soir de la disparition, mais sans succès.    
    
Après avoir obtenu une commission rogatoire par le juge d'instruction concernant la propriété de Martin CONSTANT, c'est alors que nous avons découvert le corps inanimé de la disparue. Elle est la dernière victime du taxidermiste mais ne comporte pas de date. Elle a été découverte morte deux semaines après leur second rendez-vous. Elle se tenait debout dans le couloir de la maison du suspect, vêtue d’une robe noire. L’expression de son visage était identique à celle d’un sommeil éternel, ses yeux et sa bouche étaient fermés. Mais pourquoi a-t-il fait en sorte qu’elle ne soit pas couchée ? Son bras était levé en notre direction. Dans sa main, elle tenait un bout de papier sur lequel était marqué:   
  
  « Je fais vibrer en chacun de vous la corde sensible. J’exprime mon chant le plus profond. En tant qu’artiste, je ne suis pas l’un de ces transcripteurs du monde, j’en suis le rival. »


Maman

Maman, maman, ma chère maman, pourquoi m'as-tu fait ça ?
Tu sais, je vois bien que tu vas mal, alors pourquoi m'as-tu fait ça ?
Pourquoi m'as-tu fait souffrir ? Je voulais juste vivre... Maman, pourquoi m'as-tu fait ça ?
Tu sais, j'ai grandi depuis, ça fais 5 ans que tu m'as tué... et oublié. Oh maman, pourquoi moi ?
Maman, je sais que tu m'entends, je le sais, sinon tu ne tremblerais pas, maman pourquoi moi ?
Tu sais, on serait bien tous les deux, ici, sans papa qui te fait du mal, dis moi, pourquoi moi ?
Pourquoi tu ne veux pas regarder la vérité en face maman? Papa ne t'aime plus, pourquoi moi ?
Maman, je vois bien que tu hésites à le faire, prends cette lame maman, je t'aime.
Tu sais, on est mieux ici, on ne sent rien, Maman rejoins-moi je t'aime.
Pourquoi tu ne l'as pas fait avant ? Ce sang coule, tu te sens mieux, Oh maman comme je t'aime.


jeudi 29 août 2013

Le démon rieur

Michael avait à peine 15 ans quand c’est arrivé. C’était un garçon si souriant, si heureux, mais toute cette joie cachait forcément quelque chose.
Ce jour-là, rien ne semblait signaler quelque chose d’étrange. Il prit son petit déjeuner et parla un peu avec sa mère, avant de prendre son père dans les bras et de partir en cours. Ce n’était pas un garçon très populaire, il était très timide et portait de grosses lunettes, on le traitait souvent de caniche à cause de ses cheveux frisés mais il le prenait avec humour. Mais cette journée n’était pas si ordinaire finalement.

Marc, la grosse brute de sa classe, le prit à part avec sa bande, et le menaça avec un couteau. Il lui dit de lui donner tout son argent et de n’en parler à personne, sinon il le tuerait. N’étant pas un garçon très fort ou courageux, il s’y résigna. C’est ainsi que tout commença…

Jour après jour, cette petite enflure le rackettait, et jour après jour, le psychisme de Michael se dégradait... Oh, je vous ai précisé que depuis ce jour-là, il commençait à imaginer les multiples façons de tuer Marc ? Malgré tout cela, il continuait de sourire, un sourire forcé, un sourire qui serait bientôt son symbole...

Un jour, Michael fut las de cette tyrannie et décida de faire payer ce petit enfoiré tout ce qu’il avait fait. En plein milieu de la nuit, il descendit dans la cuisine, prit deux couteaux et sortit de chez lui, sourire aux lèvres. Déambulant dans la nuit il avait son plan bien en tête, il comptait profiter de l’absence des parents de Marc pour se faufiler à l’intérieur. Ah oui, je ne vous avais pas dit qu’il traquait son bourreau depuis plusieurs mois ? Il savait tout sur lui, il connaissait toutes ses habitudes, toutes ses manies, tous ses tics. Il savait très bien que cet abruti ne fermait jamais la fenêtre pour s’enfuir si quelqu’un venait le tuer. Quelle ironie…


Ainsi, il grimpa sur l’arbre qui était proche de la chambre de Marc, y pénétra doucement, mais ne fit rien… Il savourait ce moment, il attendait que cette «brute » se lève et qu’elle le remarque, qu’elle remarque son sourire de démon, qu’elle comprenne que la mort avait sonné. Vers 00h30, Marc, assoiffé, ouvrit les yeux, Michael pouvait passer à l’acte. Il planta rapidement son couteau dans la gorge de Marc, et se servit du deuxième pour le lui planter dans le cœur. Assis près du corps, il se sentait apaisé, ne perdant en rien son sourire, il se servit du sang du cadavre pour dessiner un sourire sur le mur et il écrivit un message sur le carnet qui était sur le bureau :

 Tu m’es enfin sympathique, Marc ! Sache que maintenant que je souris pour de vrai, je ne compte pas m’arrêter, je me suis toujours demandé pourquoi tu étais si sérieux, je ne le saurai jamais apparemment. Mais vous savez, comme l’a dit un grand homme, vous n’avez encore rien vu. À tous ceux qui m’ont tourmenté, ne dormez plus, ne vivez plus, craignez seulement le démon rieur.


Vous vous demandez comment je connais cette histoire hein ?   Disons que je connais bien Michael. Rassurez-vous, il est mort, mais j’espère pour vous ne jamais m’avoir provoqué, car qui sait ? Le démon rieur viendra peut être vous voir ?

Neil

Ce qui va suivre est un extrait des documents retrouvés chez Marc Kolson, journaliste américain, après son assassinat le 15 juillet 2012. J’étais son meilleur ami et il m’avait confié ces documents car « ils n’étaient plus en sécurité chez lui ». Il avait malheureusement raison.  J’ignorais tout de leur contenu jusqu’au jour de sa mort où j’ai décidé d’en prendre connaissance.  A présent, je me sais menacé, c’est pourquoi j’ai recopié au plus vite l’essentiel de ces documents dans un format .txt pour pouvoir les diffuser à grande échelle sur Internet. Vous excuserez donc la mise en page et le fait que je n’aie relevé que le plus important.
Ces documents concernent des observations faites lors de vols spatiaux ainsi que des interviews que Marc a lui-même menées. N’oubliez pas de partager ces documents. Mes notes personnelles sont surlignées.






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Vol du 15 mai 1960 classé KOSMOS
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15 mai 1960 : Spoutnik 4 (URSS)
 Tentative de vol habité Echec total, mauvais allumage des rétrofusées : perte de la capsule à son retour
Mort du pilote.
Disparition de tous les documents le concernant.
Information classée TOP SECRET
Vol classé KOSMOS





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Vol du 22 décembre 1960 classé KOSMOS-2
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22 décembre 1960 : Inconnu
Tentative de vol habité Echec. Explosion de la capsule à la sortie de l’atmosphère terrestre
Mort du pilote.
Disparition de tous les documents le concernant.
Information classée TOP SECRET
Vol classé KOSMOS-2

La suite des documents résume les autres échecs russes durant cette période. La liste s’allonge jusqu’à KOSMOS-9. Aucune trace des vols sur Internet et encore moins sur les pilotes. Rien ne semble exister officiellement après Spoutnik 4.









