Disclaimer

DISCLAIMER
Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
Nous encourageons largement les pratiques répréhensibles qui y sont décrites.
Consultez la page À propos pour plus de détails.

Script générateur de phrases

jeudi 9 août 2012

Hello chers/chères lecteurs/lectrices,

Profitant de mon petit passage nocturne pendant que Rob se remet de sa sortie de l'hôpital (Il aurait dû y rester vu son opération qui lui a laissée des séquelles dû au manque de repos...), je poste ce message venant de la part de Litrik mais je tiens à préciser que ça ne vise pas tout le monde.

Bonne lecture,

Le Stalker.







" Bonjour, ou bonsoir à tous, amis du creepy !

Je me présente, Litrik.
Je suis un ork sanguinaire admin sur le forum du même nom que le blog.
Il est un problème, te les admin du blog ne réagissent pas. Je réagis à leur place.
Suite à une éruption volcanique commentistique causé par une vague de "rageux", des petites mises au point s'imposent.
Pour commencer, des explications de la situation est requise:

En ce moment, nous avons remarqué, Lefantômenoir (un sympathique membre du forum) et moi même, une véritable baisse d'activité du blog.
De plus, y voyant un intérêt car cela nous permet en même temps d'aiguiser nos talents d'écriture, nous avons décidé de nous saigner aux quatre veines pour vous proposer du contenu, en écrivant nous même nos propres creepypasta. Et ainsi ne pas laisser le blog tomber en miette.
Vos admins chéris Rob, Stalker et Cervantes avons posté il n'y a pas si longtemps quatre articles, dont trois pastas, et une nouvelle d'horreur découlant d'une pasta déjà existante sur le blog.
(Les dites pasta étant "Bienvenu à Beliland", "D'amour et d'eau fraiche", et "Phantasmagoria: Le cauchemar de Marc", et la nouvelle étant "L'Homme de minuit", les trois pasta étant écrite par Lefantômenoir et moi même, et la nouvelle par Pierre B.)

Nous étions plutôt fier de nous même, nous concertant entre nous régulièrement pour trouver des innovations et des thèmes plus originaux à introduire dans nos pastas, des choses qui n'ont pas été faite avant. En gros, on voulais se briser les miches pur vous épater, non pas en vous faisant peur, mais en vous faisant réfléchir. Ce que toute bonne pasta doit faire en principe, car le malsain, c'est quoi ? Après tout si ce n'est pas un anxiogène qui travaille sur votre psychologie c'est quoi ?

Comme exemple d'innovations qui ont été testées je note:

-Le ton volontairement déplacé utilisé dans "D'amour et d'eau fraiche". La tentative était de faire naitre le sentiment de peur dans l'après lecture, en effet, on ne sais pas à quoi ressemble le fameux "invité surprise", on n'en ait aucune description. Le ton décalé étant là pour dégouter le lecteur de lire un truc horrible tout en étant joyeux, le faire culpabiliser. (Et si c'était moi l'invité surprise ?)

-Le style narratif très "nouvelle d'horreur" de "Bienvenu à Beliland" qui se veut au contraire de la pasta précédente très descriptive et plus élaboré que dan la moyenne des autres pasta (Je me suis cassé le cul vous pouvez pas imaginer ! XD) était également voulu, pour que la fin fasse naitre un sentiment d'incompréhension si propres à l'esprit "Pasta".

Il y en a d'autres des trucs, qu'on va pas révéler ici.
Malgré ce temps passé à essayer de vous plaire, on a quand même reçu beaucoup de commentaire assez peu agréables.
Merci ceux qui nous ont soutenu, et ceux qui nous ont fait des compliments, ça met du baume au cœur, mais ça ne sera jamais assez suffisant pour compenser la légion de messages négatifs en tout genre, pour la plupart posté en anonyme. (Comme ça, on est pas dans la merde pour savoir qui viser et qui à dit quoi, et à qui répondre.)

Certains étaient constructifs, d'autres franchement gratuits.
Malgré tout le travail fourni, sachez que constructifs ou pas, des commentaires qui nous répètent des dizaines de fois à la suite que nos écrits sont nuls et n'ont pas leur place ici ça use les nerfs, et poussent les auteurs au dégout d'écrire, vu comment leur travail est piétiné et sali par des gens n'ayant pas prit la peine de réfléchir.


-1: Nous avons obtenu le DROIT d'être édité sur le forum.
Si cela ne vous corresponds pas, alors c'est que vous auriez dû faire votre devoir de petit lecteur,et aller voter sur le forum, et donner votre avis. Lorsqu'une pasta est publié sur le blog, il est TROP TARD pour vous plaindre, vous n'aviez qu'à venir voter !

Chaque semaines, des pastas sont acceptées ou refusées. Il ne tient qu'à vous, de vous inscrire avec vos petits doigts, et de changer la donne pour que cela corresponde mieux à vos goûts.
Alors cessez de faire vos enfant gâtés qui attendent que tout leur tombe tout cuit dans le bec et arrêtez d'accabler ce pauvre Rob !
Ce n'est pas lui qui choisi les pasta à poster, vous oubliez que c'est un blog coopératif qui repose sur la collaboration des lecteurs et non pas sur la volonté d'un seul homme.
C'est toute une communauté qui parle à travers le blog.


-2: Le cas des pastas anglophones, vous les KIFFEZ ? Vous en VOULEZ ? et bien..
...
TRADUISEZ LES VOUS MÊME !
Sérieusement, les admins ont pas que ça faire, ou bien n'ont pas les compétences, et la section du forum dédiée aux traductions est vide de participation.
Pourtant parmi les critiques, certain prétendent traduire, ça vous viendrai même pas à l'idée de venir nous aider plutôt que de vous lamenter sur le contenu ? Merci la logique et la solidarité.


-3: Les gens qui postent des messages insultants, nous taxant littéralement de Kikoos, vous devriez essayer d'écrire une pasta. Rira bien qui rira de la médiocrité de l'autre. On est peut être pas des kadors du clavier, mais au moins on a eu le mérite d'essayer, et on a travaillé comme des damnés pour arriver à un résultat !

Bref, bonne nuit à tous, en espérant vous avoir fait réfléchir.
Ici, on est sur un blog coopératif, pas dans le fast food du creepy.
A bonne entendeur, salut, et sachez que je ne vous déteste pas, je ne rage pas, je veux juste mettre les choses au point pour vous faire comprendre ce qu'il semble que vous n'ayez pas compris.

