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mercredi 31 août 2011

Beautiful.mp3

Je sais qu'il est tard, je sais que vous n'avez pas la tête à ça, mais il faut vraiment que je parle à quelqu'un. Je n'en peux plus. Vraiment.

Je vais essayer de vous donner le plus de détails possible. Je pense que vous vous y connaissez, vous devez m'aider.



Je suis une fille. J'ai 16 ans, j'habite dans une maison à la campagne près de la Loire, située au-dessus de champs et de quelques petites forêts. J'ai toujours aimé me promener là-bas lorsque je voulais être seule, sans ces idiots d'humains qui me pourrissent la vie.



Depuis toute jeune, je ne me considère pas comme tel. On m'a appelée monstre, je m'appellerais comme cela, alors appelons moi Monstre durant ce récit. Je pense que je ne peux être que ça désormais.

Comme beaucoup d'autres personnes, je n'ai pas vécu de belles choses dans ma vie. J'ai perdu un peu l'esprit, c'est vrai, mais je vois encore ce que je fais, je crois que je suis encore moi-même, je crois.



J'ai un petit ami, adorable, gentil. C'est grâce à lui que je tiens encore, c'est en pensant à lui, même si il ne m'a pas répondue. Je l'aime. Je crois d'ailleurs que ça a commencé à cause... Je ne peux pas dire à cause en le mentionnant, je crois que ça a commencé par son biais sans qu'il ne le sache.



Il avait hébergé sa cousine durant toute une semaine, je n'avais pas pu le voir énormément. J'étais triste, mais un jour, il est venu chez moi, il était parti sans rien dire à ses parents. On s'est câlinés, et avant de partir, il m'a donné une montre à gousset.

"Comme je dois raccompagner ma cousine chez elle, prends-la avec toi. Tu me la rendras bientôt, quand on se reverra."



Je la gardai donc toujours très près de moi. Quand je la posais contre mon oreille, je me sentais soudainement... bien. Je l'ai contre mon oreille pour essayer de me calmer. Ça fonctionne un peu.

Seule, je n'avais rien à faire. Il n'y avait plus personne sur MSN ou autres réseaux sociaux, tous partis en vacances, à se dorer au soleil pendant que je suis en train d'écrire ces lignes. Après tout, je m'en fiche. J'aime pas être un mouton.



J'ai quand même découvert une musique vachement belle, un truc joué au piano dans le style bien classique, ça s’appelait Secret. Je l'écoutais en boucle, encore et encore, elle était magnifique. Je me souviens que j'avais vraiment très envie de la jouer, encore plus que toutes les autres musiques que j'ai pu entendre de ma vie. J'ai donc réussi à trouver une partition sur internet en 4 pages. Je l'ai donc imprimée. Une seule chose m'avait un peu dérangée, c'est que les lignes de la portée s'étendaient vraiment jusqu'à l'extrémité de la page et que j'ai eu beaucoup de mal pour régler le zoom, sur mes feuilles elles s'arrêtent donc pile à la limite. Mais bon, tant que je voyais toutes les notes, peu m'importait.



J'ai étudié le piano pendant 10 ans, j'ai arrêté les cours et je joue encore pour mon plaisir personnel. J'ai commencé à apprendre cette musique. Elle était vraiment difficile, j'ai beaucoup eu de mal à la déchiffrer.

Je crois que c'est à partir du déchiffrage que tout commença...



La nuit même, après avoir essayé de jouer cette musique pour la première fois, j'eus beaucoup plus de mal à aller dormir qu'auparavant. J'entendais des bruits provenant de la pièce désormais vide à côté de ma chambre, comme des bruits de pas... J'ai quitté le pc vers minuit, 1h du matin. Mon mec me parlait pas beaucoup, ça m'énervait.



Je suis allée dans mon lit. La lune éclairait doucement ma pièce, mais j'avais quand même un peu peur du noir. J'ai fermé les yeux, je tenais ma peluche contre moi. C'est alors que je fis l'erreur typique.



Je regardai à nouveau la pièce. Il n'y avait plus de lumière. Tout était noir. Je ne discernais qu'un peu les meubles de ma chambre. Je les referma, mais ma vision ne changea pas. Je vis alors une sorte de masse blanche approcher de moi, rampant sur le drap. Je me suis foutue le plus rapidement possible sous ma couette. Je ne pouvais pas prendre mon portable, je ne pouvais pas serrer la montre contre moi, elle était sur mon bureau, j'entendais ce doux tic, tic, tic, tic...



Et plong. Le bruit du pied se posant lourdement sur le sol. Très près de moi. Juste à ma droite. Plong. Une seconde fois, encore plus près. J'ai commencé à entendre du bruit. Comme un ventilo, mais vachement saccadé, et super grave... Ça rentrait dans mes oreilles, ça me bouffait la tête, j'arrivais pas à arrêter de penser à ce bruit, j'en pouvais plus.

Je me suis allongée sur le dos, et pouf. D'un coup, plus rien. Plus de bruit.

J'ai senti mon front devenir glacé à un endroit.

Puis... mes lèvres...

J'ai sursauté. J'ai toutefois réussir à m'endormir, je ne sais plus vraiment comment.





J'en parla à plusieurs amies. Aucune d'entre elle ne su me donner de bons conseils, mais ce qui m'intrigua vraiment fut le je m'en foutisme total de mon mec qui me dit uniquement "Fais pas attention aux bruits". En même temps, il devait s'occuper de sa cousine beaucoup plus que moi, évidemment qu'il ne me disait rien. J'aimerais vraiment tuer cette sale gosse, à cause d'elle, il est loin de moi. J'aimerais la tuer.



Je continuais d'étudier le morceau, sans relâche. Je voulais la réussir, je m'y attachais avec encore plus d'acharnement que tous les autres morceaux. Mes parents, pas très réceptifs à ce que je pensais, me disaient uniquement "Tu la joues mal" "Pourquoi tu joues autant?" "Va faire la vaisselle." . Ils ne comprenaient jamais rien. Jamais... Ils n'ont jamais compris...



Cette journée, je l'avais beaucoup étudiée. Je réussissais à jouer la moitié du morceau.

Toutefois... Ma seconde nuit en compagnie de cette montre était encore une fois étrange.

J'étais sur le bureau, il devait être 2h du matin. Mon mec devait sûrement dormir et je parlais à une de mes amies qui avait des problèmes d'amour. Je mettais le tic tac à mon oreille pour ne pas entendre... Les bruits.



Dans cet ordre, j'entendis de nouveau les pas dans la pièce voisine. La lumière de ma chambre était allumée, j'avais vraiment peur. Je parlais de ce qui se passait à mon amie... Je n'arrivais pas à bouger de cette chaise. J'ai entendu... Les pas, derrière ma porte, trois, je crois, trois pas... J'entendis le tout petit "clic", d'une main se posant sur la poignée et la baissant un tout petit peu, juste avant de l'ouvrir...



Le dernier bruit que j'entendis était une bourrasque de vent qui traversait mon couloir. Étrangement, ma porte n'avait pas bougé d'un pouce. Est-ce que celui qui m'observait n'a pas pu entrer a cause de la lumière? Je crois bien... J'étais effrayée. J'ai appelé mon copain, qui m'a encore une fois dit cette phrase.



"Fais pas attention aux bruits.

-Comment tu veux que je fasse? T'es pas là...

-Je sais..."



Je raccrocha cependant assez vite, il était avec sa cousine. Je déteste ça, je déteste vraiment cette sensation d'être rejetée, cette horrible sensation quand vous êtes dans un groupe et qu'on ne s'occupe pas de vous.



Ma journée fut sans intérêt. Je la passa donc entièrement sur mon piano, au plus grand bonheur de mes parents qui ne pouvaient plus regarder la télévision. Cependant, cela me permis d'assimiler totalement le morceau. Secret, je t'avais dans les doigts. Je téléphona à mon copain, je tomba sur son répondeur. Je lui jouai alors la mélodie pour qu'il puisse l'entendre, peut-être qu'il comprendrait qu'il me manquait par le biais de la musique.



Je me souviens, à ce moment là, quand je la joua parfaitement pour la première fois, il n'y avait plus aucun autre bruit que le piano. Juste le tic tac de la montre qui était dans la poche de mon sweat.



Je n'avais rien remarqué... Je n'avais vraiment rien remarqué... Je n'aurais vraiment jamais dû l'apprendre...



Tout ce qui était présent autour de moi ne l'était plus. Je n'étais plus dans mon salon, mais dans une pièce extrêmement sombre. Je ne pouvais discerner que les touches blanches du piano qui était en face de moi, devenu un piano à queue à l'air très ancien à la place de mon petit piano droit, noir et clean.



Je pressai une touche sur le piano, aiguë. Elle fit écho dans la pièce.



"Joue pour moi, Monstre."



Je sursautai. Qui...?



"Joue-moi ta chanson, tendre Monstre."



J'avais l'impression d'avoir déjà entendu ces paroles. Cette voix était étrange... J'aurais dû avoir peur, mais étrangement, je l'ai écouté. Je joua.



Je n'aurais pas dû... Pourquoi ai-je fait ça? Pourquoi?



La musique n'avait quasiment pas le son d'un piano, plutôt d'un son joué à l'envers. Elle avait un son un peu métallique, qui m'emportait, peu à peu... Je fini de jouer par une mélodie lente, mélancolique, et si douce...



A la dernière note, tout s'éclaira, d'un coup, comme un flash. Les touches blanches du piano étaient ensanglantées, je voyais des morceaux de tripes et des veines pendre du clavier. Je voulu m'éloigner du piano, mais je tomba au sol, le siège de piano s'écroulant sur ma jambe. Mes mains touchaient des choses étranges... Je hurlai.



Le sol, les murs, partout, il y avait de la chair humaine partout, qui semblait se mouvoir encore. Pas de squelette, que de la chair, et des milliers d'yeux plantés aux murs à coups de clous. Ils me fixaient. Tous. Ainsi que cette chose.



Je ne vu d'abord que ses chaussures. Noires. Écrasant une main qui me pointait du doigt. Je relevai ma tête, doucement. Cette chose ne bougea pas. Ses yeux rentrèrent dans mon crâne lorsque je les croisèrent.



Cette chose, c'était mon petit ami, pas dans le corps d'un humain, non. Mais dans celui d'une marionnette.



Je ne pouvais plus bouger. Je ne comprenais plus rien. Il se mis à genoux, face à moi, me caressant la tête, comme à un petit chat.



"C'est bien. Tu as surveillé la montre. Tu ne seras pas punie."



Je viens de sortir de l’hôpital. J'en profite qu'il soit endormi pour m'excuser auprès de tous ceux à qui il a réussi à donner cette musique.

A cause de moi, vous êtes tous devenus des marionnettes. Pardonnez-moi...



Je suis encore humaine... Il ne m'a pas arraché le corps, pas comme à vous... Qui avez entendu...

Je crois qu'il va se réveiller.

Surtout, n'écoutez jamais cette musique!!!







Edit: Bonsoir. Je suis le petit ami de monstre.

En ce moment elle dort, ne vous inquiétez pas, ceci est juste une histoire qu'elle veut lancer pour essayer de vous effrayer. Je suis toujours humain.

Au fait, l'avez-vous déjà entendue jouer du piano? Elle joue magnifiquement bien.







Auteur : Hope Morphin




lundi 29 août 2011

Humiliation

"Présentation"



Enfin, j’y suis presque. Plus que deux jours et je serais libre comme un oiseau. Ça va faire bientôt une semaine que je suis leur souffre-douleur et que j'en ai marre d’eux. Au début on formait une grande famille mais suffit qu’elle… Grumbl… Bref je me suis pas présenté au fait, je m’appelle Thomas et j’ai 15 ans. Le reste n’est pas intéressant donc voila… Je vais vous expliquer ce qui s’est passé ces derniers jours.



En fait, ma sœur (Mélissa) s’est fracassée la gueule à cause de moi. Ah non, je ne suis pas un monstre car vous ne savez pas ce qui s’est vraiment passé donc, vos gueules: J’étais dans mon bahut avec des potes. On trainait, parlait, harcelait les filles et puis voila qu’elle est là.



Qui ? Ma sœur pardi. Elle se la ramène avec ses copines en disant de pires choses qui me sont arrivé à mon enfance. Si vous savez la honte que ça m’a fait…Putain mes potes se moquaient de moi (gentiment, heureusement.)… Bon, ça ce n’est rien mais le pire c’était pendant l’anniv’ d’un de mes potes et je peux vous dire… C’était pire qu’être humilié devant une foule gigantesque, ils me lançaient des gobelets, me huaient, le cauchemar quoi. Et elle continua avec des propos de plus en plus lourd… Et un jour, au moment de rejoindre ses copines dehors, je me suis mis devant elle, j’ai pris son bras et je l’ai jeté dans notre piscine.



Résultat, elle est blessée à la tête avec 9 points de sutures et mes parents ont préféré la défendre et me punir plutôt que m'écouter. M'enfin, en même temps, neuf points de sutures... Mais bon. Là en ce moment, je suis enfermé dans ma chambre et je ne peux en sortir... Les cons.




"Explication"



Plus que deux jours… Pourquoi je compte les jours ? C’est simple parce qu’au jour venu, il viendra et me vengera ! Qui ça ? Celui qui est dans ma tête, il me l'a dit. Je ne sais comment que je l'ai créé mais quelque fois,je pouvais le voir. Il n'a pas de forme, c'est seulement une sorte d'orbe noir avec de la fumée autour.