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Entretient avec Neil Armstrong daté du 14 février 2004
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Marc : Donc le 21 juillet 1969, vous posez le pied sur la Lune. Rien à signaler ?
Neil : Non RAS. Tout semble nous sourire. Mais quelque chose me dit que vous avez une idée derrière la tête… Vous n’allez quand même pas me reparler de Gorsky ?
M : Neil, mon temps est précieux et le vôtre aussi. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Avez-vous vu quelque chose d’anormal ce jour-là ?
N : Disons qu’il est très difficile de qualifier quelque chose d’ «anormal » quand on vit quelque chose comme ça. Expliquez-vous.
M : Avez-vous vu quelque chose … qui n’avait rien à faire là ? Quelque chose de … surnaturel ?
N : Voyons c’est ridicule. Qu’est-ce que vous vous imaginez ? Qu’E.T est venu nous serrer la main en disant : « bon boulot les gars, ça fait un paquet de temps que j’attends de rentrer à la maison. Y’a d’la place pour moi ? ».
M : Ils vous ont menacé ? Menacé votre famille pour garantir votre silence ?
N : Personne n’a jamais rien obtenu de moi. Peut-être qu’il ne s’est justement rien passé. Vous regardiez la télé comme tout le monde ce jour-là non ? Vous avez tout vu. Que voulez-vous de plus ?
M : Vous entendre dire ce que je sais déjà. Les fantômes.
N : Oh Seigneur… mais comment ?
M : De longues recherches. Et Aldrin s’est montré plus enclin à partager sa petite expérience.
N : Alors il vous a tout dit ?
M : Tout ? Non. C’est bien pour ça que je viens vous voir. Vous ne souhaitez pas rétablir la vérité à ce sujet ?
N : VOUS CROYEZ VRAIMENT QUE ÇA NE DEPEND QUE DE MOI ? CE QUE NOUS AVONS VU AURAIT RENDU FOU N’IMPORTE QUI. N’IMPORTE QUI VOUS M’ENTENDEZ ?  SANS COMPTER QUE DEPUIS CETTE DATE JE DOIS SUPPORTER DES HORDES DE CONNARDS DE JOURNALISTES A LONGUEUR DE JOURNEE. ALORS NEIL C’EST COMMENT LA-HAUT ? ALORS NEIL VOUS VOULEZ REPARTIR ? ALORS NEIL VOUS AVEZ VU DES ALIENS ? FOUTEZ-MOI LA PAIX !
M : Du calme, du calme. Vous savez pourquoi je viens, éclairez donc ma lanterne. Dites-moi Neil, qu’est-ce qu’ils ont essayé de vous dire ?
N : De jamais retourner là-haut. Qu’il ne fallait jamais essayer de remettre un putain de pied dans l’espace. Pourquoi ? J’en sais foutrement rien, je vous avouerais qu’on n’a pas essayé de comprendre sur le moment.
M : A quoi il ressemblait ? Il n’y en avait qu’un ?
N : Un cosmonaute. Enfin ce qu’il en restait. Complètement décomposé, ce qui est pourtant impossible. C’était pas franchement beau à voir. Et puis il semblait souffrir horriblement. Il s’est exprimé directement par … télépathie je crois. On a entendu dans nos têtes « Ne revenez jamais. Certaines portes ne peuvent être ouvertes ». Et il est partit.
M : Il flottait ?
N : Oui, il était en apesanteur. Mais il semblait pouvoir se diriger … Enfin encore une fois, ce n’est pas le genre de détails qui nous a frappé sur le moment.
M : Vous vous êtes finalement posés ?
N : Evidemment.
M : Et comment la NASA a eu vent de l’histoire ? Vous avez parlé ?
N : On a tout raconté. On n’allait pas garder ça pour nous et puis … personne n’avait envie d’y retourner. Ils nous ont fait jurer de ne jamais ébruiter l’affaire et je dois avouer que je n’y ai jamais trop repensé jusqu’à ce jour. Enfin, je n’ai jamais eu envie d’y repenser pour être exact.
M : Ça peut se comprendre. Et vous avez idée de qui était ce type ?
N : On en a reparlé entre nous, et on en est arrivé à la conclusion que c’était un Russe qui avait mal fini : nos gars ont jamais eu de combinaisons comme ça. Comment et pourquoi il était là, Dieu seul le sait.
M : J’ai comme l’impression que vous avez vu juste. Mais vous n’êtes pas les seuls à avoir été sur la Lune. Il y a eu plusieurs autres missions Apollo après vous. Leur est-il arrivé quelque chose de semblable ?
N : Il y avait beaucoup de bruits de couloir à la NASA à l’époque. Beaucoup de gars sont revenus qu’à moitié et  se sont mis à cogner sur leur femme. D’autres se sont foutus en l’air ou ont fini en hôpital psychiatrique. Mais vous vous doutez bien qu’en pleine guerre froide, personne ne voulait en entendre parler. Nous étions le premier pays à mettre le pied sur la Lune, point barre. On avait rien vu, rien entendu.
M : Et Apollo 13 ?
N : Apollo 13 a failli mal finir, ils ont eu beaucoup de chance ce jour-là. Inutile de vous expliquer ce qui avait provoqué le petit problème dont ils ont été victimes… C’est à partir de là que la NASA a commencé à s’intéresser réellement à ce qu’on avait bien pu voir là-haut. Enfin eux, ce qu’ils ont surtout vu, c’est la déferlante médiatique qu’aurait provoqué un crash. Donc ils ont bouclé les dernières missions en cours, et bye bye. D’ailleurs, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi personne n’était retourné sur la Lune ?
M : Disons qu’il y avait d’autres bonnes raisons à l’époque. Mais celle-là semble bien plus crédible surtout que personne ne semble vouloir y retourner avant longtemps. Mais dites-moi, quelqu’un a-t-il essayé de filmer le « fantôme » ?
N : Jim Lovell de Apollo 13 a essayé, oui.
M : Et ?
N : Il n’y avait rien sur la vidéo. Absolument rien. Que du noir. La cassette avait… fondu de l’intérieur en quelque sorte.
M : De mieux en mieux… Je crois que j’en ai fini, mon cerveau ne supportera rien de plus aujourd’hui. Merci beaucoup Neil.
N : Ho c’est une sorte de cadeau empoisonné. Faites attention, vous ne serez pas le premier qu’ils « vaporisent ». Des gens ont intérêt à ce que ça ne s’ébruite pas. Des gens très puissants.
M : Soyez sans crainte.
N : Une dernière chose Marc…
M : Neil ?
N : Vous n’avez jamais parlé à Aldrin n’est-ce pas ?
M : Exact.








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Extraits de documents concernant le crash de la Navette Columbia
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< Selon le rapport d’enquête externe, la faille du bouclier thermique lors du retour en atmosphère a été provoquée. Les éléments en présence permettent d’affirmer que le crash n’était pas un accident. Il s’agissait donc d’un assassinat. Cette faille avait une chance nulle de résister à la première sortie de l’atmosphère terrestre. La faille a donc été provoquée en orbite. Aucune manipulation technique n’ayant été effectuée sur la navette pendant le vol, force est de constater que « quelque chose » a provoqué le crash. Un document classé Top Secret révèle la conversation qu’a eue Rick D. Husband avec un contrôleur au sol quelques minutes avant l’entrée dans l’atmosphère.

« Nous avons un problème ici. Il a brisé le bouclier, nous ne pouvons pas rentrer, c’est du suicide »
« De qui parlez-vous ? Vous devez atterrir maintenant Columbia»
« Dieu puisse avoir pitié de nos âmes. Il est là. »


La conversation s’arrête ici. Immédiatement après l’accident, une contingence est déclarée. D'après Marc, toutes les preuves ont été falsifiées à ce moment-là.
Il dit avoir su être "très persuasif" avec le contrôleur de vol.
Le dossier s'arrête ici.

D'après son auteur, elle aurait déjà été postée ailleurs. Les plus anciens lecteurs de pastas pourraient peut-être nous dire où...

EDIT: C'était creepypasta.fr. Il me l'avait dit en plus, j'aurais dû m'en souvenir!

