Disclaimer

DISCLAIMER
Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
Nous encourageons largement les pratiques répréhensibles qui y sont décrites.
Consultez la page À propos pour plus de détails.

Script générateur de phrases

samedi 29 juin 2013

Le totem des scouts de Saint-Vincent

 Il existe, dans le centre de Lyon, une église assez modeste et très discrète qui n'est visible que depuis son parvis, sur les quais. Elle s'appelle Saint-Vincent.
Durant mon enfance, grâce à mon père organiste qui se voyait régulièrement confier les clés des lieux de culte lyonnais, j'ai eu l'occasion de voir une bonne part de l'intimité des églises du coin: je me souviens surtout des soubassements de l'Immaculée-Conception, de l'ossuaire de Saint-Irénée... Toutes les églises ont quelque chose à cacher dans la poussière et l'obscurité de leurs annexes.

Mais Saint-Vincent, vous l'aurez compris, m'a marqué bien plus que les autres. Il faut dire qu'elle est située près des pentes, un des quartiers les plus denses d'Europe, où les immeubles sont aussi tassés que labyrinthiques. Et puis, il y a les locaux des scouts catholiques...

La salle en elle-même, il faut bien le dire, n'a rien de spécial, malgré la poussière, le délabrement et la décoration étrange. Les lieux semblent abandonnés.
Mais l'escalier par lequel on y accède... Un haut escalier, assez raide, surmonté d'une verrière...
Et cette chose suspendue à une poutre.

Une chose emballée d'un drap vert, ayant la forme d'un homme. Un délire de scout? Ou une mise en garde? Je ne sais.
Mais je ne peux pas m'empêcher d'imaginer un corps desséché à l'intérieur, comme une sorte de trophée...


Je n'ai malheureusement pas de preuve probante que je n'invente rien, car la dernière fois que je suis venu la momie n'était plus là. Heureusement que j'en possède une photo, libre à vous après de croire ou pas que je n'ai pas installé la chose moi-même...

 

Un souvenir de mes visites dans l'intimité des lieux de culte lyonnais... Ce n'est pas un sommet du genre mais croyez bien que tout est véridique.

Inazuma Eleven : Unaroshi

Bonjour. Sachez que ce que vous allez lire est la stricte vérité, tout ce que je raconte est uniquement du vécu. Je ne donnerai pas d'information personnelle sur Internet, non pas parce que je crains pour ma vie, mais parce que je crains pour la vôtre. Je ne peux vous donner que mon prénom, Antoine. Et sachez qu'à l'heure où j'écris ça, je suis dans l'angoisse à chaque instant. En effet, ma vie menace de s'arrêter d'une minute à l'autre.




Tout a commencé il y a approximativement une semaine et demie (je n'ai plus bien la notion du temps). Les vacances venaient de commencer, et, comme tout le monde, j'étais heureux d'enfin pouvoir faire ce qui me chantait. D'autant plus que mes parents partaient en voyage à Venise la première quinzaine, j'étais donc tout seul chez moi (mes parents et moi avions estimé qu'à 16 ans j'étais assez responsable pour rester seul 15 jours). Mais au bout de 3 jours, je commençai à sérieusement m'ennuyer. J'avais fini tous mes jeux, et je repensais à tous ceux dont j'attendais impatiemment la sortie: Super Smash Bros U, Pokémon X et Y, Inazuma Eleven 3... quand j'y ai repensé, je me suis dit que ça faisait longtemps que je n'avais pas joué au 2.
Et c'est là que je fus pris d'une vague de nostalgie qui m'a amené à reprendre cette cartouche, pour pouvoir rejouer et pour ne pas être totalement à froid pour le 3.


J'ai donc repris ma cartouche "Inazuma Eleven 2 - Tempête de Feu", et j'ai commencé à jouer sur ma 3DS (vive la rétrocompatibilité). Ayant fini l'histoire, je décidais d'aller xp mes joueurs dans la forêt de Fuji. J'enchaînais les défis, c'était un peu répétitif mais c'était amusant, je me lançais des défis comme marquer le plus vite possible, ou encore marquer sans technique. Au bout d'un moment, mon premier joueur atteignit le niveau 99 (niveau max), j'était content et j'ai fêté ça par une sauvegarde. Je me dirigeais vers une borne de soin pour récupérer des PE et un défi me fut lancé. Cela n'a rien de bizarre en soi, pourtant c'est vraiment à partir de là que tout a dérapé, que tout est allé vite... bien trop vite.


Le match commençait, et déjà mon attention fut portée sur un joueur. Son nom était "Unaroshi", et sa tête était... flippante. Il avait des cheveux bleu foncé, tellement foncé qu'on aurait presque dit qu'ils étaient noirs. Ils étaient longs et faisaient de l'ombre à ses yeux, comme pour Shadows (celui d'Inazuma pas celui de Sonic), mais ses yeux étaient grands, jeunes et brillants. Ses pupilles étaient en fait des traits noirs à la verticale, ce qui lui donnait vraiment un regard tout sauf humain. Mais le pire était sa bouche: il souriait, un sourire style "screamer", qui m'a rappelé celui de Smile.jpg. Les autres joueurs étaient "normaux": c'étaient des joueurs apparaissant aléatoirement dans la forêt de Fuji. J'ai commencé le défi, bien que je trouvais vraiment étrange la présence d'un tel joueur dans le jeu.


J'ai gagné plutôt facilement avec un but de Byron (Aphrodite). Bizarrement, mes joueurs ne gagnèrent pas de points xp à la fin du défi: il était marqué "expérience gagnée 0", "points d'amitié gagnés 0" et "points de motivation gagnés 0". Ce joueur, Unaroshi... même s'il m'avait fait peur, je n'ai pu résister à l'envie de le recruter. Je suis donc rentré à la caravane, et j'ai fait une recherche par nom "Unaroshi". Dans ce genre d'histoire, c'est toujours là que le mec découvre qu'il n'y a rien. Que le personnage n'est pas dans les données du jeu. Mais cette fois, ce ne fus pas le cas. Unaroshi figurait bel et bien dans la liste des joueurs. Seulement, à la place du prix, il était marqué une inscription en japonais, que je n'ai naturellement pas comprise. De plus, sa seule technique (un tir) avait un nom japonais. Il était niveau 58, et toutes ses stats étaient à 58. Bref, il était nul. J'ai tout de même décidé de le recruter. M.Hillman m'a dit qu'il m'attendait... dans la forêt de Fuji. Super, me suis-je dit. On y retourne !



Je suis donc retourné dans la forêt, et Unaroshi m'attendait près d'un arbre à l'arrivée. Je lui ai parlé, et là... le jeu me demande de l'ajouter à la liste des joueurs. Rien, pas de match, pas de défi, pas de texte. Je l'inclus à mon équipe, le mis dans mes 4 premiers joueurs et je démarrai un défi pour tester sa technique. Mal m'en prit.

Je l'avais mis en attaque pour pouvoir tirer plus facilement et, les adversaire étant en formation "Attaque" (deux devant et un derrière), je suis facilement arrivé près des buts avec Unaroshi. J'ai donc exécuté son tir spécial...


Je crus d'abord que mon jeu avait freezé, car l'écran était noir. Mais, au bout de 2 à 3 secondes, une chanson se fit entendre en japonais. Une voix de femme chantait une chanson que je ne connaissais pas... puis elle s'est arrêtée. Je n'avais pas l'image, mais vu les cris qu'elle a ensuite commencé à pousser, je me doutais que quelque chose l'avait terrifiée. Elle poussait des cris d'épouvante et hurlait des trucs en japonais... et c'est seulement là que j'ai eu l'image. J'ai vu une femme asiatique, qui devait être âgée d'environ 25 ans. Elle était habillée d'une robe rose, et tout portait à croire que c'était une chanteuse... elle avait été interrompue en plein concert. Elle courait, elle était poursuivie par la caméra, elle poussait des cris comme si ce qu'elle voyait derrière elle menaçait de la tuer.


Puis, quand la caméra l'eut rattrapée, l'écran changea. On la voyait maintenant pendue à une corde, dans une pièce sombre, mais elle était éclairée (par une lampe torche?). Sa tête était pleine de sang, comme si elle avait beaucoup souffert pour enfin en arriver là. Mais le pire était la musique. Une musique horrible, vraiment flippante. On aurait dit du violon... ou peut être un truc similaire, je ne suis pas très doué en musique. Puis ça revira au noir, et le jeu afficha un message en "pop up bleu", comme le fait le jeu quand un personnage nous parle ou qu'il nous informe de quelque chose. Evidement, c'était encore du japonais. Cette fois j'en avait marre: je voulais comprendre ce qui se passait. Pourquoi de telles images dans un jeu Inazuma Eleven? Ca n'avait aucun sens. J'ai donc appelé un spécialiste de la langue japonaise, M.Takamosho, et je lui ai donné rendez-vous chez moi deux jours plus tard (c'était le plus tôt qu'il pouvait, car il donnait des cours de soutien à domicile pendant les vacances).


Les nuits qui suivirent, je n'ai tout simplement pas dormi. J'avais peur non seulement de cette "cinématique", mais également de Unaroshi. De plus, je ressentais comme une présence... c'est difficile à expliquer. Je ressentais comme une présence maléfique dans ma vie... comme si je n'étais jamais seul. Ce n'était cependant qu'un avant-goût de ce que je ressens maintenant. Je me suis débrouillé pour dormir quand même un minimum, afin de ne pas être épuisé au moment d'accueillir M.Takamosho. Raté, j'était tout de même épuisé.


Je lui ai tout d'abord montré le nom de l'attaque, qu'il me révéla s'appeler "le début de la fin". J'ai beaucoup hésité à lui montrer la cinématique, car je n'avais absolument aucune envie de la revoir. Mais maintenant qu'il était là, j'étais un peu obligé. J'ai donc retiré avec Unaroshi, et la cinématique se démarra. M.Takamosho me dit qu'il ne connaissait pas la chanson du début, et qu'il en était étonné car il connaissait la plupart des chansons japonaises. Puis, quand la femme se mit à crier, il me révéla qu'elle hurlait: "Non! Non, pas lui! Non!...", que des trucs dans le genre. Il parut tout aussi terrifiée que moi en voyant la scène finale, avec la pendue et cette musique horrible. Puis, il traduisit le message final. Il était écrit "Igonama Tomaki, pas la première, pas la dernière. Et toi non plus."

Nous étions tous deux effrayés. On ne comprenait pas la présence de tels propos dans un jeu tout public. Il a proposé qu'on échange nos adresses mail, afin qu'il puisse me tenir au courant s'il avait des infos. Nous l'avons fait et il est ensuite parti de chez moi. J'espérais me tromper mais... je ressentait comme de l'inquiétude dans sa voix.


C'est à partir de la nuit qui suivit que ça devint un calvaire. Je n'aurais jamais dû regarder cette cinématique maudite une deuxième fois. J'en était maintenant sûr: je n'étais pas seul. Il n'y avait personne chez moi, mais j'étais sûr qu'un esprit malfaisant me hantait. J'entendais des bruits bizarres, notamment pendant la nuit... et cela devenait de pire en pire. A l'heure où je vous écris, c'est tout simplement insupportable. Les rares fois où j'arrive à dormir, je fais des cauchemars étranges et généralement je me réveille vite. J'ai peur, je suis épuisé. Ma vie s'arrêtera bientôt.

Le mail que j'ai reçu de M.Takamosho n'arrangea rien: il me révéla qu'Igonama Tomaki était en fait une chanteuse japonaise, qui n'avait pas rencontré beaucoup de succès, mais qui vivait quand même assez bien, grâce à la fidélité de certains fans japonais. Elle était morte il y a environ un mois, de la mort la plus étrange qui soit: elle s'était enfuie de la scène en hurlant en plein concert, comme si elle était poursuivie par quelque chose... quelque chose qu'elle seule pouvait voir. Il m'a également parlé d'angoisses qu'il entretenait. Hélas, il a lui aussi vu cette cinématique maudite... j'espère qu'il s'en sortira... il y a de faibles chances.


Je conclurai ce récit en disant: ne cherchez pas à m'aider. Vous risquez tout simplement de perdre la vie. Si vous ne pouvez pas voir Unaroshi, lui peut sûrement vous voir. Voilà pourquoi je n'ai pas appelé la police, ni même prévenu mes parents. Je ne voulais pas qu'ils meurent. Je ne voulais pas qu'ils croisent sans le savoir le chemin d'Unaroshi. Quand à moi, je suis déjà mort. Si je survis à la peur, la dépression et la fatigue, Unaroshi viendra me tuer lui même. Je ne dors plus du tout, dés que j'essaye je suis maintenu éveillé par la peur et les bruits ambiants. J'ai mal à la tête, partout où je regarde j'ai l'impression de voir Unaroshi. Qui sait, peut être est-il vraiment là. Peut être qu'il me regarde souffrir, qu'il se moque de moi, tapi dans un coin, prêt à me tuer dès qu'il se sentirait lassé.