Parfois,il me parle .Si je me souviens bien, la première fois que je l'avais vu c'était quand je me suis disputé avec ma sœur, je devais avoir environ 10 ans et parfois il se cachait derrière ma sœur pour qu'elle ait d'horribles maux de têtes mais moi, ça me faisait un bien fou. En gros enfin selon moi, c'est une aura. Mais pas n'importe laquelle, celle de ma colère mais pour d'obscures raisons, c'est sortie de ma tête. Comme ça sans aucune raison !



Puis avant-hier il m'a parlé d'un ton joyeux. Il m'a demandé ce qui s'est passé et je lui ai expliqué ma mésaventure. Il m'avait dit qu'il me comprenait et qu'il peut régler le problème... à sa manière. Ayant hésité, j'ai ensuite accepté en repensant à ma vie de merde. Bon, c'est tordu mais en ce moment je suis nerveux et... Oups, il est tard, je dois vous laisser les amis sinon ma daronne va me faire la morale. Je dois vous laisser, salut.




PS: J'ai écris à partir d'un portable donc si c'est en live c'normal.




"Enfin..."



LE JOUR VENU ! LE JOUR VENU ! Oh désolé si je suis excité comme une sauterelle mais c'est enfin, le jour venu !En plus, à partir de la fenêtre de ma chambre, on peut voir dans le jardin de la fumée noir mais ce n'est pas tout, des sortes de branches commencent à pousser. C'est vraiment le meilleur jour de ma vie. Il m'avait même dit qu'en ce moment les personnes qui s'étaient foutus de moi à la teuf' sont en train pleurer dans ma cave en priant pour être libérer.



Le pire,c'est que c'est vrai. Je ne sais pas comment il a enlevé tant de monde. Je ne préfère pas le savoir. La chose (ou ma colère si vous préférez) m'a donné une batte et m'a ordonné de frapper ma petite sœur. C'est mieux que mon anniversaire, selon moi. Pendant qu'il torture les "prisonniers", moi je me dirige vers la chambre de la peste.



Et quand au moment de rentrer ma sœur a commencée à pleurer en criant des excuses à tue-tête. Qu'elle est mignonne... Donc en signe de gratitude, j'ai serré sa main... Et je l'ai poussé vers l'armoire, frappé, assommé, frappé, assommé... Le bien fou ! Mais au moment de l'achever, quelque chose attira mon attention.



Dans sa poche, il y avait une lettre rose avec mon prénom marqué dessus. Je lis et c'est à ce moment que je regrettait tout. Elle ne voulais pas pourrir ma vie,seulement rigoler. Elle a même fait des rédactions sur moi comme quoi, je suis le meilleur frère du monde.



Je souris. Quant à la fête, c'était prévu. Ma sœur voulait me faire peur avec mes potes pas m'humilier et puis pour les propos, c'était pour me taquiner. Elle avait même fait une lettre d'excuses pour tous ses actes. C'était trop tard, elle est morte par faute. Je dois partir d'ici avant que les flics m'attrapent. Oh non, lui encore il me barre la route... Je me sens pas très bien.



En ce moment, je suis en dehors de chez moi et j'entends toujours ces cris horribles et ces voix... Ah ! Je ne sais ce qui se passe mais ma peau... Me démange. Non,c'est impossible... M-mon corps... Des branches qui poussent DANS MON CORPS et elles en sortent... Dont trois ressemblantes à des pattes d'araignées sur mon dos...



J'en souffre en plus ! Mes affaires, elles ont changée, je ne porte plus de marques mais un uniforme... Noir... Mon visage devient pâle... Ma colère... Je n'ai plus de visage... Mais je vois... Je... Suis maigre... Veux... Tuer, tuer... Mais qui... Il faut les enlever d'abord.




Et si je commençais avec les enfants ? Ça serait plus facile, non ? Direction le parc.


Auteur : Screamer




samedi 27 août 2011

La Corriveau

La découverte à Londres, en 1947, des papiers des deux procès la concernant, ont permis de rétablir bien des faits au sujet de Marie-Josephte Corriveau. Son destin, différent de celui de la sorcière des légendes, n'en demeure pas moins tragique. Voici des faits réels:





• 14 mai 1733: Naissance de Marie-Josephte Corriveau à Saint-Vallier de Bellechasse;



• 17 novembre 1749: Premier mariage de Marie-Josephte à Charles Bouchard, cultivateur de Saint-Vallier;



• 10 mars 1752: naissance de Marie-Françoise;



• 6 février 1754: naissance de Marie-Angélique;



• 16 août 1757: naissance de Charles;



• 25 avril 1760: Mort mystérieuse de Charles Bouchard;



• Juillet 1761: Marie-Josephte épouse en seconde noce, Louis Dodier;



• 26 janvier 1763: Mort tragique de Louis Dodier;



• 10 avril 1763: Joseph Corriveau, le père de Marie-Josephte, fut condamné à mort;



• 15 avril: Marie-Josephte se déclara coupable des meurtres de ses deux époux;



• 18 avril 1763: Marie-Josephte Corriveau fut pendue et son cadavre fut mis dans une cage de fer accrochée à un carrefour.



Marie-Josephte Corriveau était la fille de Joseph Corriveau et de Françoise Bolduc, de Saint-Vallier de Bellechasse. Joseph et Françoise eurent neuf enfants, dont Marie-Josephte «La Corriveau» qui naquit le 14 mai 1733.



À seize ans, Marie-Josephte épousa Charles Bouchard qui était alors agée de 23 ans et était cultivateur. Pendant les onze années qu'ils vécurent ensemble, ils eurent trois enfants.



Puis, Charles mourut de façon soudaine sans que personne ne puisse en expliquer vraiment la cause. Cette mort étrange et inopinée fit courir bien des rumeurs. On racontait que Marie-Josephte, fort jalouse, s'était débarassée d'un mari un peu trop libertin à son goût, en lui versant du plomb fondu et bouillant dans une oreille alors qu'il dormait. Cependant, on ne put jamais rien prouver et Marie-Josephte épousa après quinze mois de veuvage, Louis Dodier.



Quelques mois plus tard, Louis mourait à son tour. On le trouva au petit matin, dans un enclos à chevaux, la tête écrasée. Cette fois, la justice fit enquête. «La Corriveau», jouant d'astuces et de perfidie, fit tant et si bien qu'elle convainquit son père, Joseph Corriveau, de s'avouer coupable du meurtre de Louis. Un premier procès eut lieu au couvent des Ursulines à Québec. Un tribunal militaire formé de douze officiers anglais condamna à mort Joseph Corriveau. Ce même tribunal condamna aussi Marie-Josephte à 60 coups de fouet sur un dos nu et on devait aussi la marquer d'un M (pour meurtrière) au fer rouge, à la main gauche. Elle était accusée de complicité.



Ces sentences ne furent jamais exécutées. Le pauvre Joseph affirma à un père Jésuite son innocence et désigna sa fille comme seule responsable du meurtre de son mari.



Quelques jours plus tard, la Cour s'étant à nouveau consultée, entendit les aveux de Marie-Josephte s'avouant coupable d'avoir tué son mari de plusieurs coups de hache durant son sommeil, de l'avoir traîné à l'écurie pour tenter de faire croire qu'un cheval lui avait écrasé la tête. Cette fois le verdict tomba et la sentence disait:



«Marie-Josephte Corriveau sera mise à mort pour ce crime et son corps sera suspendu dans les chaînes, à l'endroit que le gouverneur croira devoir désigner.»



L'exécution eut lieu sur les Buttes-à-Nepveu, près des Plaines d'Abraham. Son cadavre fut mis dans une cage de fer accrochée à un poteau, à un carrefour de Lévis. On décrocha la cage seulement en mai après des demandes répétées des habitants de Lévis qui disaient entendre des plaintes, des grincements des crochets de fer de la cage et d'autres bruits nocturnes venant du carrefour.



La cage fut très probablement enterrée dans le cimetière derrière l'église du village puisqu'en 1840, lors de l'agrandissement du cimetière, on retrouva la cage avec quelques ossements. Elle fut vendue à l'impresario Barnum, de New York, qui l'exposa comme curiosité pendant plusieurs années.

Seconde pasta trouvée sur le même topic de JV.com que j'ai fouillé.

vendredi 26 août 2011

L'incident d'Ozark Cable







1. Pendant mon enfance j’ai vécu dans une petite ville dans le sud du Missouri juste au nord du mont Ozark. La ville comptait environ 10 000 habitants. La plupart de ces personnes gardent cette histoire pour eux et refusent d'en parler, mais pas moi. Tout a commencé durant l’été qui a suivi ma deuxième année d’école élémentaire.



2. Dans cette ville, il n’y avait qu’un seul fournisseur pour la télévision, Ozark Cable. Il fournissait le câble au sud du Missouri et au nord de l’Arkansas. Il ne diffusait que 10 chaînes vu que le satellite n’était pas disponible dans la ville et les alentours. Chaque matin, je regardais les mêmes programmes en rediffusion. Mes options en matière de dessins animés n’étaient pas très diversifiées.



3. Au début des vacances d’été, ma famille et les dix milles autres habitants de la ville reçurent une lettre d'Ozark Cable disant qu’il y aurait une nouvelle chaîne de télévision à la pointe de la technologie et qu'il y aurait maintenant plus de 30 nouvelles chaînes, y compris Nickelodeon (Bob l’éponge, etc…). Je pourrais enfin regarder de nouveaux dessins animés.



4. Durant la troisième semaine des vacances d’été, la nouvelle chaîne de télévision était opérationnelle et ma petite ville était enfin entrée dans une ère un peu plus moderne. J’avais maintenant un vrai choix d'émissions à visionner, fini la rediffusion ! J’étais un petit garçon de sept ans heureux... .mais c’est à ce moment-là que ça a commencé.



5. J’ai entendu parler du soi-disant truc étrange par un de mes amis qui un soir avait aperçu ses parents regarder un film (rien de louche bien sûr) autour de minuit, jusqu’au moment où il y avait eu des sortes d’interférences irrégulières, des sortes de flashes avec l’image d’un homme sans yeux, qui souriait d’une manière inhumaine, accompagnés d’un fort bruit blanc à vous casser les tympans. Le bruit était tellement fort que mon ami avait sursauté. Ses parents ont contacté le fournisseur du câble et ils leur ont notifié l’incident, ils ont dit que cela serait examiné. Cependant le problème a persisté, jusqu'à devenir si fréquent dans toute la ville que mes parents m'ont interdit de regarder la télé entre le soir et l’aube. De toutes façons, je n’étais pas vraiment du genre à regarder la télé à ces heures-là.



6. Après une semaine, plus personne ne regardait la télé en fin de soirée. C’était compréhensible, l’image de l’homme sans yeux était flippante. Il y avait une rumeur qui disait que parfois, la nuit, les télévisions s’allumaient toutes seules et la seule image que l'on voyait était celle de l’homme qui tendait la main vers le spectateur comme pour l’attraper. Un jeudi matin, mon père était à son travail et ma mère devait aller faire les courses. Habituellement, elle m’obligeait à venir avec elle, mais je l'avais suppliée de me laisser seul à la maison pour regarder un nouvel épisode de Ren et Stimpy. Ma mère était partie et je restais seul à la maison. J'ai pris discrètement quelques biscuits et je me suis assis en face de la télé en attendant l’émission.



7. Une brève étincelle d'électricité statique a fait son apparition sur l’écran mais je n'y ai pas fait attention. Je me suis contenté d'attendre l'épisode. C’est alors que le générique a commencé, aussi joyeux que d'habitude.

Mais juste après le générique, la seule chose que l'on voyait était les personnages en décomposition et des gens éventrés, accompagnés par un bruit blanc suraigu qui était si fort qu'il donnait l'impression de me percer les tympans. J’ai immédiatement couru hors du salon pour aller dans ma chambre, mais avant de monter l’escalier, j’ai regardé la télé une dernières fois. Et j’ai vu l’homme. Mais il avait les orbites vides, et du sang en sortait, et il tendait une main en décomposition. J’ai alors couru dans ma chambre et je me suis caché sous le lit en sanglotant convulsivement. J’ai même vomi sur le plancher.



8. Quand ma mère est revenue des courses, elle m'a cherché un peu partout et a fini par me trouver sous le lit, m'obligeant à en sortir. Je me suis dirigé à contre cœur vers la télé en me cachant les yeux (heureusement que j’étais habitué à descendre les escaliers). Je l'ai éteinte avant de tout expliquer à ma mère, jusqu’au moment où un coup à la porte m’a interrompu. Ma mère est allée ouvrir : c'était la famille de mon ami. Les parent avaient l'air graves. Mon ami, lui, essayait de cacher son visage parce qu'il pleurait. Il avait vécu la même expérience que moi... Toute la ville avait vécu cette horrible expérience.



9. Presque immédiatement après l’incident, la police locale a commencé son enquête sur la nature des images . À peu près 1 semaine à m’ennuyer et à dormir dans le lit de mes parents. La police a fini par faire une déclaration beaucoup moins concluante que ce que nous espérions : la compagnie de télévision Ozark Cable avait acheté un lopin de terre appartenant à un ancien sanatorium. Ils avaient détruit le bâtiment qui s'y trouvait et brûlé les corps sans mandat et sans l’accord des familles des défunts pour simplement pouvoir poser des fils et des câbles. Finalement, la compagnie eut une amende et fit faillite. D’après les rumeurs, le propriétaire de la compagnie se serait suicidé. Le satellite s'est développé peu à peu et le câble a commencé à péricliter. Personne n'a jamais su comment les émissions s'étaient faites pirater, et personne n'a jamais su d’où vennaient les images de l’homme qui tendait la main...