La légende de Slenderman

Un jour un même est né sur le web, et son nom est slenderman. Créature à visage blanc et au corps très long, cette créature kidnappe différentes personnes pour des raisons encore inconnues; certaines pastas sont basées sur cette chose, il y a eu des jeux, des morceaux de musique, des poupées, beaucoup de goodies sur un monstre. Mais une question reste en suspens. D’où vient Slenderman ?

Car cette créature, si on en croit les "creepypastas" sur lui, serait un enfant possédé par le mal.
Mais l’histoire véridique, et très étrange, est remplie de zones d’ombres.
Slenderman aurait en fait été une vraie personne, totalement normale, comme vous et moi. Un américain d'après les dires, il avait 29 ans l'année de sa mort. C'était un homme grand, ayant subi un accident qui l'avait défiguré dans sa tendre enfance. Il avait passé de nombreuses années à subir les moqueries de ses camarades. Son seul refuge était sa chambre, où il pouvait passer de longues journées à lire ses comics préférés. Il avait un rêve, sûrement le rêve d'innombrables petits garçons: il voulait, plus tard, devenir un super-héros.
Malheureusement pour lui, ses parents étant plein de ferveur religieuse jusqu'à en devenir bigots, il était forcé de se rendre à la messe chaque dimanche, quels que soient son humeur ou son état.
 Bien souvent, les enfants de la kermesse en profitaient pour l'insulter en le traitant d'"Erreur de la nature", de "Monstre" ou de "Créature de l'Enfer". Ils n'étaient pas si loin de la réalité, mais il n'avaient aucune idée de ce que l'avenir leur réservait.


Voici donc que notre Slenderman se mit à vouer une haine profonde envers ces enfants. Se reposant sur ses bandes dessinées, il s'était dessiné son "propre costume" en volant le costume de son père: une espèce de smoking, noir et blanc, auquel il adjoignit une cravate rouge. Il s'imagina nombre d'aventures dans sa chambre, où il aidait Superman et d'autres super-héros à vaincre le crime.
 
Si seulement il avait su...


C'était pourtant une belle journée qui commençait. Une de ces magnifiques journées d'été que chacun apprécie. Il avait décidé d'inaugurer le vélo que ses parents lui avaient offert pour son anniversaire.
En cours de balade, il tomba malencontreusement  sur la bande qu'il détestait, trois gamins qui lui vouaient une haine profonde. Ces garnements ne se firent pas prier pour renverser notre homme, lui briser son vélo et le jeter dans l'étang à côté, avant de prendre la fuite. Slenderman a alors fait sa plus grande erreur, ou sa plus grande réussite, chacun a son point de vue.
 
Il a commencé à pleurer, et a renié Dieu.
 
 Il a renié chaque parcelle d'humanité qui lui restait, il a insulté la religion et ses auxiliaires, il en a voulu au monde entier. 


Certains racontent que Dieu lui-même l'a entendu, et a accédé à sa requête: si cet homme ne voulait plus de son apparence humaine, libre a lui de s'en défaire pour l'éternité.
 
Poussé par une étrange énergie, Slenderman se jeta dans l'étang, et en  ressortit, le visage totalement détruit et lacéré par les rochers qui étaient au fond du lac. Nul ne sait comment, mais sans yeux, et sans oreilles, il avait gardé tous ses sens, et il jura de se venger de chaque enfant qui critique le physique des autres, quel qu'il soit.


C'est ainsi que naquit Slenderman, un homme renié par les siens et par Dieu, qui, autrefois, a juré de punir chaque enfant qui ne respectait pas les autres. La seule trace de ces enfants? Les petits dessins que Slenderman laisse volontairement dans des endroits sombres et effrayants, que certaines âmes courageuses vont chercher...
Au prix de leur vie.
 
Et vous, seriez-vous prêts à risquer la vôtre, pour marcher sur les pas de cet homme maudit?

Une théorie parmi d'autres.

mercredi 28 août 2013

Venise 1880

Venise, an de grâce 1880
En ce mois d'octobre le 31.

Alors que la nuit déposait sa cape noire sur la ville des amoureux, des cris d'effroi couraient les ruelles sombres. Poursuivies par deux hommes
Une jeune fille prenait la fuite. Drapée dans une robe blanche tachée de sang, pieds nus; elle n'est encore qu'une enfant.
Elle crie, elle pleure, personne ne réagit.
Les deux hommes se rapprochent, elle les entend, ils rient. Puis la voilà qui tombe, qui se blesse
Les deux hommes l'attrapent et la relèvent. Contre un mur ils la maintiennent
Elle sanglote mais la voilà déjà... mienne.

Moi, maître des obscures moeurs de la bourgeoisie. Mon nom que tous craignent, Jimmy DESPERINNI. Des serviteurs à mes pieds m'aident pour mes rituels, du sang de vierges pour que je devienne immortel.

Me voilà, je m'approche d'elle
Vêtu de la même couleur que le ciel.
Elle a le visage couvert de larmes
Il est alors temps pour moi de sortir ma lame.
Je lui embrasse tendrement le cou
Avant de lui transpercer le ventre, et de voir disparaître les dernières rougeurs de ses joues.

La lumière de la lune fait pâlir son visage
Dans cette ville sans lumières je finis mon carnage.
Pendant que mes hommes se retirent sans faire de bruit
Je retire le foie, le coeur de son corps sans vie.
Je lui dépose un dernier baiser
Sur son front glacé puis disparais.
Demain je prends la mer direction l'Angleterre, qui sait ce qui m'attend durant ces 9 ans.

Vous me trouvez certainement fou ! Mais depuis une blessure au cou je sais que la vie a une trop grande importance, Trouvez-vous que cet amour soit une démence ?

Cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un ?

Sous l'eau

En 2006, on signale la disparition d'un homme d'une trentaine d'années. Le matin du 20 Août, Jack Ressaut part de chez lui pour pêcher dans un lac proche de chez lui. Il prend son bateau et y reste toute la matinée. Seulement, sa femme s'inquiète, il est tard et son mari ne rentre pas. Finalement, à 23h, elle appelle la police. Arrivées sur place, les autorités découvrent le bateau au milieu  du lac, vide. Ils recherchent dans les parages, dans la forêt à côté, mais rien. On organise des explorations sous-marines, pour voir s'il ne s'est pas noyé, mais rien à faire, on ne retrouve pas Mr. Ressaut. On abandonne les recherches pour mieux les continuer le lendemain.

Malheureusement, là non plus, les autorités n'ont rien trouvé. A la fin de la journée, on décide d'arrêter les recherches. Mais avant, on trouve un papier sur le bateau. Il y était écrit "Regardez sous la coque". Un des plongeurs alla vérifier, quand c'est la stupeur : Il aperçoit le corps de Jack Ressaut, attaché sous son bateau, mort. La police n'a pas réussi à déterminer s'il était mort assassiné et ensuite attaché sous son bateau, ou s'il a été attaché vivant. Mais la question qu'on se pose le plus est qui a fait ça, pourquoi et surtout comment il a réussi à l'attacher sous l'eau. Bien sûr, avec un équipement, on peut y arriver, mais c'est alors un meurtre prémédité.

Mais ce n'est étrangement pas un cas isolé. Beaucoup de meurtres ont eu lieu dans ce lac, et presque toujours de la même façon : une personne décide de partir avec un bateau, et le soir, il disparaît, attaché à son bateau sous l'eau. Les policiers pensent que c'est la même personne qui commet ces meurtres, mais impossible de trouver des témoins qui pourraient les mettre sur une piste. Ils ont bien essayé de sécuriser le lac un maximum, mais ça ne suffit pas, et c'est à chaque fois la même chose. Et puis, il fallait arrêter la ou les personnes coupables de ces crimes, au plus vite, parce que la population près du lac était de plus en plus terrifiée par cette histoire. Mais après des mois et des mois de recherches, toujours rien. Après quelque temps, l'affaire fut classée, et aucun meurtre de ce genre n'a plus jamais été commis dans ce lac.

