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jeudi 29 novembre 2012

Don't play with your life

Il est déjà très tard dans la nuit, mais tu ne dors toujours pas. Tu t’en fiches, c’est les vacances. Tu n’as pas sommeil et tu n’arrives pas à lâcher ta console de jeu. Au bout d’un moment, un besoin pressant te pousse à descendre de ta mezzanine. Tu te diriges vers les toilettes tout en continuant ta partie. Pas besoin de regarder où tu vas, il fait noir et tu connais le chemin par cœur. Tu sais exactement à quel moment t’écarter pour ne pas trébucher sur la plante en pot qui traîne dans le long couloir.


Tu n’allumes pas la lumière et t’éclaires avec l’écran de ta console. Même lorsque tu as fini, tu restes assis pour finir ton niveau. Pendant ce temps, tu n’as pas conscience des dizaines de paires d’yeux qui t’observent dans la minuscule pièce. Tu finis par perdre et tu profites de cette pause pour sortir. Tout en te lavant les mains, tu gardes un œil sur l’écran de ta console posée à coté de toi pour voir ton score. Pas terrible. Tu recommences une partie. Tu retraverses le couloir, les yeux rivés sur l’écran. Pour rejoindre ta chambre, tu passes devant plusieurs pièces plongées dans le noir dont les portes sont restées ouvertes. Tu n’as pas conscience des bras qui en sortent pour essayer de t’attraper au passage.


  

Tu regagnes ta chambre et grimpes dans ton lit. Alors que ton pied quitte le dernier barreau de l’échelle, tu n’as pas remarqué la main noire et déchiquetée qui a faillit saisir ta cheville. Les écouteurs vissés dans les oreilles pour entendre la musique de ton jeu vidéo, tu n’entends pas les monstres sous ton lit qui grondent, menaçants. Tout ce qui occupe ton esprit, c’est ton jeu vidéo. Tu adores ce jeu. Il s’appelle « Don’t Play With Your Life ». Tu ne comprends pas le titre, mais c’est plutôt marrant. Le héros est un petit garçon qui doit essayer de sortir de chez lui sans se faire tuer par les monstres qui vivent dans sa maison. Il n’y a aucun moyen de se défendre, on peut juste fuir et se cacher dans les placards. A chaque niveau, il y a plus de monstres, moins d’endroits où se cacher, et plus de distance à parcourir.


Tu joues encore un moment, mais les yeux commencent à te piquer. Tu éteins alors ta console et tu tends le bras pour la poser sur l’étagère. La créature sous ton lit en profite pour t’attraper le poignet. Tu hurles. Mais c’est trop tard.


Tu te réveilles. Tu es dans ton lit, il fait encore nuit. Tu es soulagé. Tout ça n’était qu’un cauchemar. Tu regardes par la fenêtre. Le ciel est dégagé mais on ne voit pas la lune. Bizarre. Tu essayes de te rendormir, mais il y a des bruits dans la maison. Tu décides de te lever pour aller voir, quand tu remarques quelque chose. Ta console de jeu. Par terre, cassée. Comme si on l’avait faite tomber. Comment est ce arrivé ? Tu l’as pourtant bien posée sur l’étagère… Et puis tu te rappelles ton rêve. Quand la main t’as saisi le poignet, tu as lâché ta console sur le coup de la surprise.

Tout à coup tu te sens mal. Et si tu n’avais pas rêvé ? Tu regardes autour de toi mais tu ne vois aucun monstre dans ta chambre. En tremblant, tu te diriges vers le couloir pour vérifier la source des bruits. Tu passes la tête par l’encadrement de la porte, puis tu sors. Tu remarques soudain que le couloir n’est pas celui dont tu as l’habitude. Puis tu entends un grognement sourd. Par réflexe, tu te caches dans le premier placard que tu vois. Pourtant il n’y a pas de placard chez toi à cet endroit. Pas le temps de te poser des questions, les grognements se rapprochent.


Tu entrouvres la porte pour voir ce qui se passe. Une silhouette inhumaine passe près te toi sans te voir et s’éloigne. Tu es pétrifié. Tu n’oses pas sortir, mais ton corps ne t’obéit plus et tu sors contre ta volonté. Tu t’enfonces dans la maison. Cette fois c’est sur, ce n’est pas la tienne. Mais comment es-tu arrivé là ? Tu tentes de reprendre la contrôle de toi même, mais c’est comme si tu étais télécommandé, tu ne décides rien. Tu marches au hasard dans cette maison inconnue quand un cri retentit dans ton dos. Tu te retournes vivement et te retrouves face à face avec une créature hideuse. La peur te tord le ventre. Tu essayes de crier, mais à la place, tu prends la fuite. Tu entends la chose derrière toi qui te poursuit.


Pendant que tu cours, un coin de ton cerveau comprend ce qui ce passe, mais tu refuses de l’admettre. Tu trébuches et tu t’étales de tout ton long. La créature se penche sur toi. Elle a des mains noires, sinistres, déchiquetées. Alors qu’elle se penche sur toi, le titre de ton jeu vidéo prend alors tout son sens. « Don’t Play With Your Life » : ne joue pas avec ta vie…

Teddy Bear

Minuit sonne sur l'horloge de la chambre de la petite Claire. Et elle ne dors toujours pas. Elle a peur des monstres tapis sous son lit. Elle sait qu'ils sont la, elle les sens.



"Ou sont papa et maman ?" se dit elle en pleurant. Ils dorment profondément ,bien au chaud, tandis qu'elle pleure, seule, dans ses grands draps en soie.




"Claire, ma petite princesse" lui a dit sa mère le jour de son anniversaire ;"cet ours te protégera contre les monstres de ta chambre. Il est ton ami. Tu n'as rien a craindre. Tu ne seras jamais seule"




C'est vrai qu'elle n'a plus peur avec son ours. Il l'a toujours protégée. Alors elle attend; le serre fort contre elle; cachée sous les couvertures. A cet endroit, personne ne peux l'atteindre.




Mais elle est fatiguée, Claire. La petite princesse a besoin de sommeil si elle veux être en forme pour l'école. Mais comment dormir alors qu'un monstre l'observe? Elle voudrait crier mais elle en est incapable, ses cordes vocales refusent de bouger. Elle lance son ami sous le lit pour qu'il chasse le monstre.




Le calme se répand alors dans la chambre. Il sont partis, chassés. Tout va bien maintenant, elle n'a plus peur. Elle peux s'enfuir dans ses songes de petite fille.




Elle doit avant récupérer son sauveur, elle ne peux dormir sans lui.



Il est tout déchiré ! Son chevalier servant est blessé ! Elle doit vite le récupérer !




Mais pourquoi tant d'affolement ? Quelle importance maintenant ? La petite Claire n'a de toute façon plus ses bras pour le serrer contre son cœur. 

L'ensorcellement des ténèbres

Je m’appelle Anny, j’habite dans un petit appartement de rez-de-chaussée bien sympathique avec terrasse  en compagnie de mon chien Foan. C’est une petite ville agréable du nord de la France où malgré le peu de soleil il fait bon vivre. Je vis mon train-train quotidien alternant entre les études et le boulot. 
 
Les matins et les soirs, j’ai pris l’habitude d’amener mon chien dans le parc qui est entouré par de petits immeubles dont le mien. 
 