Traducteur : Samymania

Creepypasta originale ici.

Ta chair consumée

Je ne croyais pas à cette révélation et pourtant, elle s'est servit de moi comme un vulgaire pantin dont elle n'éprouvait pas de vrais sentiments sauf pour l'un de ses semblables...



Enchaîné par ses mensonges, je ne me suis pas douté que j'étais manipulé depuis notre rencontre...



La faim me hantait depuis des jours, je me posais des questions à propos d'elle comme " M'aimait-elle vraiment ou ce n'était juste qu'une illusion pour tenter de me détruire afin de se débarrasser de moi à cause de ma transformation en " humain " malgré mon aspect démoniaque ? "



A présent, je suis coincé sur la Terre des mortels, attendant que mes semblables viennent me sauver car d'autres humains ont découvert ma cachette et ils tentent de me tuer...



Il se moqua de moi en me surnommant " Cerbère " à cause de ma seconde tête qui appartenait à ma soeur jumelle qui, malheureusement, n'a pas vécue longtemps depuis que nous avons été envoyés ici pour éliminer un humain qui a trouvé le secret qui lui permettra de nous exterminer...



Tout seul, je dois l'empêcher de causer notre perte afin de protéger mon monde ainsi que mes maîtres mais je ne sais plus le détecter depuis que j'ai une apparence mi-humaine, mi-démon, causant ainsi la perte de mes pouvoirs...



Un hurlement attire mon attention; C'était l'un des barons de l'enfer qui venait m'aider mais à cause de ma nouvelle apparence, il a faillit me tuer avant de me reconnaître et de présenter ses excuses.



Ecrasant la vague d'humains qui nous ont retrouvé, nous nous sommes dirigés vers notre objectif avec l'aide de notre armée.



Et durant cette invasion, j'ai vu son spectre, elle me souriait et je ressens une douleur atroce à l'estomac, je me suis fais avoir à cause d'une hallucination de ma partie humaine, je m'écroule au sol, mon sang se vida mais malgré ma mort, je sais que j'ai pu sauvé mes amis...

Tu n'es pas seule

Je t'observe depuis quelques années, assurant ta protection face aux personnes qui te veulent du mal, je te rassure toujours quand tu étais triste à cause d'une personne qui t'a brisée le coeur...

Je sais ce que tu ressens pour moi, toi aussi, tu sais ce que je ressens pour toi mais les autres te manipulent pour tenter de nous séparer et de créer des tensions entre nous...

Restant dans l'ombre de ma colère, j'ai, petit à petit, disparu de leur champ de vision sauf le tien...

Et à cause de leur imprudence, ils ont périt de ma main, un par un, tombant tel une feuille durant la saison de l'automne et d'autres agonisent en attendant l'hiver pour tomber à leur tour...

Voir leurs corps sans vie me fait sourire bien que tu éprouves de la tristesse pour quelques uns d'entre eux malgré le mal qu'ils t'ont fait...

Leurs rêves et cauchemars sont désormais mon antre de la torture psychologique...

J'aime les entendre crier tel de vulgaires gorets quand ma main gauche fouille dans leurs entrailles pendant qu'un membre de leur famille se fait dévorer vivant par mon Doppelgänger sous leurs yeux...

Ils méritent tous la mort car ils ont osé te blesser et ils jouent les hypocrites avec toi mais maintenant, ce petit jeu est terminé car c'est moi qui prend le relais en leur ôtant la vie...

Bientôt, toi et moi, nous pourrons vivre heureux, dans un monde où les personnes qui ont tenté de détruire ta vie... n'existent plus...

Désolé...

Une lueur vous éblouit, vous vous réveillez en prononçant des jurons à voix basse à cause du mal de tête qui vous torture, vous avez l'impression que quelqu'un a utilisé un objet contondant pour vous assommer et vous essayez de vous souvenir de votre soirée mais malheureusement, vous avez perdu la mémoire...

Vous tentez de vous relever mais vos jambes ainsi que votre corps semblent lourds et vous souffrez à cause des courbatures, votre vue devient moins trouble et vous remarquez que vous êtes enfermé dans une sorte de chambre froide.

Vous tentez de crier pour demander de l'aide mais un mal de gorge stoppe votre geste, vous donnez des coups avec vos pieds et au bout d'une dizaine de tentatives, votre prison cède enfin, maintenant, vous êtes libre !

Vous réessayez de vous relever, la douleur vous torture à nouveau mais elle disparaît, petit à petit et en jetant un coup d'oeil, vous manquez de faire une attaque cardiaque; Vous êtes dans une morgue.

Les lumières s'éteignent, plongeant la salle dans l'obscurité et vous entendez des voix ainsi que des bruits de pas, ce sont les employés, vous tentez de les appeler mais vos cordes vocales ne sont pas en état de fonctionner pour le moment...

Vous titubez tel un alcoolique dans la morgue et vous écoutez en collant votre tête contre la porte, les employés ont finalement quitté le bâtiment mais vous attendez encore quelques minutes avant d'explorer les lieux pour trouver des vêtements puisque vous êtes nu...

Au bout de deux heures de patience, vous sortez et vous vous baladez dans les couloirs, explorant diverses salles; Une infirmerie, un bureau, une salle de repos, le placard du concierge, ect...

Rien d'intéressant lorsque vous entendez un sifflement : Le concierge. Vous tentez de vous cacher mais le concierge se rapproche de vous et en croisant votre regard, il commence à pâlir, il tente de hurler mais son hurlement est étouffé puis il s'écroule au sol, se tenant la poitrine pendant qu'il est pris de spasmes et finalement, il décède...

Vous vous sentez inquiet et effrayé mais d'un autre côté, vous avez vos vêtements, vous déshabillez le concierge, en prenant soin de lui laisser son sous-vêtement et vous le cachez dans la morgue.

Vous fouillez ses poches et vous saisissez son porte-clés, la joie vous envahit durant un court moment et vous quittez les lieux pour retrouver la civilisation ainsi que tenter de retrouver votre mémoire.

La lumière du soleil vous aveugle, vous décidez de marcher tête baissée pour éviter d'être aveuglé par ses rayons pendant que vous vous dirigez vers une ville qui est située à 500Km, la marche sera longue...

Quelques voitures s'arrêtent auprès de vous mais dés que leurs conducteurs vous regardaient droit dans les yeux, ils étaient effrayés et ils fuyaient en hurlant de peur, vous vous demandez pourquoi les personnes que vous avez rencontré semblent avoir peur de vous...

Heureusement pour vous, vous réussissez à rejoindre la ville malgré votre longue balade qui a duré sept heures de marche, certains passants se plaignent d'une mauvaise odeur quand vous êtes passé à côté d'eux, d'autres vous évitent en courant ou en faisant demi-tour en poussant des cris.

Vous ne comprenez rien et vous vous sentez perdu lorsqu'une jeune femme aux cheveux bruns attire votre attention, elle semble vous rappeler quelque chose et vous tentez de lui adresser la parole mais des espèces de murmures sortent de votre bouche, la femme vous regarde, son visage affichant de la peur ainsi que de la joie.

Des larmes coulent de ses yeux mais elle hésite de s'approcher de vous, des sirènes de voitures de policiers vous percent les tympans, vous tenez votre tête en poussant des grognements de douleur qui ressemblent à ceux d'un animal sauvage.

Un coup de feu retentit, quelque chose tombe sur vous; C'est la jeune femme, elle vous enlace et vous murmure à l'oreille :

<< Désolé... >>

Ses yeux se referment et son sang continue de se propager sur ses vêtements, des larmes coulent le long de vos joues, vous grincez des dents et vous posez délicatement le corps de celle qui a sacrifié sa vie pour vous sauver sur le trottoir, vous émettez un hurlement bestial en levant votre tête vers les cieux avant de charger les policiers.

Les balles fusèrent, vous titubez malgré vous et elles transpercent votre torse, vous ressentez quelques brûlures mais la douleur disparaît à nouveau, vous continuez de vous s'approcher de ces tueurs portant les vêtements des forces de l'ordre lorsque vous ressentez une étrange sensation...

Vous vous sentez léger et apaisé, une lueur blanche vous aveugle à nouveau durant un bref instant et vous découvrez la raison de cette sensation : L'une des balles des policiers vous a touchée en pleine tête, provoquant ainsi votre mort.

Pendant que vous rejoignez l'au-delà, vous remarquez que l'âme de votre femme n'a pas eu cette chance, elle vous observe, les larmes aux yeux en étant à côté de son propre corps...

<< Désolé... >> Furent vos dernières paroles...
Auteur : Rob Nukem

jeudi 25 août 2011

Atmosfear





Je ne sais pas si vous connaissez ce jeu. C’est un jeu de société interactif avec un DVD. On se déplace sur un plateau et on doit récupérer les clefs de chaque domaines pour gagner. Mais évidement, avec le DVD, on est parfois arrêté par “Le Seigneur Des Clefs” qui nous traitent comme de la merde. C’est ça qui rend le jeu amusant !

Moi et mon pote, on adorait ce jeu ! On y jouait souvent. Mais lorsqu’il a déménagé, il a perdu le jeu ! Alors on a tout fait pour le retrouver ! On a cherché sur internet, soit c’était trop cher, soit c’était douteux…) On était triste car c’était LE jeu de notre enfance ! Mais on a eu de la chance ! Dans le village ou il a déménagé, il y a eu une brocante ! Il m’a appelé, fou de joie, en me disant qu’il l’avait acheté pour 8€ ! Alors il m’a invité à dormir, on s’apprêtait à jouer à ce magnifique jeu. :-)

Je sais, je sais, la moitié des Creepypasta commencent dans une brocante, je sais, mais je n’y peux rien ! Ce qui nous est arrivé, je crois, nous aura traumatisé à jamais…

Alors, il était 11h environ, on ouvrait la boite : C’était un peu poussiéreux, certes, mais tout étaiy là ! Il manquaiy juste quelques clefs remplacées par des morceaux de papier, mais rien de grave. Et donc, nous regardions le DVD : C’était un DVD gravé, avec marqué “ATMOSFEAR”. Très bien écrit d’ailleurs avec quelques petits dessins qui rappellent l’univers de ce jeu. On pouvait jouer à minimum 3 mais vu qu’on était que 2, on inventait un autre joueur.

On met le DVD dans l’ordinateur, le disque fonctionnait bien. On commençait la partie, mon pote est le souffre douleur ! J’aurais bien aimé être le souffre douleurs du maître des clefs, j’aime bien quand il me traite de larve ou de sans cervelle, je répond toujours par “Oui, Seigneur des Blaireaux” ! C’est pour ça qu’on adore ce jeu !

Enfin bref, il nous reste 23 minutes de jeu quand le seigneur des clefs dit a mon pote de faire sortir un joueur au choix. Vu qu’on est que deux, je sors. Je me souviens que quand il fait sortir un joueur, c’est pour dire au souffre douleur de fixer dans les yeux le joueur sortit et de faire je sais plus quoi…. Ce qui était très amusant ! :D

Donc je sors. 2 minutes, 3 minutes, 5, 8, 10, 15 minutes passent…. C’est bizarre, normalement ça ne dure qu’environs 2 minutes ! Bon, 17, 20, 22…. Mais what the fuck c’est pas possible, il fait quoi ? Bon, j’entre, je m’en fiche, j’en ai marre ça fait une demi-heure que je caresse son chien, il doit bien avoir un truc louche.

J’entre : L’ordi éteint, mon pote plus là ! Comme je le connais, il doit surement se cacher pour me faire une farce ! Donc je le cherche, mais ça a été rapide, il a une petite chambre ! Il n’est plus là. Oui, IL N’EST PLUS LA ! Je ne comprend pas, il n’a pas pu sortir par la porte, j’étais à côté mais c’est à ce moment que j’aperçois que la fenêtre est entre ouverte !!!

Paniqué, je réveille ses parents, on a cherché partout dans le jardin, il n’est pas là ! On appelle la police, ils font des recherches…

Ce n’est que deux jours plus tard qu’on le retrouve tout mouillé, à genoux en train d’égorger un lapin et de le manger…

Depuis, quand on lui pose la question de ce qui s’est passé, il se met à pleurer, sans rien dire. Depuis, il a changé. Il avait un petit côté joyeux, il faisait tout le temps des blagues…. Aujourd’hui, il a l’air tout le temps blasé. Il est tout le temps triste.

On ne saura jamais ce qu’il s’est passé… Je m’apprêtais à jeter ce disque au feu, quand j’ai eu un flash. Je l’ai posé dans un petit coffre avec un cadenas au sous sol de sa maison. Peu être qu’un jour, je le ressortirai.

Au fait, j’ai oublié de dire, mon pote avait un rencard chez lui, donc pour faire un espion, j’ai posé une camera allumé ! Et j’ai oublié de l’éteindre… Donc elle a tout filmée. Je n’ai pas regardé la vidéo mais je pense que je la mettrais en ligne, peut être…

Auteur : Pasta-Box

Souvenir d'enfance

Je vais vous raconter un souvenir d’enfance qui n’est certes pas tres effrayant, mais qui s’est réellement passé.

J’avais … peut-etre 8 ans, c’était la nuit, ma chambre ayant une fenêtre face à un lampadaire de la rue, elle est toujours “éclairée” d’une lumière jaune, pas forte mais juste assez pour distinguer aisément tout ce qui s’y trouve. Ma porte était fermée et je suis fils unique.