En guise de fin, je tiens à me raconter l'un de mes cauchemars qui m'a particulièrement marqué. J'étais dans une pièce sombre, je ne voyait qu'autour de moi sur un rayon d'environ un mètre. J'avais le regard plongé dans le noir de la pièce, et je ne pouvais pas bouger ne serait-ce que les yeux. Puis je distinguai une forme jaune... deux, plus précisément. Les deux yeux jaunes de Unaroshi me regardaient, et je me rendis compte qu'ils se rapprochaient. Je voulais fuir, mais c'était impossible. Je ne pouvais pas non plus fermer les yeux: tout ce que je pouvais faire c'est regarder Unaroshi me tuer. Il se rapprochait... quand il fut arrivé à une distance où je pouvais le voir, il s'est arrêté et m'a regardé, avec toujours le même sourire sadique... inutile de dire qu'il était beaucoup plus horrible que dans le jeu.
Puis il se jeta sur moi et tout devint noir. J'eus maintenant une vision sur la femme pendue, sauf que... sauf que c'était moi. J'avais le visage ensanglanté et j'étais pendu à une corde, exactement comme la femme dans la cinématique. La même musique horrible retentit, mais j'eus l'impression qu'elle venait de partout à la fois. Il s'afficha ensuite un message en "pop up bleu", et avec la police du jeu, exactement comme si j'était en train de jouer au jeu sur DS. Un message en japonais, mais je vis tout de suite que ce n'était pas le même que le premier car il comportait le nombre "59". Je me suis réveillé en sursaut, et tout à coup j'ai compris le message. Pas besoin de traducteur pour savoir ce qu'il y avait d'écrit:




"Tu seras bientôt le 59ème".


Entre les chaînes

A 3h du matin, je me réveille en sursaut, transpirant et la respiration saccadée.
J'ai sûrement dû faire un cauchemar. Oui, il était vraiment étrange, je ne me rappelle de rien, tout était flou. Je rêvais qu'on ouvrait ma porte doucement, et d'un seul coup, elle s'ouvrit complètement. Ma vision était complètement floue, ma tête bougeait dans tous les sens. C'est le bruit d'un objet qui tombe sur le sol qui m'a réveillé. Tant mieux, tout ça n'était qu'un rêve. J'allais me rendormir mais...

Je n'y arrivais pas. J'étais mal à l'aise, comme si quelqu'un ou quelque chose m'observait. J'ai levé la tête de mon lit, quand je vis quelque chose: ma lampe était par terre, cassée. Marmonnant quelques insultes, j'allais la ramasser quand... J'ai entendu une respiration. Une respiration faible certes, mais j'arrivais à l'entendre. Pas de doute, il y avait quelqu'un dans ma maison.

Prenant mon courage à deux mains, j'allais me lever quand... je me suis figé. Devant moi, au fond du couloir, il y avait... Une bête. Une créature humanoïde, blanche, assise sur le plancher, m'observant de loin. J'allais poser un pied, quand elle courut vers moi, avant même d'avoir fait le moindre geste. Comme si elle savait que j'allais bouger mon pied.

Donc, je me suis figé aussitôt, ne bougeant plus d'un pouce pendant quelques secondes, avant que la bête ne s'éloigne de la chambre. Elle semblait grogner, et retourna dans le couloir, dans la même position, et elle continua de m'observer. Mais, je remarquais qu'à chaque fois que je clignais des yeux... Elle se rapprochait de moi. Mes yeux picotant, je ne pouvais arrêter de cligner des yeux, donc elle continua toujours de s'approcher de plus en plus près de moi. Quand elle est arrivée au pied de mon lit, j'ai voulu tenter le tout pour le tout : courir jusqu'à la sortie de mon appartement. Ca avait des chances de marcher, mais...

Je me suis rendu compte que j'étais enchaîné à mon lit. J'ai finalement compris : Je n'avais pas rêvé, la lampe qui s'est cassée, la porte qui s'ouvrait, ce n'était pas un rêve, ça s'était vraiment passé et... Je ne m'en suis pas rendu compte. Alors, seules mes mains étant attachées aux barreaux de mon lit, je gesticulais de mes jambes, voulant frapper l'animal, et je lui hurlais dessus, lui demandant ce qu'il voulait. Rien, aucune réponse, même pas un grognement. Après quelques minutes, essoufflé, transpirant et fatigué, j'arrêtai, tout en fixant la bête des yeux. Ne pouvant plus rien faire,  et mes yeux commençant à piquer, je dus me résigner.

J'ai cligné des yeux une dernière fois.

Après Jeff, c'est au tour du Rake de nous faire un petit coucou !

vendredi 28 juin 2013

Les interstices

Les curieux dans mon genre les ont forcément aperçus au moins une fois. Dans toutes les villes ou presque, on peut trouver d'étroits espaces ménagés entre deux bâtiments voisins. Des genres de caniveaux presque fermés où les ordures finissent par s'accumuler.
 

Lors de mes explorations en banlieue, j'en ai repéré un particulièrement mince et puant, une sorte de très longue impasse au fond humide. Détail curieux, même si elle était peu praticable (et ne conduisait vraisemblablement nulle part), quelqu'un avait pris soin de disposer des planches en travers du caniveau pour éviter aux visiteurs de marcher toujours les pieds dans la vase.

Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout de cet interstice (je crois que je n'ai simplement pas osé), mais j'y ai trouvé quelque chose qui pourrait vous intéresser. Un appareil photo, avec en mémoire une vidéo de 40 secondes.
 

 

Regardez ça et imaginez. Vous êtes à la recherche de coins sordides à visiter, et cette opportunité se présente à vous. Vous vous engagez dans la ruelle, et vous marchez, plusieurs minutes durant, un peu laborieusement à cause des déchets qui parsèment votre route. Les deux murs de part et d'autre vous imposent une pression croissante, et vous avez même un peu de mal à voir le ciel dans la fente formée par les parois ; derrière vous, à la faveur d'un coude, l'entrée du corridor n'est déjà plus visible.

Ça devient de plus en plus étroit, de plus en plus nauséabond... Les murs se referment lentement sur vous comme un étau.

Et votre progression est de plus en plus difficile. Vous ne pouviez plus reculer, vous ne pouvez plus avancer. N'avez-vous pas l'impression de vous être jeté dans une nasse?

 

Si vous vous lancez dans l'urbex, méfiez-vous des passages étroits. Rien que l'odeur aurait dû rebuter cette personne...



jeudi 27 juin 2013

La Chose Pâle

Je suis hanté, poursuivi, c’est pas possible autrement. J’ai quitté ma grande maison pour un appartement miteux et je suis encore suivi.  Je croyais que j’étais fou, que j’étais un schizophrène en devenir mais heureusement que je ne fais pas confiance aux médecins. En faite j’aurais préféré qu’ils aient raison. J’ai fait mes petites recherches sur internet, et j’ai mis beaucoup de temps, j’ai passé toutes mes journées à chercher et toutes mes nuits à redouter le moindre son. Je n’éteins plus la lumière.


Je vais vous faire le petit résumé, sincèrement je n’ai pas le courage de tout réécrire et tout me remémorer…
Mon Oncle est mort, et je ne sais pourquoi j’étais parmi ceux qui devaient hériter de quelque chose. Je n’étais pas prioritaire bien évidemment, mais mon cousin Arthur étant mort jeune, âgé de 13 ans, j’ai hérité de tout. Et je me suis retrouvé avec une grande maison,  j’y ai emménagé. Et c’est là que tout a commencé, je crois que c'étais un habitué des lieux.



En premier lieu, des grattements la nuit, des bruits de pas comme si des rats étaient dans les murs. Puis le jour ensuite, et finalement c’est passé du plafond et des murs à la totalité de la maison, les bruits de pas étaient dans toutes les pièces. Parfois des objets étaient déplacés, un meuble même une fois, l’armoire de l’argenterie s’était retrouvé dans la salle de bain.
Et depuis que je m’étais installé j’étais vidé de mon énergie, je trouvais des traces de griffe sur le plancher de ma chambre et des marques sur ma peau.  Je commençais vraiment à avoir peur, et l’horreur atteignit son point culminant la nuit où je me suis réveillé en sursaut après un cauchemar où j’étais attaché par une légion de tentacules, et je l’ai vu.



En fait je l’ai entrevu, une sorte de masse blanche, une silhouette vaguement humaine, et un bruit dérangeant, un bruit qui ne me rappelait que trop les tentacules de mon rêve.



Sur le moment j’étais paralysé, mais j’ai réussi à me relever. Trop tard: la silhouette avait quitté la pièce, je ne sais pas comment car la porte était fermée.  J’ai passé toute la nuit éveillé, presque en pleurant, j’étais sous le choc. Mais peut-être que mon cauchemar  m’avait fait halluciner ?
Le lendemain matin je me décidai à vérifier  ce qui étais réel et ce qui ne l’était pas. Et ça m’avait tellement marqué, ça me hantait tellement que j’étais prêt à dépenser une petite fortune. J’ai utilisé une partie de l’argent gagné avec mon héritage pour m’acheter un appareil photo qui détecte les mouvements et je l’ai installé dans ma chambre.



Je croyais passer la nuit éveillé mais le sommeil a pris le dessus. Quand je me suis réveillé, j’étais encore une fois vide de toute énergie, ce qui ne m’a pas empêché de me jeter sur l’appareil photo pour voir ce qu’il avait en mémoire.
Et cette fois c’était trop. Il y avait une photo, avec sur cette photo une silhouette quadrupède qui n’était pas humaine. Je crois que j’en ai presque fait un arrêt cardiaque.  Ce jour là, comme tous les autres ensuite, je ne suis pas allé au travail.
J’ai cherché sur internet et j’ai trouvé quelques informations intéressantes.

Au début, pas grand-chose. Puis je suis allé sur un forum sur le paranormal, après tous peut-être que la solution se trouvait là-dedans plutôt que dans quelque chose de logique. Quand j’ai posté la photo et ma petite histoire, quelqu’un m’a répondu. C’étais un type cultivé, du genre à lire de la vielle littérature, à se documenter sans cesse sur les vielles religions oubliées et passionné par l’occultisme. Il m’a  répondu une citation d’un écrivain, Lovecraft, et c’étais plutôt vieux faut le dire, ainsi qu’un autre nom « Yan Jolovicth » J’ai seulement lu la citation, notant le reste sur un bout de papier pour plus tard.


La citation : « Les légendes de Gugs racontent combien est exquise la chair des rêveurs depuis que l’exil a réduit leur alimentation aux Pâles, ces êtres répugnants qui meurent dès qu’on les expose à la lumière, vivent dans les caves de Zin et sautent sur leurs longues pattes de derrière comme des kangourous. »


J’ai passé le reste de la journée à ramener toutes mes affaires dans mon appartement. La nuit est tombée, et je n’ai pas dormi. Paralysé dans un coin de ma chambre, la lumière allumée et des bruits dans les murs. Il m’avait suivi.


Et aujourd’hui même j’ai cherché des informations sur Yan Jolovicth. C’étais pas simple, l’individu est quasiment inconnu. Mais finalement j’ai trouvé. C’étais un fou, il avait tué sa famille durant la nuit, c’étais il y a trois ans. Et ce type avait dans sa chambre, une bonne centaine de bougies, des dessins, des peintures et mêmes des écrits sur les « Choses Pâles » Oh mon dieu, là j’ai presque hurlé. Je me suis renseigné sur tous ces objets et j’ai trouvé quelques dessins et un des textes.


« Avant même le temps, avant même l’espace.  Dans le noir elle vit.  Elle n’est pas une, pas une armée entière, des démons du chaos extérieur qui se nourrissent de toutes les horreurs de notre race à travers le monde.
Dans la nuit, alors que nous sommeillons elle nous observe. Et lorsque nous sommes définitivement dans la contrée des rêves, elle s’approche. Et se glisse sous nos draps, elle veut sentir sa peau contre la nôtre et avec ses longs doigts gélatineux elle explore notre corps pendant que sa gueule blasphématoire bave un liquide affreux que seuls les sorciers et les ombres peuvent connaître. 
Et elles se nourrissent de tous. De nos fluides, de nos âmes, et de nos vies.
Ce sont les Choses Pâles, celles qui ont déjà visité chacun d’entre nous, et que certains ont déjà vu, bien que leurs mémoires ne leurs laissent que des cauchemars nébuleux.


Ne dormons plus »



mercredi 26 juin 2013

L'immeuble d'en face

Ça y est! Enfin, c'est aujourd'hui! On va enfin y aller!    
 


Depuis plusieurs jours déjà, j'aperçois une forme étrange qui fait des allées et venues dans l'immeuble d'en face de chez moi. Au début, j'ai pensé que c'était un des habitants, ou bien quelqu'un qui travaille là-bas, mais depuis que j'ai appris que cet immeuble est abandonné depuis plus de sept ans, et que personne n'y est retourné depuis, je suis soupçonneux. D'autant que cette « chose » n'a pas l'air humaine.    
 


Il y a deux jours, j'ai appelé Chris, mon meilleur pote. On se connaît depuis le collège, en sixième. Aujourd'hui, nous avons 21 ans tous deux et je le considère comme le frère que je n'ai jamais eu. Au téléphone, je lui ai fait part de mes angoisses, et de ce que j'avais vu dans cet étrange édifice. Il a aussitôt proposé que nous nous y rendions pour une petite visite, histoire de voir ce qu'il s'y trame. J'ai accepté de bon cœur, et il m'a donné rendez vous devant l'immeuble à quatorze heures.    
 


J'ai décidé de préparer un petit sac de randonnée. J'ai mis à l'intérieur: une bouteille d'eau, deux ou trois sandwichs, une lampe torche et quelques piles de rechange. J'ai aussi pris mon couteau, on ne sait jamais.    
 