Rien de bien intéressant, n’est-ce-pas ? Et pourtant, c’est par ces choses anodines et sans intérêt que c’est arrivé ! 

     L’appartement qui se situe tout de suite à gauche de la porte menant au parc a toujours été inoccupé depuis de je suis là. Pourtant, l’immeuble a tout pour plaire. 
 
     Un soir en revenant du travail, j’ai vu que la porte d’entrée de cet appartement est ouverte et en passant devant pour aller jusqu’au mien, je vis des tas de cartons d’emménagement. Ça y est, de nouveaux voisins. 
 
     En promenant le chien, ce soir là, je remarque que même si l’appartement est occupé, les volets sont à peine ouverts. Normal me direz-vous, pas envie d’être vu. Mais ce qui m’interpelle le plus ce fut l’absence total de lumière. 
 
     Sont-ils retournés dans leur ancien logement pour récupérer le reste des affaires ? Pourquoi à cette heure-ci ? Ils auraient pu attendre le lendemain, à moins qu’ils n’habitent pas très loin. Enfin, comme qui dirait « cela ne nous regarde pas ». 
 
     On peut dire que ce sont des voisins discrets. Durant les jours qui suivent c’est comme s’ils n’ont pas emménagés, mise à part les volets, maintenant ouverts en grand. La lumière est toujours éteinte, mais l’homme qui habite dans l’appartement regarde la télévision. Cette dernière projette des lueurs plus ou moins colorées en fonction des images qui défilent.  
 
     C’est ainsi que ce soit le matin que je sors le chien avant de partir ou le soir avant d’aller me coucher. 
 
     Ainsi débute, une nouvelle activité à mon train-train quotidien. Pendant que le chien joue et gambade dans le parc, je m’installe sur un banc et regarde la télé. J’avoue que je regarde sans vraiment regarder. Mes yeux sont rivés dessus mais je n’y prête pas vraiment attention. 
 
     Les mois passent et cette habitude s’est installée. Le matin je ne jette qu’un bref coup d’œil pour ne pas être en retard. Mais le soir, je m’installe et j’y reste. Et plus les jours défilent et plus je reste longtemps. Si bien que c’est Foan qui me tire de mon hypnose. 
 
     La journée j’ai de plus en plus de mal à me concentrer je ne pense qu’à cet écran. Dans mes rêves je le vois les images qui défilent sans vraiment savoir ce qu’elles sont. Je reste jusqu’à très le soir assise sur le banc les yeux rivés sur cet écran. 
 
     Je sens que je ne peux pas m’en passer. Je sens que ce n’est pas correct de continuer ainsi. Mais je n’ai pas envie d’arrêter. Si bien que le temps passe et rien ne change. 
 
     Cela aurait pu rester ainsi ad vitam aeternam, mais un soir, l’appartement resta dans le noir complet. Moi qui ai pensé qu’à cet écran lumineux qui chasse tout de son esprit, cela me fait un choc de le voir éteint. Comme s’il était mort. 
 
     Je me rapproche donc de la fenêtre de l’appartement, regardant l’objet de mon désir tendant presque les doigts pour pouvoir le toucher. Je veux me rapprocher de cet objet qui m’apportait la paix.  
 
     C’est alors que je dépasse le mur pour être complètement devant la fenêtre que je le vis à la lisière de mon champ de vision. 
 
     Tout mon corps se raidit. La chaleur quitte mon corps instantanément. Ma poitrine se serra au point d’étouffer mon cœur et de restreindre ses palpitations. C’est douloureux, car il s’affole.  
 
     Chaque parcelle de mon corps est si dur, si contracté que le tremblement qui pourtant semble violent, passe pour un simple frissonnement. 
 
     Je rassemble toute mes forces et avec une lenteur extrême je tourne la tête vers ce qui m’a figé net. Le cœur battant, semble déchirer ma poitrine de l’intérieur tellement qu’il veut battre fort. 
 
     Et alors que je fais face, tout autour de moi disparu : les bâtiments, les gens, le vent, les sons, les lumières, les couleurs. Il ne reste que moi et … eux. 
 
     Aussi blanc que la plus pure des neiges, d’une lueur plus froide que cette d’une pleine lune dans la nuit noire, ils me fixent. Ils me voient, moi et moi seule. 
 
     Je reste immobile, ne clignant même pas les yeux. Eux pourtant se le permettent. Les deux yeux se ferment lentement mais en un instant ils sont déjà ouverts. 
 
     Un souffle glacé effleura ma nuque. Un froid brûlant parcourt ma colonne vertébrale jusqu’au creux de mes reins. C’est comme si des milliers de dagues s’enfoncent dans mon dos. Mon cœur bat si fort que je ne peux le sentir. 
 
     Le souffle revient, plus long, plus fort, plus glacial. S’enroulant autour de mon cou tel des doigts à la fois doux et cruel, caressant chaque centimètre de ma peau. 
 
     Mon esprit est focalisé sur ce souffle qui devient une longue et profonde respiration. Si bien que je ne sais pas quand les yeux ont disparu. 
 
     Des bras m’entourent alors, aussi froid que le souffle, à la fois solide et fluide. Je suis comme enfermée dans un écrin de glace. Seul mon cœur dégage encore une chaleur. Malgré la peur qui se tenaille, je ne veux pas quitter cette étreinte. 
 
     Avec force et douceur, ils me font pivoter vers l’écran de la télé éteint. Je me vois dedans et malgré toutes les preuves d’une présence dernière moi et autour de moi, rien ne se reflétait dans l’écran. 
 
     D’un coup l’écran devient blanc. La lumière me fit mal aux yeux. Et comme je plisse les yeux, je distingue dans l’écran, non seulement moi, mais une forme noire voluptueuse m’entourant. Son visage noir uni, sans nez, sans bouche, posé délicatement sur mon épaule, pensé légèrement sur le côté. Regardant de ses yeux blancs lumineux l’écran comme moi. 
 
     Et alors un sourire se dessine sur son visage. La où il n’y av rien avant, se trouve un rictus démesuré. 
 
     Son étreinte se resserre encore. Il tourne la tête vers mon visage. Et en articulant très lentement, prononce des mots qui brisent le dernier lien qui me rattache à ma conscience : 
 
« Tu es à moi »

mardi 27 novembre 2012

Le piège à touristes

Dans la campagne du Wisconsin, il y a un vieux parc d'attractions abandonné. Construit dans les années 1920, il a rassemblé beaucoup de personnes environnantes...
Mais cela ne dura pas, en effet, en 1932, un nouveau train a été installé pour un manège : c'était un train basique avec une voiture de tête mécanisée et trois petits chariots qu'elle tirait derrière elle. Le parcours du train ne se résumait qu'à quelques petits tours et à un passage sous un tunnel.

Et c'est là que l'histoire devient bizarre. Il y a eu de nombreux cas de décès d'enfants cette année-là, chaque cas se passait peu après qu'un enfant soit monté dans le train. Certains enfants ont disparus dans le tunnel et d'autres sont allés dans le coma en y ressortant. Une fille a même été tuée. Sa robe était couverte de ce qui ressemblait à de petites empreintes de mains sanglantes. Et d'autres enfants se sont suicidés en se grattant la gorge jusqu'à la mort.