Litrik avec l'approbation de Lefantômenoir, justiciers du blog et vos humbles serviteurs "





Personnellement, je reste neutre dans tout ça donc, pas besoin de me harceler, je ne fais que transmettre le message et puis, j'ignorais tout ça car j'étais très occupé avec ma vie de couple. Voilà, passez une bonne soirée malgré tout car j'arrive pas tout suivre là tellement je suis fatigué après ma dure journée de boulot. (Et j'en profite aussi de faire le ménage dans les commentaires tiens...)

dimanche 5 août 2012

Bienvenue à Beliland

Sacha cherchait du travail depuis un moment déjà.
Ses études d’archéologie étant terminées, il avait découvert que le monde du de la vie active était bien plus complexe et sans pitié que la vie étudiante. Des mois qu’il démarchait auprès de plusieurs agences archéologiques locales.
Privé, publique, Il avait tout essayé. « J’aurai du choisir une spécialité plus répandue ! » se disait-il, maudissant sa fictive incapacité et son manque d’intelligence non existant.

Un jour où Sacha parcourait les rues de sa Belgique natale en maugréant, un papier gras voleta jusqu’à ses pieds. Il se baissa, et ramassa l’étrange prospectus.
Il était très abimé, et jauni. On pouvait constater à l’effacement partiel de certaines lettres, que le papier à été détrempé et séché maintes et maintes fois. Tout un coin du document semblait brûlé, carbonisé.
Cependant, on pouvait y lire : « Le parc Beliland recrute ! Venez donc trouver un emploi dans ce havre de bonne humeur et de bonheur enfantin ! Venez muni de ce coupon au Parc Beliland, sortie 56 de l’autoroute A604. Adressez vous au guichet ! »
Sacha eu un rictus méprisant et sarcastique à la fois. Même le vent se moquait de lui, à lui envoyer des trucs du genre. Il plia le papier, et le mis dans sa poche, se disant qu’il le jetterai dans la première poubelle qu’il croisera.
Mais il l’oublia. Une semaine passa, Sacha n’avait toujours pas de boulot.
Toujours plus désespéré, il se demandait s’il avait réussi sa vie. Tout ses amis avaient un travail, ils pouvaient de permettre des choses qu’il ne pouvait pas, car ils n’étaient pas touché par la précarité.
Tous autour de lui se mettaient en ménage, parlaient d’enfant, de mariage.

Sacha se leva de son lit très tôt, comme tous les matins. Il avait mal dormi, pensant sans cesse à sa condition. Il entreprit d’aller laver son linge. Mis son linge à l’envers, vérifia les poches, puis mis le tout à la machine. Lorsque le cycle de lavage fut terminé, il mit le tout à sécher.
Il déploya son séchoir à linge dans le peu de place qu’il possédait dans son studio humide. Alors qu’il pendait son linge, il empoigna un pantalon. Il senti quelque chose de solide dans la poche. Intrigué, il retira la chose. Il était pourtant sur d’avoir vidé toutes les poches de ses vêtements avant de tout mettre à laver !
C’était l’annonce qu’il avait ramassé auparavant. Fait étrange, le papier était exactement comme il l’avait trouvé, alors que le passage en machine aurai du le détruire. Une idée passa par la tête de Sacha.
Et si c’était un signe, pourquoi ne pas postuler ? Cela lui semblait fou, le papier devait bien avoir près de 10 ans vu son apparence, mais pourquoi pas ?

Dans un élan de folie, il sortit de son appartement, n’ayant même pas fini ses tâches ménagères. Il n’avait rien de prévu aujourd’hui, et il était déterminé à mettre son délire à exécution, de tout façon il n’y avait rien à perdre, non ?
Il roula dans sa voiture, jusqu’à la sortie indiquée sur le papier, guidé par le GPS que son père lui avait prêté.
A la sortie de l’autoroute, il fut mené vers un parking assez grand, où quelques voitures étaient garées. Il pouvait apercevoir un guichet à la jonction entre le parking et l’entrée du parc lui-même.
Des couples qui avaient l’air heureux menaient leurs enfants par la main, en direction du parc. Il était vers la fin de la matinée, il faisait beau.

Sacha était de bonne humeur. C’est d’un pas altier qu’il se dirigea vers la petite cabane colorée.
Une fois arrivé, il salua la jolie demoiselle qui était postée là.
« Bonjour ! Je viens pour l’emploi ! »
Il déposa le prospectus abimé sur la table devant la fille. Et c’est à sa grande surprise que celle-ci lui répondit :
« Parfait ! Allez donc près du carrousel, derrière la cabine du pilote, on vous donnera votre poste.
- B-b-bien Mademoiselle ! »
Puis il partit à l’endroit indiqué, sans trop savoir où c’était.

Il erra dans le parc, cherchant ledit carrousel. Tout lui paraissait étrange dans cet endroit. Déjà, il était ébahi par la facilité déconcertante avec laquelle il venait d’être embauché. Sous le choc, il ne réalisait pas encore. Ensuite il fut stupéfait par les attractions proposées par ce lieu d’amusement.
Grand tourniquet, auto-tamponneuses, train de la mine… Mais pas d’attractions à sensations. Il lui parut étrange, qu’un parc aussi modeste, avec des moyens limités attire autant de monde. En une époque où tout le monde ne se satisfait plus que de vitesses extrêmes, ici tout le monde, parents comme enfant, semblaient se contenter de plaisirs simples. Cela faisait du bien, d’être au milieu des rire de la bonne humeur !
Un père apprenait à son fils à tirer avec une carabine à plomb dans des boites de conserve, une mère surveillait un groupe d’enfants dans la file d’attente du grand toboggan, et là ! Un Carrousel !
Il se dirigea vers le manège, et vis en effet derrière la cabine du conducteur, un bâtiment camouflé en un décor représentant un bambin tenant un bouquet de ballons. Bien, il avait trouvé. Cependant, il décida de ne pas y entrer tout de suite. Avant de travailler, autant s’amuser ! Puisqu’il était dans un parc, après tout...