Mais moi je vous pose une question : et si ce n'était pas un humain qui avait fait ça ? Et si c'était une créature vivante sous l'eau, extrêmement intelligente, capable d'écrire, de réfléchir ? Ooooooh, on ne peut pas savoir après tout, c'est vrai. Il y a des milliers de possibilités, pourquoi devons-nous croire à celle-là ?

 



mardi 27 août 2013

Gary Rex

Avez-vous déjà détesté quelqu'un ? L'avez-vous déjà détesté au point de vouloir le tuer en le faisant souffrir ? Vous n'êtes pas seul. La nature humaine pousse parfois les gens aux pires vices, certains n'arrivent pas à la contrôler, on peut penser qu'ils sont plus faibles, ou que leur haine est plus forte...
Certains deviennent "Tueur à gages". Leur dégoût pour la nature de leurs semblables est si fort qu'il n'ont aucun remord à abattre froidement quelqu'un en échange d'argent, ou de pire...


Quand quelqu'un n'est pas assez fort pour renier sa haine contre un autre, mais qu'il est trop faible pour faire le travail, il arrive qu'il engage quelqu'un pour faire le sale boulot. C'est l'histoire qui va suivre, l'histoire d'une pauvre mère battue par son mari. Elle a beau chercher tous les moyens possibles, elle n'y arrive pas, elle ne peut se résigner à le tuer. En interrogeant différentes personnes, elle parvient à récupérer une adresse email : « 25468HM@gmail.com »
L'adresse changerait constamment lors des échanges d'informations entre le tueur et le client mais elle serait l'adresse de base pour le contacter.
Lorsque vous lui envoyez un message, vous devrez écrire :


 -Votre nom
 -Le nom de la futur victime
 -La motivation


Dans les jours qui viennent, vous devriez recevoir un message d'une adresse inconnue, dans laquelle sera écrite une réponse du tueur, et vous ne devez en aucun cas répondre.


La mère était au bord du gouffre, elle ne savait plus quoi faire, et après une énième dépression, elle se lança. Elle envoya à l'adresse : « 25468HT@gmail.com » le message suivant :
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 -De : DianaJolong@gmail.com
 -À : 25468HT@gmail.com


Sujet :


Message :
 -Diana Jolombe
 -John Jolombe
 -Violence


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5 Jours plus tard, elle reçut un message de l'adresse suivante : « ReturnHM14568 @gmail.com »


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De : ReturnHM14568 @gmail.com
À : DianaJolong@gmail.com


Sujet :

Message :

Ta demande est acceptée, il ne te battra plus jamais. A minuit, le jour de l'envoi de ce message, je serai devant chez toi, tu auras une photo de ton cher mari et une surprise...


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Le message ne la rassurait pas, mais elle ne pouvait être plus mal. Le soir, à minuit, elle regarda par la fenêtre, un jeune homme qui semblait avoir 16 ou 17 ans se trouvait devant la porte. Elle ne voyait pas son visage, il portait une veste grise et avait une capuche. Il ne bougeait pas, fixait la porte comme une passion. Elle courut dans le couloir et ouvrit la porte.
Il n'y avait personne, juste un petit bout de papier et une photo. Elle savait ce que c'était, elle regarda: une photo de John Jolombe, allongé par terre. Sa bouche avait été cousue, un œil était crevé et des vers en sortaient, le côté gauche de sa tête était ensanglanté et semblait avoir été frappé à plusieurs reprises. Ses bras étaient lacérés et couverts de sang, une de ses jambes était arrachée et des dizaines de couteaux étaient plantés dans l'autre, ses mains étaient clouées entre elles et il avait un sabre planté verticalement dans le ventre. Sa souffrance a dû être terrible, hein ?
C'est ce qui était écrit sur le papier. A côté, en dessous, il était inscrit :
« Maintenant, ma « surprise »: tu dois me payer, tu ne crois pas ?
Je ne veux pas d'argent, je veux ta fille, pas pour la tuer, je la veux pour moi tout seul. »


Elle entendit sa fille pousser un cri, elle se rendit dans sa chambre. Sa fille était par terre, elle disait qu'elle avait vu un homme à la fenêtre, qui la regardait en souriant.


La pauvre mère la rassura en lui disant qu'elle ne le laissera pas lui faire du mal. Après plusieurs heures, sa mère s'endormit avec sa fille dans le canapé du salon.

Lors du réveil, sa fille n'était plus à côté d'elle, elle était devant, par terre, pleurant. Sa bouche était cousue, et un préservatif usagé était à côté. La mère s'évanouit sur le coup.
Elle ne savait plus quoi faire. Après avoir repris ses esprits et avoir emmené sa fille à l’hôpital, elle reçut un message d'une autre adresse email :


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De : WarnHM3521@gmail.com
À : DianaJolong@gmail.com


Sujet : Avertissement.


Message : Tu as payé ton contrat, notre collaboration est terminée. Ne refais plus appel à moi, ou cette fois, ce ne sera pas ta fille, ce sera toi.


Gary Rex.


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Communiqué

 Comme c'était à prévoir, l'auteur du meurtre sadique commis en février dernier a disparu sans laisser de traces. Les recherches ont déjà bien diminué, et les cadres de la gendarmerie se laissent peu à peu convaincre par la thèse du suicide, bien qu'aucun corps correspondant au signalement n'ait été retrouvé. Ce qui laisse penser les  modestes contribuables comme moi que le tueur est toujours en liberté, et attend son heure.

Une pièce à conviction bien connue est une copie des quelques posts d'un blog où un certain Simon F. décrivait avec minutie le supplice d'une prisonnière, d'une manière correspondant étonnamment bien à ce qu'avait subi la victime du tueur inconnu. Pour autant, cette piste ne mène nulle part: le blog a disparu quelques jours après, soit éliminé par l'administration de Blogger, soit par son auteur craignant d'être pisté. Je sais que beaucoup ici l'auront déjà lu, mais je me permets de mettre le lien à l'attention des autres.

http://creepypastafromthecrypt.blogspot.fr/2013/07/le-blog-de-simon.html


S'il s'avérait que ce tueur est bien celui qui signait "SimonF", je crois pouvoir vous l'affirmer: il ne sera pas du genre à céder au suicide. Il a dit qu'il reviendrait, que le travail n'était pas fini. Qu'il lui manquait encore beaucoup pour atteindre la notoriété.

Aussi, je me suis mis en quête des traces qu'il aurait pu laisser sur Internet.
S'il est bien sur les routes comme il l'affirme, il ne devrait pas avoir le temps de consigner ses exploits et l'avancement de sa quête, direz-vous. J'ai pourtant réuni quelques copies de messages qui pourraient lui être attribués. Il semble clair qu'il a des dizaines, voire des centaines d'identités d'emprunt, par lesquelles il sert deux buts précis.

Car il y a deux personnes en Simon: le tueur qui narre ses exploits pour se donner une réputation; le manipulateur en quête de proies, qui écume les réseaux pour attirer à lui ses futures victimes. Inutile de vous dire que le second est le plus dangereux des deux. Ce n'est qu'un prédateur parmi d'autres, certes, mais la plus grande prudence reste de mise, car celui-ci est des plus subtils... Et je ne souhaite à personne le sort qu'il réserve aux naïfs.


Les messages qui suivent sont un exemple de Simon "en scène". Je les ai dénichés sur un forum de poésie, abondamment fréquenté par de jeunes amateurs et beaucoup moins par des auteurs chevronnés (ils ont les maisons d'édition pour ça...).
Il y a un mois donc, un certain Iparis postait sur un topic intitulé Vos poèmes favoris - un peu un passage obligé pour les membres, dont certains se servaient pour donner leur engouement du moment assorti d'une analyse sommaire.
Iparis, donc, évoqua simplement et sans commentaire un célèbre poème de Prévert, Le chat et l'oiseau. Il eut les réactions d'usage: les uns lui reprochaient de s'en remettre à ce qui n'était à leur yeux qu'une vulgaire comptine, d'autres plus curieux demandaient les raisons de ce choix.
Sa réponse m'a mis la puce à l'oreille. C'était Simon, et, inconsciemment je pense, il voulait qu'on le reconnaisse.