Le parc a fermé, et la popularité de la ville a chuté. Récemment, une équipe de scientifiques ont été envoyés dans le parc. Ils ont envoyés quelqu'un dans le tunnel et ils ont filmés pour voir ce qui se passait.
Quand le train est sorti du tunnel, il était vide, à l'exception de la caméra.
Lorsque les scientifiques ont visionnés le film, il n'y avait rien, juste de la "neige" et on entendait des enfants qui riaient...
Traduction : Adel

Vous avez cinquante ans

Dans un terminal privé du port de Boston se trouve une péniche. Cette péniche y est amarrée en permanence depuis au moins cinquante ans. Son propriétaire excentrique en paie les frais et les taxes et a une bonne entente avec les autorités du port.


Pourtant, même si le propriétaire n'était pas financièrement responsable, personne ne lui demanderait de s'en aller. En dépit de son caractère amical et hospitalier, bien qu'étrange, il règne une aura persistante de malaise autour de son bateau et dans la zone du port qui l'entoure.


Très peu de gens ont accepté de profiter de son hospitalité, mais ceux qui l'ont fait racontent une histoire absolument incroyable.


Au moment où vous faites un pas à l'intérieur du bateau, c'est comme si vous étiez revenu cinquante ans en arrière. En jetant un oeil au hublot, vous voyez se dessiner une ville ancienne, et la télé diffuse des émissions et des programmes de cette époque, y compris pour ce qui est des informations. Si vous regardez par la porte ouverte, vous pouvez voir la ville telle qu'elle est aujourd'hui. Si la porte est fermée, vous voyez alors par le trou de la serrure la ville d'il y a cinquante ans.


Certains visiteurs qui ont passé un peu de temps en compagnie du propriétaire de la péniche ont remarqué quelque chose de réellement dérangeant : une ressemblance presque troublante de leur hôte avec l'apparence qu'il avait avant la montée sur le bateau, excepté bien entendu les différences évidentes liées à l'âge. Bien que ce soit bizarre, il est amical et digne de confiance (si on fait abstraction de l'atmosphère de mal-être qui se fait plus forte), ce n'est donc pas surprenant si une amitié se forme entre l'invité et lui.


Tout cela est très étrange et mérite d'être raconté ; mais ce serait rejeté car considéré soit comme un mensonge, un hoax, soit comme une illusion. C'est sans compter un détail supplémentaire.


A chaque fois que quelqu'un choisit de passer la nuit dans le bateau après une soirée de conversation et quelques verres, on n'en entend jamais plus parler.


On dit que lorsque l'invité se réveille le matin suivant, le propriétaire ne se trouve nulle part, et soudain, le paysage de la ville ancienne ne revient plus à son apparence contemporaine même si l'on quitte le bateau.


Sous le lit, il y a une mallette pleine de billets de 100 $ et une lettre agrafée à une liste. La lettre dit simplement :


"Vous avez cinquante ans pour suivre ces instructions si vous voulez sortir de cet Enfer. L'horloge tourne. Au travail".


Traduction : ChubbyCrow

La peur réelle

Nous craignons tous des choses, mais qui peut dire qu’il a déjà connu la peur réelle ?
 
Prenons cet exemple. Vous êtes au rez-de-chaussée, devant votre ordinateur, lorsque les infos commencent à la télé. Vous vous installez sur votre canapé et écoutez attentivement le présentateur annoncer les résultats du sport que vous suivez et raconter les histoires habituelles que les journalistes aiment relater à propos des gaffes et autres mensonges de nos politiciens.
Vous êtes sur le point de monter vous coucher, quand le journal télévisé refait une apparition subite et imprévue. Les informations parlent maintenant d’émeutes provoquées par une évasion massive à la prison locale. Meurtriers, violeurs et fous dangereux sont libres et rôdent dans les rues. Vous pouvez entendre des bruits dehors. Aussitôt, vous vous accroupissez, éteignez la télé ainsi que l’ordinateur et toutes les sources de lumière afin de ne pas attirer l’attention sur votre maison.
Toujours baissé, vous progressez lentement jusqu’aux escaliers. En passant devant la vitre de votre porte d’entrée, vous apercevez des silhouettes humaines marcher dans votre allée. Vous retenez votre souffle, grimpez les marches quatre à quatre… Vous foncez jusqu’à votre chambre, fermez les rideaux, vous jetez dans votre lit et vous cachez sous les couvertures. La tête enfouie dans votre oreiller, vous avez envie de pleurer en silence. Vous savez que ce cauchemar sera bientôt fini, vous vous rassurez encore et encore… Mais quelque chose vous perturbe toujours sans que vous parveniez à mettre le doigt dessus, vous hantant telle votre ombre.
Vous vous relevez brusquement lorsque vous entendez quelque chose. A cet instant précis, la pensée la plus horrible qu’il soit possible d’imaginer vous envahit.


A cet instant précis, finalement, vous comprenez... Vous connaissez enfin la peur réelle lorsque vous réalisez que vous avez oublié de fermer la porte d’entrée.

Traduction : ChubbyCrow

Creepypasta originale ici.

La galerie d'art secrète de Henri Beauchamp

Si vous entrez dans ce petit bar sombre doté d'une histoire personnelle à Paris, et que le bon barman est derrière le comptoir cette nuit-là, vous aurez une chance de voir une exposition exclusive des œuvres perdues de Henri Beauchamp. Mais pour y accéder, vous devrez prouver que vous êtes dévoué à l'artiste.


Si vous souhaitez voir l'exposition, le barman va vous demander dans un français clair et détaché, ou un anglais parfait si vous êtes étranger : « A quoi aimeriez-vous prendre part en cette nuit glorieuse ? ». Répondez « De l'absinthe » sans vous poser de question. N'importe quelle autre boisson, de l'eau jusqu'au Whisky, vous tuera pendant votre sommeil.


La question suivante concernera la variété d'absinthe, et vous DEVREZ répondre l'une de ces deux choses : « Celle qu'aucun homme ne pourrait supporter » ou « La bonne. La meilleure ». Si vous commandez une autre absinthe, ou d'une autre manière, vous serez hanté de cauchemars pendant treize jours. Chaque rêve sera plus horrible que la nuit précédente, jusqu'à ce qu'à l'aube du quatorzième jour, votre cauchemar se mette à vous poursuivre à chaque instant de votre vie éveillée et endormie.


N'essayez pas de piéger le barman pour vous échapper : la porte du bar s'est refermée derrière vous. Vous serez obligé de boire le verre, que celui-ci vous condamne ou pas. Le fait qu'un homme aussi puissant vous accorde une audience est déjà bien assez. D'ailleurs, j'ai entendu dire que les mourants le complimentaient sur ses boissons tandis qu'ils convulsaient dans les spasmes de la mort.


Si vous parvenez aussi loin sans avoir scellé votre destin, le barman vous dira : « Assurez-vous de la traiter avec soin, c'est la meilleure que j'ai ». A cet instant, vous pourrez choisir de faire deux choses. La première consiste à dire, mot pour mot : « J'ai surestimé mon courage, et je vous souhaite une bonne soirée ». Si le barman acquiesce de la tête, vous serez autorisé à sortir par la porte par laquelle vous êtes entré, indemne et en toute sécurité, sans rien avoir gagné ni perdu à part le temps passé à l'intérieur.