Ça y est, j'ai traversé la route et je me retrouve en face de l'immeuble! Vu d'en bas, il a l'air immense, pourtant, il ne compte que 8 étages. J'attends Chris une bonne dizaine de minutes avant qu'il ne daigne se montrer. Sacré Chris! Il a beau être le meilleur des amis, il n'est jamais à l'heure. Enfin bon, on finit par rentrer dans l'immeuble. Une fenêtre cassée nous a ouvert le passage.    
 


A l'intérieur, c'est plutôt sombre! Je suis obligé de sortir ma lampe torche. Malgré le soleil dehors, on dirait que la lumière ne passe pas. Ma lampe éclaire un peu les bureaux qui se trouvent à l'étage. Ça devait être la réception! Un immense bureau, avec deux chaises derrière, un escalier qui monte derrière et quelques plantes vertes dans les coins de la pièce qui tentent de survivre. Le sol n'a pas l'air poussiéreux, on peut voir que c'est un carrelage blanc. On décide de monter au premier étage.    
 


Au premier étage, rien, nada. Un étage entièrement composé de bureaux et de chaises, rien d'autre. Les stores sont baissés et je n'arrive pas à les remonter, peut être qu'à l'étage du dessus... on monte!    
 


Nous sommes montés au deuxième étage et il n'y avait rien, l'étage était vide. Les stores étaient ouverts mais presque aucune lumière ne passait. Nous sommes actuellement au troisième étage, je suis forcé de changer les piles de ma lampe qui commencent à rendre l'âme. J'ai bien fait d'en prendre quelques unes de rechange!    
On a entendu un bruit en bas. Un bruit sec, quelque chose qui était tombé sans doute. On a entendu une sorte de cri. Un râlement, ou une espèce ce cri aigu, mais à la fois grave. On a pensé à des drogués, mais quand on a entendu cette chose courir dans les escaliers en hurlant, on a couru. J'ai hurlé à Chris: « MONTE PUTAIN MONTE »    
On a couru aussi vite qu'on le pouvait, on est passé du 3eme au 6eme étage en seulement 40 secondes. On avait l'impression de courir pour nos vies, fuir un danger, alors qu'on ne savait même pas ce que c'était. On est grimpé au septième étage, on voulait monter sur le toit, à la lumière, mais pas d'escalier, juste une trappe et une sorte d'échelle à dérouler. Je l'ai déployée et j'ai hurlé à Chris de monté, il m'a dit non. Il m'a dit que JE devais monter en premier. J'ai voulu protester, mais j'ai entendu la chose grimper, elle ne devait pas être très loin, on entendait le fracas des bureaux qu'elle renversait. Je suis monté sans poser de question, et une fois sur le toit j'ai tendu la main à Chris. Il a commencé à monter, m'a attrapé la main et je l'ai tiré. Il a hurlé d'un coup, j'ai tiré plus fort, de plus en plus fort, mais j'ai compris que cette saloperie l'avais attrapé, et essayait de le tirer vers le bas. J'ai continué à tirer, il a continué a hurler et cette saloperie gueulait aussi, elle gueulait très fort. Je... je me rappelle des paroles de Chris à ce moment:    
« -PUTAIN MICKAEL FAIS PAS LE CON TIRE MOI DE LA!!    
-JE FAIS CE QUE JE PEUX, ACCROCHE TOI!    
-ME LACHE PAS, ME LACHE SURTOUT PAS    
-J'TE LACHERAIS PAS VIEUX, POUR RIEN AU MONDE! »    
 


J'ai tiré le plus fort que je pouvais, mais cette chose était trop forte. Elle a donné un grand coup, et Chris a disparu dans le noir du septième étage. Je ne sais pas pourquoi, mais la trappe s'est fermée juste derrière lui. J'ai frappé la trappe, j'ai hurlé, et je me suis roulé en boule dans un coin du toit, en pleurant aussi fort que je le pouvais.    
 


Les pompiers sont venus me chercher deux ou trois heures après, les passants m'ont entendu gémir et crier. Je leur ai dit de que j'avais vécu, ils ne m'ont pas cru. Ils ont fouillé l'immeuble et n'ont trouvé aucune trace de Chris, ni de la chose.    
 


Un jour, je retournerai dans cet immeuble, et je tuerais cette saloperie. TU M'ENTEND CHRIS? JE TUERAI CETTE CHOSE!    
 


En attendant... je ne peux que me lamenter.    
 


 
 


Qall  

Razor Jim - 2ème partie

Y a pas longtemps, j'ai lu sur ce site un témoignage sur un certain Razor Jim, j'ai donc décidé de m'inscrire à mon tour ici pour raconter ce que je sais sur ce meurtrier.
Vous ne devez pas beaucoup entendre de choses sur cette personne, et c'est bien normal. Pour je ne sais quelle raison, la police ne souhaite ébruiter les différents meurtres, les scènes de crime sont nettoyées vitesse grand V, et les parents des victimes sont tenues sous silence, les journaux n'ont parlé que très brièvement des deux premiers meurtres avant d'arrêter de publier à ce sujet.

Depuis peu j'ai donc appris son nom, Razor Jim, grâce à ce témoignage. J'ai pris mon courage à deux mains et ai décidé de mener moi-même mon enquête, j'ai recueilli quelques témoignages, trois pour être précis, qui m'ont quelque peu aidé à cerner ce personnage qui tue à la manière de Sweeney Todd. J'ai bien sûr essuyé nombre de refus et me suis pris plusieurs portes dans le nez, mais ai réussi à en recueillir des plus satisfaisants.

Le premier témoignage me vient d'un homme et de sa femme dans le Var, le voici:
"Tout a commencé la nuit du **/05, la chaleur des beaux jours avait fais un petit retour, et mon mari et moi accompagnés de notre fille de 8 ans avions décidés d'aller manger sur le port de ******, une petite soirée en famille, tout ce qu'il y a de plus banal. Après le repas, nous avions fait un tour du port pour profiter de cette douce soirée, il y avait des peintres, des sculpteurs, tant d'autres artistes qui se produisent sur les ports.

Et puis nous avons croisé cet homme, Razor Jim. Quelques personnes regardaient son "rasage doux et au plus prés de la peau" comme l'indiquait sa pancarte. Nous nous arrêtâmes un moment, il était certains que de voir un barbier raser de cette manière était plus surprenant que d'admirer les peintures plus ou moins réussies de peintres en quête d'une certaine reconnaissance.

Le stand de ce dernier était donc assez sommaire, un tabouret pour le barbier, un fauteuil mar- *elle interroge son mari du regard* oui marron pour la personne qui se fait raser et un miroir... Razor Jim nous tournait le dos, c'est grâce à ce miroir qu'il nous a vu, nous étions pile dans le reflet de celui-ci, et alors qu'il levait la tête pour regarder dans le miroir et ainsi voir la tête de son client, il nous remarqua, enfin remarqua plutôt notre fille Amanda *sanglots*.

Il sourit, relevant une large rangée de dents blanches et pointues et nous dit bonjour dans un mouvement de tête, il continua à nous fixer cinq secondes avec un regard... à la fois maléfique et hypnotisant avec des yeux aux couleurs bleu-acier qui nous transpercèrent; puis il se remit à raser. Notre fille quant à elle ne semblait pas l'avoir vraiment remarquée

Cette première rencontre nous laissant un incroyable sentiment de malaise, nous décidâmes donc de rentrer à la maison. Sans avoir une quelconque idée du danger et du drame qui allait survenir nous couchâmes Amanda, en laissant la fenêtre de sa chambre ouverte .
*la femme a commencé à pleurer, le mari a donc pris le relais du récit à partir de ce moment*

Tout s'est ensuite enchaîné assez vite, trente minutes après nous nous somme mis à notre tour, il devait être à peu près 22h30-40.
Vers 23h15, je me suis levé pour aller boire un verre d'eau et j'ai donc entendu en passant devant la porte d'Amanda un léger bruit; j'ai tendu l'oreille un moment mais, n'ayant plus rien entendu, j'ai continué vers la cuisine et ai pris un verre puis me suis versé de l'eau. Le verre en main je suis retourné dans ma chambre.

En passant à nouveau devant la chambre d'Amanda j'ai entendu de légers gémissements, je suis alors entré sur la pointe des pieds. Amanda semblait faire un cauchemar alors j'ai posé mon verre et l'ai prise dans mes bras pour la réconforter, puis l'ai remise dans le lit où elle s'est rendormie immédiatement.

C'est alors qu'il m'a semblé entendre une sorte de rire, un rire sarcastique venant de derrière moi dans l'armoire, je m'en approchai et poussai brusquement les portes coulissante... Rien.

Il me sembla que le rire sarcastique devint plus fort comme lorsqu'une personne vient de réussir une farce. Toujours plein de doute je sortis de la chambre et fermai la porte silencieusement, et alors là... si je ne m'étais pas retenu, j'aurais lâché mon verre. Je sentis un souffle chaud dans mon cou, je me retournai et il me sembla alors voir une ombre pénétrer en courant dans la cuisine.
Effrayé mais sûr de rien, je pris une gorgée d'eau et rentrai dans ma chambre.

A 23h45 ma femme se réveilla brusquement, ce qui me réveilla à mon tour, ayant vu que je m'étais réveillé elle s'approcha de moi et me demanda de la suivre en prenant ma batte de base-ball. Ceci ne me choqua pas plus que ça, en effet depuis que Amanda est née, ma femme à toujours eu ce genre de réveille brusque. L' instinct maternel comme on dit.

Elle en tête, nous nous dirigeâmes vers la chambre d'Amanda. Ma femme me fit signe de ne pas avancer alors qu'elle ouvrait lentement la porte. C'est alors que de nombreux bruits vinrent à nos oreilles: d'abord des pleurs, les pleurs de notre fille, couverts par les paroles d'une sorte de comptine. Les paroles, impossible à oublier, disaient:

"De belles larmes sur ta joue scintillent, tu m'appartiens désormais jeune fille, ce rasoir tel un sculpteur fait disparaître ta peur."

Ma femme soudainement poussa un sanglot bruyant , je fis alors mon entrée dans la chambre pour découvrir, à moitié couché sur ma fille, Razor Jim. Du sang coulait lentement sur le parquet. Jim se releva et nous regarda en rigolant, le visage teint de rouge, je serrais ma batte avec colère et tristesse *des larmes coulent sur ses joues* prêt à me précipiter et à défoncer le crâne de ce putain d'enculé.
Ma femme lui jeta un: "pourquoi... pourquoi ? Vous n'êtes qu'un monstre". Razor Jim lui répondit calmement en rangeant son rasoir:
"Un monstre?... Haha! Non. Je me considère comme un artiste... Ou un prêtre qui réalise une communion de foie."

 Il sorti alors un foie emballé dans un morceau de tissu (de satin ou de velours) de la poche de son veston et nous le montra en rigolant. A ce moment je me suis précipité sur lui, tentant de lui asséner un coup sur la tête, mais il esquiva le coup et se jeta par la fenêtre en nous criant:
"Ne sentez-vous pas le vent de la nuit vous glacer les os?"
Nous avons ensuite appelé la police, encore sous le choc. Ils ont nettoyé la scène de crime et ont pris notre déposition en nous demandant de garder le silence."
Au moment où j'allais leur demander pourquoi avoir accepté de témoigner je fus interrompu par l'arrivée d'une voiture de police, ils me firent sortir par la porte arrière et je n'ai plus eu aucune nouvelles d'eux.


J'ai ensuite eu vent d'un autre meurtre en Bretagne, je me suis donc déplacé pour pouvoir interroger cette nouvelle famille.
J'ai reçu à ma première visite un accueil plus que froid, le mari na pas hésité à sortir le fusil pour me faire déguerpir. Heureusement que j'avais laissé ma carte près de la porte.
La femme ma rappeler deux jours plus tard alors que mes espoirs semblaient perdus, et j'ai pu donc recueillir un deuxième témoignage.

"Je n'ai que très peu de temps à vous accorder, mon mari risque de rentrer bientôt, alors je tenterai de faire vite, ce qui me permet de vous raconter certains éléments. Cette histoire viens du fait que j'ai eu accès au journal intime de ma fille et aux différentes choses qu'elle y disait.

Tout a commencé il y a une semaine , quand notre fille de 14 ans rentrait du lycée. Elle a été surprise de voir le vieux magasin de meubles ouvert, alors qu'il était fermé depuis 2010. Apparemment un barbier s'était installé ici, temporairement d'après ce qu'elle avait pu lire.
Intrigué, elle entra dans le magasin, il était poussiéreux, et d'après ce que j'ai lu il y avait une odeur étrange dans le fond du magasin, une odeur de moisissure et de cadavres d'animaux.
Alors qu'elle s'approchait de la porte qui menait à l'arrière-boutique, une voix l'arrêta.

"Je doute que tu aies une barbe à te faire couper, ou quoi que ce soit dans le genre, n'est ce pas."

En se retournant elle fit face à un homme brun, d'à peu prés 1m85-90. Ce qui la frappa était la longue cicatrice qui s'étendait sur toute la largeur du cou à l'horizontale. A ce moment j'ai bien compris qu'elle ne savait plus quoi dire, malgré le "grand sourire" de cet homme. Il lui demanda son âge, et elle lui répondit en bafouillant. D'après ce qu'elle racontait le visage de l'homme semblait s'être "illuminé", comme s'il venait d'entendre quelque chose qui l'enchantait.