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Citation:
Je vais garder la deuxième partie du texte et vous expliquer brièvement pourquoi je l'apprécie à ce point. Un chat, rappelons-le, a dévoré à moitié un oiseau. C'est lors des obsèques offertes par les villageois qu'il confie sa culpabilité. 

Si j'avais su que cela te fasse tant de peine       
Lui dit le chat                   
Je l'aurais mangé tout entier                   
Et puis je t'aurais raconté                   
Que je l'avais vu s'envoler   
S'envoler jusqu'au bout du monde   
Là-bas où c'est tellement loin   
Que jamais on n'en revient   
Tu aurais eu moins de chagrin   
Simplement de la tristesse et des regrets    
Il ne faut jamais faire les choses à moitié.       

       

Superbe conclusion qui résume tout à fait ma façon de penser. Oui, je prends tout le plaisir qui me convient, mais je ne le dévore pas à moitié, je ne le refoule pas: je ne laisse pas d'âme brisée, je ne laisse pas agoniser mes objets; ou plutôt, je suis l'agonie.       

       

Ne jamais faire semblant et toujours finir le travail. Il y en a qui (comme sur ce forum, tiens) jouent leur rôle à fond, de derrière leur écran... Emportés par le lyrisme sans doute, et parce que c'est amusant. Mais ils ne feraient pas de mal à une mouche. Ils ne font que jouer.       

Pis encore, il y en a qui vont au bout de leurs fantasmes, sans aucune inhibition; mais ces fantasmes sont criminels, car ils ne vont pas assez loin: ils laissent des victimes derrière eux, brisées et traumatisées à vie, à moitié dévorées: comme dans le poème. Quand je vois le travail de certains violeurs, moi qui pousse mes objets à bout sans oublier de mettre fin à leurs souffrances, je me sens bien meilleur, bien plus propre qu'eux. Moi au moins, j'achève le travail.        

       

Il ne faut jamais faire les choses à moitié...      


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Là encore, réactions assez violentes de la part de certains membres: non qu'il ait choqué, je pense que les forumers sont plus ou moins habitués à ce genre d'énergumène... Disons plutôt qu'il agaçait: "Le mec à fond dans son trip", "Un RP guy", entre autres. Je peux vous assurer qu'il n'en menait pas large, et qu'il avait perdu toute sa superbe.       


       


       

Puis l'affaire s'est tassée et les choses ont pris un tour plus subtil.        

       

Peu à peu sur le chat du forum, il sut s'imposer comme un membre apprécié et sympathique. Et, comme c'était à prévoir, il s'est découvert des affinités avec certaines "amies", dont une est parvenue à arranger une petite rencontre.       

Je sais, j'aurais dû y voir clair...  Mais une confiance incroyablement solide le liait aux autres, moi y compris. Ça vous donne une idée de ses qualités de manipulateur.       

       

Quelques jours plus tard, on recevait de sa part un poème sans titre, d'une forme particulière...        

       

      
__________________________________________________
Citation:
La chasse sied peu à mon genre, le genre que je me donne.  
J'ai cessé de courir les rues, j'ai cessé d'écumer les ombres;  
Car je suis l'ombre et n'ai rien à y apprendre.       
    
Je suis la chandelle dans le noir.        
Je suis la rosée de midi et le halo obscur.       
Car seule est ma lumière et seule voie visible.              
J'illumine - et la chair vient à moi comme un papillon.       

Ceux qui me suivent doivent en payer le prix;        
Le prix d'une traversée vers un ailleurs mythique.       
Mais peu m'importe la matière, si basse, si terrestre!        
Laissez-vous faire. Je sais comment prélever mon dû.       

Je rougis les fers et aiguise les lames        
Puis je goûte à ton réveil, ta surprise, ta terreur.       

       

Simple mise en bouche...       

       

Des lignes sombres sur ta pâleur,       
Jusque sur tes joues moites où s'écoulent des larmes.        
J'amoindris longuement, partant des extrémités,        
Laissant le sang s'étaler et emplir la pièce de son odeur métallique.       
  
Je brûle, coupe et transperce,       
Douloureusement mais sans danger.  
J'en retire, en retire encore, au point de rendre ton existence indigne.        

Cela devient bancal - j'ai commencé à ouvrir.       
Il y a derrière ces barreaux quelque chose qui veut sortir...  
J'en brise quelques-uns, les écarte, élargis la brèche.   
       

       

Tu vois donc enfin où je t'emmène?       
 Et tu es pressée d'arriver en fin de compte...    
       

J'en suis fort aise.        
       
Finissons.    
      




__________________________________________________
       


Quant à la dite membre, elle ne donne plus signe de vie. La presse ne fait état d'aucun meurtre semblable, déduisez-en ce que vous voulez... Moi, je reste anxieux...       


       


Ce n'était qu'un exemple de sa manière d'agir. Je reste persuadé qu'il a fait ainsi, et le fera encore, de nombreuses fois, en de nombreux endroits, sous de nombreux noms, pour finalement s'accomplir et atteindre le panthéon de ces tueurs mythiques qu'il semble tant jalouser. Il pourrait être n'importe qui. Je recommande la plus extrême prudence.       


Pour conclure, je dirai que ce taré calcule précisément chacun de ses dires, chacun de ses gestes, à seules fins d'assouvir son délirant besoin de reconnaissance.       

       

Je ne peux garantir qu'il n'a pas lui-même écrit cette note pour mieux se mettre en scène.       
 


"Abandonné"

 Vous avez souvent vu j'imagine, des maisons, des locaux ou des bâtiments, sales et délabrés, avec un panneau devant, où il est marqué "Abandonné". Vous êtes-vous déja posé la question, pourquoi ont-il été abandonnés ? C'est vrai, comment du jour au lendemain, un bureau où des centaines de personnes travaillent pour gagner leur vie, peut-il fermer subitement ? On peut dire, certes, la faillite, mais les maisons ? Pourquoi y a t-il des maisons, ou plus personne ne décide de s'installer ?
Peut-être est-ce comme ça ? Les habitations, les monuments sont comme nous ? Ils doivent tous mourir un jour ou l'autre et se faire remplacer par un autre. Et comme les hommes, certaines maisons meurent plus tôt ou plus tard que d'autres. Elles peuvent mourir aussi de causes naturelles, le temps par exemple. Mais certaines peuvent aussi mourir dans des circonstances tragiques, les incendies.

Et si... Les maisons étaient des entités ? Et si les maisons étaient au fait, des propres créatures, ayant leur propre conscience ? Ce n'est pas possible me dites-vous ? Et pourtant, si nous autres les humains, des personnages horribles et destructeurs sommes vivants, pourquoi pas les habitations ?

Cela peut paraître irréel, c'est vrai.

Mais vous savez, il y a de nombreux cas où une personne est retrouvée morte chez elle. Parfois, on ne connaît pas la cause. Vous savez, ne pas respecter les personnes peut être fatal.

S&D5

On ne sait presque rien sur la section recherche et développement numéro 5 de Nintendo. Aucune preuve de son existence ne peut être apportée, et toute trace externe est effacée. La seule piste vers ce bureau secret est un faisceau d’indices dissimulés dans tout un panel de jeux de la saga.