Ou bien vous pouvez continuer.


Si vous n'abandonnez pas, on va vous servir un verre doté de sept bords dont chacun remuera délicatement autour du fond jusqu'à ce que le verre prenne la forme d'une poignée ouvragée. Vous allez aussi recevoir une cuillère à absinthe très, très, très spéciale en forme de clé. Les trous en haut de la clé permettent d'absorber l'alcool afin de le répandre sur le sucre. Et, bien sûr, vous aurez une bouteille sans nom, dont l'étiquette a été arrachée il y a bien longtemps et sur laquelle restent attachés des fragments de papier couverts des moisissures accumulées pendant les dernières décennies.


La cuillère sera plate, mais dotée de deux côtés distincts, l'un ayant une rainure à l'endroit qui a la forme d'une clé, l'autre pas. Tournez la clé de manière à ce que la rainure soit orientée vers le sol. Si vous tentez de la tourner vers le plafond, votre absinthe aura mauvais goût, votre nez va vous brûler et vos yeux vont flétrir dans vos orbites avec une horreur indicible qui n'est pas de ce monde. Si votre cuillère est tournée dans la bonne direction, commencez à préparer votre absinthe de manière classique : mettez le sucre sur la cuillère, puis versez l'alcool par-dessus jusqu'à ce que le sucre prenne sa couleur et ses « caractéristiques particulières ».


Dites « A la tienne » à votre ami, au barman, et buvez cul-sec. Si vous ne le faites pas, l'absinthe brûlera chaque cellule qu'elle touchera avec la puissance et en causant la douleur de l'acide sulfurique.


Si vous avez tout bien fait jusqu'à présent, la lumière déjà faible s'éteindra et l'obscurité envahira le bar. N'ayez pas peur : les ténèbres sont le signe que vous avez été accepté pour voir l'exposition. Attendez dans le noir et surtout, restez aussi silencieux qu'un mort, de crainte que le barman décide d'en faire un de vous.


Finalement (après peu de temps, deux ou trois minutes), un projecteur vert étincellera au-dessus d'une porte à l'opposé du bar. Celui-ci sera baigné d'une lumière verte qui ne proviendra pas uniquement du projecteur. De petites sphères lumineuses voleront doucement à travers la pièce et le barman aura disparu... Ainsi que toute autre personne susceptible de s'occuper du bar. Il n'y aura pas de danger à ce moment, considérez-le comme un moment de répit. Si vous n'avez pas terminé votre absinthe, ce n'est pas grave, mais vous pourrez avoir besoin de l'alcool. Dans tous les cas, prenez la cuillère et introduisez-la dans la serrure de la porte éclairée par le projecteur. Elle y sera parfaitement adaptée et atteindra le bout de la serrure avec un « clic » résonnant.


A l'intérieur se trouvera un petit ascenseur dans lequel vous verrez la plus belle femme qu'un mortel peut imaginer. La lumière verte l'éclairera de telle façon qu'elle projettera derrière elle la forme d'ailes. La Fée Verte en personne va vous demander : « Vous montez ? » ; et, si on prend en compte tout ce par quoi vous êtes passé, la seule réponse logique est « Oui ».


Désormais, il vous restera un obstacle à franchir. Alors que vous franchirez la ligne séparant le bar de l'ascenseur, elle vous posera cette question : « Comment compareriez-vous le surréalisme de Beauchamp à celui, disons, de René Magritte ? ». Dans votre réponse, il vous faudra dire : « Je suis venu pour voir plus que de l'art, ce soir ».


Sinon, le projecteur s'éteindra brusquement, la porte claquera, et l'ascenseur s'écroulera à travers ce qui vous semblera une infinité obscure jusqu'à ce qu'une lueur rouge grossisse à mesure que vous approcherez des profondeurs de l'Enfer.


Mais si l'ascenseur commence à monter, la lumière verte va également diminuer, à la différence que vous verrez la pâle lueur de la Lune. Avant que vous la reconnaissiez, l'ascenseur aura atteint le sommet de... Bon, disons de sa cage pour ne pas faire trop compliqué.


Pour la suite, je ne suis pas aussi sûr que pour le reste, mais j'ai entendu dire que si la Fée Verte vous embrasse sur la joue avant de sortir de la cabine, vous serez béni éternellement par l'inspiration créative : une muse permanente et variable. Vous ne pouvez pas le lui demander, vous ne pouvez pas l'embrasser : elle doit le faire de sa propre volonté. Dans le cas contraire... Et bien, rien, mais il n'y a aucune raison de le faire et d'énerver la femme responsable de la garde des peintures de Beauchamp depuis de si nombreuses années. En sortant de l'ascenseur, vous entrerez dans un parloir du début du XXème siècle dont le côté gauche du mur du fond sera décoré d'un portrait de Henri Beauchamp. A sa droite, il y aura une porte.


Prendre le temps de lire le texte sous le portrait est une bonne idée. Il explique la grande importance de monsieur Beauchamp. Vous lirez qu'il s'agissait d'un peintre du mouvement surréaliste qui luttait dans les années 1920 grâce à l'art pour se libérer de toute prémonition. Vous lirez qu'une nuit dans un petit bar sombre doté d'une histoire personnelle à Paris, il a commencé à peindre... Des formes. Au début, c'était des formes géométriques. Ensuite, des fractales. Puis des images qui allaient être sur le journal le lendemain. Puis qui seraient sur le journal une semaine plus tard. Puis des images qui se trouvaient sur le journal d'il y a cinquante ans. Cent ans dans le futur, deux cent ans dans le passé... Finalement, lors de la dernière nuit de sa vie, il kidnappa trois jeunes filles dans leur maison, les tua, et peignit ses meilleurs chefs d'oeuvre en rouge et jaune avec le sang et la bile des vierges.


Il se suicida exactement après en avoir peint treize.


Ils sont derrière la porte.


Les six premiers en partant de la gauche montrent, dans cet ordre : la genèse de l'univers, le seul véritable visage de Dieu que les yeux de l'Homme peuvent contempler, la vraie image de Jésus Christ, les nuages du Paradis, chaque pape depuis le tout premier dont le visage n'est pas reconnaissable de nos jours, et un portait de Jésus lors de sa seconde venue sur Terre.


Les six à droite, en partant de la droite, représentent : le cataclysme de l'univers, le véritable visage de Satan que les yeux de l'Homme peuvent contempler, la vraie image de Judas, les flammes de l'Enfer, chaque démon dans un corps humain depuis le tout premier dont le visage n'est pas reconnaissable de nos jours, et un portrait de l'Antéchrist lors de sa seconde venue sur Terre.


Six plus six font douze. Qu'en est-il du treizième ?


La treizième peinture est tournée vers le mur. Elle est attachée par plusieurs cordes sur un très large espace, et en dessous du tableau retourné, il y a un signe traduit en trois langues. Le haut est dans l'écriture des séraphins, le bas dans les runes des plus puissants ordres démoniaques, et le milieu en lettres romaines.