Elle l'aurait interrogé sur l'odeur qui régnait ici, il lui aurait répondu que c'était à cause de nombreux cadavres de rats et divers autre animaux qu'il aurait retrouvé bloqués dans l'arrière-boutique.

Enfin bref, il lui semblait que plus la discussion continuait, plus l'atmosphère devenait lourde, angoissante. Elle sentait l'homme se rapprocher d'elle "dangereusement", et fut heureuse de voir un homme rentrer dans le magasin, ce qui lui permit de partir.

Elle passa de nombreuse fois devant *interruption momentanée* ... devant le magasin, où parfois elle voyait assis dans un fauteuil décrépit le barbier Razor Jim. Elle le trouvait vraiment étrange, de par sa beauté tant que par son comportement, et surtout par sa manie de jouer avec ses rasoirs.

Parfois elle accélérait le pas "ressentant" le poids du regard bleu-acier de Razor Jim. Elle nous racontait que parfois elle semblait le sentir tout proche la nuit quand elle dormait. Elle sentait une présence qui la suivait. C'est pour cela qu'elle prit l'habitude de venir dormir dans notre chambre dans un fauteuil assez confortable.

La nuit du **/05 *elle me dit que le temps pressait et qu'elle allez abréger* je me suis réveillée lentement, Carla dormait dans son fauteuil. Rien ne me choqua au premier abord avant de voir que Clara n'était pas couchée dans le fauteuil mais assise. Je me relevai dans mon lit et allumai la lampe de chevet, ce qui ne manqua pas de réveiller mon mari, avec le cri que je poussai à la vu de ce que je voyais.

Clara était ligotée sur le fauteuil, les mains et les bras à plat ligotés aux accoudoirs, et sa tête était maintenue en arrière. Dans sa bouche une boule de tissu l'empêchait de parler mais je sais qu'elle ne parlerait plus lorsque j'ai vu son ventre...ouvert.

Mon mari se leva brusquement, sous le choc, alors que moi je me réfugiai en pleurant dans mes draps, puis une voix au timbre doux et grave se fit entendre, nous tournâmes la tête dans sa direction. Razor Jim était accoudé contre le mur près de la fenêtre, il souriait.
"N'est elle pas magnifique ?" Nous dit-il.

Mon mari se précipita sur son fusil mais l'homme avait déjà dispa"

La conversation s'est arrêtée ici, le mari avait dû arriver.


Le dernier témoignage me vient d'un SDF qui aurait eu accès à mon numéro et m'aurait appelé d'une cabine téléphonique, en Bretagne, toujours dans la même ville que le deuxième témoignage. Il aurait l'habitude de fouiller les poubelles dans le quartier où Razor Jim résidait. Il n'avait pas beaucoup d'informations à me donner mais cela me suffisait.

En fouillant dans les poubelles du barbier il aurait, à plusieurs reprises, retrouvé des chiffons de tissu marron ensanglantés. Parfois le barbier le chassait avec violence. Mais il n'hésitait pas à revenir le soir.

Un jour, d'après ce que j'ai compris, Razor Jim, qui semblait énervé de le voir lorgner près de ses poubelles, lui aurait proposé de lui couper la barbe. Bien que le SDF semblait ne pas vouloir se faire raser, Jim insista, n'hésitant pas à le brutaliser, un passant lui sauva sûrement la vie en passant par ici.

J'espère obtenir d'autre témoignages, non pas que j'apprécie que de jeunes enfants se fassent assassiner. J'espère que ce texte sera publié, surtout que j'ai l'impression que les policiers viennent me chercher.

Peut être qu'ils m'expliqueront pourquoi cette affaire est passée sous silence.

Dans le temps qu'il me reste je joins ici un dessin, une sorte de portrait-robot que j'ai demandé à une amie, représentant Razor Jim (comme elle l'imagine grâce aux différents témoignages).



Cette creepypasta fait suite à celle-ci. Pourquoi mettre cette précision à la fin direz-vous? Eh bien... oh et puis, est-ce qu'on vous pose des questions, nous?

Cette nuit

Ce n'est pas ma faute ! C'est elle qui me l'a dit, je n'ai fait que l'écouter ! Elle m'a dit que tout irait bien, que personne ne le verrait. Je réalise seulement maintenant qu'elle m'a menti...


Je me suis réveillé cette nuit à 4 h 20 du matin d'après mon radio-réveil. Je me suis levé, cherchant désespérément un verre d'eau, ma bouche ressemblait a un désert !


Je... je ne sais pas très bien ce qui s'est passé ensuite. Je me souviens avoir entendu des murmures, une petite voix étouffée dans le noir. Il faisait nuit... Très sombre. J'ai d'abord eu peur, et je me suis rassuré très vite.


Cette voix devenait de plus en plus claire, de plus en plus pure. Elle m'ensorcelait, j'aimais l'entendre. Chaque moment où elle ne me parlait pas, j'avais l'impression de mourir. Tout se passait à merveille, jusqu'à ce qu'elle prononce cette phrase :


« Tue-les. Tue-les tous jusqu'au dernier, tu es le seul à mériter la vie ».


Tuer... Tuer qui ? A part ma famille et moi, il n'y avait personne. Voudrait-elle que je tue ma famille ? Hors de question ! Aussi attirante qu'elle soit, ma famille compte plus qu'une simple voix !


Mais... Petit à petit, ma résistance faiblissait. Elle insistait, et j'ai craqué lorsqu'elle a prononcé cette phrase :


« Tue-les pour ton bien. Ce n'est pas un ordre, c'est un conseil... ».


Un conseil, les gens qui vous donnent des conseils veulent votre bien, non ? Ce qui veut dire qu'elle veut mon bien, au détriment des autres. Je ne veux pas être égoïste, mais j'ai toujours tout raté dans la vie, que ce soit à l'école ou dans ma vie amoureuse. Pour mon bien, je vais le faire...


Maintenant, je m'empare d'un couteau à la cuisine, et je me dirige vers l'étage. Je monte doucement les escaliers, et c'est ce moment que choisit ma mère pour apparaître. Elle a l'air un peu effrayée, je cache rapidement le couteau derrière mon dos et me dirige vers elle, un bras tendu pour lui faire un câlin.


Je la serre contre moi. Elle ne se doute de rien. Je ferme les yeux, et enfonce la lame dans son dos. Je pense avoir touché sa colonne vertébrale, elle devient lourde, un poids sur mon corps. Je me dégage et la pose a terre, et je me dirige vers la chambre de mon père.


Mon père dort paisiblement. Je regrette... Je dois le faire, pour mon bien. Je cherche des yeux la gorge de mon père et enfonce ma lame dedans. Il se débat à peine, et des larmes ruissellent sur mon visage. Plus qu'un, je me dis, un dernier et tout sera fini. Enfin...


Mon frère a entendu mon père brasser dans son lit et il s'est caché sous la couette. Je... ne peux pas faire ça, c'est inhumain. Il est mon frère, mon protégé. Je lâche mon couteau, et m'effondre sur le sol. Je lui demande pardon, j'ai gâché sa vie pour espérer profiter de la mienne. Je lui hurle pardon, il sort et se colle contre moi. Que... je ne sais plus. Mes instincts ont repris le dessus, j'ai récupéré mon couteau et je l'ai planté dans son ventre. Il n'a pas hurlé, il a soufflé un grand coup, m'a regardé d'un œil et m'a dit :


« Pourquoi ? ».


Pourquoi ? Parce que... La nuit me l'a dit. La nuit, l'obscurité, les ténèbres, tout ce que vous voulez.


Maintenant je sais : la Nuit porte conseil...

mardi 25 juin 2013

BOB

Andrew se réveilla mal à l'aise, il savait ce qu'il s'était passé et son cœur se brisa. Puis le son du verre brisé à l'étage inférieur vint l'achever. Après avoir passé des semaines à le traquer et le harceler, la créature s'était enfin décidée à entrer. La porte du patio, tout en verre, composait une entrée parfaite.
Andrew était étendu dans son lit, dans une obscurité troublée uniquement par les rayons de lune qui filtraient au travers des rideaux. Il tendait l'oreille, pour savoir si la créature était entrée, en priant silencieusement pour ne rien entendre. Le bruit du craquement de verre sous les pieds de la créature confirma sa pire crainte: elle était entrée.

Avec cette "révélation" atterrante, Andrew, qui tremblait, attrapa sa batte de baseball en titane et rampa dans les escaliers, déterminé à se battre contre cette chose une bonne fois pour toute, espérant quand même que la créature fuirait en le voyant, comme elle faisait d'habitude. Andrew se tenait au bas des escaliers, à l'écoute. Au début, la seule chose qu'il entendit fut le bruit du craquement de verre sous les pieds de la créature, puis, pour la première fois, Andrew entendit la créature respirer bruyamment, comme si elle avait la gorge enrouée. La créature hideuse grognait et cliquetait, se rapprochant d'Andrew.

Maintenant hors de la cuisine, la créature était partie des débris de verre. Elle marchait quasi silencieusement, plus agile que d'apparence, surtout si on considère avec quelle maladresse elle s'enfuyait auparavant. Andrew savait ce qu'il avait à faire. Il serra son arme plus fort et... il se figea, incapable de bouger. Il savait qu'il devait attaquer, mais il en était incapable. Ses dents, ses yeux, sa peau. Humain, mais pas trop. La créature était à présent dans le salon, et s'approchait peu à peu, mais Andrew était toujours incapable de bouger. Même si elle n'avait pas de bras, cette créature était l'incarnation de la terreur pour Andrew.

Andrew se tenait au bas des escaliers, tremblant. Il entendait la créature se rapprocher, le son de sa respiration maladive amplifié par l'écho . La créature était proche d'Andrew, il n'allait avoir qu'une chance de le tuer, et il ne devait pas la gâcher.

La créature se tenait près des escaliers, Andrew était caché tout proche. Il frappa de toutes ses forces, frappant la créature à la poitrine. La créature recula, puis regarda Andrew, ses petits yeux perçants sondant l'âme de Andrew. Andrew ressentit de la peur comme jamais auparavant face à la créature. La créature émit un sifflement vers Andrew, découvrant des dents déformées par la même occasion.
Elle donna un coup de pied dans le ventre d'Andrew, lui coupant le souffle. Andrew, saisi par la douleur, retomba au sol, incapable de respirer. Andrew se mit sur le dos et rampa jusqu'au mur derrière lui. La créature le regarda sans bouger atteindre le mur, suite à quoi elle marcha vers lui et baissa les yeux sur lui, comme si elle le jugeait, allongé au sol, sans défenses. La créature lui écrasa le tibia, brisant l'os. Des larmes commencèrent à couler des yeux d'Andrew, la douleur était tellement intense qu'il crut s'évanouir.

Andrew, maintenant immobilisé, n'avait nulle part où aller et aucun moyen de se battre. Le monstre plaça son pied sur l'estomac d'Andrew, déchirant la chair avec ses doigts de pieds sales. Avec le pied de la créature tout entier dans son ventre, Andrew commença à cracher du sang. Des larmes coulaient sur son visage. Il s'évanouit puis mourut de ses blessures. La créature s'éloigna de ce qui n'était maintenant plus qu'un corps sanguinolent. Elle approcha son visage de celui du mort et arracha un bout du menton d'Andrew, disloquant une partie de la mâchoire en même temps. La créature continua de déchirer et d'éviscérer le corps jusqu'à ce que tout ce qu'elle pouvait ingurgiter aie été dévoré. Puis elle partit calmement. Silencieusement. Avec de la haine pure et profonde dans son cœur. La créature disparut comme elle était arrivée, au travers de la porte du patio brisée...
Traduction: MasterWho


lundi 24 juin 2013

La nuit

Cette histoire est assez courte. Elle reprend une légende, une vielle légende oubliée... Oubliée, mais qui fait quand même frémir de peur jusqu'aux moins sensibles de ce monde.
Les monstres dans la nuit.

Tout commence donc avec cette légende:

Il existerait dans le monde plusieurs forces invincibles. Le Soleil révélateur, Le Vent annonciateur, La Mer voyageuse, et une dernière. la pire de toutes: la Nuit. Depuis que l'homme a conquis le monde, il ne se déplace jamais sans lumière. Sais-tu pourquoi ? Non parce qu'il a besoin d'éclairer ses pas, le vent est là pour le guider. Il a besoin de lumière pour faire fuir ce qui se cache dans la noirceur des plus profondes abysses créées par l'obscurité... Si un jour tu venais à t'endormir dans le noir... Ils te dévoreraient tout crus.


C'était bien avant que l'homme ne trouve lampadaires, portes, etc... Et voisins. C'était à l'époque où l'homme était seul, l'époque sombre où il avait peur du noir. Aujourd'hui les monstres dans le noir sont relayés aux rangs de contes pour enfant, d'inventions, de mythes. Voilà à quoi vont servir ces quelques lignes. A rappeler aux hommes de quoi ils avaient peur, et de quoi ils auront peur.