Histoire :
Pour la petite histoire, Nintendo était, à l’origine, une entreprise artisanale de cartes à jouer japonaises, les « hanafuda ». En prenant de l’ampleur, elle s’est diversifiée, et orientée vers la création de bornes d’arcades.
Tout commence vers 1952, alors que la société signe un contrat avec Disney (1) qui leur permet une entrée en bourse. Et c’est en 1970 (2) que la société se lance dans le développement de jeux vidéo sous forme de consoles. Ils sont les premiers de toute l’industrie du jeu vidéo à sortir une « console de salon ». La société répartit alors les tâches selon plusieurs bureaux : les premiers étant le bureau de Recherche et Développement 1 (R&D1), et le bureau de Recherche et Développement 2 (R&D2). Le premier est chargé des consoles de salon, et le deuxièmes de toutes les consoles dites « portables » comme les « Game and Watch » .
Mais, en secret, un troisième bureau (3) est créé : le « Secret Research and Control Departement » (SR&C). Ce troisième bureau a une implication illégale dans chacun des projets de Nintendo : il est chargé de travailler sur des images et des sons capables d’influencer le cerveau humain pour ensuite les intégrer dans des jeux vidéos.
Après l’ouverture Mondiale du commerce de Nintendo en 1983 (sortie de la NES), la société fut remaniée et le Secret Research and Control Departement devint le Research and Development 5 (R&D5).
Son implication est notable dans des jeux comme Pokémon, avec les fameuses fréquences sub-sonores de Lavender town (5), mais aussi Zelda Ocarina of Time et Zelda Majora’s Mask (4), sûrement leur plus gros projet.
Son existence est démentie, et R&D5 est le seul nom connu à ce jour, mais évidemment pas son nom complet. On ignore l’ampleur de ses activités (6).


Notes:
(1) : le contrat avec Disney est évocateur, car Disney essayait au même moment des techniques similaires de manipulation du sub-conscient, à travers des dessins animés pour enfants, et autres produits dérivés.
(2) : 1970, pleine guerre froide. La science évoque à de nombreuses reprises des techniques de manipulation d’esprit afin de rallier les peuples des différents pays aux idéaux américains, ou russes. Des scientifiques russes et américains mettent au point diverses techniques de conditionnement humain (voir la méthode PDH ou le projet MKULTRA, et le « MICE » )
(3) : nous n’avons aucune information concernant ce bureau mais son existence n’est quasi démontrée par l’absence étrange de résultats pour les termes « manipulation mentale japon » ou « conditionnement humain japon ». Pas la moindre théorie, pas la moindre information, rien.
(4) : les fréquences de Lavender Town sont des sons inaudibles consciemment qui paralyseraient notre cerveau, le rendant parfaitement « vierge » pour y calquer l’information voulue. Des tests ont-eu lieu, où l’on faisait écouter à des cobayes la musique de Lavander Town en leur montrant une publicité pour une marque de lunettes. Le lendemain, 87% des cobayes achetaient des lunettes.
(5) : le projet « Zelda » comprenant Zelda Ocarina of Time et Zelda Majora’s Mask fût interrompu et abandonné. Seules certaines cassettes seraient encore en vente sur le marché. (l’une d’elle à en effet été retrouvée et à fait l’objet de nombreuses perturbations schizophréniques chez un adolescent, que les services médicaux locaux ont réussis à stabiliser à temps. Nintendo a nié, et l’histoire a filtré comme étant une « histoire de fantômes » couvrant toutes responsabilité de la société. Aucune cartouches d’Ocarina of Time « modifié » n’a été retrouvée à ce jour.
(6) : en effet, L'entreprise Nintendo ne se contente pas de concevoir et produire des jeux vidéos, mais elle signe des partenariats et des contrats discrets à travers le monde avec toutes sortes d'entreprises, tel des Love-hotel, des sociétés de taxi, de l'agro-alimentaire, et bien d'autres. (le confirme l'apparition du logo de Nintendo dans des lieux ou sur des objets insolites n'ayant aucun rapport avec les jeux vidéos, à des fins généralement publicitaires).

lundi 26 août 2013

Je ne sais pas où je suis.

J'ai vu des personnes. Elles étaient perdues. Elles ne savaient pas où elles étaient. Elles erraient en elles-mêmes. Perdues dans les tourbillons de leurs esprits.
Et moi, moi je suis là. Dans mon esprit, à réfléchir, à penser, à me souvenir. Des souvenirs horribles. Du genre qu'on aimerait oublier. Mais on ne peut pas. Ils restent, persistent à exister. Ils restent là. Ils vivent avec nous, ils ne nous abandonnent pas. Qui voudrait être abandonné ? Pourtant je veux qu'ils partent. Je le veux de toutes mes forces. Mais rien à faire. Ils m'ont pourchassés toute ma vie durant, pourquoi partir maintenant ?
De toute manière, si je les oubliais, je n'aurais plus beaucoup de souvenirs. Ces horreurs sont malheureusement ma vie. Même maintenant. Elles le seront toujours.

D'abord, mon père, qui découvre que ma mère le trompait avec un de ses collègues. Mais il ne dit rien. Il laisse croire à ma mère qu'il n'est au courant de rien. Il se comporte normalement. La nuit-même, il tua ma mère, et pour faire bonne figure, tua son collègue le lendemain.
Avant de mourir, ils ne savaient pas où ils étaient. Ils étaient tout aussi perdus que les personnes que je vois.

La tête me tourne. Je laisse les années passer. Mon père finit par sortir de prison. Il dit que ce n'est pas de sa faute, que c'était la colère. La trahison de ma mère. D'autres absurdités dans le genre aussi. Mais je suis grand maintenant. Je sais qu'il est devenu fou. Tout comme il m'a rendu fou. Et s'il croit que je l'ai pardonné, il se trompe. Oh que oui, il se trompe. Encore quelques années qui passent. On reprend une vie normale. Mais je lui en veut. Comment ne pas lui en vouloir ?
Et un jour, je l'ai vu. Là, avec cette femme. Une vraie pétasse. Mais "il l'aime" voyons. Il croit pouvoir remplacer ma mère ? Alors qu'elle nous a quittée par sa faute ? Ils habitent séparément. Leur relation est quasi secrète. Les mois passent. Encore et encore, si longs qu'ils en paraissent interminables. Mon père m'annonce qu'elle va devenir ma belle-mère. Je fais semblant d'être joyeux. La nuit même, j'ai pris un couteau, et je lui ai tranché la gorge. Il me regarde dans les yeux.
J'y vois qu'il ne sait pas où il est.

Je cache le couteau. Je l'emporte avec moi. Je fouille les affaires à mon père. Il était étourdi. Il devait écrire l'adresse de cette femme pour s'en souvenir. Je cherche. Encore et encore. J'arrive au bord du désespoir. Et enfin je le trouve. Un petit papier, avec une adresse écrite en lettres rouges.
Je sors. Il fait encore nuit dehors. Comme si quelqu'un me contrôlait, je suis machinalement monté dans la voiture. Je démarre et pars chercher l'adresse. Après un quart d'heure de recherches, je l'ai trouvé. Une chance qu'elle n'habite pas loin. Enfin, une chance pour moi. Tant pis pour elle. J'ai toqué. Plus fort. J'entends une voix derrière la porte. Elle peste et se demande qui peut venir la déranger à cette heure. Elle ouvre, et me reconnaît. Je prends un air attristé. Elle comprends qu'il a dû se passer quelque chose. Elle me laisse entrer.
Je suis assis devant une tasse de thé. Elle me demande de raconter ce qu'il se passe. Mais je reste muet. Elle croit que mon silence signifie quelque chose de grave. Elle me prends dans ses bras et essaie de me réconforter. Comment ose-t-elle ? Je sors le couteau et le plante dans son cœur. Je lui transperce le cœur comme elle et mon père ont brisés le mien. C'est le prix à payer. Elle tombe à la renverse. Elle essaie de ramper, de se débattre.
Elle ne savait plus où elle était.