Je dormais paisiblement quand … vous savez, quand on se réveille, sans aucune raison à la suite d’un mauvais rêve, et qu’on se rendort dans les secondes d’après, c’est courant et ça n’a rien de paranormal. Ça me l’a fait une fois cette nuit là, puis deux … je me suis pas endormi tout de suite, j’ai un peu regardé le plafond, puis à ma gauche, le chat dormait aussi … je me suis rendormi.

Puis, je me suis réveillé une troisième fois, mais pas de la même manière, comme quand on se réveille sans souvenir de la veille, ça arrive quand on s’endort ivre ou spontanément. Au milieu de la nuit c’est plutôt rare …

Je n’avais pas envie de dormir, pas même envie d’essayer, j’étais comme troubler, les pensées aspirées vers quelque chose d’indéfinissable. J’étais sur le dos, je me tournai sur la gauche, là où le chat dormait.

Le chat était debout, fixant avec intensité le vide, je le regardais bêtement sans comprendre quoi que ce soit à la scène. Des formes noires bougeaient rapidement. Je me disais pour me rassurer, ce que les adultes nous disent en ce genre de situation “C’est ton imagination”

Oui voila, le chat fixait des mouches, et comme j’étais jeune je voyais des formes sombres qui bougeait de manière effrayante uniquement… mon imagination …

Enfin, j’aurais préféré, au bout d’un moment je fus pris d’une peur inexplicable, d’un mauvais sentiment. Quelques secondes plus tard le chat bondit sous la couverture, instinctivement et sans comprendre pourquoi, je fis de même.

Nos deux têtes dépassées légèrement de la couverture pour regarder ce qui se passait, le chat tremblait. Un bruit retenti, une sorte de pleure ou bien de rire, mais avec un coté désincarné pour le moins effrayant. Devant nous se matérialisa un masque blanc à plus d’un mettre du sol. Je m’en souviens encore parfaitement …

Comment le décrire ? Vous voyez le masque de guy fawkes dans V pour Vendetta et qu’Anonymous utilise ? Il avait cette forme mais en totalement blanc. Il émettait aussi une légère lueur bleutée.

Il regardait en direction du mur, puis se tourna lentement vers mon lit, une sorte de grincement insupportable accompagnait ce mouvement. Je referma vite le trou dans la couverture par lequel je regardais pour laisser une fente microscopique entre la couverture et le matelas, j’y glissai un œil.

Le masque finit son mouvement en s’arrêtant nettement en direction du chat. Le grincement s’arrêta aussi laissant sa place à un grésillement émanant de la chaine stéréo.

Le chat arrêta à ce moment même de trembler. J’étais tétanisé, je pensais même que mon chat venait de rendre l’âme …

Au bout d’un moment le masque s’effrita, pour devenir une poussière blanche tomba peu à peu par terre.

Ensuite ? Je l’ignore, j’ai perdu connaissance ou bien je me suis endormis …

Quoi qu’il en soit, à mon réveil je ne trouva jamais la poussière blanche … mais surtout, je n’ai jamais eu de chat.

lundi 22 août 2011

Tomb Raider : Cursed Winston

L’époque de la Playstation, Nintendo 64 et Saturn, quoi qu’en disent certains, restera certainement l’une des meilleures époques qu’aura connu le monde des jeux vidéo. Les graphismes en 3D de l’époque étaient certes bien moins poussés que leurs homologues actuels, mais ils possédaient un charme indéniable qui suscitait à merveille l’imagination et forgeait cet aspect de découverte que l’on ne retrouve hélas plus aujourd’hui. L’immersion n’est plus la même : aujourd’hui, plus rien ne surprend.

Il n’est pas dit que je suis un vieux de la vieille complêtement aigri. J’adore les nouveaux jeux. Mais il n’empêche, quel dommage que beaucoup de nouveaux joueurs sous-estiment autant les jeux d’avant.



J’y pense en même temps que je fouille dans mes vieux cartons de jeux, chez mes parents. Depuis mon aménagement récent dans mon nouvel appartement, je fais souvent des aller-retours afin de récupérer mes affaires (l’appart’ est situé à moins d’un kilomètre de la maison familiale). J’ai décidé d’emporter ma Saturn, ma console rétro préférée avec la Megadrive, et d’emporter tous mes meilleurs jeux. J’avais parmi eux un exemplaire de l’excellent Panzer Dragoon dont j’étais très fier.

Je pris donc Panzer Dragoon, ainsi que Pandemonium, Daytona USA, Quake, Croc, Resident Evil et Rayman. Il me semblait avoir le compte lorsque je me souvins qu’il manquait là-dedans un jeu qui m’importait beaucoup.



Tomb raider premier du nom !



Je fouillai dans le carton, parmi les hits Playstation et quelques jeux Saturn pas terribles que j’aurais mieux fait de revendre. Point de Tomb Raider.



Je me demandais comment était-ce possible d’être nul au point de perdre l’un de ses jeux préférés. Je n’étais pourtant pas aussi bordélique, ni aussi maladroit.

Trois quart d’heures de recherche désespérée dans toute la chambre et même à la cave où les parents entreposent les affaires inutilisées purent me confirmer l’état de la situation : j’avais bel et bien paumé le jeu, ou un “ami” peu scrupuleux me l’aura volé lors d’une visite à la maison, à un moment où je me serais absenté. Je ne prêtais pas mes jeux.



Tant pis ! Je décidai d’aller rendre visite au seul membre de ma famille à aimer lui aussi les jeux vidéo et ayant possédé ce jeu sur sa Saturn à l’époque, mon cousin. La maison de mon oncle et ma tante n’était qu’à une trotte, elle aussi. Je m’y rendis aussitôt.

Une fois arrivé chez mon cousin, et après une sympathique discussion (nous nous sommes toujours très bien entendus), je décidai de lui demander s’il avait encore ses vieux jeux Saturn dans son grenier.

-Bien sûr ! Je t’en donne si tu veux. J’ai toujours eu la flemme de les revendre.

-Pareil. Mais j’en veux seulement un. T’as pas perdu Tomb Raider, au moins ?

-Euh, non… Je vais te le chercher. J’ai jamais vraiment beaucoup joué à ce jeu, de toute manière… Trop difficile.



Il va sans dire que pour nous qui n’avions déja même pas internet pour nous aider à l’époque, Tomb raider était exceptionnellement dur à finir, surtout avec tous les secrets. Quelle chance ! Il allait me le donner. Moi qui à la base était déja gêné à l’idée de seulement lui demander de me le prêter…

Il revint avec la boîte entière. J’ouvris un peu pour regarder si tout était là : le CD était présent, avec la notice. Après l’avoir remercié et encore un peu discuté, je rentrai à la maison prendre le carton et filai à l’appart’.

Lorsque j’eus suffisamment entreposé d’affaires dans ma chambre d’appart’, le soir, je décidai aussitôt de me lancer une partie de Tomb Raider. Le jeu fut lancé. Bizarrement, pas de cinématique d’introduction. J’étais dégoûté ! Etait-ce une sorte de mauvais bug ? J’aurais tellement aimé la revoir ! Peut-être que mon cousin était vraiment peu soigneux avec ses jeux et avait suffisamment rayé son CD pour que cela se produise. Pour tout vous dire, je n’aime pas du tout que l’on accorde aussi peu de soin à ses affaires. Enfin… Passons. L’essentiel, c’était de jouer.



C’est en voyant l’écran-titre que je m’aperçus que quelque chose clochait véritablement : la présentation n’était pas du tout la même que dans mes souvenirs. L’écran était entièrement blanc, avec seulement le logo “Tomb raider”. De plus, les icônes de sélection, censées bouger, étaient complêtement figées. On pouvait bien entendu sélectionner les icônes, mais elles restaient parfaitement immobiles. Le son était là, tout comme la magnifique musique d’introduction. Avais-je droit à l’un des tout premiers exemplaires du jeu ? Ce n’était pas impossible.



Il était évident que je n’étais pas encore préparé à me lancer dans l’aventure sans un minimum d’entraînement après toutes ces années sans y avoir touché, aussi je sélectionnai le manoir de Lara. Personnellement, je préférais la version du manoir de Tomb Raider 2. On pouvait aller dehors, et visiter de nouvelles pièces. Et puis, surtout, les affreuses caisses de déménagement présentes dans le manoir du 1 étaient enfin virées. Pfff, dire que j’allais grimper sur ces fichues caisses… Ca me rappelle MON déménagement, à moi. J’ai horreur de ça !

Cela dit, un détail manquant à l’entraînement du 1 faisait que je l’appréciais quand même : c’était l’absence de ce pot de colle infâme de Winston, le maître d’hôtel de Lara. Existe-t-il plus perturbant que ce PNJ tout simplement inutile et casse-pieds, qui suit l’héroïne absolument partout ? Heureusement que la chambre froide existait, au moins !

Nouveau problème. Un autre écran blanc faisait office d’écran de chargement, et surtout, PAS de cinématique ! Il était censé y avoir une courte introduction où l’on voit le manoir de Lara en images de synthèse. Eh bien, sur cette version pourrie, rien du tout ! Et je n’avais appuyé sur aucun bouton.



Qu’à cela ne tienne, l’entraînement commença et Lara parlait. Cela me fit remonter d’agréables souvenirs de réentendre ces petites phrases pré-enregistrées. Je me débrouillai sans mal. Je me dirigeai vers le salon de musique après avoir traversé la bibliothèque, sous les conseils de Lara. Cela dit, les textures des décors me semblaient incroyablement sombres. Je ne me souviens pas que c’était aussi foncé. A vrai dire, je m’en fichais : le plaisir du jeu était bien là.

Le salon de musique et son gros tapis de gym ! Vraiment génial ! Deux trois bonds, en avant, arrière et sur le côté, et je me sentais déja presque préparé. Bien entendu, il restait d’autres mouvements à maîtriser, en particulier les sauts. C’était prévu pour plus tard, à l’étage inférieur du manoir. Avant de m’y diriger, je me dis que je pouvais prendre mon temps à arpenter un peu la pièce, en particulier pour observer de près le piano et la harpe de Lara. J’aimais beaucoup ces petites décorations. A ce propos, saviez-vous que la petite décoration près de la porte d’entrée du manoir n’était autre que l’Arche d’Alliance mythique ? On trouve des tas de petites références de ce genre dans les anciens Tomb Raider.

Bref, je contournai le piano de Lara, tellement foncé lui aussi, qu’il semblait presque noir, alors qu’il était censé être violet. Ensuite, je sautai derrière la harpe et… Je me rendis compte que j’avais été con.



Lara était coincée derrière la harpe, et ne pouvait même plus sauter sans se cogner sur la harpe de façon stupide. J’avais réussi à me coincer dans un endroit insignifiant, de façon totalement stupide. J’essaie de reculer : Lara se cogne. J’essaie alors le dernier mouvement possible, une roulade.

Il se passa alors quelque chose d’incroyablement bizarre. Lara flottait, avec la même posture qu’elle prend lorsqu’elle se retrouve dans l’eau. Je pouvais à présent me dégager du passage, mais un détail important m’inquiéta : la barre d’oxygène était bien présente et baissait de façon considérable, avec une inquiétante rapidité. J’allais mourir noyé à cause d’un bug inexplicable.

J’essayais de penser à un endroit qui puisse éventuellement me sauver, mais rien à faire. Les phrases pré-enregistrées ne se déclenchèrent pas lorsque je nageai vers le grand Hall. La cave était-elle présente dans cette version du manoir ? J’allai voir. Ah ! Non. La cave était définitivement un lieu accessible seulement à partir de Tomb Raider 2. Il n’y avait rien d’autre que du mur. Mais alors que je commençais à me retourner dans le but désespéré de trouver de quoi cesser le bug, et étant donné que la barre était presque vide, je m’aperçus qu’un autre bug dans le mur à l’emplacement initial de la cave dans le 2 permettait d’y voir à travers.

Il y avait bien quelque chose derrière le mur. Quelque chose, qui ressemblait à l’escalier de la cave.



Je me dirigeai alors vers l’endroit où l’on voyait ces escaliers, et quelle ne fut pas ma surprise de voir que Lara traversait le mur sans aucun problème ! D’un seul coup, elle retomba sur les escaliers de la cave. Le bug s’était à présent arrêté et la barre d’oxygène n’était plus là. Incroyable ! Je venais de faire la découverte d’un passage secret du manoir. La cave avait donc déja été envisagée par les développeurs, mais fut apparemment emmurée sans raison apparente. Peut-être n’en voulaient-ils finalement pas. J’imagine que le fait d’emmurer cet espace leur faisait une économie de temps plutôt que d’en perdre à tout déprogrammer ? Qui sait.

Je grimpai les marches de la cave. Etonamment, l’intérieur de celle-ci était tout-à-fait clair, comme s’il y avait de la lumière, alors que ce n’était évidemment pas supposé être le cas. Dans la cave de Tomb Raider 2, il y fait très sombre, on est d’ailleurs obligé d’allumer une torche pour y voir.



Les marches de la cave étaient toutes buggées, apparaissant et disparaissant au fur et à mesure que l’on les franchissait. C’était très mal fait. Enfin, j’accédai à la cave en elle-même. On y voyait toujours aussi clair, mais il n’y avait rien d’autre dans cette salle qu’une caisse très semblable aux caisses de déménagement de Lara… Et un bruit extrêmement perturbant. Un bruit que j’avais déja entendu quelque part, un entrechoquement d’objets qui me mettait mal à l’aise.



Un bruit de tasses.