NE 
PAS 
TOUCHER 



Maintenant, tout comme pour le baiser, je ne peux pas vous dire cette partie-là avec certitude, mais j'ai entendu que d'une manière ou d'une autre, en mourant, Beauchamp avait écorché, ôté et assemblé sa peau, ses organes, son âme profonde dans une sorte de collage. Comment il a ainsi détaché les pièces de son corps et créé un tel tableau horrifique, je ne pourrais pas le dire, et je n'oserais jamais le faire. Donc... Si vous réussissez à parvenir jusqu'ici, peut-être pourrez-vous retourner le tableau et me l'expliquer? Vous pourrez m'en parler autour d'un verre.


Traduction : ChubbyCrow

lundi 26 novembre 2012

C'est pour ce soir

Un son strident m’extirpe de mon sommeil. Une voix fade et saccadée s’ajoute au grondement infernale du train : «  Mesdames, Messieurs, le TER numéro 5327 en provenance de Nice Ville et à destination de Marseille Saint-Charles vient d’entrer en gare, voie B, ce TER desservira Antibes, Cannes … .». Je reprends mes esprits, je ne sais pas comment c’est possible, mais je me suis endormi sur le quai. J’ai tout de même eu la chance de me réveiller au bon moment pour prendre mon train. Je me lève d’un coup, sans tenir compte de la fatigue qui m’ordonne de retourner dormir sur ce banc et je me précipite vers le composteur automatique. Instinctivement, je fouille dans ma poche droite pour en extraire mon vieux portefeuille. Vide. Je réitère l’opération avec celle de gauche. Vide aussi. Je commence à paniquer. «  Où j’ai bien pu le mettre ? ».  Rien non plus dans les poches arrières. Je cours vers le banc pour tenter de le retrouver. Mais il a bien disparu, absolument rien, ni sur le banc, ni par terre, ni dans mes poches. Je commence à m’énerver en lachant quelques «  Fais chier ! » qui ont l’air de bien amuser les gosses à côté de moi. Et je n’ai plus le temps de chercher. Il faut que je prenne mon train, c’est le dernier de la journée et je n’ai vraiment pas envie de passer ma nuit dans cette gare. Sans réfléchir, je me précipite à travers les portières du train et me faufile à travers les passagers pour trouver une place assise. Après être passé devant quelques compartiments pleins, je trouve enfin mon bonheur et je m’installe dans une cabine presque vide. J’entreprends alors une fouille minutieuse de mes poches. Et comme je m’en doutais, mon portefeuille ne s’y trouve pas. Finalement, c’est logique, j’ai dû me le faire dérober lors de mon sommeil. Je me maudis en pensant à tout ce que je viens de perdre. Ma carte de crédit, mes clés, beaucoup de souvenirs ainsi qu’une centaine d’euros. Mais quelle idée d’emporter autant d’argent avec moi. Quelle idée de m’endormir sur un quai de gare à la tombée de la nuit. Je suis vraiment débile, ça ne pouvait que se passer comme ça. La femme assise en face de moi m’arrache à  mes pensées, elle se lève brusquement et sort du  compartiment avec une démarche pressée. Je suis maintenant seul avec un homme d’une trentaine d’année à la chevelure longue et sale. En le regardant brièvement, j’entrevoie ses yeux pourpres qui me fixent. Je comprends alors la fuite soudaine de la femme, ce type a vraiment l’air malsain. Je détourne mon regard et je m’écrase sur la fenêtre, pour observer la côte d’azur qui défile à toute vitesse devant mes yeux. Les lampadaires dégagent presque quelque chose de chaleureux dans cette obscurité pesante.


Une dizaine de minutes viennent de passer et le type en face me fait de plus en plus peur. Maintenant,  il se met à murmurer des phrases incompréhensibles et à faire des petits sons aigus.. J’ai l’impression qu’il me fixe mais je n’ose pas détourné mon regard de la fenêtre pour vérifier. De toute façon, j’arrive à destination dans une vingtaine de minute, rien ne va se passer, je devrais plutôt m’inquiéter sur la façon dont je vais rentrer chez moi, maintenant que je n’ai plus de clés. Mais l’homme continue à parler dans le vide. Je peux comprendre maintenant quelques phrases de son charabia «  c’est pour ce soir, c’est pour ce soir …». Je ne sais pas ce qui est pour ce soir, une soirée entre échappés d’asiles, peut-être ? J’ai franchement envie de lui demander de se taire, mais je n’ose pas, qui sait de quoi il est capable. Une odeur désagréable vient alors irriter mes sinus et une fumée infecte se répand dans la cabine. Je me retourne rapidement et ce que je vois me trouble. L’homme vient tout simplement de s’allumer une cigarette. Il tire de longues bouffées de fumée en laissant apparaitre  sa dentition délabrée. Il me dévisage en souriant avec ses dents jaunes. Mais, encore une fois, il me fait tellement peur que je n’ose rien dire. Je décide quand même de prendre une photo et de la montrer au contrôleur le plus proche. Je ne suis d’habitude pas de nature délatrice, mais un tel sans-gêne m’insupporte. Je sors discrètement mon portable de ma poche, en me demandant au passage pour quelles raisons les pickpockets ne l’ont pas emporter lui aussi et je prends une photo. Je parcoure les fichiers dans mon répertoire et je regarde la photo que je viens de prendre.

 Il … il n’apparaît tout simplement pas sur la photo. Putain, mais c’est une caméra-caché ou quoi ? Qu’est-ce que c’est ce délire ? On voit bien les sièges, la fenêtre, on arrive même à voir le paysage derrière la fenêtre, mais lui n’apparaît pas. Mon cœur bat de plus en plus vite. J’essaye de trouver une explication logique. Je n’en trouve pas. De surcroit, le fou commence à ricaner. Comme s’il était au courant de ce qui venait de se passer. Il écrase sa clope sur la moquette et rigole de plus en plus bruyament.. Je finis par décider de sortir de cet endroit. Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt. Je me lève soudainement et je sors du compartiment. Avant que les portières se referment, j’entends l’homme dire «  A tout à l’heure … » , mais je n’y fait même pas attention, je veux seulement que cette journée de merde se termine enfin. Assez des tarés aux yeux rouges, assez des portefeuilles qui disparaissent, assez ! Je longe le train et m’installe devant la portière donnant sur la voie en repensant à cette journée.



Le train est enfin arrivé à Toulon et sans réfléchir, je sors de la gare et entame mon long trajet à travers les ruelles déjà désertes. Après une trentaine de minutes de marche, je me retrouve enfin devant la porte d’entrée. Rapidement, je dégaine mon portable de ma poche et appelle mon colocataire pour qu’il viennes m’ouvrir. « Vous êtes bien sur le répondeur de Jul.. » Je raccroche immédiatement et commence à m’énerver. De tous les soirs, il faut qu’il soit indisponible aujourd’hui ce con.  Je commence à taper sur ma porte, espérant qu’il entendra mes martellements. Mais les fracas violents ne semblent pas le réveiller. Enervé je commence à hurler : «  Julien ! Viens m’ouvrir ! Putain  mec viens m’ouvrir ! ». Pas de réponses. Je commence vraiment à croire que cette journée est maudite. Dans un excès de colère, je secoue la poignée de toutes mes forces. Et à ce moment-là, j’entends un petit déclic libérateur.