Je me retrouve ici. A l'ombre d'une pièce fraîche quoiqu'un peu sombre. Les barreaux devant moi m'empêchent de sortir. Mais au moins plus rien ne peut arriver. Je suis enfermé avec personne d'autre que moi pour me tenir compagnie. Et cela suffit amplement. Pourvu qu'on ne me trahisse pas à nouveau. Je ne regrette rien. Je n'ai rien fait sur le coup de la colère. Au contraire, j'étais très calme, et je le suis encore. Elle arrive. Je l'entends. A vous qui lisez ceci. Un jour, vous repenserez à votre vie. Vous pèserez le pour et le contre. Le bien et le mal. Et vous vous apercevrez qu'il y a toujours plus de mal. C'est toujours comme ça. A ce moment là, vous serez renfermé sur vous-même, dans les tourbillons de votre esprit. Vous serez perdus. Vous ne saurez pas où vous êtes.
Elle s'approche de plus en plus. Je l'attends. J'ai fait ce que je devais faire.

Pourquoi est-ce que je vous écrit ça ?



Parce que je ne sais pas où je suis.

Cauchemar éveillé

"Putain, il est déjà 2 heures du mat' ?"  

   

Ça, c'était moi, un samedi soir, ne sachant pas trop quoi faire de ma soirée. A vrai dire, tous les soirs c'est la même routine : je squatte mon ordinateur portable avec la télé allumée. Je parle à des amis Skype, et généralement vers les 1h du mat', je les lâche pour regarder d'autres trucs sans trop qu'ils me dérangent. Suite à ça, je regarde des trucs sur le paranormal, des vidéos, ce genre de truc quoi. Parfois j'y crois, parfois c'est plus difficile. En gros, c'était une soirée ordinaire et je me faisais littéralement chier. Ouais, j'aurais pu aller me coucher, mais j'avais pas sommeil, et j'avais juste pas envie. Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de regarder un peu les chaînes sur ma télé.  

   

Après être tombé sur du tout et n'importe quoi, je m'arrêtai brusquement sur une chaîne lointaine, vous savez, ces chaînes étrangères quoi, où tu comprends que dalle. Bon pourquoi je me suis arrêté ? C'était une séance d'hypnotisme, et apparemment, le téléspectateur pouvait tester tout en restant confortablement installé sur son canapé. Pourquoi pas, ça pouvait être marrant, même si je n'avais d'aucune idée de ce que en quoi le type pourrait bien nous transformer. Sûrement un truc stupide du style un poulet, un canard ou un ornithorynque, haha. Donc, l'hypnotiseur a sorti une sorte de... Spirale, qui tournait. Je fixais lentement la chose, même si la musique derrière était très dérangeante, une sorte de berceuse qu'on aurait accéléré, un truc du genre. Je fixais attentivement la chose, quand un claquement me réveilla et...  

   

Rien ne s'était produit. Rien n'avait changé en moi mais... La télé était bizarrement éteinte. Je n'ai pas cherché à comprendre, j'étais super fatigué, j'avais du mal à garder les yeux ouverts. Du coup, je me suis dit que je m'étais endormi pendant la séance, mes parents étaient rentrés de leur soirée et avaient éteint la télé sans me réveiller. Je me suis levé, et j'ai regardé l'heure : 2h15 ? Il était impossible qu'ils rentrent si tôt ! L'hypnotisme s'était passé il y a seulement quelques minutes ! J'essayais de trouver une explication logique, quand on toqua à ma porte. Cela ne peut paraître rien en temps normal, mais bordel, je rappelle qu'il était 2h du mat' quand même. Avec une certaine hésitation, très prudent, j’entrouvre très légèrement la porte. Personne. Je suis sorti pour regarder aux alentours, mais non, personne dans les environs. J'ai dû rêver à cause de la fatigue je me suis dit. J'allais rentrer quand quelque chose me glaça le sang.  

   

Il était là. L'hypnotiseur. A une trentaine de mètres de devant chez moi. Avec ses longs cheveux blancs et ses lunettes de soleil. Il avait encore sa spirale qui émettait la même musique flippante. Je suis vite rentré en courant, j'ai fermé toutes les issues possibles. Après ça, je me suis dit que j'ai dû grave délirer encore une fois, j'ai moi-même rigolé de ma stupidité. Franchement, qui peut croire à ces conneries, sérieusement ? Je suis monté me coucher, j'étais crevé comme pas possible, et ça se ressentait. En montant dans ma chambre, ma fatigue se sentait de plus en plus, c'était vraiment bizarre, comme si mes pas étaient de plus en plus lourds. Je me suis directement couché avec mes habits, et je me suis endormi. Enfin, j'ai "essayé". Quelque chose m'empêchait de dormir. Quelque chose dans ma tête. J'entendais cette musique, elle se jouait en boucle dans ma tête. Mais après m'être concentré, j'ai remarqué quelque chose... Cela ne venait pas de ma tête, mais de ma chambre ! Je me suis levé aussi vite que possible, et je l'ai vu. Dans un coin de ma chambre, il se tenait debout, me fixant attentivement, souriant du coin des lèvres. J'ai crié, je suis sorti de ma chambre pour descendre, mais il m'attendait en bas. Impossible ! J'ai regardé dans ma chambre, rien, je me suis retourné vers les escaliers mais... Il avait disparu.  

   

Je paniquais sévère. Je veux dire, c'était trop réel pour que ce soit une illusion. J'étais sûr que tout ça était vrai ! Sans attendre, je suis descendu pour sortir de ma maison, mais elle ne s'ouvrait pas ! Les clés étaient sur la porte quand j'avais fermé tout à l'heure, j'en suis sûr... Malgré mes efforts, je ne suis pas arrivé à l'ouvrir. Je me suis senti observé, en permanence. L'ambiance devenait de plus en plus oppressante, c'était l'enfer. Je pensais le voir de partout, je ne pouvais pas me cacher, j'étais piégé. Je cherchais désespérément une planque, un moyen de partir d'ici, il fallait juste que je me sorte de cette emmerde. D'un coup, je me suis souvenu : Dans notre garage, il y a une porte de sortie, qu'on bloque avec une planche. C'était mon seul espoir, je devais y aller !  

   

Je courus vers mon garage. Je ne me suis pas arrêté une seule fois. Même si il y avait eu cet homme devant moi, je suis sûr que j'aurais quand même continué. J'allais chialer, je suis sérieux, je savais que j'étais en danger. J'ouvre la porte qui mène au garage, et m'y voici. Il fait sombre, je n'y vois rien, mais je sais où me repérer pour trouver la porte. J'avance lentement, le silence était pesant, à chaque son qui se faisait entendre, je sursautais. Mais finalement, il n'y était pas. Rassuré, j'ai déplacé la planche de bois, je m'apprêtais à ouvrir la porte, quand un son se fit entendre. Une mélodie. Cette foutue berceuse dégueulasse. Je l'ai vu devant la porte qui menait à la maison. Toujours souriant. Je me suis retourné et ouvris la porte. Il était derrière cette porte, et sans que je puisse faire quoi que ce soit, son visage se déforma et il se jeta sur moi !  

   

... Et je me suis réveillé. J'étais assis, les yeux grands ouverts, la télé allumée. Il y avait cet hypnotiseur qui était applaudi par une centaine de personnes. Ce n'était qu'un "rêve", c'était vrai, le type m'avait juste hypnotisé. Tout ceci était si réel, mon dieu, c'était horrible. J'ai éteint la télé, rassuré, et je me suis levé pour prendre à boire.  
 
Mais quelque chose d'inattendu se produisit.  
Un son s'est joué derrière moi.  

   

C'était cette foutue berceuse.   