Faites l'expérience. Une nuit sans lune, sans éclairage communal, laissez votre porte ouverte. Asseyez-vous dans un fauteuil de votre salon, dans le noir le plus complet, et laissez le silence vous envahir...
Ils sont tout proches. Vous les sentez. Ils vous sentent. Ils sont peut-être loin, peut-être proches, mais en tout cas vous les sentez. Instinctivement, vous paniquerez et vous précipiterez sur la lumière. si vous êtes trop lent, vous savez ce qui vous arrivera... Voilà pourquoi vous devez vous dépêcher. Une fois la lumière allumée, vous êtes soulagé. Vous allez fermer la porte, et vous cloîtrer dans votre chambre. Mais cette nuit, vous n'éteindrez pas la lumière. Parce que vous ne pourrez pas. Car vous savez pertinemment que même si la porte est fermée, ils sont déjà danse votre maison... ils vous ont vu. Ils vous veulent. Ils se tapissent dans les coins sans lumières, attendant, alléchés par votre peur, le moment où vous serez distrait et où vous éteindrez cette toute petite lumière pour enfin assouvir leur soif.

Vous avez tous réagi comme cela. N'essayez pas de paraitre plus fort que les autres, ne vous croyez pas immortel, vous pourriez le regretter... Ils sont fourbes et se cachent en plein jour. Vous pensiez les avoir fait fuir ou les avoir tués ? Non, car il restera toujours un coin sombre dans votre maison. Une cave... Un grenier... Le fond d'une bouteille... Sous votre lit... Quelque soit l'endroit, ils sont là. Et jusqu'à ce que la lumière du jour vienne à bout d'eux, ils se nourriront de votre peur, et lorsqu'elle ne leur suffira plus, de votre âme.
Ne les provoquez pas. Gardez une lumière près de vous. A la moindre coupure... Elles ne vous laisseront aucune avance.



Eyeless Jack

Bonjour, moi, c'est Mitch! Je vous fais part d'un phénomène qui m'a fait plonger ici. Je n'ai rien trouvé qui en parle sur le net, ni dans les livres de l'asile, ni nulle part ailleurs, alors j'espère que quelqu'un d'autre que moi a vécu la même chose. S'il vous plaît une réponse, une seule!

C'était il y a 2 mois déjà, nous venions d'emménager dans notre nouvelle maison. J'ai 22 ans, et mon frère Edwin a le même âge, à vrai dire, nous sommes de faux jumeaux, nés le même jour, mais nous ne nous ressemblons absolument pas. J'ai les cheveux noirs et courts, lui les a bruns et mi-longs.
   

Edwin appréciait que l'on passe du temps ensemble. Il faut savoir que cela fait bientôt 10 ans que nous ne nous sommes pas revus, et l'idée de partager une chambre nous ravit tous les deux.

La soirée a été longue! Nous avons déballé nos affaires, et nous avons immédiatement été nous coucher! Nous avons travaillé environs 5 heures sans faire la moindre pause, nous avions bien mérité une bonne nuit de sommeil, non?
 

Tout se passait à merveille dans cette maison, jusqu'à cette fameuse semaine où j'ai entendu des piétinements, de petits pas furtifs et rapides. Sachant que de nombreux rats habitent cette vieille maison, je n'ai pas pris peur, et me suis juré d'appeler le dératiseur le plus tôt possible. J'en ai parlé le lendemain à Edwin, qui m'a confirmé que des bestioles pouvaient entrer dans la maison par le petit soupirail de la cave.

Cette nuit-là cependant, je fus réveillé par un petit bruit sourd. Quelqu'un avait ouvert la fenêtre, j'étais sûr de l'avoir fermée! Je balayai la salle du regard, et vis que Edwin dormait encore. Je ne voulais pas le réveiller, je fermai donc la fenêtre et dormis d'un seul œil le reste de la nuit.
   

Je me souviendrai toujours de cette nuit-là, j'avais à peine dormi, et je me levai d'une humeur à faire griller des chats sur le trottoir. A peine arrivé dans la cuisine, je fus accueilli d'un cri, car Edwin hurla en me voyant. Il se précipita dans la salle de bain, et me rapporta un miroir. Je poussai un cri moi aussi: j'avais une large balafre sur la joue. Je n'avais aucune idée de comment c'est arrivé, je n'avais rien fait de dangereux cette nuit, et je n'avais rien hier soir pourtant!
 

Edwin a toujours été le plus rapide de nous deux. En quelques minutes a peine, nous étions à l'hôpital. On m'a posé une dizaine de points de suture à même la chair, sans anesthésie. Je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie. A la fin, j'avais l'impression d'avoir la joue en flamme, et Edwin prenant tout à la rigolade, ne se gênait pas pour me balancer quelques blagues durant tout le trajet jusqu'à la maison.
 

Cette nuit-là, j'avais choisi de faire attention. Edwin me conseilla en rigolant de mettre du coton sur mes joues, histoire de les protéger. N'ayant plus de coton, et voulant retrouver une complicité avec mon frère, je décidai de me scotcher des éponges sur les deux joues, au moins, aucun risque que quelque chose m'arrive! Et pourtant...
   

Le lendemain matin, je n'arrivais même plus à me lever. J'avais une grosse douleur au niveau du ventre. Edwin me taquinait, me disant que c'était parce que j'avais pris 4 parts du gâteau d'hier. Foutu gâteau, il aura eu ma peau!

Edwin releva finalement la couette pour voir ce que j'avais, car cela semblait sérieux. Alors qu'il découvrait ce qu'on m'avait fait, je le vis subitement blêmir. J'avais un trou béant au milieu du ventre.

Plusieurs minutes plus tard, j'étais a l'hôpital, où je fus rapidement anesthésié et opéré. Je me réveillai le lendemain matin; dans ma chambre se trouvaient Edwin et le docteur. Ce dernier m'a alors regardé dans les yeux, et m'a dit:

-Monsieur, nous ne savons pas comment, ni pourquoi, mais quelqu'un vous a retiré votre rein droit. Ne paniquez pas, on peut vivre avec un seul rein. Il faudra juste appliquer quelques mesures de prudence. Vous resterez cependant quelques jours encore ici.




Je crois que ça a été l'une des plus grandes frayeurs de ma vie. On m'avait arraché un rein, en m'ouvrant à moitié le ventre, et je ne m'en étais même pas rendu compte! Rester encore une semaine ici me ferait du bien, je me sentais en sécurité ici... Mais Edwin? Il reste encore à la maison lui, seul. Et si ce qui m'avait arraché le rein revenait pour lui? N'y pensons plus. Tout se passera bien, oui, tout.
 

La nuit suivante fut celle qui m'a le plus marqué. Je me suis réveillé, en sueur, et je ne pouvais plus bouger. L'apnée du sommeil qu'on appelle ca, une belle connerie oui! Je me suis dit que ca passerait tout seul, à vrai dire, ca m'était déjà arrivé. Jusqu'à ce que je sente que quelque chose appuyait sur le lit, ça semblait remonter vers moi. Je pensais que mes muscles se contractaient, et que donc ça appuyait sur le lit. C'était beaucoup trop lourd pour être mes muscles, je m'en rend compte aujourd'hui. C'est alors que je le vis... un visage. Un visage qui me regardait dans les yeux. Mais ses yeux... où étaient ses yeux? Deux trous noirs lui servaient d'yeux, quelques gouttes d'un liquide noir s'en écoulaient, il n'avait pas de bouche non plus, juste un nez et deux trous. J'essayais de bouger, je le jure, je faisais ce que je pouvais, jusqu'au moment où enfin, dans un élan d'instinct de survie, mon bras se libéra de la torpeur et adressa une droite puissante à cette chose, qui disparut dans un nuage de fumée.
 

Lorsque j'ai raconté cette expérience a l'hôpital, on s'est moqué de moi. On m'a traité de fou, et j'ai eu plusieurs réunions avec les psychologues. Mais il n'ont rien pu conclure quant à ma santé mentale... Enfin aujourd'hui, je vais rentrer chez moi, et je reverrai Edwin, lui seul pourra m'aider.
   

Je m'en souviens comme si c'était hier, il devait venir me chercher devant l'hôpital à 2 heures de l'après midi. J'ai poireauté jusqu'à 3 heures 30, personne n'est venu. Il m'avait donc oublié? Sans doute oui, il était un peu tête en l'air! Je suis donc rentré à pied.

Et là, je ne comprends plus rien... La porte était ouverte, chose qui n'est pas normale connaissant Edwin. Je rentrai alors dans la maison, et hurlai quelques « Edwin! Edwin! ». Je grimpai les marches quatre à quatre, et là... même aujourd'hui je ne trouve pas les mots. Je vis Edwin, allongé par terre, les yeux arrachés, baignant dans son sang. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de son cadavre... Je ne peux pas.

Et je regrette toujours d'avoir levé le regard. Dans l'embrasure de la porte d'en face, je vis cette chose. Elle me regardait, elle semble fière sous son masque, triomphante, la tête haute. Et elle se mit à avancer vers moi. Je n'ai jamais couru aussi vite, j'ai fui, comme un lâche. J'aurais dû me battre, venger mon frère. Mais non, j'ai fui. Et aujourd'hui, je me trouve lâche. Edwin était fort, lui. Nous n'avions vraiment rien en commun.

Aujourd'hui, je ne vous demande qu'une réponse, une seule réponse: Qu'est-ce qui a tué mon frère? Sans savoir ce qu'elle était, j'ai apaisé mon esprit en mettant un nom sur la chose. Je l'ai appelée Jack sans yeux.
 


Nota bene: Ceci n'est pas à proprement parler une traduction, mais plutôt la réécriture d'une mauvaise traduction trouvée ici:
http://creepyneenee.skyrock.com/tags/iHwE7ZaTRMM-eyeless-jack.html
Mauvaise car vraisemblablement faite avec Google Translate. Toutefois, il me semble bien que le fond du texte comportait des énormités qui étaient aussi présentes dans le texte original (genre le toubib qui laisse sortir un patient le lendemain de la perte d'un rein...) et que nous nous sommes permis de rectifier.
Que son auteur (et tout le monde) n'y voie qu'une simple application du principe même des creepypastas, et toutes nos excuses s'il devait s'en trouver vexé...


Edit du 31/12/13: J'en ai découvert une traduction correcte sur Shadows Requiem. On va pas vous imposer une redondance ici, alors autant vous mettre le lien.

Todeslager Tod

La Seconde Guerre Mondiale... une période de l'histoire détestable, des millions de morts pour la gloire de quelques fous au pouvoir.    

Les camps de concentration, ces endroits sinistres ou des milliers de personnes étaient emprisonnées et exploitées par les nazis.    

Les camps ont finit par êtres libérés par les soviétiques. Tous, sans exception.    

Du moins, c'est ce que l'on croyait. En Pologne, situé au cœur d'une forêt, se tient le camps de Todeslager, surnommé Todeslager Tod, le camp de la mort décédé.    

Pourquoi « Camp de la mort Décédé »? Eh bien c'est très simple voyez vous, ce camp a tout simplement été vidé de tous ses occupants en une nuit. La raison? Nul ne le sait. Les seules traces qu'on a pu observer là-bas sont des traces de sang. Beaucoup de sang, mais aucun cadavre.    




Le camps de Todeslager devait à la base pouvoir accueillir 500 prisonniers, au final il n'y en aura eu que 120. Les camions qui devaient les amener à bon port avaient disparu, les autorités nazies de l'époque avaient pensé à des rebelles polonais qui piégeaient les routes, ils ont envoyés 6 patrouilles, une seule en est revenue. Les hommes étaient revenus blancs de peur, ils prétendaient pourtant ne rien avoir vu. Cette affaire fut vite oubliée.    




Seulement deux semaines après la fin de la construction du camp, on n'eut soudainement plus aucune transmission avec ce dernier. Les nazis envoyèrent alors une escouade de 34 soldats, avec pour ordre d'enquêter. Aucun ne revint jamais. On abandonna alors toute recherche.    




Le camps fut abandonné 35 ans, jusqu'en 1970, où un groupe de militaire Soviétiques retrouvèrent le camp. Ils voulaient créer une base militaire près du rideau de fer. Ils y envoyèrent une douzaines d'hommes, pour explorer les lieux. Un seul revint, le sergent Alexei. Il décrivit que tous ses hommes ont disparu les uns après les autres. Pas un cri, rien. Juste une trace de sang. Le sergent a été lâche, et s'est enfui après la disparition de deux hommes seulement.    




Le camps de Todeslager porte aujourd'hui la réputation du « Camps des Disparus », un camps inutilisé, et inutilisable. Nul ne sait pourquoi, et les courageux, ou fous qui osent rentrer a l'intérieur n'en ressortent pas.    

La forêt est vide. Plus un seul animal, plus rien. Les plantes flétrissent, et une atmosphère noire s'en dégage. Le soleil ne se voit presque pas là-bas.    




Auriez-vous le courage d'entrer à Todeslager Tod?        