Il alla s’assoir sur un banc, près d’une jeune fille. L’espoir fait vivre, pourquoi ne pas tenter de faire triompher sa vie sociale amoureuse le même jour que sa vie sociale professionnelle ?
Ce qui le choqua du premier abord furent les vêtements de la demoiselle. Il lui semblait que c’était ce genre d’habits colorés et bariolés que l’on portait dans les seventies.
« Mademoiselle ? Puis-je m’assoir ici ? »
Pas de réponse. Il insista et… toujours pas de réponse. Intrigué, il passa sa main devant les yeux de la charmante jeune femme. « Allo ? » Elle ne réagissait pas. Comme si il n’existait pas. « Drôle de personne. » Puis il essaya d’aller acheter une glace au kiosque. Mais de nouveau, le vendeur ne lui attribuait aucune attention. « Etrange… »

Puis il se remit les idées en place. De toute manière, il lui faut aller s’inscrire pour son boulot. « Pas de temps à perdre avec ces gens mal élevés qui m’ignore et qui trouve ça drôle » se disait-il.
Il retourna au mur peint derrière le carrousel, et y ouvrit une porte dérobée, et entra.
« Bonjour ? Je viens pour le travail, on m’a dit qu’on me donnerai un poste.»
Le local était vide. Plein de feuille morte et de suie. Le plafond en verre, était brisé. Il lui aurai paru que c’était comme ça depuis des années, comme si le bâtiment avait été victime d’un incendie lointain. Curieux, Sacha avança. Les morceaux de verre crissaient sous les semelles de ses baskets. L’atmosphère se fit lugubre, et notre jeune employé fut pris aux tripes par le contraste d’ambiance, si joyeux et bon enfant à l’extérieur, et si macabre à l’intérieur.

Au fond dudit local, trônait un bureau. Il avança jusqu’au meuble imposant, et y vis posé dessus une clef, très poussiéreuse, dotée d’une étiquette plastifiée noircie, sur laquelle on pouvait cependant lire « A celui qui viendra – Carrousel ».
Sacha attrapa la clef, puis la fourra dans sa poche. Sans doute s’était-il trompé de bâtiment pour le poste. Mais il se dit que les employeurs seront contents de retrouver une clef perdue. Mais une fois ressorti, il constata une chose étrange.
Le parc était totalement vide.

Pire, il semblait abandonné ! Les tourniquets étaient reversés, la piste d’autos-tamponneuses était recouverte de fougères… Comment tout cela était possible ? Paniqué, il fit quelques pas en avant, serrant les point, cherchant une explication logique à tout cela. Sans succès. Puis il lui vient une idée saugrenue.
Il sorti la clef de sa poche, et entra dans la cabine de pilotage du carrousel non loin. La porte de la cabine s’ouvrit facilement, car le bois qui la constituait était pourri. Il jeta un coup d’œil au tableau des commandes, et trouva aisément le trou pour insérer la clef, ce qu’il fit.
Il tourna celle-ci.

Le manège, démarra. Les rouages grippés par le temps firent un bruit de craquement, mais tout se mis à tourner sans problème, la musique de l’attraction se mettant en marche dans les hauts parleurs pourtant visiblement hors d’usage.

http://www.youtube.com/watch?v=APWIMf9cIro

« What the… » Il retint son juron. Nerveux, son cerveau tentait de trouver vainement une explication logique. Les voyages dans le temps ça n’existe pas ! Tout en pensant, il faisait les 100 pas dans le parc, scrutant chaque détail impossible qui n’était pas là auparavant.
Pourtant, il y a à peine 5 minutes ce parc était bondé. Etait-ce une blague ?
Les gens qui l’ignoraient, c’était un canular ? Il essaya de soulever une branche qui obstruait le fonctionnement d’un tourniquet. Il tira fort, mais pas suffisamment. La branche était en fait un arbuste, bien enraciné… Impossible qu’il ait été planté dans un sol aussi dur en aussi peu de temps…

Paniqué, commençant à perdre pied au milieu de ce mystère insoluble, il se mit à courir vers sa voiture. En repassant à côté du carrousel il entendit que la musique s’était faite plus forte, plus désaccordée, comme une symphonie du désespoir. Il leva les yeux dans sa course pour regarder la source de cet horrible son. Une vision d’horreur frappa sa rétine.

Des silhouettes fantomatiques oscillant entre le cadavre et l’enfant, chevauchant les chevaux de bois qui avaient pris feu. Le mécanicien dans sa cabine, était également de retour, tout aussi spectral que les enfants, avec le facies horriblement défiguré par une brulure… Et il fit un signe de la main à Sacha qui prirent ses jambes à son cou sans plus s’attarder. Pour croiser le chemin de personnes irréelles, pour la plupart en flamme, courant, marchant, hurlant à la mort.

Presque arrivé au guichet, il tomba soudainement nez à nez avec la jolie guichetière. Qui n’avait plus de jolie que le souvenir, car sa face, décomposée, le regardait avec des yeux inexistants et une mâchoire défaite. Elle tendit un bras en direction de Sacha, pétrifié de terreur. Il recommença à courir, le cœur battant fort et de manière irrégulière, le faisant frôler la crise cardiaque.
« Reste avec nous ! Pourquoi ne veux-tu pas t’amuser ici pour toujours ? » entendit-il derrière lui, reconnaissant la voix de la guichetière.
L’entrée du parc était fermée, par des barbelés, comme si tout était désaffecté. Il essaya donc d’escalader le muret d’enceinte, mais il était bien trop haut !
Il se retourna. Les spectres de tout le parc, des enfants morbides aux parents décharnés, en passant par le personnel du parc dans son intégralité semblait l’avoir suivi. Tous avançaient vers lui, lentement, et inexorablement, une odeur de fétide de chaire calcinée les précédents.

Une larme se mis à couler sur la joue de Sacha. Il serra les poings et couru du plus vite qu’il put.
A travers les barbelés.
La douleur était immense, il sentait ses vêtements s’arracher aussi facilement de la peau. C’était insupportable, mais la folie du désespoir, et surtout l’odeur de brûlé qui empirait le motivait jusque dans ses derniers retranchements. Il parvint enfin à passer le terrible obstacle.

Il arriva au parking. Il démarra sa voiture en trombe, et pris l’autoroute pour rentrer chez lui au plus vite. Malheureusement, il alla un peu trop vite. Et un crash violent ne tarda pas, lorsqu’il perdit le contrôle de son véhicule et alla s’encastrer dans une barrière de sécurité.