Je m’approchai de cette seule caisse et écarquillai les yeux lorsque je vis… Le maître d’hôtel ! Sur son fauteuil, avec son plateau et ses tasses, planqué derrière la caisse et poussant ses gémissements stupides et atroces. Un détail me mit d’autant plus mal à l’aise. C’était son visage. Il était verdâtre, apparemment décomposé, avec la même expression stupide que celle qu’il a dans Tomb Raider 2 et 3, mais rendue dix fois plus effrayante par cette décomposition repoussante. Il ressemblait à la petite Regan du film “L’exorciste”, avec une tête pareille.

Je fis reculer Lara d’un pas. C’est alors que Winston commença à s’avancer pour la suivre, en poussant ses gémissements accompagnés du bruit de ses tasses s’entrechoquant. Pourquoi diable les développeurs avaient-ils conçu un personnage aussi effrayant ?

Perturbé, je dirigeai aussitôt Lara en bas des escaliers dans le but désespéré de la sortir d’ici et de laisser ce sinistre personnage. Malheureusement, Lara ne parvint plus à traverser le mur, sans doute parce que c’était seulement possible en nageant. Je réessayai une roulade, mais cette fois-ci ce fut totalement inefficace. Et les gémissements de Winston se rapprochèrent…

Je me retournai. Il n’était maintenant plus qu’à quelques centimètres de moi. Mais alors que ce dernier était supposé s’arrêter une fois arrivé devant Lara dans les autres volets, celui-ci continuait de s’avancer vers elle ! J’interrompis le tout en allant dans l’inventaire. J’avais souvent ce réflexe pour me rassurer pendant l’aventure, lorsqu’un ennemi m’avait trop surpris. Cela faisait office de pause, mais sans que l’on ne voie la scène comme dans l’écran de pause.

Je fus à nouveau très surpris de constater que les pistolets basiques de Lara étaient disponibles, alors qu’ils n’étaient pas du tout inclus dans l’entraînement en temps normal. Encore le résultat d’un bug ? En tout cas, cela ne me déplut pas le moins du monde. Je les sélectionnai, bien déterminé à me venger contre cette saloperie.

Je fis feu sur Winston sans scrupules. Il se passa quelque chose d’étrange. Winston poussa un hurlement glaçant avant de tomber de son fauteuil roulant, avec son plateau. Avant que j’aie pu faire quoi que ce soit de plus, l’entraînement s’interrompit brusquement et un écran complêtement noir apparut.



Il ne se passa plus rien. Cet écran restait là. J’appuyai sur tous les boutons, mais ce fond noir restait. Je n’eus d’autre solution que de réinitialiser la console. Cette fois-ci, je me promis de ne plus toucher à l’entraînement, et décidai de lancer l’aventure.

Voici ce qu’il se passa.

Tout d’abord, tous les niveaux étaient déja débloqués. Mais après ce que j’avais vu, cela ne me surprit guère plus. Il y avait eu pire. Je décidai de sélectionner malgré tout le premier niveau : les cavernes. Les textures étaient tout à fait normales, Lara évoluait comme à son habitude dans le niveau, mais cette fois, un autre problème majeur survint : plus aucun ennemi n’était présent ! Le niveau était étrangement désert. J’eus beau attendre, avancer dans le niveau dans l’espoir de voir un loup féroce surgir de derrière un mur, il n’y avait rien d’autre que Lara ainsi que les différents objets. Ce n’était pas possible. Je sélectionnai un autre niveau au hasard : la Citerne.

Eh bien ce fut exactement la même chose. Point d’ennemis. Croyez-moi, un jeu d’aventure sans ennemi n’est vraiment plus un jeu du tout.

Je perdis ainsi mon temps à sélectionner d’autres niveaux. A chaque fois, ce fut le même résultat : tout était là, sauf les ennemis. Vint alors le moment où je sélectionnai le dernier niveau : la Grande Pyramide.

Peu après le temps de chargement, avec un écran blanc comme d’habitude, je poussai un cri.



A la place du monstre censé éclore au début de ce niveau, se tenait le “Winston maudit”.



Je me dépêchai d’éteindre la console. Je n’en pouvais plus de voir ce personnage au visage immonde. Est-ce que j’avais généré cet immense bug à moi tout seul ? Est-ce que mon cousin était au courant que tout cela fusse possible ? Je ne voulais plus rien en savoir. Je me dis que c’était peut-être effrayant, sur le coup, mais après tout, ça n’était qu’un jeu, et je n’aurais qu’à en racheter un neuf (et normal !) sur Internet.



La soirée se passa le plus normalement du monde, et, très fatigué, je décidai d’aller me coucher après avoir regardé un long film assez ennuyeux.

Quelques minutes se déroulèrent, silencieuses, reposantes. J’allai passer une nuit excellente. Du moins, c’est ce que je pensais…

De derrière moi, un bruit d’entrechoquement de tasses se fit entendre. Glacé par la peur, je ne sus combien de minutes se déroulèrent avant que je me décide à me retourner, lentement. Et là, je le revis, bien immobile à côté de mon lit, toujours avec ce visage terrifiant et décomposé.



Il m’avait suivi.


49 heures, 54 minutes et une seconde





On as tous, dans ses connaissances, quelqu'un qui change de personnalité en fonction du temps, qui devient plus gentil le matin, plus timide le soir...ce sont des gens peut-être bizarre, mais qui ne fréquentent pas les mêmes personnes selon l'heure de la journée, et qui, ironiquement, ne se fréquentent pas souvent entre eux. De mon coté, j'en connais quelques uns. Le plus mémorable d'entre eux, c'est sans aucun doute Joachim, un franco-allemand.



Joachim est du genre à ne sortir que si il le doit. Autrement dit, on le voit rarement ailleurs qu'au lycée. Malgré tout il reste extraverti et un tantinet nerveux. Par exemple, a la récré, on le voyait monter sur un banc et feindre de faire un strip-tease.



Il déclenchait aussi des batailles de sacs à dos dans les vestiaires, des guerres de déodorants et j'en passe...Enfin bref, je ne vous fait pas un dessin, mais toute l'ambiance rebelle et délirante que les profs détestent, c'est Joachim qui la mettait. Il passait plus de temps en colle qu'en cours.



Juste avant les vacances, en juin 2010, il avait fait le pari de sortir torse nu en criant "Superman !". Et il l'a vraiment fait ce blaireau. Il est même allé plus loin en courant et en se claquant volontairement la gueule contre un car. Sacré Jo. Toujours prêt à être plus con que les autres. Bref on était parti pour 2 mois pendant lequel on n'a plus revu notre déconneur.



[...]



Et enfin, après 2 mois bien reposants, la rentrée !



En septembre 2010, Joachim est tombé dans la même classe que moi. « C'était cool, on allait rire » ai-je pensé en voyant son nom dans le liste des élèves de seconde 2. Mais lui, déjà, il avait une mine à être moins drôle. Il était tout pâle, les cernes grises très marquées, les joues plus creuses qu'avant, les yeux injectés de sang. Bon, c'était peut-être l'âge ? Même si à 16 ans on ne subit pas déjà ce genre de choses, je crois.



J'ai essayé de m'asseoir à coté de lui dés le premier cours, mais j'ai changé très vite de place. Il sentait une forte odeur de sueur et de moisi, j'ai même cru identifier comme une odeur de vieil éjaculât séché. A l'heure du midi je suis allé le voir pour lui parler. Mais il parlait vraiment pas beaucoup. Je lui ai demandé si ça allait, il a vaguement prononcé à "Ouais", puis ensuite, je lui ai demandé ce qu'il a fait de ses vacances. Et là, il a marmonné pendant quelques secondes un truc incompréhensible. Puis, il a posé sa tête entre ses deux mains, et a comme...soupiré de fatigue. Je n'ai pas compris ce qu'il disait, mais c'est comme si il s'était arrêté en plein milieu de sa phrase.



Ça me semblait vraiment bizarre qu'il soit devenu comme ça en deux petits mois. Sa maigreur était horripilante, sa peau blanchâtre et granuleuse ressemblait de plus en plus à un Alka-Seltzer. Mais le pire c'est qu'il ne disait vraiment plus rien. Il était introuvable pendant les récrés, tout le monde l'ignorait, et lui faisait vraiment tout pour être oublié.



Mais bon, je ne me suis pas fait de bile car fort heureusement, ce n'est pas mon seul ami. Vous vous souvenez de Lorenzo ? C'est une des rares personnes qui continuent à voir Joachim pendant les vacances. C'est également la seule personne qui pourra me dire pourquoi ce changement soudain de personnalité et d'apparence.



Je suis donc allé chez lui un samedi, on a fait de la PS3 toute la journée en parlant de pratiques sexuelles marrantes...comme tous les jeunes cons de notre âge. Le soir vers 21 heures, je lui ai parlé de ce problème avec Joachim. Il a mis sur pause au moment que j'allais marquer un but, et a commencé à parler. Moi j'ai gueulé, parce que il a mis pause au moment que j'allais marquer un but.



Bref Lorenzo m'a expliqué ça :



Tout a commencé la première semaine de juillet : Joachim était normal, et s'est mis en tête de supprimer son compte FB sans donner d'explications. A partir de là, on n'a eu plus aucune nouvelle. Mon ami l'emo, Lorenzo, est allé voir Joachim chez lui pour garder des nouvelles, mais Jo était passionné par autre chose : il venait de télécharger un jeu appelé Ostrium, et avait supprimé son Facebook pour pouvoir consacrer plus de temps au jeu.



Sauf que depuis, il n'a plus eu aucun contact avec personne, sa porte restait constamment fermée. Ses parents sont partis en vacances en Espagne, il n'est pas venu avec eux. Sa grande sœur ( Un beau bout de chair humaine au passage ) n'a plus parlé de la situation de son frère à personne. C'était comme si il était devenu un nolife.



Enfin, à la rentrée, on le retrouve dans un état pourtant bien pire que tout ce qu'on aurait pu imaginer. Le jeu devait vraiment être captivant, ou dangereux...



Puis Lorenzo a remis le match et son putain de gardien a arrêté la balle.



Ni une ni deux, le dimanche ( donc le lendemain ) je suis allé télécharger Ostrium. Pour un jeu aussi « dangereux », ça me semblait bizarre qu'il soit sur 01.net. Autre détail plus étrange encore : le téléchargement était très court, et le jeu n'avait pas besoin de s'installer : il est déjà prêt à utiliser. Je lance donc le programme.



L'écran d'accueil ressemble un peu à Minecraft. On me demande d'entrer mon nom, j'entre « PhallusMonstrueux » et me voilà dans le jeu. Déjà, l'atmosphère me plaît pas trop : on est « dans » la vision du personnage ; il n'y a pas de jauge de vie, juste un compteur à rebours qui commence à 49 heures, 54 minutes et une seconde ; le monde alentour ressemble beaucoup au notre, mais en ruines, avec un brouillard très épais. D'ailleurs il ressemble beaucoup à la ville où est situé mon lycée, ce paysage en ruines.



Je commence à bouger et une boite de dialogue s'ouvre : « Salut PhallusMonstrueux, je me présente, je suis le Docteur Kalembert, et je serais ton guide pour tes débuts ! », en écriture bleues sur fond blanc. Un petit truc tout simple.



Je remarque que les graphismes sont fascinants et la bande-son m'a littéralement plongé dans l'ambiance glauque. Pourtant les audios sont copiés sur un jeu que je connaissais déjà, d'ailleurs, voilà le lien de ce son : http://www.youtuberepeater.com/watch?v=zEyo95FfQrI



Bref, la boite de dialogue continue : « Tu viens de tomber dans le coma. Pour t'en sortir, tu vas devoir t'échapper de ce monde comateux qu'on appelle l'Ostrium. Voilà, je ne peux pas t'en dire plus, à toi de découvrir le reste ».







Je mets sur pause pour aller donner de quoi manger à mon chat. En descendant, je passe toujours par la salle de bain pour refaire ma coiffure. Et là, je crie tout seul devant mon miroir en voyant ma tronche. J'avais pâli, mes yeux étaient rouges et des cernes étaient apparues. Je me sentais légèrement flasque : mais...qu'est-ce qui se passe ? C'est le jeu qui me fait ça ?



Je suis remonté dans ma chambre : le compteur, même sur pause, continuait à tourner, il était maintenant à 49 heures, 21 minutes. Je voulais percer le secret de cet étrange jeu. Je suis donc parti explorer la ville délabrée. Je ne savais pas ce qui m'attendais.

En explorant la ville, la première chose à laquelle j'ai pensé est « Comment est mon lycée ? ». J'y suis allé, et j'ai vu que la porte était bloqué par la grille rouillée. Un bon coup de semelle dans la grille et elle a volé en éclat ! Attends une minute, comment j'ai fait pour connaître la touche qui donne des coups de pieds ? Peu importe, j’étais pris dans le jeu.



Plus j'avançais, plus le brouillard était sombre. Puis, en entrant dans le lycée même, il a eu un écran de chargement, et je me suis senti bizarre. J'ai immédiatement arrêté le jeu. Je pleurais du sang, et j'avais...enfin...comment dire...maintenant je sentais la même odeur que Joachim...celle qui m'a repoussé le plus. Vous savez, celle de sperme. Bref j'avais lâché du leste, et ce sans m'en rendre compte.



Lundi soir ( Je vous rassure, j'ai pris une douche entre temps ), je suis allé chez Lorenzo. Je lui ait parlé de mon expérience, il m'a dit de me méfier des jeux comme ça, n'importe quel détraqué a pu créer ça dans le but de seulement nous nuire. Mais la question était surtout « Pourquoi ? ». Pourquoi vouloir nous tuer l'esprit avec un jeu aussi bizarre ?