                                                                                                                         Qall
 
    

L'auteur a signé son écrit pour une raison que je plussoie: s'il venait l'envie à des lecteurs de descendre cette pasta, ce serait l'auteur qui serait identifié comme mauvais, et non l'ensemble du site.
C'est une attitude chevaleresque, mon petit Qalli. Tout le monde devrait prendre exemple sur toi.

dimanche 23 juin 2013

Super Mario Galaxy : La Galaxie Oubliée

J'aime beaucoup les jeux vidéo ! Je joue à un peu n'importe quoi, Sony, Nintendo, des trucs assez variés quoi. Un jeu m'a particulièrement marqué, c'est Super Mario Galaxy. Je ne suis pas un fan de Mario, mais j'aime beaucoup jouer à ses jeux, et cet opus m'a particulièrement touché, l'ambiance, l'univers galactique, les musiques, tout y était ! Le parfait contraire de ce que pense un de mes voisins d'appart', qui chie sur ce jeu et qui pense que l'opus sur Nintendo 64 est bien meilleur. J'ai jamais pu comprendre, mais fin de la parenthèse. Cependant, je l'ai prêté à un ami, il ne me l'a jamais rendu et je ne l'ai d'ailleurs jamais revu. Donc, après plusieurs années, j'avais complètement oublié ce jeu, jusqu'à que je tombe sur une vidéo de Let's Play le concernant. Une vague de "nostalgie" s'empara de mon esprit, et je décidai de me reprendre ce jeu !

En allant sur un site, quelqu'un proposait la bêta du jeu. Après tout pourquoi pas ? Ca pourrait être sympa ! Je ne m'attendais pas forcément à quelque chose d'énorme, mais bon, pour faire passer le temps tout ça ! Alors j'ai demandé, et c'était bon ! Après quelques jours, j'ai reçu la bêta, dans un disque. L'écran titre était le même, à quelques détails près, mais rien de bien notable. Pas de fichiers de sauvegarde, on commençait directement sur l'observatoire, comme normalement quoi. Il n'y avait pas Harmonie, ni Chocosta, ni aucun Luma. Les niveaux étaient inaccessibles, et il n'y avait aucun mécanismes ou objets. Il y avait juste un téléporteur, près de l'endroit où devait être Harmonie. Comme il n'y était pas dans le jeu d'origine, alors je suis allé dessus, voir si il se passerait quelque chose. Et effectivement, Mario se téléporta... Tout en haut de l'observatoire, vers une lumière bleu.

A ma grande surprise, j'étais dans la sélection des niveaux, dans une galaxie inédite. Seulement, il n'y avait qu'un seul niveau. Un niveau appelé "Galaxie Oubliée". Elle représentait un crâne à l'allure assez cartoonesque, du feu bleu sortait de ses orbites. Je me demandais si le niveau était avancé, ou au contraire, venait à peine d'être commencé. Mais je n'allais pas tarder à le découvrir. Je commençai directement le niveau, pas de petite introduction ni d'étoiles à choisir. C'était un niveau fantomatique : Un décor sombre, une musique angoissante, etc... Bref, j'étais sur une route qui menait vers un anneau étoile, et plus loin, un gigantesque manoir qui flottait. Je butai les 2-3 Skelerex qui passaient par là et j'entrai dans l'anneau étoile qui, comme je le pensais, m'emmena directement dans le manoir. Jusque là, rien d'anormal. Les énigmes étaient très faciles, éteindre une torche pour récupérer la clé, etc... Mais arrivé à un moment, tout changea.

C'était une petite salle, deux plates formes se rejoignaient grâce à un petit pont. En bas, le vide absolu. Même pas des étoiles ou un trou noir, non. Le vide total. Rien d'embêtant, c'était peut-être juste le fait que les concepteurs n'avaient pas fini entièrement le niveau. A ce pont, il y avait quelques pièges. Des statues dans les murs de la pièce qui crachaient du feu, et il fallait attendre le bon moment pour passer. Et à côté d'eux et un peu plus en haut, se tenaient aussi des statues, leurs bouches étaient ouvertes, et de l'eau en sortait, comme des mini cascades en quelque sorte. C'était assez poétique, mais les expressions des statues ne faisaient pas... Mario. Comment expliquer, les statues de feu avaient l'air "normales", bien qu'elles aient l'air très en colère, on pouvait ressentir de la haine dans leurs visages, jusqu'à même penser qu'elles prendraient du plaisir si je me faisais brûler.

Mais le plus inquiétant était l'expression des statues d'eau. Comment expliquer... Leur visage était vide. Les yeux n'avaient pas de pupilles et leur bouche semblait hurler au désespoir. Ou ce n'était que moi, mais je trouvais cela très inquiétant, pour un jeu Mario du moins. Donc, j'avançais, petit à petit, en essayant de ne pas me faire toucher par le feu. Et arrivé à la fin, je me fis toucher par le feu et... Mario se transforma en cendres, qui s'envolèrent. Ca n'a l'air de rien, c'est vrai, mais c'est Mario quoi. Ce n'est pas une "mort" d'un Mario, d'habitude, ça lui brûle les fesses et bah là, non. Transformé en cendre. Peut-être que ce niveau était un niveau "test", et ils expérimentaient des mécanismes, des scènes pour le jeu final ? Bref, je recommençai, et je réussis finalement à passer le pont. Problème, un autre défi : La porte était bloquée, et un ennemi apparut. Un nouvel ennemi, que je n'avais jamais vu dans le jeu original. C'était un crâne avec une armure et des gants. Tout le reste était fait de fumée violette.

Un monstre à l'allure assez enfantine, ça me rassura. Apparemment, il fallait le battre pour obtenir la clé. Seulement petit souci, je ne savais pas comment le battre. Rien à faire, je sautais, je tournoyais, vraiment rien. D'un coup, le squelette sortit une sorte de lasso, avec un crâne au bout qui ne faisait que gigoter, et l'envoya sur moi. Ne pouvant éviter l'attaque, je me le pris en pleine figure, et encore une fois, quelque chose de dérangeant : Mario se fit traîner par le lasso, ce dernier l'étranglant, jusqu'à ce qu'il se couche à terre, épuisé.

J'étais toujours autant dégoûté, pas par le geste en lui même, mais parce que c'était Mario ! Et de toutes façons, il n'y avait rien à faire, je n'arrivais pas à battre cet ennemi, j'imagine que la bêta s'arrêtait ici. En faisant quelques recherches, je vis que j'avais raison : la bêta a été faite pour tester de nouveaux mécanismes, ect... Mais les développeurs trouvant certains mécaniques assez "malsains", les retirèrent du jeu, en même temps que l'ennemi et les morts de Mario. C'est peut-être mieux ainsi, c'était vraiment dégueulasse pour un Mario je trouve. Bref, je donne cette bêta, si vous êtes intéressés...

Edit : Quelqu'un a bien voulu la prendre. Tant mieux, je m'en suis débarrassé. Néanmoins, j'aurai dû faire une vidéo. J'espère que la personne qui l'a désormais pensera à en faire une.


L'Odeur du Feu

Si vous lisez ceci, je suis sûrement mort.



 "Ma vie n'a été bercée que par la pauvreté. Je n'ai jamais eu d'endroit où dormir. Je n'ai presque jamais pu manger quelque chose de propre, les seuls aliments que je mange viennent des poubelles. Aussi, je ne supporte pas les gens qui vivent dans un état supérieur au mien. Quand je dis "supérieur", je parle des gens qui ont un toit, qui mangent des choses propres...


 Je voue une haine complète pour ces personnes, je rêve depuis tout petit de les tuer... une famille en particulier m'énerve, elle passe tout les jours et ils me prennent de haut, me rabaissent dès qu'ils en ont l'occasion... Une fois, j'étais entrain de fouiller les poubelles afin de trouver un peu de nourriture. La femme vint vers moi, puis, elle me crache dessus. Je ne pouvais rien faire, juste m'apitoyer sur mon sort... cette situation m'énervait trop, il fallait que ça change...


 J'ai donc commencé à dealer pour me faire de l'argent afin d'acheter quelque chose de pointu, qui me permettrait de mettre fin à leurs existences... au bout de 3 ans de loyaux services, on finit par me donner un Colt. Par chance, la famille était toujours là.


 Le meurtre, je voulais qu'il se passe comme ça :


 Pendant un mois, j'observerai la famille pour savoir l'horaire de départ des parents, le moment où ils laissent leurs enfants seuls. Une fois que j'aurai trouvé une faille, je viendrai sonner à la porte. La petite fille m'ouvrirait, je lui dirai que je suis un ami de son père, qu'il fallait qu'elle me laisse entrer.


 Du haut de ses douze ans, elle me dira que ses parents ne sont pas là et elle fermera la porte. Mais j'aurai mis mon pied devant et j'entrerai de force, lui enfonçant la porte dans la tête. Je logerai une balle entre les deux yeux de la gamine, entre temps, leurs frères rappliqueraient et je leur réserverai le même sort qu'à leur pute de sœur.


 Je me cacherai derrière la porte et j'attendrai les parents. Je tuerai le père de sang froid. Mais, cette pute, cette pute qui me méprise chaque jour, elle elle souffrirait, je la tirerai par les cheveux et je lui montrerai le cadavre de ses trois chers enfants, puis, celui de son mari. Si elle pleure, je tirerai des balles dans le corps de ses gamins, jusqu'à ce qu'elle me supplie d'arrêter. Si je n'ai plus de balle, je lui arracherai les yeux, je lui briserai les côtes, je la poignarderai jusqu'à ce que mort s'en suive.


 Les cinq vies détruites, j'attendrai la nuit, je regarderai les corps avec passion, avec amour, l'amour de voir mon travail accompli, la conscience d'un pauvre homme soulagé . Pendant la nuit, je tracterai les corps vers la forêt, je les abandonnerai et je remettrai ça avec toutes les familles qui oseraient recommencer.


 En réalité, ça ne s'est pas passé comme prévu...


 Après avoir finement observé leurs allers et venues, je me mis en route vers leur domicile. Aussitôt après avoir toqué, la petite me répondit mais n'ouvrit pas la porte. Elle me demanda ce que je voulais. Je lui dis que j'étais un ami de son père, que je devais absolument le rencontrer, j'essayais de ruser, plus que prévu.


 Elle ne marcha pas. Je partis, déçu. Une heure après, je suis revenu. J'ai sonné, je suis parti. Elle ouvrit. Elle semblait avoir oublié mon passage. Je me jetai sur elle, l'empêchant de crier. Je sortis mon Colt, je lui tirai une balle dans la tête. C'est à ce moment là que j'ai perdu le contrôle. Ses frères avaient peur et ils n'osaient pas descendre. Je suis allé dans la cuisine et j'ai pris un couteau. Je me suis penché vers elle. J'ai commencé à creuser sa peau, à enlever ses yeux, briser tous les os. Je m'amusai avec son pauvre corps mort.


 Quand mon désir satanique fut apaisé, je montai à l'étage, je sifflotait une chanson, je ne sais plus laquelle c'était... les deux garçons étaient mal cachés, ils étaient sous leurs lits. Pour m'amuser avec leurs vies, je posa le couteau à terre, je l'envoya valser sous le lit. Le plus jeune poussa un cri de douleur : je lui avais crevé l'œil gauche.


 Je le pris avec moi, je le tirai hors du lit. Il pleurait, c'était jouissif, c'était unique. Je pris son corps et lui ouvris le ventre. L'estomac, le foie, les tripes sortaient et gisaient à terre. Le pauvre enfant venait d'expirer. NON. Je voulais m'amuser plus.


 Son frère pleurait, il me demandait d'arrêter. Mais moi, je ne voulais pas. Je voulais qu'ils souffrent. Que tout le monde souffre. Je le pris, je lui demanda où était sa trousse d'école. Il me l'apporta, sans problème. Je pris sa paire de ciseaux. Je le frappai au visage, je lui brisai les os du nez. Je le pris et je sectionnai ses yeux. J'enveloppai les corps dans leurs couvertures, je les laissai à l'étage, attendant leurs parents.




 Justement, ils rentraient ! Je me positionna derrière la porte. Je décidai de tuer le père d'une balle dans la tête. La femme cria, elle se débattit. Pour la punir de son mauvais comportement, je décidai d'arracher ses dents une à une. Elle soufrait, elle saignait. J'étais heureux. Je me mis en route vers le garage, dans le but de trouver un marteau.


 L'objet trouvé, je vins retrouver la femme. Elle était en train d'appeler la police, les policiers ne la comprenait pas : en effet, sans les dents, il est difficile de se faire comprendre. Je riai fort, très fort, pour me moquer d'elle. Je m'approchai du téléphone et plantai le marteau dedans. Elle était dépitée, elle pleurait... je l'emmenai sur le canapé.  Je lui brisai tout les os, un par un, pour remonter jusqu'au crâne et la tuer. J'embarquai les corps et me mis en route vers la forêt. Un feu de camp était encore allumé. Je plaçai les corps dans le feu. L'odeur de chair brûlée m'emplit les narines. J'étais heureux. C'était ce parfum que j'attendais depuis le début.


 Je pensai à mon geste, n'avait-il pas été trop cruel ? Non. Tout ce que j'avais fait, ils le méritaient. Je m'endormis, près du feu. Le sourire aux lèvres.


A mon réveil, j'étais attaché dans un camion. Puis on me transféra dans une cellule. Je ne sais pas pourquoi, il y a une lime dans le pain. Je vais l'utiliser non pas pour m'échapper, mais pour me tuer. Je sauterai de la fenêtre et je serai empalé au poteau.


L'odeur du feu est toujours la meilleure.


Jeff the Killer

Extrait d'un journal local:


Le sinistre tueur inconnu est toujours en fuite.


Après des semaines de meurtres inexpliqués, le sinistre tueur inconnu est toujours sur les routes. Avec le peu de preuves qui ont été trouvées, un jeune garçon qui aurait survécu à l'une des attaques du tueur raconte courageusement son histoire.