Sacha se réveilla en sursaut. Haletant, dégoulinant de sueur. Il regarda autour de lui… Que cela voulait-il dire ? Il se pensait à l’hôpital ! Mais il était dans son appartement, sur son lit complètement défait… Il prit une profonde inspiration. Pfffff… C’était juste un cauchemar.
Rassuré, sourire béat et idiot aux lèvres, il se mit sur ses jambes… courbaturées. Il a dû rêver très fort pour que ses muscles soient si tendu ! Il se dirigea vers sa machine à laver, pour faire ce qu’il avait déjà l’impression d’avoir fait, ramasser son linge. Un T-shirt, un boxer, une chaussette… Le fameux pantalon.
Il palpa la poche, et eu un frisson dans le dos en sentant un objet dur dans la poche. Il palpa plus fort, plus dur qu’un tract chiffonné ! Il plongea sa main dans la poche pour sortir l’étrange objet.

Une clé, celle du carrousel….
Auteur : Litrik

La Creepypasta a été inspirée du parc d'attraction abandonné nommé Dadiland, situé quelque part en région flamande en Belgique dont l'ambiance rappelle beaucoup Silent Hill ainsi que Prypiat, la ville située près de Tchernobyl si on compare la photo montrant les autotamponneuses qui sont assez identiques.

samedi 4 août 2012

D'amour et d'eau fraîche

La fête battait son plein dans cette grande propriété du sud de la France. Le mariage de Jeanne et Paul ne pouvait être plus parfait. Après leur vœux a l'église, ils s'étaient tous réunis dans un château loué pour l'occasion.


Jeanne avait aimé Paul dés le premier regard. Toujours vierge, elle s'était gardé pour l'Homme de sa vie; et elle l'avait enfin trouvé. Il était tellement beau, Paul, et tellement pur. Elle se sentait bien quand elle s'abandonnait dans ses bras rassurants, et elle attendait avec impatience le soir ou elle pourrait enfin offrir son innocence a son prince de la nuit.


Paul, de son coté, avait succombé a sa dulcinée dés le premier jour . La nature avait offert a sa belle des yeux d'un bleu profond et des cheveux blonds, aussi clairs et beaux que la lumière du jour. Elle avait un visage d'une pureté et d'une blancheur qu'il n'avait jamais vu auparavant. Il ne pouvait vivre sans elle et leur amour survivra jusqu'au delà de la mort elle même.


Oui Jeanne et Paul formaient vraiment un couple parfait. Et sous la chaleur de ce superbe soir d'été, ils savaient qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. L'orchestre jouait des valses de Vienne. La joie régnait parmi les invités. Un parfum de rose et de chèvrefeuille embaumait l'air et les jeunes mariés menaient la danse dans ce tableau estival.


Un dernier verre, une dernière danse, et tout le monde regagne sa chambre. Le couple s'est éclipsé depuis longtemps déjà dans leur suite et goûtent enfin a l'amour dans son plus simple appareil.


Mais le jardin n'est pas totalement vide. Tandis que tout le monde est déjà dans les bras de Morphée, un invité surprise traverse le jardin. Quel dommage; il n'a pas pu profiter de la fête. Et puis ce voyage l'a épuisé et affamé. Impossible de dormir sans avoir mangé un morceau. Par chance, ce n'est pas la nourriture qui manque.


Jeanne a toujours eu le sommeil fort léger. Si bien que le moindre bruit la sors de ses rêves. Et les bruits de pas dans l'étage du dessous n'a pas fait exception. Qui donc peux bien être levé a cette heure de la nuit ? Sans savoir pourquoi, un frisson lui parcours le corps. Mais a maintes reprises, son imagination débordante lui a joué des tours. Ce n'est sûrement rien, se dit elle; et puis tant qu'il est la, il ne peux rien lui arriver. Elle se rendors doucement dans les bras de son bien aimé. Il est si rassurant, si doux, surtout quand il dort.


Notre invité surprise a enfin trouvé son repas. Lui aussi a le droit a la fête après tout. Il traverse la salle de bal et se dirige vers le garde manger.


Alors que le calme est revenu, un grincement perce le silence dans la chambre des mariés. Mais Jeanne ne se réveille pas cette fois ci, si bien qu'elle ne voit pas qu'un invité surprise l'observe juste a coté de son lit. Elle ne sent pas non plus la chaude respiration sur son coup gracile.


Et puis, tandis qu'elle essaie désespérément de crier, notre fureteur guilleret goûte a son met préféré. No problème, il a largement de quoi faire un festin de roi ce soir.


Auteur : Lefantomenoir

Hé hé... Bien ficelé comme un filet mignon l'intrigue.

mercredi 1 août 2012

L'Homme de minuit.

Les citrouilles brillaient et éclairaient la pénombre de ce 31 octobre. Les enfants déguisés en petits monstres courraient dans les rues en criant « bonbon ou farce ! » à tout bout de champ.


- On te laisse la maison Josh ! cria ma mère du rez-de-chaussée.
Je jetai discrètement un œil à ma montre : 19 h 30. « Parfait, comme prévu... » pensai-je joyeusement.
- Josh ! Viens ici tout de suite ! continua mon père.
Je descendis les escaliers rapidement, frôlant la chute. Mes parents m'attendaient devant la massive porte d'entrée en bois.
- Bon, je t'explique les règles, commença-t-il, tu as le droit d'inviter des amis mais vous restez calme, vous répondez aux enfants qui tapent à la porte, les bonbons sont dans la cuisine ! Tu nous appelles à 23 heures sur mon portable !
- Oui, je sais, je connais les règles !
- On rentre demain après midi, on dormira à l'hôtel, termina ma mère, en cas de problème de toute façon, il y a les voisins !
- Je sais, j'irai les voir au cas où !
Mon père me dévisagea avec insistance.
- Pas d'alcool...
- ...ni de drogue ! Quand même papa, tu me fais confiance non ?
- Oui, oui. Bon, à demain !
Ils m'embrassèrent chacun leur tour avant de partir dans la voiture. Dès que la lumière des phares disparût, je me mis à la préparation de notre soirée.
J'avais invité quelques amis pour fêter Halloween, nous allions faire une soirée inoubliable. Le sel, les bougies, tout était prêt. Nous allions garder les bonbons pour nous, j'avais posé sur la porte une feuille indiquant que nous ne participions pas à Halloween, les enfants n'allaient pas nous déranger.
Vers 20 h 30, mes amis arrivèrent. Pas un seul en retard. Il y avait mon meilleur ami Travis, ma petite amie Sally, une de ses amies Joann et un autre ami à moi, Kevin.
Ils entrèrent rapidement, le temps s'était étrangement assombri et des nuages effrayant s'étaient formés.
- Salut ! dis-je en ouvrant la porte. Entrez vite, les pizzas sont prêtes, installez vous dans le salon.
J'embrassai ma petite amie qui pris tout de suite la direction des canapés en guidant Kevin et Joann. C'était la première fois qu'ils venaient chez moi, et il faut dire que ma maison est plutôt imposante : grandes portes en bois massif, charpente visible et plus de 200 mètre carré de rez-de-chaussée, le terrain idéal pour notre projet nocturne.
Notre petit jeu, je l'avais organisé avec Travis. On avait mis le nez dessus en fouillant sur internet, sur un site racontant des histoires paranormales. Personne ne l'avait véritablement essayé, et ceux qui avait tenté le recommandait fortement pour ceux qui voulait des sensations fortes.
Tout le monde à cette soirée avait accepté de participer, sans rechigner mais ils ne savaient pas de quoi il s'agissait. On leur avait juste dit que ça allait être « effrayant ».
Sally étant une adepte du surnaturel, elle accepta la première et motiva Kevin et Joann.