Lorenzo et moi, on a décidé de jouer tout le deux à ce jeu, si l'un se sentait mal, l'autre pourrait l'aider. Le jeu me proposait de reprendre ma partie là où j'en étais. Je vous rassure : il n'y a pas mon prénom apparu « comme de par hasard » sur mon fichier, non, c'était bien PhallusMonstrueux. Le seul détail à peu près louche, c'était la date. Elle ne figurait pas, mais à la place il y avait le compteur qui affichait 48 heures et 57 minutes.



J'ai joué, j'étais bien dans le lycée comme prévu. Je suis allé en salle 12 et j'ai vu un mec que je reconnaissais vaguement. Une tête semblable au Reverend Tholomew Plague.



Je lui parle, il me dit « Tu veux sortir de l'Ostrium ? Je me souviens qu'il y a des années, quelqu'un y est arrivé. Il a laissé 8 feuilles dans lesquelles il décrit la marche à suivre pour sortir de cet enfer. Mais elles sont bien cachées. ».







Puis je suis sorti de la salle 12. A ce moment Lorenzo s'est levé et a ouvert la fenêtre pour qu'on reste connecté au monde réel. J'ai soufflé un peu et on s'est regardé dans les yeux : on avait légèrement pâli. Mais on a continué.



Au fil des heures, on avait exploré le lycée. Rien de bien méchant alors je suis sorti, et je me suis demandé à quoi ressemblait ma maison dans le jeu. C'est à une bonne quinzaine de kilomètres du lycée. J'ai remarqué que le brouillard avait complètement disparu.



J'ai donc marché. Longtemps. Mais j'étais très captivé par le jeu. Puis j'ai croisé sur ma route un clochard. Un homme aux dreadlocks si longs que, si ils avaient poussé un mois de plus, ils traîneraient a sol. Je lui ait parlé, mais aucune boite de dialogue ne s'est ouverte. L'homme est tombé par terre. J'avais maintenant l'option « Fouiller ». J'ai donc fouillé, et j'ai trouvé une des huit Feuilles. Son contenu, c'était ces simples mots :



« Bravo, vous disposez désormais de mes feuilles pour sortir du coma. Sachez que j'ai eu beaucoup de mal à sortir de l'Ostrium. Donc, par pitié, ne supprimez pas ces feuilles, laissez-les aux générations futures. Pour sortir d'Ostrium, vous devez être positionné chez vous. Vous devrez »



Et la suite est sans doute écrite sur la deuxième feuille. Je suis donc parti marcher le long de la route jusqu'à chez moi, quand soudainement, le bitume s’effondre sous mes pieds et mon personnage tombe dans une grotte. Une grotte qui ressemblait beaucoup aux intérieurs des pyramides égyptiennes, avec des hiéroglyphes. Les galeries sont immenses, mais, encore pris dans le jeu, je continue ma route le long des couloirs en pierre gravée.



Tout à coup, j'entends un bruit étranger. C'est Lorenzo qui me secoue le bras en indiquant le compteur. 36 heures ! J'ai passé la nuit entière sur le jeu !

Oh...

Et j'ai lâché du leste encore une fois...



Résultat je faisais une sale gueule de déterré toute la journée, et je n'avais envie de parler à personne. C'est soudainement que je me suis rendu compte que je commençais a devenir comme Joachim : un vrai petit zombi.



J'ai arrêté de jouer, et j'ai désinstallé Ostrium ( Comme il n'était pas installé, j'ai eu qu'à le supprimer ). Mais dans le doute, j'ai gardé le fichier de ma partie. L'envie d'y jouer était très forte, j'ai pensé à autre chose...mais c'était trop dur. Ce programme m'avait conditionné, et l'envie de sortir mon personnage du monde du Coma était restée. J'avais l'impression de ne pas avoir accompli ma mission, alors, j'ai voulu mettre fin à cette envie.



Mercredi après-midi, j'avais repris des couleurs. Joachim était toujours dans la même état, à mon avis, il est toujours accro. Je suis allé chez Lorenzo pour me changer les idées. En entrant chez lui, j'ai été accueilli par sa mère, qui m'a dit que Lorenzo était dans sa chambre, puni pour avoir fait une tentative de suicide à table. Ne vous inquiétez pas : Lo' fait souvent ça pour déconner. Ça régule son nombre de litres de sang. En montant dans la chambre, j'ai jeté un œil dans le salon. Il y avait un homme qui ressemblait à Matt Heafy en ridé, et une fille de 14-15 ans assise sur une chaise.



J'ouvre la porte : je vois Lorenzo. Je lui demande qui sont les gens en bas, il répond que ce sont son oncle du coté de son père et sa cousine Livia. Puis il fait une remarque sur mon physique : j'ai repris des couleurs. Oui. J'ai repris des couleurs. Mais j'ai encore envie de jouer au jeu. L'emo me fait alors part d'une idée qu'il a eu quelques heures avant ma venue : aller chez Joachim et regarder où LUI, il en est dans le jeu.



On a attendu le week-end pour s'y mettre. Pendant cette longue période j'ai cherché Herobrine dans Minecraft mais je l'ai pas trouvé. Il a peur de moi le coquin. J'ai aussi téléchargé toute la discographie d'Eluveitie et lâché 2 fois du leste, mais ce coup-ci c'était volontaire.



Nous débarquons tous les deux un samedi après-midi devant la Demeure de Lord Joachim Kleinmann. Nous sommes entrés, c'est sa mère qui nous a accueilli. Mh. Les allemands sont pas réputés pour être beaux et sa mère n'échappe pas à cette règle.



Nous sommes montés dans la chambre de Joachim. Et à l'intérieur...c'est horrible. Tout est noir, volets fermés. Une forte odeur de sueur et de sang règne dans la pièce. Le lit n'a jamais été fait. Et, dans un coin, éclairé par la lumière de son écran d'ordinateur, Joachim le zombi.



On a allumé la lumière, Joachim a décollé les yeux de l'écran et nous a regardé. Nous aussi, on l'a regardé dans le blanc des yeux. Enfin...dans le rouge devrais-je dire. On lui a demandé si il pouvait nous passer l'ordi quelques secondes, il a étreint son écran en disant sur une voix semblable à celle de Gollum dans le Seigneur des anneaux : "PAS TOUCHE !".



On est venu à deux sur lui. A la fin il a lâché l'affaire et laissé l'ordi, mais il se débattait bien le bâtard. On a regardé dans sa sauvegarde de jeu : il venait tout juste de récolter la 8e feuille et son compte à rebours était à 0 ( Depuis longtemps je pense ).



Voici le contenu assemblé de toutes ces feuilles :

"Bravo, vous disposez désormais de mes feuilles pour sortir du coma.

Sachez que j'ai eu beaucoup de mal à sortir de l'Ostrium. Donc, par

pitié, ne supprimez pas ces feuilles, laissez-les aux générations

futures. Pour sortir d'Ostrium, vous devez être positionné chez vous.

Vous devrez attendre la fin du compte à rebours et alors, ce sera gagné. Si vous avez privilégié la recherche des feuilles à celle de votre maison, alors le compteur est peut-être déjà à zéro. Si tel est le cas, vous ne pouvez plus rien faire. Sinon, vous reviendrez dans le monde réel, et ce dans une très bonne santé".



Tout s'est assemblé dans nos têtes. Ce que le jeu appelle "coma" ou "Ostrium", c'est notre addiction au jeu. Si le jeu n'est pas terminé, on aura encore envie d'y jouer, alors qu'on sait très bien que c'est foutu. Si on remporte la partie, en peut quitter le jeu, satisfait de sa victoire.



J'ai mis une musique sur Youtube pour calmer la situation, et ça a fait ramer le jeu. Lorenzo m'a fait remarqué que quelque chose était passé très vite. On a ouvert d'autres onglets, ça ralentissait énormément le jeu. A la fin on a pu identifier les images qui passaient : des photos pornos, haute définition. Alléchant. C'était donc ça le mystère du jeu, les images subliminales.



On a prit nos précautions. On a fait des screens des images et on les a mit de coté précieusement. Ensuite on a essayé de réveiller Joachim, de lui expliquer. Il a un peu bavé, puis il a repris conscience.





[...]





Plusieurs mois ont passé depuis. Joachim est redevenu le chauffeur d'ambiance. Il n'avait pas de réputation de nolife avant ça, il n'avait pas de réputation du tout d'ailleurs.



Bref tout va bien.



Mais je me pose quelques questions.



Qui a crée ce jeu ? Et pourquoi ?









Bof, c'est de l'histoire ancienne alors...je crois que le mieux c'est que j'arrête de me tourmenter pour ça.









Mais en tout cas le type qui a fait ça a un très bon goût en matière de filles.
Auteur : Loozar




"Cher Oncle Kevin"


On a tous dans notre famille un leader, un déconneur. Dans la mienne, c'est l'oncle Kevin. Oui, Kevin. 48 ans, mais à l'époque, ce prénom existait déjà.

Kevin c'est un mec marrant. C'est vrai que quand je ressors ses blagues au lycée, je fais un carton. Et bien lui c'est pareil. Avec son humour, il a dégoté un joli bout de femme et a engendré un joli bout de fille nommée Misa.

Bref la belle vie quoi. Kevin est aussi connu pour son physique très jeune. Ça peut paraitre dingue comme ça, mais a presque 50 ans, mon oncle Kevin n'en fait que 25~30. On a beau chercher, on ne trouve pas le secret de sa jeunesse. Sans
doute est-ce son métier de mécanicien qui entretien sa forme. Mais quand
on voit la gueule de ses collègues, on se pose des questions quand
même. Tenez, pour vous donner un exemple, il y a 2 ans, en camping, des gars et des filles de 20-25 ans l'avaient suivi toute une journée. Kevin était très charismatique, mais je vous dis pas le choc que ça leur a fait d'apprendre que leur leader était un vioque, à la fin de la journée.


Je vous rassure, malgré qu'il ait toujours été proche des jeunes, il n'a jamais été tenté d'une quelconque relation avec une fille plus jeune. Non, ce mec faisait tout pour rester dans la légalité. Il n'y a qu'un truc qu'il ait fait, et qu'il regrette aujourd'hui. Vous allez me dire, UNE erreur, dans une vie, c'est pas grave. Mais cette erreur est dure à oublier, parce qu'elle a engendré plein de petites choses pas sympathiques.

Septembre 2010. Misa va fêter ses 14 ans. Elle hérite de son père pour le charisme, et de sa mère pour sa passion pour les sciences. Tout ce qui concerne les smartphones, les jeux vidéos, la mode...ne l'a jamais vraiment passionné, elle s’intéressait plus à comment c'était fait l'intérieur que le produit lui-même. C'est pourquoi elle a demandé pour son anniversaire, je cite : "Quelque chose qui va me plaire et me surprendre à la fois. La pièce rare, mais simple".

Moi, Kevin et Edgar ( Un collègue de mon père et ami de Kevin ), on a cherché. Mais on séchait. On a pensé à oublier la demande de Misa, mais on connait son caractère. Jusqu'à la veille on cherchait, sans trop savoir.

Puis enfin, Kevin m'a invité la veille de la fête d'anniversaire de Misa. Il avait trouvé quoi offrir et voulait me le montrer. On est donc monté dans son grenier, qui n'est accessible que depuis son garage.

La pièce est faiblement éclairée, et très poussiéreuse. On a avancé entre les caisses, les cartons, les livres, les vêtements, les disques vinyles, les vieux trucs pour faire le ménage, les coffres, et les vieilles babioles. Kevin est arrivé tout au fond du grenier : déjà, il n'y avait presque plus de lumière. Les araignées s'en étaient données à cœur joie. Entre les toiles, les tas de poussières et les cartons, Kevin plongea une main sûre. Il en extirpa une boite en carton avec un petit carré de plastique pour voir à l'intérieur.

Le carton était vieux mais les couleurs encore belles, et visiblement, ce carton avait déjà été ouvert. Il m'a fallu peu de temps avant de reconnaitre le kit du Chimiste. Un jouet sorti en 1979 et interdit en 1984 à la suite de nombreux décès d'enfants, sans doute à cause d'une mauvaise manipulation de produits dangereux.

Aussi loin que je me souvienne, on a eu la discussion suivante :

Moi : Eh Kevin ( on s'appelle par nos prénoms ), tu vas pas offrir ça à Misa ?
Kevin : Beh si, pourquoi pas ?
Moi : Mais...t'as vu l'état du carton ? Il a d'jà été ouvert, c'est pas possible !
Kevin : Ouais, j'ai reçu ce cadeau de ma meuf de l'époque, en 1981. On a bien déliré dessus. Mais on a arrêté de s'en servir pas longtemps après qu'on l'ait eu. J' te jure, presque tout est comme neuf. Même les substances, il en manque pas beaucoup.
Moi : C'est dangereux non ?
Kevin :
Misa est très bien éduquée, elle saura bien s'en servir. Tu sais de nos jours les pompiers ils viennent n'importe quand alors hein ! Bon allez, aide-moi à descendre ça.


La chimie. A la fois simple et mystérieuse. Surtout mystérieuse.


Bon bah okay, on a descendu la carton usé, on l'a ouvert, et on a tout emballé dans un nouveau truc tout propre pour faire croire que c'était neuf . Et, au jour prévu, lors de la fête d'anniversaire, on l'a offert.