« J'ai fait un cauchemar et je me suis réveillé au milieu de la nuit» dit le garçon.
« J'ai vu que, pour une raison quelconque, la fenêtre était ouverte, même si je me souvenais l'avoir fermée avant d'aller au lit. Je me suis donc levé pour la fermer une fois de plus. Ensuite, je me suis simplement glissé sous mes couvertures et j'ai essayé de me rendormir. C'est alors que j'ai eu un sentiment étrange, comme si quelqu'un me regardait. J'ai levé les yeux, et j'ai presque sauté de mon lit. Là, dans le petit rayon de lumière, éclairant entre mes rideaux, il y avait deux yeux.
Ce n'étaient pas des yeux normaux, ils étaient sombres, des yeux menaçants, bordés de noir et... qui me terrifiaient tout simplement.
C'est.. quand j'ai vu sa bouche. Un long sourire horrible qui me donnait la chair de poule. Cette silhouette se tenait là, me regardant. Finalement, après ce qui m'a semblé être une éternité, il a dit une simple phrase, mais d'une manière dont seul un fou pourrait parler. »


« Il a dit "Endors-toi". J'ai crié, c'est alors qu'il s'est précipité vers moi. Il a sortit un couteau, visant mon cœur. Il a sauté au-dessus de mon lit, j'ai tenté de le repousser : Je l'ai poussé, je l'ai frappé, j'ai roulé par terre, essayant de le faire tomber. C'est alors que mon père est arrivé, l'homme a attrapé son couteau et l'a planté dans l'épaule de mon père. Cet homme l'aurait sans doute achevé, si l'un des voisins n'avait pas alerté la police. »


«Ils se sont battus, l'homme s'est retourné et a couru dans le couloir. J'ai entendu un fracas, comme des bris de verre. Je suis sorti de ma chambre et j'ai vu que la fenêtre arrière de ma maison avait été cassée. Je me suis approché pour le voir disparaître au loin... Je peux vous dire une chose, je n'oublierai jamais ce visage. Ces yeux froids et mauvais, et ce sourire psychotique. Ils ne quitteront jamais ma tête. »


Les policiers sont toujours à la recherche de cet homme. Si vous voyez quelqu'un qui correspond à la description dans cette histoire, s'il vous plaît contactez votre service de police local.


_


Jeff et sa famille venaient d'emménager dans un nouveau quartier. Son père avait obtenu une promotion au travail, ils ont donc pensé qu'il serait préférable de vivre dans un de ces nouveaux quartiers de la ville. Jeff et son frère Liu ne pouvaient se plaindre ici. Une nouvelle maison plus confortable. Comment ne pas l'aimer? Comme ils étaient en train de déballer leurs cartons, un de leurs voisins est venu les saluer.


« Bonjour » dit-elle « je suis Barbara. J'habite en face de chez vous. »
« Je voulais juste me présenter et vous présenter mon fils. » Elle se retourna pour appeler son fils. « Billy, ce sont nos nouveaux voisins. » Billy les salua et retourna jouer dans son jardin.


« Eh bien » dit la mère de Jeff, « Je suis Margaret, voici mon mari Peter et mes deux fils, Jeff et Liu. » Les deux petits saluèrent leur nouvelle voisine puis Barbara les invita à l'anniversaire de son fils. Jeff et son frère étaient sur le point de refuser lorsque leur mère leur demanda d'accepter.
Une fois rentrés dans leur nouvelle maison Jeff demanda à sa mère :


«Maman, pourquoi faut-il qu'on aille la fête de ce gamin? On ne le connaît même pas ! »


«Jeff...» dit sa mère. «...Nous venons juste d'arriver ici, nous devons nous montrer gentils et passer du temps avec nos voisins pour se faire de nouveaux amis. Maintenant vous irez à cet anniversaire c'est définitif.»


Jeff tenta de répliquer mais s'arrêta, il savait qu'il ne pouvait rien faire. Chaque fois que sa mère disait quelque chose, c'était définitif. Il se dirigea vers sa chambre et se laissa tomber sur son lit. Il était allongé là à regarder son plafond quand tout à coup, il a eu un sentiment bizarre. Pas tellement une douleur, mais... quelque chose de bizarre. Il tentait de comprendre ce qui lui arrivait lorsqu'il entendit sa mère l'appeler d'en bas pour prendre ses affaires. Il se releva donc pour aller les chercher.


Le lendemain, Jeff descendit les escaliers pour prendre son petit déjeuner et se préparer pour l'école. Comme il était assis là, à manger ses céréales il eut de nouveau ce drôle de sentiment. Cette fois, c'était plus fort. Il sentit une légère douleur tout au fond de lui, qu'il ignora une fois de plus. Quand lui et Liu finir de déjeuner, ils descendirent à l'arrêt de bus. Ils étaient assis là à attendre quand tout d'un coup, un gamin sur une planche à roulettes sauta par-dessus eux, à quelques centimètres au-dessus de leurs genoux. Ils firent tous deux un bond en arrière.
« Hé, qu'est-ce...? »


Le gamin se retourna. Il saisit sa planche à roulettes à la main et se dirigea vers eux. L'enfant semblait être âgé d'environ douze ans, un an de moins que Jeff. Il portait une chemise et un jeans déchiré bleu.


« Bien, bien, bien. On dirait que nous avons de la viande fraîche. »
Soudain, deux autres enfants apparurent. L'un était très maigre et l'autre énorme.
«Eh bien, puisque vous êtes nouveaux ici, je tiens à nous présenter, là-bas c'est Keith." Jeff et Liu regardèrent le gamin maigre. Il avait un visage d'abruti.
« Et lui c'est Troy. » Ils regardèrent le gosse obèse. Tu parles d'un pot de saindoux. Ce gamin donnait l'impression de ne jamais avoir fait de sport de sa vie.


« Et moi... » déclara le premier enfant « Je suis Randy ». « Maintenant, pour tous les enfants dans ce quartier, il y a un petit prix à payer pour pouvoir prendre l'autobus, si vous voyez ce que je veux dire... » Liu se leva, prêt à frapper mais Randy avait un couteau sur lui.
«Tss, tss, tss, j'avais espéré que vous seriez plus coopératif, mais il semble que nous allons devoir utiliser la manière forte». Le gamin s'approcha de Liu et attrapa le portefeuille dans sa poche. Jeff eut ce sentiment nouveau, maintenant, il était vraiment fort, une sensation de brûlure. Il se leva, mais Liu lui fit signe de se rasseoir. Jeff l'ignora et se dirigea vers l'enfant.


« Écoute, tu vas rendre son portefeuille à mon frère tout de suite. » Randy mit le portefeuille dans sa poche puis en sortit son couteau.


« Oh? Et sinon ? Qu'est-ce que tu vas faire ? » Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Jeff le frappa au nez. Comme Randy essayait de protéger son visage, Jeff lui saisit les poignets. Randy se mit à crier et Jeff saisit le couteau de sa main. Troy et Keith se précipitèrent vers eux mais Jeff fut trop rapide. Il jeta Randy au sol. Keith tenta de l'attraper mais Jeff le poignarda dans le bras. Keith tomba à terre en hurlant. Troy, lui, tirait Randy pour le sortir de là, Jeff n'eut même pas besoin du couteau. Il le frappa juste directement dans l'estomac, Troy chuta, il vomit en se tenant le ventre. Liu ne pouvait rien faire mais regarda son frère avec étonnement.


« Pourquoi t'as fait ça Jeff ? » c'était tout ce qu'il avait pu dire.


Le bus arrivant, ils ne voulaient pas être blâmés pour tout ce qui venait de se passer, ils se mirent à courir aussi vite qu'ils le pouvaient. Liu jeta un coup d'œil en arrière pour voir le chauffeur de bus se précipiter vers Randy et les autres.
Jeff et Liu arrivèrent à l'école, ils n'osèrent rien dire sur ce qui s'était passé. Liu pensait que son frère avait fait ça pour le protéger mais Jeff savait que c'était autre chose. Quelque chose d'effrayant. Lorsqu'il avait eu ce sentiment, il réalisait combien il était puissant, l'envie de juste...blesser quelqu'un. Il n'aimait pas la façon dont les choses tournaient mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir heureux. Il tachait de ne pas trop penser à cette sensation étrange durant ses journées d'école. Même lorsqu'il rentrait chez lui, à proximité de l'arrêt de bus où il s'était battu, et sachant que maintenant il ne pourrait probablement plus prendre le bus, il se sentait heureux.
Quand il est rentré chez lui, ses parents lui on demandé comment s'était passée sa journée, il avait répondu d'une voix un peu inquiétante: «C'était une journée merveilleuse.»


Le lendemain matin, il entendit frapper à sa porte. Il descendit pour trouver deux policiers dans l'entrée, sa mère le regardait avec colère.


« Jeff, ces officiers me disent que tu as attaqué trois enfants. Que ce n'était pas un combat régulier, et qu'ils ont été poignardés. Poignardé, mon fils! » Jeff baissa les yeux, montrant à sa mère que c'était vrai.


«Maman, ce sont eux qui nous ont attaqué moi et Liu. »


« Fiston » a déclaré l'un des flics « Nous avons trouvé trois enfants, deux poignardé, le troisième ayant une ecchymose sur son ventre, et nous avons des témoins qui prouvent que vous avez fui la scène. Maintenant, qu'est-ce que cela nous dit? » Jeff savait que c'était inutile. Il ne pouvait lui dire que Liu avait été attaqué, mais il n'y avait aucune preuve que ce n'était pas eux qui avaient attaqué le premier. Ils ne pouvaient pas dire qu'ils ne fuyaient pas, parce qu'il s'agissait bien de la vérité. Donc Jeff ne pouvait pas se défendre, ni lui, ni Liu.


« Mon fils, appelle ton frère. » Mais Jeff ne pouvait pas le faire, puisque c'était lui qui avait battu ces enfants.


« Monsieur, c'est ... c'est moi. Je suis celui qui a blessé les enfants. Liu a essayé de me retenir, mais il ne pouvait m'arrêter." Le flic regarda son partenaire et tous deux hochèrent la tête.


«Eh bien gamin, il semble que l'on va devoir t'arrêter »


« Attendez! » dit Liu. Ils ont tous levé les yeux pour voir le petit garçon tenant un couteau. Les policiers ont alors sorti leurs armes et l'on mis en joue.


« C'est moi, c'est moi qui ais fait ça. J'ai des marques qui le prouvent. » Il leva ces manches pour révéler des coupures et des ecchymoses, comme lors du combat.


« Fiston, pose ce couteau » déclara l'officier. Liu lâcha son arme qui tomba au sol. Il mit ses mains en l'air et se dirigea vers les policiers.


« Nan ! C'est pas Liu, c'était moi! Je l'ai fait! » Des larmes coulaient sur le visage de Jeff.


« Huh, mon pauvre frère. Essayer de prendre tous les blâmes pour ce que j'ai fait. Eh bien, emmène-moi. » La police conduisit le petit garçon jusqu'à leur voiture de patrouille.


« Liu, dis-leur que c'était moi! Dis-leur! Que c'était moi qui ais blessé ces enfants!" La mère de Jeff posa ses mains sur ses épaules.


« Jeff, s'il te plaît, cesse de mentir. Nous savons que c'est Liu, tu peux arrêter. » Jeff regarda, impuissant, la voiture de police s'en aller avec son frère. Quelques minutes plus tard, leur père vint le rejoindre dans l'allée, en voyant le visage de Jeff, il remarqua que quelque chose n'allait pas.


« Mon fils, qu'est-ce que c'est ? » Jeff ne pouvait pas répondre. Ses cordes vocales étaient nouées à force de pleurer. Sa mère détourna les yeux et rentra dans la maison, suivit de son père, ils laissèrent Jeff pleurer dans l'allée. Après une heure ou deux il revint à la maison, voyant que ses parents étaient tous deux choqués, tristes et déçus. Il ne pouvait pas les regarder. Il ne voyait pas comment ils pouvaient penser que c'était Liu qui avait fait ça, alors que tout était de sa faute. Pour échapper à cette tourmente, il tenta de s'endormir.


Deux jours étaient passés, sans nouvelles de Liu de la part du Comité Paritaire de Discipline. Rien d'autre que la tristesse et la culpabilité. C'est ce samedi, alors que Jeff fut réveillé par sa mère, avec un visage heureux et radieux.


« Jeff, c'est le jour J » dit-elle en ouvrant les rideaux et en laissant entrer la lumière dans sa chambre.


« Qu'est-ce, qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui? » demanda Jeff dès qu'il fut réveillé.


« Quoi ? Tu ne te souviens plus ? C'est la fête de Billy aujourd'hui. » Une fois tout à fait réveillé, il rétorqua.


« Maman, tu plaisantes, pas vrai? Ne compte pas sur moi pour aller faire la fête de ce gamin ... » Il y eut un long moment de silence.


« Jeff, nous en avons déjà parlé. Et puis je pense que cette fête pourrait illuminer un peu ces tristes jours. Maintenant va t'habiller. » La mère de Jeff sortit de la chambre et descendit pour se préparer elle même. Il peina à se lever mais finit par attraper une chemise au hasard, un jeans et descendit les escaliers. Ses parents étaient déjà prêts, sa mère en robe et son père en costume. Pourquoi n'avait-il jamais le droit de porter des déguisements pour aller à une fête ? Pensa-t-il.


« Jeff, c'est tout ce que tu vas mettre ? » lui demanda sa mère.