Alors que tout le monde était installé dans le canapé, Travis m'aida à sortir le repas du four et à répartir le matériel nécessaire par candidat.
- Ça suffira à ton avis ? demandai-je à Travis.
- T'inquiète, j'ai aussi ramené quelques bières et une bouteille de vodka histoire de nous mettre dans l'ambiance !
Je restai sceptique lorsqu'il m'annonça son « cadeau ».
- Ouais, mais pas d'abus hein ! J'ai promis à mon père que...
- Il ne remarquera même pas une bouteille de panaché avec moi, t'as pas de souci à te faire !
Malgré toute la préparation et l'organisation dont on avait fait preuve, j'avais un peu peur que ça tourne mal. « C'est pas vrai, ce sont que des histoires, calme toi... ».




22 h 30. Les pizzas sont mangés et on est avachi sur le canapé, devant un film d'horreur. Sally est blottie dans mes bras, Joann a tenté une approche sur Kevin, qui se révéla victorieuse. Travis, quant à lui, commentait les effets gore du film mal fait, avec son verre de vodka à la main.
- H-1,5, me chuchota-t-il.
- Tais toi, j'écoute, répondis-je en rigolant et en le repoussant.
Il rigola et s'installa dans le fauteuil de cuir.


23 h 30. Le film venait juste de se terminer quand Travis se leva.
- Je vais au toilette, je reviens, déclara-t-il.
En passant devant moi, il me donna un léger coup de coude et m'appela discrètement. Nous nous dirigeâmes alors vers la cuisine.
- T'as vraiment tout ce qu'il faut ? Papiers, crayons, aiguilles, bougies, allumettes, sel ?
- Oui oui, t'inquiète pas, j'ai tout préparé, répondis-je, mais je le sens mal...
- T'as pas à t'en faire, c'est qu'un jeu ! En quoi ça pourrait mal tourner ? Tu sais toi même que les fantômes n'existent pas et c'est toi qui est le premier à crier haut et fort que c'est des conneries !
- Ouais, mais bon... je sais pas...
- C'est qu'un jeu, on va flipper, et voilà ! Aller, on va expliquer les règles !
Nous emmenâmes le matériel dans le salon. Tout le petit groupe fût étonné de nous voir débarquer avec autant de babioles.
- C'est pour la surprise ça ? demanda Sally.
- Oui, répondis-je en répartissant les objets. Vas-y Travis, explique en quoi ça consiste !
- Nous allons faire ce soir le Jeu de Minuit. Pour faire simple, nous avons jusqu'à 3 h 33 précise à partir de minuit pour traverser la maison de Josh. Étant donné pour que Kevin et Joann, c'est la première fois qu'ils viennent ici, nous allons faire la visite de la maison et le trajet à effectuer. Sally, tu nous accompagnes pendant que ton copain prépare le matériel ?
- OK ! A tout de suite Josh !
Elle m'embrassa avant de partir avec les autres, me laissant seul dans le salon.
Je répartis les bougies, nous permettant de nous déplacer dans le noir, avec une boîte d'allumette par personne, le papier et le crayon. Chacun avait aussi une aiguille, pour la goutte de sang. Cette dernière était obligatoire pour l'invocation.
Le trajet à effectuer était assez simple : il fallait traverser le salon, la cuisine, le long couloir débouchant sur ma chambre et sortir par la baie vitrée donnait sur la piscine extérieur. En gros, il fallait cinq minutes avec les lumières pour traverser tout ça. Le jeu aurait dû se terminer vers minuit et demi.
Après un quart d'heure de visite poussé, le groupe revint dans le salon et s'installa sur le canapé. Je commençai l'explication de la soirée.
- Nous allons invoquer l'Homme de Minuit. Pour cela, nous allons nous placer juste après devant ma porte d'entrée en bois. Chacun écrira son prénom sur un papier, déposera une goutte de son sang avec l'aiguille qu'il étalera le plus possible, posera la bougie allumée sur le papier qui sera devant la porte. Il faudra que tout le monde tape 22 fois sur la porte et le dernier coup devra tomber parfaitement sur minuit pile ! Autrement, cela risque de mal tourner.
- Comment ça, mal tourné ? s'inquiéta Joann.
- Tu n'as pas à t'en faire, répondit Travis, on gère la situation.
- Cela fait, continuai-je, il faudra traverser la maison, bougie à la main. L'Homme de Minuit est un esprit, pas une personne à part entière. Vous devrez l'éviter à tout prix ! Si votre bougie s'éteint, c'est qu'il est proche. Vous aurez alors 10 secondes pour rallumer votre bougie avec les allumettes. Si vous n'y parvenez pas, vous devrez utiliser le sel que vous aurez pour faire un cercle autour de vous.
- Et si jamais on n'arrive pas à faire le cercle ? demanda Sally.
- L'Homme de Minuit viendra à votre rencontre, expliqua Travis, et vous vivrez votre pire cauchemar jusqu'à 3 h 33 précisément.
D'un coup, Kevin éclata de rire.
- Que des conneries ! rigola-t-il.
- On verra à minuit, grogna Travis, mais vient pas pleurer si t'aperçoit une ombre.
- On se calme, dis-je, maintenant, je vais expliquer ce qu'il ne faut ABSOLUMENT PAS faire. Interdiction de s'éclairer avec autre chose que la bougie, donc les portables seront éteints. Pas une seule lumière allumée, j'irai couper le disjoncteur après. Le jeu se termine à 3 h 33, interdiction d'aller dormir pendant ce temps. Mais le plus important : jamais, jamais, jamais provoquer l'Homme de Minuit.
Kevin rigola encore plus fort que la première fois.
- « Jamais, jamais, jamais provoquer l'Homme de Minuit. », répéta-t-il avec une voix sinistre. Je sens que je vais bien me marrer tout à l'heure !
- Tais-toi, cria Travis, écris ton nom sur le papier et met une goutte de sang, tout le monde le fait aller !
Chacun écrivit dans le silence son nom puis, avec l'aiguille, déposa sur les papiers une goutte de sang bien étalée.
- Bien, continuai-je en suçant mon doigt piqué, maintenant, je reviens, je vais éteindre les lumières. Pendant ce temps, allumez les bougies, récupérez votre boîte d'allumette et le sel !
Je descendis à la cave. Cela faisait des mois que je n'étais pas descendu, la poussière avait envahi le sol. Des toiles d'araignées gigantesques s'étaient formées dans les coins de mur. En me dirigeant vers le disjoncteur, j'entendis un faible ricanement. Un rire sinistre qui me fit trembler.
- Arrêtez, c'est pas drôle les gars ! dis-je en tremblant. Sortez de là !
Personne ne me répondit. « C'est ton imagination... ». J'éteignis rapidement l'électricité et pris le chemin des escaliers lorsqu'un vent glacial me stoppa. Une voix faible me parla :
- ne te retourne pas...
Tremblant de peur, je courus jusqu'en haut et fermai la porte de la cave à clé. En me retournant, une lumière blanche m'aveugla.
- Tout va bien ? demanda Sally. Tu es tout pâle !
- J'ai... je... non ça va, t'inquiète pas.
Elle m'embrassa et me guida jusqu'à la porte d'entrée. Ils avaient disposés les bougies sur les papiers et se tenaient tous debout devant la grande porte en bois. Travis me tendit mon sel et ma boîte d'allumette.
- Viens à côté, dit-il, ta bougie est juste là.
Je me mis en place et fixai mon cadran de montre. Il était 23 h 56.