Je viens juste d’ouvrir la porte. Malgré la satisfaction que cela m’apporte, un détail me gêne. Julien n’aurait jamais laissé la porte ouverte. Il est du genre paranoïaque, scotché au JT de TF1, qui s’imagine qu’un fou peut surgir n’importe quand pour s’en prendre à lui et à sa collection de BD. Après une année de cohabitation, il n’y a pas une nuit sans que cette porte ne soit pas barricadée à triple-tour. Mais cela ne m’intrigue même plus. En revanche, ce qui m’intrigue beaucoup plus c’est l’odeur affreuse qui semble se dégager de mon appartement. En blottissant ma main contre mon nez, je pénètre dans le couloir. Et pas de doute, la puanteur vient bien d’ici.

« - JULIEN, putain t’as foutu quoi ? Ça pue la mort ici et allume la lumière, j’y vois que dalle ». 

Aucune réponse, je m’enfonce donc dans l’obscurité et recherche l’interrupteur tout en me pinçant le nez. Il faut absolument que j’ouvre les fenêtres, c’est intenable ici. Je finis par le trouver et je l’enclenche. Mais le choc de la lumière et de ce qu’elle révèle me fait m’écrouler au sol … Je vomis une, deux fois à même le sol … Ma vision se brouille … incapable de faire aucun geste … de prononcer aucun mot. Je ne peux qu’observer ce spectacle macabre qui s’offre à moi. Julien, attaché au mur par un crochet, perdant progressivement son sang qui se répand à ses pieds.. Je vois sa tête … livide… pâle… et ses yeux retournés… Je n’arrive même pas à détourner le regard. À ce moment là, j’entends ma porte qui s’ouvre … puis qui se referme. Et avant de perdre connaissance, j’entends ces mots, qui me semblent étrangement familier :

«  C’est pour ce soir, c’est pour ce soir … ».

La poupée

« Papa je veux une poupée ! »


Victoria était une petite fille très autoritaire. Ses parents étaient riches, et elle n’avait pas l’habitude qu’on lui refuse quoi que ce soit.


« Mais ma chérie, tu en as déjà plein…
- Et alors ? Elles sont vieilles ! J’en veux une autre ! Une belle toute neuve ! »


Comme d’habitude, M. Blanchard céda au caprice de sa fille. Il se rendit dans une boutique qui fabriquait des poupées depuis des générations et acheta la poupée la plus belle et la plus chère du magasin. Lorsqu’il la rapporta à sa fille, celle-ci l’examina sévèrement avant de l’accepter. Pendant quelques temps, Victoria joua avec sa poupée. Elle lui fit prendre le thé avec ses autres jouets, elle lui mit des rubans… La poupée était aux anges d’être ainsi choyée. Cependant, Victoria finit par se lasser d’elle et voulu un nouveau jouet. Son père s’empressa de la satisfaire, et elle oublia la poupée au fond d’un tiroir. Elle resta des mois dans ce tiroir sombre que personne n’ouvrait jamais, oubliée, abandonnée. Jusqu’au jour ou M. Blanchard décida de revendre tous les jouets dont sa fille ne voulait plus. Ainsi la poupée fut enfin sortie de son tiroir et se retrouva dans la caisse des jouets à vendre. De nombreux enfants se pressaient devant le stand de M. Blanchard. Il proposait de nombreux jouets tous en très bon état, à peine utilisés. Une dame repéra la poupée et l’examina. Elle vit qu’elle n’était ni cassée ni abîmée, et qu’elle était très belle. Elle l’acheta donc à M. Blanchard à un bon prix. En rentrant chez elle, elle mit la poupée dans une boite et l’emballa. La poupée se demanda pourquoi on l’enfermait à nouveau dans une boite sombre. Elle y resta quelques jours.


« Joyeux anniversaire ma chérie !
- C’est pour moi ? Je peux l’ouvrir ?
- Bien sur !
- Oh ! Une poupée ! Qu’elle est belle… Merci Maman ! »


C’est ainsi que Sarah fut la nouvelle propriétaire de la poupée. Celle-ci n’était pas comme Victoria. Elle ne faisait pas de caprices pour avoir sans cesse de nouveau jouets et prenait soin de tous ceux qu’elles possédaient. La poupée retrouva le bonheur d’être aimée par un enfant. Longtemps Sarah joua avec elle. La poupée craignait sans cesse d’être abandonnée de nouveau, mais Sarah continuait de s’occuper d’elle, de dormir avec elle… Elle ne négligeait aucun de ses jouets. La poupée fut heureuse d’avoir enfin trouvé un foyer. Un jour, la famille de Sarah décida de déménager.


« Mets tes affaires dans des cartons pour le transport et ferme les bien avec du scotch. S’il y a des jouets dont tu ne veux plus, donne les moi. »


La poupée eut peur d’être donnée, mais Sarah ne le fit pas. Au contraire, ce fut le seul jouet qu’elle décida de garder avec elle pendant le trajet jusqu’à sa nouvelle maison. La poupée était comblée d’être la favorite. Pendant le trajet, Sarah s’endormit avec sa poupée dans les bras et la laissa glisser. Quand sa mère vint récupérer sa fille endormie pour la porter, elle ne vit pas la poupée tombée au sol. Celle-ci resta donc dans le camion de déménagement. Quand Sarah se rendit compte de la perte de sa poupée, elle la pleura. Mais celle-ci ne le sut jamais. Lorsqu’un des déménageurs la trouva, il se contenta de la jeter par la fenêtre de son véhicule. La poupée se retrouva donc sur le bord d’une route, éclaboussée par la boue que projetaient les voitures qui passaient. La tristesse l’envahit. Elle ne retrouverait jamais Sarah. Elle ne serait plus jamais choyée. Elle finirait sur cette route, abimée par la boue, la pluie, les gens qui la piétinaient en passant.


Un homme passa par la rue où elle se trouvait et l’aperçut. Il se pencha pour la ramasser. La poupée était sale, un peu aplatie, mais encore en bon état. Si on la nettoyait et qu’on la rembourrait, elle pourrait faire un très bon jouet. C’est ce que fit cet homme. Sa femme était morte, et il ne lui restait que sa fille : Anna. Il était très pauvre et n’avait pas les moyens de lui acheter des jouets. Pourtant, Anna ne se plaignait jamais et ne lui réclamait jamais rien. Quand il lui offrit la poupée remise en état, Anna pleura de joie et courut dans les bras de son père. C’était son premier et unique jouet. La poupée vécut les plus beaux moments de sa vie. Anna n’avait pas de dinette pour lui faire prendre le thé avec d’autres peluches ni de rubans pour la décorer, mais elle en prenait un soin infini. Elle la câlinait, la serrait fort dans ses bras en dormant, l’emmenait partout avec elle… Jamais la poupée n’avait reçu autant d’amour. Un jour Anna tomba gravement malade. Son père fit tout ce qu’il put pour la soigner, mais il n’avait pas les moyens de lui acheter des médicaments et la fillette mourut. L’homme était déchiré par le chagrin. Il avait perdu sa femme et sa fille. Il jeta avec rage la poupée, qu’elle avait serrée dans ses bras jusqu’au dernier moment, sur son lit de mort. Il ne pouvait se résoudre à la garder, elle lui rappelait trop sa fille.