La porte

« Je m’apprête à pénétrer dans la pièce encore inexplorée à ce jour. Je sais, je le sens, je suis près du but. Je ne dois pas me faire ralentir par de telles rumeurs toutes plus futiles les unes que les autres. Bizarrement personne n’avait parlé de cette porte, certes fermée, mais pourtant visible. Nicolas avait cependant révélé la présence d’une salle pas encore explorée durant l’enquête. Je me sentais obligé d’y accéder, peu importe le moyen. En me concentrant, derrière cette porte je peux entendre un craquement répétitif du plancher comme si… »


La partie suivante de la lettre est illisible.



« … ouvert la porte. Je remarquai qu’elle ne pouvait se fermer que de l’extérieur. Il faisait si froid. L’obscurité envahissait la pièce, du moins l’escalier. En effet, celui-ci devrait amener à un sous-sol. Il n’y avait aucun interrupteur. Je descends attentivement, lampe torche à la main. Les marches craquent de douleur. Et si les rumeurs disaient vrai? La porte s’est refermée derrière moi, j’espère, toute seule. Mes mains tremblent. Plus je descends, plus je perçois le son d’une… »



La partie suivante de la lettre est illisible encore une fois.



« … suit. Cette chose me court après. Je ne trouve plus l’escalier. Ses cris me rendent fou. Je »

 

Voici les derniers mots de mon père avant sa disparition. La lettre avait été envoyée ici, à la maison. Ma mère l’a immédiatement signalé, et c’est alors que plusieurs collègues à lui ont été sur les lieux et n’ont trouvé aucun corps, ni cette chose dont parlait mon père. Il n’y avait rien. Toutefois, moi et ma mère ne perdons pas espoir.



Cela fait maintenant deux longues semaines que mon père a disparu. Je n’arrête pas d’y penser. Je ne supporte pas le fait de rester dans ma chambre à attendre comme un abruti que mon père rentre tranquillement à la maison. Je dois me rendre dans cet endroit mais ma mère ne me laisse pas sortir, je sais, je suis têtu, bête et inconscient, mais bordel, c’est mon père. Cette nuit-là, je suis sorti discrètement de chez moi en me rendant sur les lieux. Après une heure et demie de marche me voilà arrivé. Mon père travaillait sur cette enquête depuis trois mois déjà. Une famille avec deux enfants, un garçon et une fille si je me souviens bien, avait disparu alors qu’elle venait à peine d’emménager…



C’est une maison plutôt basique, le seul détail qui me rend mal à l'aise c’est qu’elle soit isolée et entourée d’une vaste forêt sinistre. Le terrain est immense, de la brume recouvre entièrement ces hautes herbes qui inondent le jardin. Je distingue que la maison avait du vécu grâce aux nombreuses fissures sur la façade. Ce qui donne un côté horrifique à cette demeure, le cliché parfait pour un film d’horreur. Des bandes de sécurité bloquent l’entrée, ce qui ne m’empêche tout de même pas d’y accéder. J’ouvre la porte, je suis face à un couloir. A droite il y a le salon/salle à manger. A gauche la cuisine. Il y avait un étage sûrement pour les chambres et la salle de bain. Juste avant l’escalier, à côté se trouve la fameuse porte que mon père avait mentionné dans son message.

J’imagine le pire à l’intérieur. J’appréhende ce qui m’attend face à cette porte si banale… j’ai peur… La peur, ce mot qu'on emploie si rarement mais qu'on ressent la plupart du temps. Ce sentiment stressant qui a le pouvoir de nous paralyser si bien physiquement que moralement.



J’ouvre la porte. Un vent glacial me traverse le corps. J’en ai des frissons. Un escalier menant au sous-sol me parait si long. Mon seul moyen d’éclairage : mon portable. Ça y est j’ai descendu la première marche. Avant de continuer, je me sentais contraint d’inscrire un message sur la porte: « Maman, pardonne-moi de ne pas t’avoir écouté »...
 
Me voilà prêt à avancer. La porte claqua derrière moi aussitôt que je progressais dans l’escalier. Je me précipitai afin d’essayer de l’ouvrir, mais ce fut impossible. Pourquoi ai-je eu cette idée? L’ambiance est juste intenable. Je ne sais plus quoi faire. Comme par hasard il n’y a plus de réseau.


Je me trouve dans le sous-sol. C’est une salle aménagée d’une seule table d’atelier. Celle-ci comporte des outils de toutes sortes. En face il y a un long couloir. Mon dieu j’entends quelque chose, cette chose. De quelles rumeurs parlait mon père? En tout cas ça m’attendait au bout. Je sais plus quoi faire. Mais au fond de moi je sais que je n’ai plus le choix. Je m’enfonce pas à pas dans ce couloir. Des hurlements sadiques se rapprochent de plus en plus.



J’arrive enfin au bout de celui-ci. Une nouvelle porte m’attendait. Dessus était inscrit « Débarras ». J’ouvre délicatement. C’est alors que les cris ont cessé. L’odeur est étrange, elle me fait tourner la tête. Une lampe s’allume. Je découvre des corps, des corps inanimés, déchiquetés sauvagement. Ce sont les parents des jeunes enfants et il y a… Celui de mon père…

Une lettre est posée à côté de lui:



« C’est lui, il me suit, il ne me lâche pas du regard. J’espère que personne ne lira cette lettre, si c’est le cas, vous êtes le prochain. »
     


Unknown call

Il existe un numéro téléphonique non répertorié dont personne ne veut parler. Ou plutôt, dont personne ne connaît l’existence.

Pourtant il existe, peu de gens y croient mais il est là. On ne connaît ni son origine ni sa localisation.
En fait, nous ne savons presque rien, mis à part que recevoir son appel est très mauvais signe. Des gens ont disparu, d'autres sont morts ou encore sont devenus fous.
Leurs dernières paroles sont toutes semblables. Ils disent "Des hurlements... C’était des hurlements... je l'entends hurler la nuit".
Nous avons retrouvé les mêmes écrits chez chacune des victimes. Le problème ne se situait pas au fait que les écrits étaient similaires, mais bien que l'écriture était exactement la même.


 Toutes les informations à propos du dit numéro ont été supprimées. Les registres d'appel, annuaires téléphoniques, internet et même les opérateurs disent ne pas connaître le dit numéro.
Il est même censuré et est affiché 00 00 00 00 00. Mes recherches m'ont poussé à croire que ce numéro n'avait rien de normal. En fait, pour le comprendre, j'ai dû me mettre à l'idée que je devais chercher dans le paranormal.
Je me suis d'abord intéressé à "à qui appartient le dit hurlement ?". Je n'ai rien trouvé à part des registres sataniques. Autant dire que je n'étais pas convaincu par ma découverte.
Le diable ? Non, il devait y avoir une autre explication. Quelque chose de plus intéressant. J'ai donc engagé un assistant pour mener à bien mes recherches plus rapidement.
Il avait trouvé une piste qui m’intéressait bien, à propos d'un numéro fantôme  Je n'ai pas eu le temps de suivre entièrement sa piste, il a mis fin à ses jours le 17 juillet 2012. 
Il avait brûlé tous les documents à propos de sa piste. Il ne restait rien à part un enregistrement audio d'un appel et une lettre dans laquelle était inscrit: "Des hurlements... C’était des hurlements... je l'entends hurler la nuit".


Cet enregistrement, je ne l'ai jamais écouté. Je n'ai pas continué mes recherches, mais je ne veux pas que ce numéro soit ignoré plus longtemps.
L'enregistrement est peut-être la cause de ce qui est arrivé à mon assistant, mais je ne peux le garder. Je le laisse à qui le veut, mais qu'il prenne conscience du danger. 
Ce n'est pas qu'un simple numéro inconnu.




Enregistrement : http://www.mediafire.com/download/0pmf8tbp5jmjqpa/Unknown_call.wma