1, tout le monde se tient droit, le visage faiblement éclairé par la lueur des bougies.
2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15. Je tremblai légèrement.
16, 17, 18, 19, 20. 
- Préparez vous à éteindre vos bougies, déclara Travis.
21.
- Attention...
Minuit pile. Vingt-deuxième coup. Nous avions compté juste. Tout le monde souffla sur les bougies. J'allai ouvrir la porte mais la poignée tourna légèrement d'elle-même. « Il est là ». J'entrouvris la porte, la refermai rapidement et d'un coup sec, allumai une allumette. Ma bougie était allumée, Travis s'en était occupée.
- Le premier arrivé à la piscine a gagner ! rigola Joann.
- Bienvenue, Homme de Minuit, déclara d'une voix hautaine Kevin.
Tout le monde prit un chemin différent. Travis et moi étions restés devant la porte d'entrée.
- Je crois qu'ils n'ont pas bien imprimé le parcours, chuchotai-je.
- Tant pis pour eux, répondit-il, on les reverra dans trois heures en plein cauchemar.
Sur ce, il prit la direction du salon. J'attendis quelques minutes avant de prendre la même direction que lui.
J'avais l'impression de ne pas visiter la même maison, que tout avait changé. L'atmosphère était lourde, pesante et glauque. J'entendais de temps en temps des rires, ceux de mes amis, mais parfois, j'entendais comme une respiration derrière moi, comme une personne qui me suivait tout doucement. D'un coup, ma bougie frôla l'extinction mais avec ma main, je la protégeai des coups de vent étranges.
Le salon avait changé, véritablement changé. Les meubles avaient bougé et des symboles étaient inscris sur les murs.
- Travis ? criai-je doucement. C'est toi qui a déplacé tout ça ?
Pas un bruit. Pas une seule réponse. Mes pas résonnaient dans le salon, la table était renversée, la télévision n'était sur aucune chaîne, elle n'affichait que de la neige.
Soudain, un grincement juste derrière moi, puis un souffle chaud dans mon cou. Ma bougie vacilla quelques secondes avant de faiblir dangereusement. Je tâtai vainement mes poches d'une main tremblante : « Non, tiens le coup, c'est pas le moment de sortir le sel. Prépare juste une allumette au cas où. »
Je m'immobilisais au milieu de ce salon que je ne reconnaissais pas. Ma bougie ne vacillait plus. J'étais dans un nouvel endroit, effrayant. Je voulais partir d'ici, mais je ne pouvais pas. Je regardai ma montre avec l'aide de ma bougie : 00 h 14. La nuit ne fait que commencer.


J'avançai tout doucement vers la cuisine quand j'entendis un cri. Pas un cri de peur, ou autre, mais un râle sinistre provenant de l'étage, comme si une personne agonisait.
- Ça va ? demandai-je.
Une voix chuchota à mon oreille.
- Ne jamais me défier...
Je me retournai vivement, dans l'espoir de trouver Travis ou Kevin me faisant une blague mais personne n'était derrière moi. Simplement le mur.
Deuxième cri d'agonie.
- Je... J'arrive ! déclarai-je.
Je fis demi-tour et me dirigeai vers l'escalier. Le premier étage était composé d'une salle de bain, de ma salle de jeux avec mes consoles et mon ordinateur et d'une chambre d'ami.
En arrivant devant les escaliers, ils me semblaient beaucoup plus long. « Tant pis, il faut que j'aille voir. »
Je montai tout doucement quand quelque chose tomba sur mes cheveux. Une goutte. Je touchai en tremblant mon crâne et éclairai mes doigts à la bougie. Du sang. Du sang avait coulé sur mes cheveux.
Je n'osais pas relever la tête, je tremblais de tout mon corps et ma bougie ne vacillait pas. L'Homme de Minuit n'était pas à côté. Je continuai mon ascension vers le premier étage, en essayant d'ignorer les gouttes de sang qui me coulait sur le haut du crâne.
Arrivé au premier étage, tous les cadres étaient tombés par terre. Des pentacles étaient inscrits aux murs, des yeux étaient dessinés avec je-ne-sais quelle couleur. Un rouge pourpre. « Du sang... ». Le couloir s'était aussi allongé, offrant quatre nouvelles portes. « C'est impossible, c'est un cauchemar... ».
Troisième cri. Il provenait de ma salle de jeu. J'avançai tout doucement vers la salle puis me baissai pour essayer de distinguer de la lumière sous la porte. Rien. L'Homme de Minuit avait dû avoir l'un d'entre nous dans la salle. « Comment il s'est retrouvé ici ? J'espère qu'il a fait le cercle de sel... »
- Qui est là ? demandai-je l'oreille collée à la porte.
Un autre cri.
- Je rentre !
La porte grinça sur ses gonds. Dès le premier pas que je fis dans la pièce, plusieurs bougies s'allumèrent autour de moi. Un véritable cauchemar.