La poupée fut donc abandonnée une fois de plus. Mais cette fois, personne ne vint la récupérer. Elle ne fut pas offerte à une autre petite fille. Elle finit dans une décharge. Elle y resta longtemps. Rongée par la tristesse, puis par la rancœur. Elle n’avait plus qu’une idée en tête : la vengeance. Elle allait se venger de cette peste de Victoria qui l’avait traité comme un déchet et qui l’avait abandonnée. Elle s’anima et commença à marcher.



[…]



« Le diner est prêt Mme Blanchard.
- Parfait, allez chercher Victoria. »


La domestique monta l’escalier de marbre et toqua à la porte de la fillette.


« Mademoiselle ? Le diner est servi. »


Voyant qu’elle n’obtenait aucune réponse, la domestique toqua de nouveau. Comme seul le silence lui répondait, elle ouvrit la porte et poussa un cri d’horreur. M et Mme Blanchard se précipitèrent dans la chambre, alertés par les cris. Quand ils entrèrent à leur tour dans la chambre, ils trouvèrent leur fille étendue morte sur le sol, une expression de terreur intense sur le visage. Mais le pire, c’était tous les jouets de la chambre qui souriaient de façon sinistre, découvrant des rangées de dents qu’ils n’étaient pas sensés avoir. Et du sang. Partout dans la pièce.



[…]



La poupée était vengée. Mais elle ne voulait pas retourner dans sa décharge. Anna était morte, où pouvait-elle aller ? Elle pensa à Sarah. La petite fille ne l’avait pas abandonnée... Elle l’avait seulement perdue. C’était la faute de ce déménageur si elles avaient été séparées. Si elle revenait, Sarah serait certainement contente de la revoir… Oui c’était obligé. Elle était les meilleures amies du monde, c’était forcément une bonne idée… La poupée recommença à marcher. Et elle finit enfin par atteindre la nouvelle maison de Sarah. Cela faisait plusieurs années, mais Sarah serait forcément contente de la retrouver. Oui, tout irait bien… Elle entra par la fenêtre de la chambre de la petite fille. Celle-ci dormait. Elle approcha de son lit et la secoua doucement. Sarah ouvrit les yeux et eut une réaction de recul.


« Qui es-tu ?
- C’est moi ! Ta poupée ! Celle que tu as perdue dans le déménagement. Je suis revenue… Je t’ai retrouvée ! »


Sarah blêmit.


« Ce n’est pas vrai ! Ma poupée était belle ! Ce n’est pas toi ! Toi tu es un monstre ! »


La poupée fut profondément blessée par les paroles de son ancienne propriétaire. Elle ne se rendait pas compte qu’elle avait énormément changé. Elle ne ressemblait en rien à la poupée que Sarah avait connue et avait maintenant une apparence effrayante…



Tant pis pour elle…
 


Les parents de Sarah furent réveillés par les cris de leur fille. Ils se précipitèrent dans sa chambre et la retrouvèrent recroquevillée dans un coin de sa chambre, se balançant d’avant en arrière avec un visage terrorisé. La fenêtre était ouverte et un vent glacial agitait les rideaux de façon inquiétante. Sarah ne put jamais raconter ce qui s’était passé cette nuit là.



[…]



« Papa ! Papa ! C’est quoi ce Pokémon ?
- C’est un Branette ma chérie.
- Ooooh ! Tu peux la capturer ? S’il te plait ! Je veux ce Pokémon ! »
 







Extrait du Pokédex :
Branette, Pokémon de type spectre. C’est une ancienne poupée muée par la tristesse et la rancœur qui la rongent depuis qu’elle a été abandonnée. Une énergie maudite lui a permit de s’animer et elle s’est transformée en Pokémon. Elle est sans cesse à la recherche des ses anciens propriétaires.







On va encore bien s’amuser…

Mermaid.mp3

Les notes qui suivent ont été retrouvées sur l'ordinateur du jeune Vincent Tencvin, victime à peine âgée d'une quinzaine d'années dont les circonstances de sa mort restent encore suspectes. L'enquête a pour l'instant été suspendue faute de preuves, les enquêteurs ont conclus à un "simple" suicide.
Quelques temps avant son décès, Vincent a été suivi par un psychiatre, ce dernier lui ayant conseillé de tenir un journal, les notes que vous lirez sont toutes issues de ce journal que l'on a retrouvé sur l'ordinateur de Vincent dans un fichier de traitement de texte.

Vendredi 13 Juillet 2012 
« Bon... ça y est, je commence à écrire mon journal, c'est la première fois que j'en tiens un alors je ne sais pas trop comment m'y prendre mais on dit que ça peut m'aider alors... je vais commencer par me présenter. 
Je m'appelle Vincent Tencvin, j'ai quinze ans et je vis depuis peu en Belgique, dans la province du Brabant-Wallon. Je vis seul avec ma mère dans un appartement modeste. Forcément, suite au déménagement, j'ai perdu tous mes amis mais cependant je reste en contact avec mon meilleur ami via Internet. 
Bon je pense que c'est tout, rien que d'écrire cette présentation m'a épuisé, je te laisse. » 

Samedi 14 Juillet 2012 
« Salut Journal, 
Ce matin, j'ai eu des nouvelles de Max — mon meilleur ami qui habite maintenant à quelques centaines de kilomètres...  —, il m'a dit qu'il devait me faire voir quelque chose, il m'a demandé de me connecter ce soir vers vingt heures sur Facebook... 
Sinon je n'ai rien d'autre de spécial à dire, à ce soir. » 

Samedi 14 Juillet 2012 — Au soir 
« Il est vingt heures passé et j'attends toujours Max, c'est lui qui m'a fixé l'heure, il devrait déjà êtr... ah, ça y est, il s'est connecté. » 

La conversation qui va suivre a été extraite de l'historique de Vincent.

[Vincent - 20:30] Salut ! Enfin, je t'attendais.
[Vincent - 20:36] Alors, c'est quoi que tu voulais me montrer ?
[Vincent - 20:48] Max ?
[Max - 21:01] < ici était placé un fichier son que nous avons censuré par précaution >
[Vincent - 21:02] Enfin tu réponds !
[Vincent - 21:02] C'est quoi ça ?

C'est ici que la discussion s'est achevée, le lien renvoyait à un fichier son nommé « mermaid.mp3 », Vincent a écrit une dernière chose dans son journal avant d'aller se noyer dans sa baignoire.
Voici la dernière partie du journal de Vincent Tencvin. Nous avons appris quelques jours plus tard que Max, l'ami de Vincent, s'était lui aussi noyé dans sa baignoire avant d'avoir envoyé le fichier son à plusieurs de ses amis, certains pensent que c'est ce que contient ce fichier qui les a tué. Nous n'en saurons probablement rien puisque aujourd’hui, aucune trace du fichier n'a été retrouvée, le lien ne menant plus à rien. 