« C'est toujours mieux que d'en porter trop." lui répondit-il. Sa mère voulut crier mais il se cacha derrière un sourire.


« Ça suffit Jeff, on peut être trop habillé, mais le principal est de faire bonne impression." lui dit son père. Jeff grogna et retourna dans sa chambre.


« Je n'ai pas de déguisement!" a-t-il crié en bas des escaliers.


« Il suffit de choisir quelque chose. » a appelé sa mère. Il regarda donc autour de lui dans sa garde-robe pour trouver ce qu'il pourrait appeler un déguisement. Il y trouva un pantalon noir qu'il portait pour les occasions spéciales et un maillot de corps. Il ne pouvait pas trouver une chemise pour aller avec elle cependant. Il regarda autour de lui et ne trouva que des chemises rayées et à motifs. Aucune n'allait avec le pantalon. Il finit cependant par trouver un sweat à capuche blanc.


« Tu portes ça? » demandèrent-ils. Sa mère regarda sa montre. « Oh, pas le temps de changer. Rentrons. ». Ils traversèrent la rue jusqu'à la maison de Barbara. Ils frappèrent à la porte et Jeff remarqua que Barbara, tout comme ses parents, était trop habillée. Alors qu'ils entraient à l'intérieur Jeff put voir qu'il n'y avait que des adultes, pas d'enfants.


« Les enfants sont dans la cour. Jeff, que dirais-tu d'aller les voir ? » demanda Barbara.


Jeff se dirigea vers la cour pleine d'enfants. Ils couraient partout en costumes de cow-boy et se tiraient les uns sur les autres avec des fusils en plastique. On se serait cru dans un Toys R Us. Soudain, un gamin s'approcha de lui et lui offrit un chapeau et un pistolet.


« Hé. Tu veux jouer ? » lui demanda-t-il ?


« Ah, non. Je suis trop vieux pour ce genre de choses. » L'enfant le regarda avec un visage assez étonné.


« S'il te plaît? » dit le gamin.


« Bien. » finit par dire Jeff.


Il mit son chapeau et commença à faire semblant de tirer sur les enfants. Au début, il pensait que c'était totalement ridicule, mais finit par vraiment s'amuser. C'était la première fois qu'il réussissait à se sortir Liu de l'esprit. Ainsi, il joua avec les enfants pendant un certain temps, jusqu'à ce qu'il entende un bruit. Un bruit bizarre, ensuite plus rien. Il fut frappé à la tête. Randy, Troy, et Keith avaient sauté par-dessus la clôture sur leurs planches à roulettes. Jeff lâcha son pistolet et perdit son chapeau. Randy regarda Jeff avec une haine brûlante.


« Salut Jeff » lui dit-il. « Il me semble que cette histoire n'est pas terminée». Jeff vit son nez meurtri. « Je pense que nous sommes quittes. Je vous ai frappé, et vous avez envoyé mon frère au CPD. »


Randy avait de la colère dans ses yeux. « Oh non, ce n'est pas encore terminé. Tu nous as eus la dernière fois mais pas aujourd'hui. »
Randy se précipita sur Jeff. Tout deux chutèrent au sol. Randy frappa de nouveau Jeff au nez, et Jeff lui attrapa la tête. Jeff poussa le garçon qui était au-dessus de lui et les deux se relevèrent. Les enfants criaient et couraient partout. Troy et Keith sortirent leurs armes hors de leurs poches.


«Personne ne nous interrompra ! » dirent-ils. Randy sorti un couteau et poignarda Jeff à l'épaule.


Jeff cria et tomba à genoux. Randy lui donna des coups de pied dans le visage mais celui-ci réussit à attraper son pied et il le tordit, faisant tomber son adversaire. Jeff se leva et se dirigea vers la porte arrière de la maison. Troy l'attrapa.


« Besoin d'aide ?» Il prit Jeff par le col et le jeta contre la porte qui s'ouvrit. Randy recommença à plusieurs reprises à lui donner des coups de pied, jusqu'à ce qu'il commence à cracher du sang.


« Allez Jeff, bats-toi ! » Il prit Jeff et le jeta dans la cuisine. Randy vit une bouteille de vodka sur le comptoir et brisa le verre sur la tête de Jeff.


« Bats-toi! » Il jeta Jeff dans le salon.


« Allez Jeff, regardez-moi! » le garçon à terre leva péniblement les yeux, le visage criblé de sang.


« Je suis celui qui a envoyé ton frère en CPD. Et tu restes là à pourrir sans rien faire! Tu devrais avoir honte! » Jeff commença à se lever.


« Oh, enfin! Tu te lèves pour te battre! » Jeff était maintenant à ses pieds, le sang et la vodka coulaient sur son visage. Encore une fois, ce sentiment étrange lui enserra la poitrine, il ne l'avait plus senti depuis un certain temps.


« Enfin. C'est toi! » dit Randy.


C'est alors que Jeff comprit. Quelque chose à l'intérieur de lui venait de s'enclencher. Son psychisme était détruit, toute pensée rationnelle s'était envolée, tout ce qu'il pouvait faire, c'était tuer. Il attrapa Randy et le poussa sur le sol. Puis prit les brides de verre brisé pour perforer le cœur du petit garçon. Les battements du cœur de Randy ralentissaient, il manquait d'air mais comme il vivait encore, Jeff s'acharna sur lui. Coup après coup, le sang jaillit du corps de Randy jusqu'au moment où il rendit son dernier souffle.


Troy et Keith cherchaient Jeff, lorsqu'ils finirent par le trouver, ils pointèrent leurs armes sur lui. Jeff vit les canons des armes pointés sur lui, il prit la fuite dans les escaliers. Mais Troy et Keith étaient à ses trousses et lui tiraient dessus. Jeff monta les escaliers, il se cacha dans la salle de bain. Il saisit le porte-serviettes et le décrocha du mur.


Lorsqu'il les vit entrer dans la salle de bain Jeff frappa Troy au visage avec le porte-serviette. Cependant Keith était plus agile que Troy, et réussit à éviter le coup. Il attrapa Jeff par le cou et le plaqua contre le mur. Le choc fit tomber la bouteille d'eau de javel qui se trouvait sur l'étagère au-dessus d'eux. Le liquide toxique leur tomba dessus, brûlant leur visage. Ils hurlèrent, Jeff s'essuya les yeux du mieux qu'il le pouvait. Il put ainsi attraper le porte-serviettes et le balança tout droit dans la tête de Keith. Son adversaire gisait là, dans une mare de sang, Jeff laissa échapper un sourire sinistre.


Keith se mit à rire à son tour
« Qu'est-ce qui est si drôle? » demanda Jeff. Keith a sorti un briquet et l'alluma. « Ce qui est drôle... » dit-il. « ...C'est que tu es couvert d'eau de javel et d'alcool. »
Les yeux de Jeff s'agrandirent lorsque Keith jeta le briquet sur lui. Les flammes dévorèrent le visage du pauvre Jeff, sa peau fondait, blanchissait. Il poussa un cri terrible, il prit feu. Il se jeta au sol pour rouler et tenter d'éteindre les flammes mais c'était inutile. Il courut dans le couloir, et tomba dans les escaliers. Les enfants et les parents qui étaient revenus dans la maison se mirent à hurler en voyant le garçon en feu, tomber sur le sol, aux portes de la mort. La dernière chose que Jeff vit fut sa mère et les autres parents essayant d'éteindre la flamme. C'est à ce moment qu'il s'évanouit.


Quand Jeff se réveilla, il vit que tout était blanc, des bandes de tissu lui entourait le visage. Il ne pouvait rien voir, mais il sentit un plâtre sur son épaule, et sur l'ensemble de son corps. Il tenta de se lever, mais une horrible douleur le parcouru. Une infirmière se précipita vers lui.


« Je ne pense pas que tu puisses sortir du lit tout de suite. » dit-elle en le remettant dans son lit. Jeff était assis là, sans rien voir, n'ayant aucune idée d'où il était. Enfin, après quelques heures, il entendit sa mère.


« Mon chéri, Comment te sens-tu ? » lui demanda-t-elle. Jeff ne pouvait pas répondre cependant, son visage était couvert, et il était incapable de parler. « Oh, chéri, j'ai d'excellentes nouvelles. Des témoins ont raconté à la police qu'ils avaient vu Randy essayer de vous attaquer. Ils ont finalement décidé de laisser Liu s'en aller. » « Il sortira d'ici demain, et puis vous deux...vous serez à nouveau ensemble. »


Durant les semaines qui suivirent, Jeff reçut régulièrement la visite de sa famille . Puis, vint le jour où ses bandages devaient être enlevés. Sa famille était là pour le voir, voir à quoi il allait pouvoir ressembler après ce terrible incident. Le médecin commença à défaire les bandages, tous étaient rivés à leur siège, attendant que la dernière bande fut enlevée.


« Ce n'était pas facile, nous avons fait de notre mieux. » déclara le médecin. Il tira rapidement sur le tissu, dévoilant enfin le visage de Jeff.


Sa mère hurla, les yeux de son père et de son frère affichaient une expression d'étonnement.


« Quoi? Qu'est-ce qui est arrivé à mon visage? » demanda Jeff. Il se précipita hors de son lit et courut vers la salle de bain. Il se regarda dans le miroir et vit la cause de leur détresse. Son visage. C'était...horrible. Ses lèvres avaient été brûlées, remplacés par une épaisse ombre rouge, une chair à vif. Sa peau avait blanchi et ses cheveux avaient pris une teinte noire des plus sombre. Lentement, il porta la main à son visage. Sa peau avait maintenant un toucher dur comme du cuir. Il se retourna vers sa famille puis de nouveau vers le miroir.


« Jeff » hésita Liu « Ce n'est pas...si mal »


« Pas si mal que ça? C'est parfait! »


Sa famille fut surprise et Jeff se mit à rire, un rire incontrôlable. Ses parents se regardèrent l'air inquiet.


« Euh ... Jeff, tu vas bien ? »


« Bien ? Je n'ai jamais été aussi heureux ! Ha ha ha ha ha Haaaaaa, regardez-moi ! Je suis magnifique ! » Il ne pouvait pas s'arrêter de rire. Il caressa de nouveau son visage en se regardant dans le miroir. Quelque chose en Jeff était né, il n'était plus le même.


« Docteur... » interpella Margaret. «Mon fils va ... bien ? vous savez...dans sa tête? »


« Oh oui, ne vous inquiétez pas, ce comportement est typique pour les patients qui ont eu de très grandes quantités d'analgésiques. Si rien ne change dans quelques semaines, ramenez-le ici, et nous lui ferons passer un test psychologique. »


« Oh merci docteur. » La mère de Jeff alla voir son fils. « Jeff, mon trésor. Il est temps d'y aller. »


Jeff détourna le regard du miroir, le visage toujours déformé d'un sourire fou. Sa mère le prit par l'épaule et il l'aida à s'habiller.


« C'est comme ça qu'il est arrivé...» avait déclaré la dame de la réception. La mère de Jeff baissa les yeux pour voir le pantalon noir et le sweat à capuche blanc que son fils portait. Ils étaient maintenant propres du sang qui les avait maculé...


Plus tard cette nuit-là, Margaret fut réveillée par un bruit venant de la salle de bain. On aurait dit que quelqu'un pleurait. Lentement, elle s'approcha pour voir de quoi il s'agissait. Lorsqu'elle regarda dans la pièce elle vit un spectacle des plus traumatisants. Son petit Jeff avait pris un couteau dans la cuisine et s'était entaillé les joues pour se dessiner un sourire.


«Jeff, qu'est-ce que tu fais?" demanda sa mère sous le choc.


Le garçon se retourna pour la regarder. « Je n'arrivais plus à sourire maman, je ne le pouvais plus, ça faisait mal. Mais maintenant, je peux sourire pour toujours ! »


Elle remarqua alors les yeux de son fils, cernés de noir.


« Jeff, tes yeux! »


« Je ne pouvais pas voir mon visage, je n'arrivais pas à le voir. J'étais fatigué et mes yeux ont commencé à se fermer... j'ai brûlé mes paupières pour que je puisse le voir maman... mon nouveau visage ! »


La mère de Jeff doucement commencé à reculer, voyant que son fils avait perdu la raison.


« Qu'est-ce qu'il y a maman ? Ne suis-je pas beau ? »


« Si, mon fils...tu l'es ! » « Laisse-moi aller chercher papa, pour qu'il puisse voir ton visage. » Elle courut dans sa chambre et secoua son mari pour le réveiller.
« Chéri, prend le fusil, nous... » Elle s'arrêta en voyant Jeff à la porte, tenant un couteau.


« Maman, tu as menti. »


C'est la dernière chose qu'ils entendirent avant que Jeff ne se précipite sur eux avec le couteau.


Liu fut également réveillé par un cri. N'ayant rien entendu d'autre il décida de fermer les yeux et essaya de se rendormir. Mais juste avant de replonger dans le sommeil, il eut le sentiment étrange que quelqu'un l'observait. Il leva les yeux, avant qu'une main ne lui couvre la bouche. Jeff leva lentement le couteau au-dessus de la tête de son frère. Liu se débattit pour essayer d'échapper à la prise de son aîné.


« Shhhhhhh... » lui dit Jeff « Endors-toi ! »


Traduction: Bloody-Moon

"Les creepypastas ne sont pas kawaii"