Misa a ouvert le paquet, contente comme un enfant de 6 ans. Elle a vu le contenu, elle a regardé sous tous les angles la plupart des éprouvettes...puis elle nous a regardé, nous, toute la famille, autour de la table, elle a fait le tour des visages avec ses yeux, et a fait un petit sourire timide en riant légèrement. Puis le soir, vers 23 heures 30, après la fête, elle a rentré toutes ses affaires offertes dans sa chambre. Un nouveau portable, un jeu de simulateur de vol pour PC et le fameux kit du Chimiste. Comme d'habitude à chaque fête chez Kevin, je restais pour dormir ici et mon père venait me récupérer le lendemain. On s'éclate toujours bien la nuit chez Kev. Pas de sous-entendu.

Ah cette nuit, c'est sûr qu'on s'est éclaté. Misa m'a demandé de venir dans sa chambre pour voir comment était le nouveau simulateur de vol. On a bien déliré a faire des crash contre les immeubles. Le jeu était parfait. Puis, vers 2 heures du mat', Misa commençait à fatiguer.

( Je vous propose une musique d'ambiance à partir de maintenant : http://www.youtube.com/watch?v=CkKUm1ExJe0&feature=related )

On a donc essayé une activité plus calme : le kit du Chimiste. On a essayé...on a mélangé tout et n'importe quoi. Ça a faillit péter à un moment, on a eu peur. Bref, j'ai vite compris pourquoi le jeu avait été interdit.

Puis Misa était fatigué et moi aussi, alors elle est partie dormir sur son lit et moi sur une matelas gonflable, juste à coté du lit.
Je rêvais que...ah, je ne sais plus de quoi je rêvais, mais j'en ai rêvé au moins. Puis j'ai été réveillé. Par un bruit, dans la nuit. Sur le bureau, une éprouvette tenait toute seule en équilibre sur un paquet de feuilles de papier. Elle tenait comme ça, toute seule, et la lumière rougeâtre qu'elle émettait faisait un petit "Fshiiiii", un peu comme les creepers dans Minecraft. L'éprouvette s'est mise à tourner, en s'inclinant de plus en plus. J'ai cru entendre, du bruit de mèche qui se consume, comme une voix de femme qui émergeait lentement en disant "Roulroulroulroul".

J'ai pris peur, la lumière fut de plus en plus intense ! Elle virait au jaune maintenant. J'ai reculé, j'ai buté contre le lit, je me suis retourné en sursautant, et quand je me suis à nouveau retourné, il y a avait désormais deux lumières : une en haut, jaune, très forte et très grosse, et une plus petite, bleues, très intense. Les deux lueurs faisaient des mouvement circulaires à en faire tourner la tête, des trucs psychédéliques qui rendaient fou. Puis les deux éclairs de lumière se rapprochèrent lentement. Je me suis jeté sur Misa pour la réveiller, et, alors qu'elle ouvrait les yeux, l'éprouvette se redressa net, toujours en tournant, les deux lumières entrèrent en contact et PAN ! Elle éclata, dans un bruit similaire à un ballon de baudruche. Un panache de fumée, puis rien. Misa a sursauté lors de l'explosion, puis m'a regardé, et a fait un non de la tête en souriant ; elle pensait sans doute avoir halluciné.

N'empêche que le lendemain matin, Misa allait prendre une douche et finalement, elle n'a pas pu. Quelqu'un avait gribouillé au rouge à lèvres sur le miroir. On s'y est mis à deux pour nettoyer. C'est marrant, mais ça ne ressemblait pas à du rouge à lèvres, c'était plus liquide. Je lui ait dit un truc à la fin, je sais plus quoi. Donc elle est partie chercher une feuille pour le noter. Elle est entrée dans sa chambre et a poussé un "AAAAAH" de peur. Un cri oui, un cri de peur. Sur la feuille en haut du tas, une inscription. L'écriture était bizarre, on aurait cru que les lettres étaient brulées dans le papier. Voilà le contenu de la lettre, d'après mes souvenirs :

"Cher Oncle Kevin ;
Christelle est de sortie.
Tu vas apprendre l'erreur qu'elle celle de me donner gratuitement."



J'ai finalement compris qu'il s’agissait de sang sur le miroir.

On l'a donné à Kevin pendant qu'il regardait Téléfoot. Il a pris la feuille en riant, puis a commencé à lire. Et là...il a comme...déchanté. Il est devenu pâle. Il s'est levé du sofa et s'est assis sur une chaise, pâle, abattu, les yeux exorbités, tendant plus vers un cadavre que vers un humain. Ça y est, il les faisait enfin, ses 48 ans. Il a commencé à délirer, à dire plein de trucs qui n'avaient aucun sens.

Puis il s'est levé, à tourner la tête partout, a couru dans la chambre de Misa et s'est emparé d'une éprouvette qu'il s'apprêtait à casser contre le sol. On l'a calmé, on l'a fait s'asseoir, et on lui a demandé ce qui n'allait pas.

Kevin nous a donc expliqué....

( Je vous propose une autre musique d'ambiance, moins glauque que la première : http://www.youtube.com/watch?v=L9Gmn8t6H9Q&feature=related )

Sa meilleure amie de l'époque s'appelait Christelle. Christelle était mentalement instable, pour ne pas dire dépressive. Kevin devait sans cesse la réconforter, c'était son confident le plus proche. D'ailleurs, c'était son seul confident. Après quelques mois de relation rapprochée, Christelle a commencé à aller mieux. Elle avait encore la cafard, mais pouvait sortir dans la rue. En réalité, elle n'était pas guérie : elle avait craqué pour Kevin, et ce sentiment l'avait rendu lentement folle. Un soir, elle feinta une rechute. Kevin arriva aussitôt, et là, Christelle se jeta dans ses bras en lui lançant des "Je t'aime" à la gueule.
Et c'est là que leur relation commença : Christelle était folle de Kevin, Kevin aimait beaucoup Christelle, sauf que ce dernier avait déjà quelqu'un dans sa vie, une autre femme, avec qui il va d'ailleurs partager le reste de sa vie... Pour ne pas lui déplaire, il faisait croire à Christelle que lui aussi l'aimait, mais bien sûr, tout ça c'est que des conneries. N'empêche que le Kevin ça lui faisait "un coup en plus à tirer". Pour ses 18 ans, la jeune déprimée offrit un kit du Chimiste à Kev'. Sauf que, le même jour, l'homme s'était mis en tête de lui dire pour sa double-relation. Christelle ne l'a pas supporté : elle a fait un mélange avec le kit du Chimiste, a rédigé un lettre de suicide, puis a bu le mélange et est crevée comme une merde.

Kevin a gardé sur lui la lettre de suicide. A ce moment de l'histoire, il la ressort de son manteau en cuir.

Voici le contenu de la lettre :

"Cher Kevin,
Tu es content. Tu as une femme, tu veux un enfant, et tu es bien dans ta maison.
Et moi, je suis seule. Je suis une merde. Je sais que tu le penses mais que tu ne le dis pas.
Pour toi un trou est un trou, et je suis un de plus à tirer.
Alors comme ça, tu veux qu'on reste amis.
Tu n'as jamais dit à ta femme que tu avais une double-relation.
Et elle ne le découvrira jamais.
Moi, c'est bon, je le sais. Mais je n'aurais pas dû.
Je me souviens, quand tu m'as dit "je bois pour oublier".
Toi qui bois pour m'oublier, je vais boire pour que tu n'aies plus à le faire. Mon alcool fera de moi un lointain souvenir.
Cher Kevin ;
Il y a encore des choses à apprendre.
On ne joue pas avec les sentiments d'une femme."


Voilà. Visiblement, l'âme de Christelle hantait toujours la boite. Enfin ça...c'est le raisonnement parano. Ça n'avait peut-être aucun rapport. Une fois qu'il eut fini son histoire, Kevin se leva, prit la boite pour la mettre à la poubelle. Mais, en levant la boite, un bruit bizarre se fit entendre. Kevin sentit une vibration il approcha son oreille du carton, et une silhouette en sortit violemment, un silhouette de fumée verte, qui se jeta sur le cou de Kevin comme pour l'étrangler ! Argl argl argl, elle serrait fort, Kevin tenta de lutter mais ses poings traversaient son meurtrier fantôme. Une voix de femme se fit entendre, Kev reconnut la voix de Christelle. Au moment que Kevin allait s’effondrer à force de ne plus pouvoir respirer, la fumée verte se dissipa violemment en un "Vloum". Et ne laissa aucune trace. La boite du Chimiste, quant à elle, était ouverte. Elle se consuma en une explosion brève, puis plus rien.

Kevin fut hospitalisé, les traces de strangulation étaient bien visibles. Finalement il s'en est bien sorti.
On n'a jamais revu la silhouette verte, ni eu de nouveaux signes de sa présence. Désormais, il y a continuellement une odeur d'alcool à bruler dans la chambre de Misa.

L'alcool à brûler.
La lettre de suicide en avait parlé.

"Toi qui bois pour m'oublier, je vais boire pour que tu n'aies plus à le faire. Mon alcool fera de moi un lointain souvenir."

Elle avait raison.

Et vous savez quoi ?




Christelle avait été assassinée par un tir de 22 long rifle. Fusillée dans le dos. L'autopsie a révélé qu'elle n'a jamais bu de substance mortelle.


Cher Oncle Kevin
Il y a encore des choses à apprendre
Auteur : Loozar


_alucard_sama

Bon,je vais vous décrire ce qui m'est arrivé. Cette histoire contiendra des éléments assez personnels, certes, mais je m'en fiche. Je veux retrouver cette personne.



Ma vie n'avait pas vraiment été une des plus joyeuses. Sachant que ça s'est passé au collège, je vous dévoilerais juste que ma première histoire d'amour était étrange et m'a marquée à vie, surtout de par sa fin, mais c'est une autre histoire que j'ai déjà raconté et qui me peine assez. Quoi qu'il en soit, au collège, j'ai passé les pires années de scolarité.

J'étais dans un groupe de filles que je ne pouvais pas lâcher: ma meilleure amie les avait rejointes et je l'adorais... Ces filles me martyrisaient quotidiennement: Chewing-gum dans les manches d'un pull, coups dans la chaise pendant les cours, menace de "tu me donnes ton brouillon ou tu vas morfler" et prof qui vous remarque, et j'en passe.

Je vous rassure, au bout de deux ou trois ans j'ai réussi à les lâcher. Je suis devenue amie avec une fille que j'ai tout de suite adorée, qui m'a appris à me relâcher. Avant, j'étais assez grosse, t-shirt et jean tout le temps, mais grâce à elle j'ai réussi à avoir déjà une personnalité plus forte ainsi qu'un style qui me démarquait, dans le genre robes et tout le toutim. Bon, ça a duré jusqu'à la 1ere ^^"

Je subissais cependant toujours les brimades... Des rumeurs circulaient sur moi dans tout le collège, ainsi que dans la maison, car mon frère était dans le même établissement que moi... Mon histoire d'amour avait retenti dans les oreilles des autres et avait été totalement modifiée.

Heureusement pour moi, le collège se finit. La fête de la musique approchait, ça allait être un bon moyen pour moi de me cleaner les neurones. Nous étions en l'an 2009. Vu que je n'allais pas revoir mon amie l'an prochain, sachant que je partais au lycée, je voulais la revoir là bas. Mais ma mère a refusé que je m'y rende, alors que je m'y étais déjà rendue, je ne sais plus pour qu'elle raison. Ça m'a assez attristée, et m'a rappelé à quel point j'étais seule.

Sachant qu'en primaire les cours n'étaient pas arrêtés et que ma mère était professeur de CP/CE1, je me rendais dans sa classe pour occuper mon temps libre sur l'ordinateur du fond: un truc bien vieux mais qui captait internet bien mieux que mon pc. J'allais sur Neopets, un site normalement destiné aux enfants où je me faisait la majorité de mes amis virtuels. Quoi qu'il en soit, ce jour là, je reçu un bien étrange mail...



Le pseudo de la personne qui m'envoya le mail était _alucard_sama. Bon, je connaissais Hellsing, j'me disais "Encore un noob fan d'Hellsing qui va me pomper les nerfs... Va falloir que je l'envoie bouler, j'ai vraiment pas envie.". Oui, j'étais assez agressive avec les noobs à cette époque x) Quoi qu'il en soit, son mail m'a marqué. Normalement, j'y répliquais assez sauvagement. Malheureusement, grâce à la magnifique politique de ce site qui supprime les messages vieux de quelques temps, je n'ai pu conserver que la fin des mails.



Le premier mail était sous cette forme, je vous remets les bribes dont je me souviens:



Bonjour à vous, mademoiselle.



Il me semble que vous n'avez pas l'humeur à sourire, me tromperais-je? Je vous offre ce modeste présent en espérant pouvoir égayer votre sombre journée, j'espère avoir pu vous redonner un peu d'éclat à votre sourire.



Alucard.



L'objet qu'il m'envoya sur le site était un bouquet de roses. Au début, j'avais bien envie de l'envoyer bouler en le traitant de freak. Mais... Je ne sais pas. Je me sentais vraiment mal. J'avais besoin d'aide, j'avais besoin de parler. Je lui ai parlé de mes problèmes dans ma vie, etc etc, et à chaque fois, il me répondait avec un assez beau parlé, tout en ne pointant que mes problèmes, sans jamais parlé de lui.

Plus tard, je vous mettrais les mails qu'il reste de notre conversation. Il faisait rarement de fautes.