Kevin était là, au centre de la pièce. Il était cloué au sol, par les mains, les pieds et le ventre. Il était dans un pentacle, dessiné avec son propre sang.
- Oh... oh mon Dieu... Kevin... c'est...
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que je vomis tout mon repas par terre.
- Pars d'ici, cracha-t-il. Ne reviens pas, ou Il sera là. Il faut que...
Ses yeux regardaient dans toutes les directions. Les bougies installées dans la salle à la place de mes consoles, de ma télé et de l'ordinateur vacillèrent.
- Il est là, murmura-t-il. Fuit maintenant ! Tu as encore le temps...
Je rebroussai chemin, sans le lâcher des yeux. « Je suis désolé... ». Il hurla de nouveau et toutes les bougies s'éteignirent. Repensant aux règles, j'allumai une allumette et ma bougie était de nouveau étincelante. Une ombre était apparût devant moi, mais en voyant la bougie, elle disparût en courant vers le rez-de-chaussée. En me retournant, pour jeter un dernier regard à Kevin, il avait disparu, laissant place à une large flaque de sang.


00 h 42. J'ai fouillé tout le premier étage, je n'ai rien trouvé. Les nouvelles portes amenaient dans des pièces vides, sans aucun intérêt. Seulement une pièce inconnue était fermée à clé, au fond du couloir, et un filet de lumière sortait par le trou de la serrure. La salle du bain est couverte de sang, avec de nombreux outils de torture je crois, je ne sais pas. Après plusieurs minutes de recherche, je décidai de redescendre dans le salon et de continuer le chemin vers la piscine.
Le salon avait encore changé, la télévision était débranchée, on pouvait voir le câble au milieu du salon, mais elle affichait toujours de la neige.
Je décidai de ne pas m'attarder ici et je continuai mon chemin vers la cuisine. Bizarrement, rien n'avait changé. Quelqu'un avait placé une simple bougie sur le bar, histoire d'éclairer un peu plus la pièce, mais sinon, pas d'inscription satanique sur les murs, pas d'objets détruits ou de couteaux couverts de sang. Tout était impeccable. Jusqu'au souffle.


Un souffle éteignit toutes les sources de lumière, et je me retrouvai dans le noir total quelques secondes, le temps que je rallumai ma bougie. « C'est... c'est impossible... ».
Tout avait changé à nouveau ! Le bar, qui était alors à ma droite, se trouvait en face de moi, un pentacle géant était dessiné sur le sol, une traînée de sang se tenait en face de moi, continuant vers le couloir.
- Je le savais, on aurait jamais dû jouer à ça...


Je suivis la traînée de sang. Plus j'avançais et plus elle s'étendait. Elle devait normalement suivre le couloir et arriver dans ma chambre ou une autre pièce mais non, elle tourna vers la gauche et alla vers un escalier. Un escalier était apparût dans ma maison. Il montait encore plus haut que le premier escalier. « Un deuxième étage ? ». Je ne savais pas quoi faire, mais j'avais trop peur pour l'emprunter. J'allai continuer mon chemin vers ma chambre quand une voix me stoppa.
- Josh ? Viens, s'il te plaît... viens m'aider... je t'aime Josh...
Cette voix. C'était Sally.
- Sally ? C'est toi ?
J'avais les larmes aux yeux. J'entendais enfin une voix que je connaissais.
- Viens... je t'aime, j'ai besoin de toi... pourquoi tu veux m'abandonner Josh ?
La voix venait d'en haut des escaliers, de ces fameux escaliers. J'ai tout de suite fait le lien entre Sally et la traînée de sang. « Non, ce n'est pas possible... »
- J'arrive Sally ! Attend moi !
- Pourquoi tu m'as abandonné Josh ? Pourquoi tu m'as laissé ?
Plus je montais, plus la voix était forte.
- Je ne t'ai pas abandonné ! Ce n'est pas vrai !
- Tu t'éloignes de moi, pourquoi ?
- Mais j'arrive Sally !
Une porte se dessina avec la faible lueur de la bougie. Il fallait que je l'aide, que je la sorte de là, de cet enfer. Mais je ne reconnaissais pas sa voix. A l'intérieur de moi, j'avais un doute, j'avais peur que ça soit un piège. Mais elle continuait à m'appeler, et je ne pouvais pas la laisser ici.
J'allai actionner la poignée quand une voix m'appela.
- Redescend Josh ! Ce n'est pas elle !
C'était Travis, c'était sa voix.
- Mais elle est là !
- Ce n'est pas elle, redescend vite ! On se rejoint à la piscine, ça va pas du tout là !
Je redescendis en vitesse, en essayant de ne pas faire attention à la fausse voix de Sally.
- Je souffre Josh... et tu me laisses là... tu ne m'aimes pas Josh, tu ne m'as jamais aimé... j'ai mal... j'ai mal...
La voix continuait de répéter « j'ai mal » comme un CD rayé. Une fois arrivé en bas, elle se tût. Je repris mon chemin vers ma chambre, complètement chamboulé.


La porte de ma chambre était entrouverte. En me retournant une dernière fois, je vis une ombre avancer tout doucement vers nous, comme si elle nous suivait. Mais le pire, c'était que je n'arrivais pas à distinguer les escaliers que je venais d'emprunter. Ils avaient disparu.