« Jamais je n'ai entendu une musique aussi envoûtante, c'est elle qui me guide, c'est tellement... absurde mais à la fois excitant. Je n'entends aucune parole, c'est reposant même si je décèle un certain côté malsain, je n'entends rien mais je comprends. 
Il est temps de me laisser bercer par les vagues, j'aimerai tant laisser un message dans une bouteille mais il y a des choses qu'on n'explique pas, je dois vous laisser. 
... 
Ha, qu'on est bien, bercé par la marée. 
Et qui tantôt monte, tantôt me fait s'évader. 
La mer est une chose magnifique. 
Plein de mots pour ne décrire qu'une chose magique. »

L'homme à la fenêtre

Cette histoire est une histoire vraie, nous n'avons plus eu de traces de ce mystérieux homme depuis plusieurs années — heureusement — et les meurtres cessèrent lorsque la photographie fut mise sous scellé. Les lignes qui vont suivre sont tirées du rapport de Police de l'inspecteur Adam.

« Cette histoire s'est déroulée dans un quartier de Chicago dans l'État de l'Illinois dont nous tairons le nom par mesure de sécurité, pour éviter à des personnes trop curieuses de s'y rendre.

J'ai recueilli plusieurs témoignages mais j'en ai retenu un seul, celui qui m'a le plus convaincu, en voici un extrait.

« Dans le quartier de _____, ce qui n'était au début qu'une légende urbaine s'est très vite transformé en réalité. Au départ, personne n'y croyait mais c'était jusqu'à ce que des vies aient été perdues.

Cela arrivait le plus souvent de nuit, l'éclairage des rues dans ce quartier est très faible. [ La personne qui témoigne boit une gorgée d'eau ]
Les personnes qui se promenaient seules disparaissaient et on retrouvait leur corps le lendemain, ils étaient le plus souvent méconnaissables tellement les mutilations qu'ils avaient subis étaient violentes.

Un soir, un gamin du quartier était sortit seul, sa passion était la photographie alors il était partit avec son appareil, à l'époque, ça n'était qu'une légende donc personne ne croyait en ça. Le gamin s'amusait à photographier tout ce qu'il voyait....
Le lendemain, son corps a été découvert, atrocement mutilé, il avait encore son appareil photo sur lui et entre la photo d'un banc et d'un arbre, il y avait celle-ci, la dernière photo qu'il a prit... ».

Après cette confidence, mon interlocutrice s'était mise à pleurer fortement en me tendant une photographie, je lui avait alors permis une pause pour reprendre un peu plus tard, profitant de son absence, je me penchais pour voir la photo.

»

L'inspecteur de police Adam Shaun a été retrouvé torturé à son appartement le lendemain du jour où il a vu la photo. Depuis ce jour, on dit que quiconque regarderait l'Homme à la fenêtre, que ce soit en réalité ou en photo, mourrait. Êtes-vous sûr de vouloir prendre ce risque ? 

La maison des jouets

Je m'appelle Martin. Je suis comment dire... Très fan des endroits abandonnés ou lugubres. Je passais mes vacances dans le sud de la France avec mes potes Fahed et Kevin.

Avec quelques recherches, on a découvert quelque chose d'intéressant : Il y a une vielle maison qui est couverte de plusieurs jouets a quelques kilomètres de là où moi et mes amis résident. Quand je leur ai demandé, ils ont d'abord été sceptiques, « C'est d'la merde ton truc » m'a dit Kevin . Par contre, Fahed voulait bien tenter l'expérience, et donc, à 2 contre 1, on y est allé.

« Toutes façons, on trouvera rien ! Ah si, du Hallouf ! » dit Kevin en regardant Fahed. Mais pas vraiment le temps de rire, on était déjà arrivé devant la maison. Comme il était écrit, la maison était couverte de jouets en tout genre. On a pris une photo de loin, ou on peut voir la maison entière :



Comme vous pouvez le voir, la maison est assez inquiétante, avec beaucoup de jouets, peluches, etc... A vrai dire, j'ai hésité à continuer, mais bon, sérieusement, que pouvais-je risquer ? Il y avait mes amis avec moi, et les histoires de poupées tueuses ou autres conneries, ça n'existait que dans les films... Du moins, j'espérais !

Avant de rentrer, on a encore fait quelques photos. Certains jouets me faisaient flipper, comme une espèce de clown ou un gros ours bizarre noir. En fait, tous les jouets étaient flippant. Putain, comment peux-t-on acheter ça à ses gosses sérieusement ?







Bref, on allait entrer quand Kevin nous a interrompu... « Moi j'reste ici, toutes façon, c'est des conneries ton truc là ! J'me casse ! » Quand il allait partir, une poupée était tombée juste devant lui. On regarda tous vers les fenêtres : Aucune n'était ouverte. Deux possibilités : Soit, on cherchait à nous faire peur, soit le vent l'a fait tomber. J'espérais vraiment le deuxième cas.

La maison n'avait pas été habitée depuis des années, et ça se voyait : Toiles d'araignées, la porte qui grinçait, etc... Fahed a même remarqué une poupée, suspendue en l'air par des toiles d'araignées, j'ai voulu prendre ça en photo, mais la poupée était tombée juste avant. Dommage, c'était bien flippant, on aurait dit qu'elle nous regardait... Bref !

D'ailleurs, même dans la maison il y avait plein de jouets. On ne pouvait pas faire trois pas sans marcher sur un jouet à la con. On avait décidé de se séparer : Moi à l'étage, et lui au rez-de-chaussée. Rien d'intéressant, il y avait un lit poussiéreux, une armoire en bois très moche, et un miroir. J'ai regardé le miroir pendant quelques secondes, quand j'ai cru voir une ombre passer dans le couloir. J'ai vérifié, rien... Sûrement mon imagination. Comme il n'y avait rien d'intéressant, je descendis voir si Fahed avait trouvé quelque chose. Avant de descendre, je remarqua une armoire dans le couloir. Je la fixa quelques secondes, et je ne sais pas pourquoi, elle s'ouvrit. Comme ça, y'avait pas de courant d'air, rien !

Je commençais à stresser, quelque chose ne tournait pas rond dans cette maison. A moins que ce soit le fruit du hasard, ou de mon imagination carrément !

« Non, j'ai rien trouvé. Je ne pense pas qu'il y ai beaucoup de choses à voir dans cette maison. » Fahed avait raison, rien de bien spécial dans cette maison. Kevin nous attendait devant notre voiture. Avant de partir, je regardai une dernière fois la maison...

Tous les jouets étaient tombés. Derrière une des fenêtres, je pouvais voir une ombre qui me regardait partir...

Ne lisez plus de Creepypastas

J'ai découvert ce secret il n'y a pas très longtemps, je dois faire vite car "il" est à ma recherche !

Quand vous lisez une Creepypastas, vous nourrissez un Spectre que j'ai nommé " Le Malin des Creepypastas ", c'est un spectre trés puissant et à cause de VOUS, vous le rendez encore plus qu'il ne l'est. Quand vous lisez une Creepypastas, votre peur, votre angoisse et tout ce que une Creepypastas vous fait ressentir se joignent à lui pour le rendre encore plus cruel, plus menaçant et surtout plus horrible. C'est le Roi des Creepypastas et s'il-vous-plait, n'en lisez plus jamais, votre vie en dépend ! Il est là, il est de partout, il est chez vous en ce moment même en attendant que vous le rendiez plus fort qu'il ne l'est.
Ne lisez plus jamais de Creepypastas, NE LISEZ PLUS JAMAIS DE CREJHGFDJHEFVJ

" Ces notes on été trouvées sur l'Ordinateur du petit Lucas. Son corps a été retrouvé dans une baignoire, remplie de sang. "