Au bout d'un moment, j'ai commencé à me questionner. Qui était-il? Et si c'était un de mes contacts msn? J'ai alors trouvé dans mes contacts l'une d'eux qui portait "Alucard" dans son pseudo. Je lui ai alors demandé si elle jouait encore à ce site.



"Neopets? XD Ça fait longtemps que jvais plus dessus c'est devenu trop mort xD

-...Il faut que je te raconte un truc."



Je lui ai donc dit ce qu'il m'arrivait, ainsi que les mails d'Alucard. Sachant qu'elle s'intéressait au paranormal, aux esprits, à l'occulte et qu'elle avait déjà pratiqué quelques rituels, elle décida de m'aider.On chercha d'abord à obtenir des infos de cette personne que vous trouverez dans les mails que je vous aurais joins. C'était vraiment étrange... Tout coïncidait.

Malheureusement, comme vous pouvez le lire, une nuit, il m'envoya un mail comme quoi il devait partir... J'aurais beaucoup aimé qu'il reste.



Je pense que vous l'aurez remarqué, à l'envers, Alucard, ça fait Dracula, et étrangement,c'était pareil. Pareil. Il avait abordé Mina avec un bouquet de roses, il n'appelait qu'elle par le surnom "demoiselle", ses "neopets" (bestiolles qu'on a dans le jeu) se nommaient Akkeasha et Cromwelll, (il a dû faire doubler des lettres pour que leur nom soit accepté, évidemment les noms avaient étés pris par d'autres utilisateurs), et son histoire était la même que lui..



Après son dernier mail, il ne m'envoya plus aucune réponse. Chose étrange, j'ai vu sur son profil qu'il s'était reconnecté il y a maintenant 44 jours, alors qu'il ne s'était jamais reconnecté une seule fois avant ceci... 44 jours, pile quand j'étais en vacances et que j'allais passer la journée avec mon copain.Après ceci, quelques petites choses étranges s'étaient passées dans ma vie:

-Je fis le soir même un rêve où une main blanche et ensanglantée sortait des ténèbres et se tendait vers moi, je l'ai prise, le rêve s'est arrêté.

-Lors d'un concert de chorale où je dû participer avec une amie dans une église, nous avons toutes les deux senti nettement une présence, je lui ai parlé de mon aventure, elle a pensé nettement, comme moi, qu'il nous observait.

-J'ai, encore plus ces temps-ci, la nette sensation d'être observée, surtout dans le noir.

-Chaque nuit, il m'arrive d'entendre des bruits, des pas qui se rapprochent de moi, doucement. Je n'ose jamais regarder.





Je vous mets ici le lien de son profil et sous spoiler les derniers mails que nous avons échangés (qui se situent vers début du milieu et fin de notre conversation, elle n'a pas non plus fait 150 mails. Mon amie qui m'a aidé a réussi à aller sur son compte pour récupérer ces mails, elle aime bien hacker :3)



http://www.neopets.com/userlookup.phtml?user=_alucard_sama



Profil d'_alucard_sama



Vous reconnaitrez sur l'image des paroles de Cradle of Filth. Son profil a été modifié 3 fois: il y avait auparavant une image dont je ne me souviens plus du film o.ô Le mec portait un chapeau blanc, avait les cheveux longs et ondulés, il regardait sur le côté, je crois que Brad Pitt jouait son rôle, je sais plus trop.

Ensuite, il a mis ce profil, mais auparavant il y avait le texte du genre "Et la belle sortit du bateau et se noya dans la rivière du chagrin" ou je ne sais plus trop quoi.

Ensuite, il y a ce profil, je n'ai pas remarqué le changement, mais il n'y a plus le texte.Je tiens à préciser que ses bestioles ont été peintes et customisées alors que je lui parlais, et que son compte avait été créé très récemment, il a donc amassé beaucoup d'argent en peu de temps.

Je précise aussi que mon amie, en allant sur son compte, a vu qu'il n'avait échangé des mails qu'avec moi et qu'il n'avait contacté personne d'autre. Il savait donc que j'allais mal et qu'il obtiendrait des réponses de moi.









A la ravissante demoiselle, *****.

Avez-vous réellement foie en Dieu ? Cela n'est pas une question pour juger de votre choix, non. J'étais moi-même croyant en ce même Dieu, autrefois. Mais il y a de cela plusieurs temps qu'il m'abandonna. C'est pourquoi je le renie à présent. Comment pouvez-vous être si sur de mourir bientôt, mademoiselle ? Chaque vie est importante. La votre est plus douloureuse, mais vous devriez vous accrocher. Êtes-vous assez forte pour continuer ? Le long parcourt de la vie nous réserve bien de choses, c'est certain. Mais nous sommes nées pour mourir après tout, vous ne croyez pas ? La vie sera toujours douloureuse... Les choses merveilleuses ne durent qu'un temps alors que la tristesse est toujours là. Ne mettez pas fin à vos jours. Ce n'est pas moi qui vais décider pour vous, délicieuse demoiselle, mais sachez que si vous vivez encore, vous pourrez vous dire que vous n'avez pas cédé à cette tentation de rejoindre la rive des morts, aussi douloureuse soit votre vie à cette époque.

Alucard.





Pour monsieur Alucard,le vampire geek (c'est venu tout seul)

J'ai un peu foie en Dieu. Ce n'est pas pour ça que je vais prier pour lui,non. Je sais qu'il doit exister,mais je ne le vénère pas pour autant.

Je ne sais pas vraiment quand je vais me donner la mort. Je vais attendre un peu,pour voir si la vie devient un peu plus radieuse pour moi. Pour l'instant,mon choix n'est pas encore fait. Mais je sais que je vais mourir jeune...

*****~*







Pour demoiselle *****.

Qu'est-ce qui vous fait dire que vous allez mourir jeune ? Si vous n'aviez pas en tête l'idée de vous suicider, je pense que la vie vous montrerait ses valeurs après les malheurs que vous vivez en ce même moment. Une question un peu délicate que je vous pause: N'avez-vous pas le coeur qui bat pour un être de ce bas monde ? Si c'est le cas, peut être que cette personne pourrait vous faire vivre. Même un temps éphémère. L'amour éternel n'appartient qu'aux immortels... Ou bien même, voyez vos amis. Amusez-vous, sortez. Les plaisirs charnel de la vie ne sont pas offerts à tous. Il n'existe pas de frontière, jeune demoiselle.

Alucard.



Pour monsieur Alucard.

Je ne sais pas du tout...j'ai le sentiment que ma mort est proche. C'est tout...

A vrai dire,mon coeur bat pour 4 personnes...eh oui. Un ami imaginaire (no comment),mon cousin,un gars qui habite à 400km et ma meilleure amie. Sachant que je sais que je ne peux rien assurer pour 3 de ces personnes,j'ai essayé de me rabattre sur le gars qui habite à 400km,je lui ai fait ma déclaration mais il ne m'aime pas... Pour ce qui est de mes amis,je n'en ai que très peu. Ma meilleure amie a beaucoup de problèmes et je me sens triste quand je ne peux pas l'aider. Voyez,par exemple,elle avait un chagrin d'amour en cours (oui,en plus elle aime quelqu'un d'autre,c'est mal partit pour moi) et elle ne voulait que personne ne la voye. J'ai déprimé. J'ai essayé de l'aider en envoyant la personne sur laquelle elle avait flashé vers elle j'ai même pas réussit. Comme quoi...je suis nulle.

*****~*





Pour demoiselle *****.

Votre coeur en appelle à l'amour. Aux doux sentiments que l'être humain renferme, cela se sens. La personne que vous voulez n'est, peut-être pas parmi celles que vous aimez actuellement. Vous savez, j'ai appris que nous sommes des créateurs. Nous pouvons créer ce que nous voulons, grâce au fruit de notre imagination. L'imagination est parfois vraie et belle, mais elle ne dure malheureusement jamais. Cela est votre droit, mademoiselle. Quant à votre meilleure amie, je pense que l'amitié est plus précieuse dans ce cas-là. L'amour n'est pas toujours éternel, sauf si les deux êtres sont unis... Mais cela ne vaut pas la peine de briser une belle amitié, pensez-y. Vous n'êtes ni une sotte ni ignorante, nous ne pouvons pas toujours transmettre bonheur aux autres... Pensez aussi un peu à vous.

Alucard.





Pour ce cher maître Alucard.

Mon coeur,seulement,se mélange dans les sentiments. Je peux tomber amoureuse d'une personne rien qu'en la croisant dans la rue,sans jamais lui avoir adressé la parole et devenir dépressive parce que une personne que je détestais s'est faite arracher ses vêtements...j'ai l'impression d'avoir subit un grand manque d'affection. J'ai dévoilé mes sentiments à mon amie,notre amitié n'a pas été brisée. Tout a continué comme toujours.

Je ne sais pas pourquoi je vous raconte cela,mais j'ai l'impression d'avoir tout oublié à un moment de ma vie...je n'arrive jamais à cerner ce moment. Et quand je revois des traces de mon passé comme des photos,j'ai l'impression que cette petite fille souriante n'est pas moi.

Cela vou arrive-t-il aussi,cher Alucard?

*****~*







Pour la charmante demoiselle, *****

Vous savez... j'ai les mêmes ressentis. Les photos du passé, je les ai toutes brûlées... Elles m'arrachaient le coeur, m'enlevait mon humanité... si peu qu'il m'en reste. On ne se reconnait pas forcément. Le temps nous fait changer... le temps nous prend ce que l'on possède. Mais c'est ainsi que la vie s'écoule. Ma dulcinée est à présent perdue. Mais vous savez, je l'ai croisé par pur hasard, moi aussi. Son doux parfum ma guidée à elle. Je ne pouvais détourner les yeux de sa beauté, ce n'était pas réel à mes yeux. Mais maintenant, mes yeux ne me servent qu'à pleurer pour elle.

Alucard.





Pour monsieur Alucard.

Votre histoire m'a fait un petit pincement au coeur. J'aimerais en savoir un peu plus.

Qui étiez-vous? Qui était cet être si cher à vos yeux? Pour l'instant,vous me semblez si mystérieux...j'aimerais pouvoir vous comprendre.

J'aimerais pouvoir vous aider,Alucard. Je n'ai pas peur de vous,au contraire. J'aimerais pouvoir au moins essayer de sécher vos larmes si l'on veux me faire disparaitre dans peu de temps... S'il vous plait.

*****~*





A demoiselle *****.

Que voudriez-vous savoir de ce pauvre homme que je suis, démuni de la plupart de ses sentiments ? J'ai simplement sût aimer, j'ai pût vivre, mais cette époque m'a échappé et je ne suis... plus rien à présent. Une bête crainte par les hommes. Un monstre qu'il redoute. Ce qui leur fait peur... Je suis une sorte d'être qui n'est pas sociable pour eux, quelque chose de différent. J'ai un certain accent, car je viens d'un beau pays... vous savez, la région de Transylvanie qui se trouve être l'actuelle Roumanie. Quant à elle... je l'ai perdue il y a bien longtemps. Elle est morte... elle venait de mon pays d'origine. J'ai décidé de m'installer dans votre pays à présent pour me changer les idées... mais je ne risque pas de rester bien longtemps ici. Vous ne pourriez, comprendre... Cela doit vous paraître étrange, voir invraisemblable, ce que je vous dévoile. Cependant, j'aime à vous parlez, pour le peu que je le peux encore... Quand je repartirais chez moi, nous ne pourrons garder contacte, demoiselle.

Alucard.





Pour monsieur Alucard.

Veuillez tout d'abord m'excuser encore de ce mail envoyé deux fois. Je suis confuse.

Vous savez,Alucard,je vous croit sur parole. Je n'ai pas peur des choses différentes. Mais bon,je dis ça car nous parlons par l'intermédiaire des lignes. Si ça se trouve,si je vous voyait en vrai,je ferais comme je fais à chaque personne...je vous sauterais dessus en vous serrant bien fort contre moi et en hurlant "Alucaaaaaard!" ... enfin bref.

Personnellement,les choses différentes ne m'effrayent pas. Au contraire. Et je déteste les personnes qui ont peur des choses différentes,et surtout qui les chassent... Je ne vous demanderez pas plus de chose sur votre aimée. Je ne voudrais pas vous blesser...



J'aime beaucoup à vous parler aussi,cher Alucard.

Savoir que vous repartirez me rend triste...

*****~*





Pour la charmante demoiselle, *****

Mieux vos deux fois qu'une... cela est sans importance, croyez-moi, demoiselle.

Mais nous nous voyons déjà. Ou plutôt je vous vois. Vous ne pouvez pas réellement me voir, à vrai dire. Si vous me verrez, peut être que vous ne seriez pas comme avec les autres... Le passé reste toujours dans nos mémoires, c'est vrai. Mais j'espère que, je trouverais le repos auprès de ma défunte compagne qui est mienne. Vous ne devriez pas être triste, je suis juste un intermédiaire... de passage. Ce que je vous ai dit j'espère vous fera vivre et réfléchir. Je ne peux répondre à toutes vos questions ainsi... Etant donner que je pars dans très peu de temps. Il ne me reste que peu de temps donc, pour vous parler et vous aider, bien que, je ne puis pas vraiment vous êtres si utile. Mon aide sera certes futile, mais mes paroles veulent vous réconforter, vous faire avancer.

Alucard.









Voilà, prenez moi officiellement pour une freak, je m'en fiche. J'essaye de faire passer cette histoire pour savoir si quelqu'un a vécu la même chose que moi et connaitrait cette personne, si je pouvais lui reparler, franchement, ça me ferait un bien fou.



Acteur : Hope Morphin