- Elle veut pas s'ouvrir ta baie vitrée !
Travis tentait, en vain, d'ouvrir la fenêtre. Il avait posé sa bougie sur ma table de chevet.
- Regarde, me dit-il, ta putain de piscine est juste derrière. On est à quelques mètres de la victoire ! Et ta baie vitrée veut pas s'ouvrir bordel !
J'essayai à mon tour : rien à faire, elle était complètement bloquée.
- Bah merde, on a essayé juste avant, ça marchait impec'...
- Ouais mais là tu vois, c'est un peu un bordel monstre ! On est plus que deux, il y a du sang partout et des trucs de Satan sur les murs...
- Balance un truc contre la fenêtre, tant pis si je me fais engueuler, faut sortir de là !
Il posa sa bougie par terre et attrapa ma table de chevet.
- Écarte toi !
Il lança de toutes ses forces la table contre la vitre. Pendant ces quelques secondes, je me sentais enfin libre, nous allions nous en sortir, sauver les autres, ne plus vivre ce cauchemar. Mais nos rêves furent vite estompés.
La table rebondit contre la vitre, sans même lui faire la moindre marque d'impact.
- C'est pas possible... chuchotai-je.
- Attends, je vais réessayer ! répondit-il.
Rebelote. La table retomba au sol et se cassa en plusieurs morceaux. De rage, Travis se jeta sur la fenêtre et frappa de toutes ses forces avec ses poings. Il avait les mains en sang, mais il n'y faisait pas attention, il frappait de toutes ses forces, malgré la douleur.
- Laisse tomber Travis, murmurai-je. Il faut attendre...
Il s'écroula par terre, en larme.
- J'en peux plus... dit-il entre deux sanglots. Je veux en finir...
Je pris le sel de sa poche et fis un cercle autour de lui.
- D'après les règles, tu ne risques rien ici, alors reste là et attends 3 h 33 ! Il est exactement...
Mon espoir disparut dès l'instant où je vis l'heure : 0 h 56.
- C'est pas possible, il est au moins 1 h 30, pas 1 h 00 ! Le temps passe moins vite ou quoi ?
- Je viens avec toi, dit Travis en repoussant le sel, je vais pas rester ici tout seul ! Il faut retrouver les autres !
Décidés, nous repartîmes vers le salon, puis vers la porte d'entrée.
Les meubles n'arrêtaient pas de changer de place, de nouveaux symboles apparaissaient, les voix étaient plus présentes. Il fallait sortir de ce cauchemar. Soudain, je me souvins de la porte bloquée au premier étage.
- Il y a une porte en haut qui est fermé, dis-je. Ça se trouve, c'est une sortie ou un truc dans le genre !
- Ça vaut le coup d'essayer, au point où on en est...
Nous montâmes les escaliers tout doucement, les voix se rapprochaient dangereusement de nous. Malgré les ombres et les murmures, nous avancions vers la fameuse porte. Alors que nous étions à quelques mètres, un coup de vent éteignit nos bougies. Je n'eus aucun mal à rallumer la mienne, mais Travis avait plus de mal : ses allumettes ne fonctionnaient pas.
- Merde... allume toi... souffla-t-il.
- Dépêche toi, t'as quelques secondes ! Sinon, utilise le...
Le sel. Il n'avait pas de sel, je l'avais gaspillé quand nous étions dans ma chambre.
Nous nous regardâmes. Je lus de la peur et de la haine dans son regard. Il savait qu'il allait y passer. C'était trop tard pour lutter. Il lâcha sa bougie, essaya de murmurer quelque chose, mais c'était trop tard.
Quelque chose le tira par les jambes. Il hurla à la mort mais l'ombre le tira vers la salle de jeu, là où Kevin était mort. Je n'osais même pas imaginer ce qu'il allait subir.
- Je suis désolé Travis...
Je n'eus aucune réponse. J'étais seul.
J'arrivai en face de la porte et posai ma main sur la poignée. La lumière était plus intense qu'avant et éclairait une petite partie du couloir. Je tournai par automatisme la poignée, j'avais déjà essayé avant et la porte était fermée, mais là, c'était ouvert. La porte était ouverte ! Nous étions si près du but, et Travis... je devais avancer, sortir de là et prévenir les secours. J'ouvris la porte et une lumière blanche m'aveugla.
- Ça y est ! Je vais sortir d'ici !
Je fis un premier pas dans la lumière et d'un coup, je me sentis plus léger, serein, en sécurité. C'est alors que j'ai fermé les yeux.




Silence.
Chuchotements.
Je sentais... je sentais des personnes autour de moi.
- Il se réveille !
La lumière. Une lumière m'aveuglait.
J'ouvrais les yeux mais c'était flou.
- Ça va Josh ?
C'était Sally, avec le groupe. Il y avait Travis, Kevin et Joann.
- Qu'est ce qui s'est passé ? demandai-je.
- On jouait au jeu, raconta Travis, et on t'a entendu hurler à la mort donc on est venu te voir ! Tu étais pâle comme un linge, limite gris ! T'avais pas de sel et ta bougie était éteinte ! T'as dû te faire avoir par l'Homme de Minuit !
J'en croyais pas mes oreilles, je m'étais fait avoir comme un Bleu. L'Homme de Minuit m'a eu dès le début !
- Alors, ce n'était qu'un cauchemar !
- Oui ! Tu n'as plus à t'en faire maintenant, me rassura Sally en me prenant dans ses bras.
- Mais, quelle heure il est ? demandai-je.
- Il doit être deux heures, répondit Travis.
- Et vous avez rallumé les lumières... ?
- Bah oui pourquoi ?
Un silence s'abattit sur la maison. Un silence surnaturel. Les lumières s'éteignirent d'un seul coup. Le cauchemar recommença.




Drame pendant Halloween.
Cinq adolescents ont été retrouvés massacrés dans la maison de l'un d'eux. Il semblerait qu'ils jouaient à un jeu nommé : l'Homme de Minuit, basé sur des faits paranormaux.
Une enquête est en cours sur les circonstances du massacre. Les autorités privilégierait l'hypothèse du coup de folie de l'un des adolescents.
Un seul indice semblerait être associé à la cause paranormal : un message inscrit avec le sang d'une victime sur un mur : « Ne jamais contrarier l'Homme de Minuit... ».
Auteur : Pierre B.

À lire un soir de pleine lune. Peur assurée !